5 photos pour montrer que le matériel ne nous limite plus

Cet article invité a été rédigé par Clément Belleudy, photographe de montagne. Je lui laisse donc la place pour cet article !

Avez-vous remarqué que la majorité du contenu web francophone sur la photographie concerne le matériel ? Quand on y pense, c’est bien utile quand on débute, car on a besoin de se familiariser avec la technique. Comprendre les différences techniques entre appareils fait partie de la progression.

Mais ensuite, la plupart des photographes découvrent que cette technique est un marchepied pour accéder à un monde autrement plus vaste et riche : celui de la créativité, qui nous permet de nous exprimer à travers de photos plus personnelles.

Donc si nous suivons le raisonnement, il devrait y avoir également beaucoup de contenu web sur cette « seconde phase » de l’apprentissage photo. Oui, car justement, nous sommes un public demandeur de ce genre de contenu. Eh bien, croyez-moi, ce n’est pas vraiment le cas en 2020, même si c’est en train de changer (merci au blog de Laurent d’y contribuer, avec notamment les épisodes d’Incroyables Photographes) !

Quand je parle de contenu lié au matériel, il peut s’agir d’un article ou d’une vidéo relayant ce type de message, vous connaissez forcément :

« Test du nouveau Canikon Truc A7X, avec sa nouvelle monture JK qui laisse entrer plus de lumière pour une netteté inégalée sur toute l’image, d’ailleurs voici les mesures de netteté bord à bord, regardez ! En zoom 100 %, c’est sans commune mesure avec les appareils plus anciens. Sa rafale à 30 images/seconde avec suivi autofocus 600 points, le plus rapide du monde, vous permettra de saisir l’instant décisif. En plus, le Canikon Truc A7X est le plus compact des hybrides que nous ayons jamais conçus. L’appareil parfait sans compromis dont vous rêviez depuis tant d’années est enfin là. Il va vous permettre d’exprimer votre créativité sans limite et de révéler votre talent au monde. »

Vous voyez l’idée, je ne vais pas aller plus loin pour ne pas être trop caricatural. Mais je me suis dit qu’il y avait un paradoxe, qui pourrait s’énoncer comme suit :  On n’a jamais eu du matériel aussi bon qu’aujourd’hui, et pourtant on n’a jamais autant parlé de matériel qu’aujourd’hui !

Ce que je veux dire par « on n’a jamais eu du matériel aussi bon qu’aujourd’hui », c’est que depuis plusieurs années, la qualité des images des appareils photo a atteint un plateau, si bien qu’il n’y a plus de MAUVAIS appareil photo en 2020 (vidéo à ce sujet). Ce plateau a été atteint vers 2015, ou même avant !

Depuis l’arrivée des hybrides, il n’y a plus de rupture technologique majeure qui améliore notre capacité de prendre des photos. L’innovation d’un modèle à l’autre est en réalité au plus bas. Une rupture technologique, c’est l’avènement de l’autofocus, le passage de l’argentique au numérique, mais certainement pas le fait de pouvoir faire une rafale à 25 images/seconde en RAW+JPG au lieu de 10.

Où je veux en venir ? En 2020, l’appareil photo n’est plus un obstacle entre le photographe et sa créativité. La preuve en est les grands photographes du XXe siècle et du début du XXIe siècle, qui ont déjà réussi à créer des images iconiques avec des appareils beaucoup, beaucoup moins performants.

Bien sûr, il n’y a rien de mal à s’intéresser à la technologie, ni à se faire plaisir en s’offrant un nouveau matériel. Mais là n’est pas le sujet aujourd’hui. 🙂 En tant que photographe de montagne, je me fais moi-même embarquer dans des discours marketing de vendeurs d’appareils photo. Donc, voyez-vous, je ne vais faire la morale à personne. 🙂

Ce que je voudrais partager avec vous dans cet article, ce sont 5 images iconiques, parfois produites dans des conditions délicates, avec des appareils bien moins performants que ceux de 2020. Pour dire haut et fort au web francophone : le matériel n’est pas le sujet principal !

Afghan Girl, Steve McCurry, 1984

Afghan Girl photo Steve McCurry
©Steve McCurry

Qui ne connaît pas la photo « Afghan Girl » de Steve McCurry ? Ce regard intense, presque hypnotique, ne peut pas laisser indifférent. Notre œil est inévitablement attiré vers son visage et ses yeux, car ils sont les tons les plus lumineux, les plus contrastés, et les plus nets de l’image. L’arrière-plan est flouté.

Cette photo de 1984 a été prise avec un objectif Nikkor 105mm monté sur un Nikon FM2. Cet appareil a été fabriqué à partir de 1982 et l’objectif à partir de 1971. À cette époque, on pouvait déjà produire des photos au piqué saisissant.

Tenez-vous bien, voici un petit détail supplémentaire qui a son importance.  Le Nikon FM2 est un appareil manuel (pas de mode semi-automatique priorité ouverture) sans autofocus !

Cette photo n’aurait pas été meilleure avec plus de piqué (qu’est-ce que le piqué ?). Donc, la prochaine fois que vous vous surprendrez à regarder le test piqué du nouvel objectif Cannor Y, je vous invite à fermer les yeux un instant, à vous remémorer les yeux de l’Afghan Girl, photographiée il y près de 36 ans avec un appareil entièrement manuel, et à vous empresser de fermer immédiatement la page du test de piqué. 😉

Falling Man, Richard Drew, 2001

Falling Man photo Richard Drew
©Richard Drew

Cette photographie de Richard Drew a été prise lors des attentats du World Trade Center le 11 septembre 2001. Contrairement à la majorité des images de l’attentat, elle ne montre pas les deux tours en feu, mais un homme inconnu qui chute la tête la première dans le vide. Cette photo, en montrant juste cet homme, suggère beaucoup plus et restitue toute l’horreur de ce jour. Elle a d’ailleurs créé la polémique en son temps : jugée choquante, certains médias préférèrent l’écarter au profit d’images plus « classiques » des tours en feu ou les sauveteurs en action.

Richard Drew arrive sur la zone, et dans l’affolement général commence à photographier les tours : « L’appareil est une sorte de filtre entre moi et ce que je photographie. Je n’ai vu la scène qu’à travers mon objectif et j’imagine que cela m’a aidé psychologiquement à me distancer. »

Il prend plusieurs photos au 200mm avec son Kodak Pro DCS-620, sans doute en déclenchant à plusieurs reprises manuellement, car le mode rafale de cet appareil de 2 mégapixels est limité à 3,5 images par seconde. Ce n’est que de retour au bureau devant son ordinateur qu’il découvre la photo.

Disons-le, nous n’avons pas besoin de cadences de rafale ahurissantes.

Commémoration du tsunami, Xin Zhou, 2006

Tsunami ceremony photo Xin Zhou
©Xin Zhou

Avec cette image, la photographe chinoise Xin Zhou a reporté le second prix du World Press Photo en 2006 (catégorie « arts and entertainment »). L’image montre une cérémonie de commémorations en Thaïlande des victimes du tsunami de 2004.

On se gargarise souvent des performances ISO des boîtiers photo de ces dernières années. « Le nouveau Canikon A7X repousse les limites de l’œil humain avec des images propres jusqu’à 25 600 ISO : cela va transformer la photographie. »

Non. À moins que vous ne fassiez de la surveillance nocturne pour le GIGN, vous n’en avez probablement pas besoin. D’ailleurs, le principe de la photo étant de capter la lumière, il semble logique de ranger l’appareil quand il n’y en a pas du tout. 😉

Je n’ai pas réussi à retrouver la sensibilité ISO à laquelle cette photo a été prise, mais après une petite recherche web, on se rend compte que 1600 ISO était la sensibilité maximum acceptable sur les meilleurs boîtiers pros de l’époque.

En admettant donc que la photo ait été prise à cette sensibilité, celle-ci est suffisante pour figer des sujets mobiles (les lanternes) en pleine nuit.

Et si le boîtier ne pouvait pas monter aussi haut en ISO, ou que la photographe disposait d’un objectif moins lumineux ? Les lanternes en l’air auraient créé un filé esthétique qui aurait été cohérent avec l’ambiance émouvante de la scène.

Bonne nouvelle : aujourd’hui, les appareils actuels à grand capteur (Full Frame, APS-C, micro 4/3, et même certains 1’’) ont TOUS une bonne qualité d’image à 1600 ISO.

Allons donc photographier des lanternes sans vergogne !

Situation Room, Pete Souza, 2011

Situation Room photo Pete Souza
©Pete Souza

Cette photo montre Barack Obama et son état-major dans la Situation Room, une pièce sécurisée située sous la Maison-Blanche. L’équipe suit en direct l’évolution de l’opération Neptune Spear contre Oussama Ben Laden. On comprend que tout le monde regarde un écran sur la gauche, hors champ. L’image fait écho à celle de Richard Drew à double titre :

  • Il s’agit en quelque sorte du « dénouement » de l’histoire initiée par les attentats du 11 septembre 2011 (j’anticipe un peu les commentaires, je ne veux pas lancer de débat sur le bien-fondé de l’intervention américaine dans cet article).
  • Le photographe ne montre pas directement le sujet de la photo, mais un fragment du réel pour suggérer la vraie histoire. Tout le monde comprend, et l’image gagne en impact.

Cette photo est un contre-exemple par rapport aux précédentes. Je ne vais pas vous révéler qu’elle a été prise avec un compact entrée de gamme. Au contraire.

La scène est statique, bien éclairée et dans un environnement aseptisé (pas de poussière, pas de pluie, aucun danger imminent pour le photographe). Absolument aucune contrainte de prise de vue. Pourtant, le Canon EOS 5D Mark II que Pete Souza utilise pour cette photo est le reflex pro de Canon en 2011. Disons-le : il aurait été aussi facile de prendre cette photo avec un appareil entrée de gamme et, d’ailleurs, nous aurions été incapables de voir une quelconque différence !

Cette image est finalement assez représentative de la plupart des photos que nous faisons : elles sont prises avec un matériel très largement suffisant pour gérer la complexité de la scène à photographier.

Invasion of Prague, Josef Koudelka, 1968

Invasion of Prague photo Josef Koudelka
©Josef Koudelka

Revenons en 1968 avec une image de Josef Koudelka, que vous avez sans doute déjà vue dans un précédent épisode d’Incroyables Photographes de Laurent et Thomas (cliquez ici pour le revoir et vous saurez tout sur le contexte !).

Cette image a donc été prise juste avant l’entrée des tanks russes à Prague. La montre du premier plan suggère bien ce compte à rebours.

Cette photographie est entièrement nette. Il n’y a pas de flou d’arrière-plan. Tant mieux, car ce choix esthétique est cohérent avec l’histoire racontée par la photo (c’était le sujet de mon dernier article sur le blog 😉). Une montre nette sur un arrière-plan flou n’aurait pas permis de comprendre que la ville est déserte et que les chars arrivent.

Je trouve qu’il y a une tendance à associer une photo réussie avec un choix de faible profondeur de champ. Peut-être est-ce une influence de la photo commerciale (mea culpa, car c’est une partie de mon activité), qui utilise beaucoup cet effet pour attirer l’œil sur un endroit donné.

La conséquence est que les marchands d’objectifs nous rabâchent que des objectifs qui ouvrent beaucoup sont une condition indispensable pour exprimer toute sa créativité. C’est faux. Parmi beaucoup d’autres, la photo de Koudelka en est un beau contre-exemple.

Certes, je suis bien d’accord avec vous, une faible profondeur de champ peut être utile pour mieux guider l’œil dans notre photo, et flouter des éléments parasites.

Ma tribune ici est de ne pas céder trop rapidement aux sirènes du marketing des marques qui vous poussent à acheter le dernier objectif 50mm f/0,95 à 1200 € qui va, vous verrez, révolutionner votre photographie. En fait, vous feriez aussi bien de garder votre fidèle 50mm f/1.8 que vous avez payé une centaine d’euros à vos débuts et de sortir faire des photos. 🙂

Pour finir

Merci de m’avoir lu. Je trouve que cette réflexion sur le matériel est porteuse d’espoir et apaisante, car quand j’ai des blocages en photo, j’accuse volontiers le matériel de me limiter, et à ce moment-là je suis particulièrement vulnérable vis-à-vis des discours marketing des fabricants d’appareil photo (surtout si un appareil hybride tout beau tout neuf vient de sortir 😉).

Du coup, ça m’intéresse de savoir si je suis le seul à prendre le matériel souvent comme premier bouc émissaire à mes échecs photographiques, et je lirai attentivement vos commentaires ! 

En se remémorant ces images et les appareils photo qui les ont capturées, on se rend compte qu’en 2020, le matériel est rarement ce qui va nous limiter. Chacun de nous peut créer sans limites des images qui lui plaisent, et aussi potentiellement des images qui rentreront dans l’Histoire.

Si jamais cet article me permet de convaincre ne serait-ce qu’un lecteur sur dix que le matériel photo n’est PLUS DU TOUT le facteur limitant en 2020, mon objectif est atteint.

Car le contenu web sur la photo n’est finalement qu’un reflet des préoccupations et attentes des photographes, et plus il y aura de gens convaincus, plus les contenus sur l’inspiration, la créativité, l’histoire de la photo fleuriront ! C’est un cercle vertueux à initier.

Tout l’argent économisé en matériel pourra nous servir à financer des aventures mémorables, qui donneront elles-mêmes des photos mémorables. 🙂

Alors, s’il vous plaît, aidez-moi en étant des ambassadeurs de ce beau message : le matériel n’est plus le sujet principal en 2020. Je compte sur vous !

PS : Si ça vous dit, vous pouvez recevoir mon guide gratuit avec 7 clés pour mieux photographier vos instants vécus (en montagne et ailleurs) ! Vous verrez, on y parle assez peu de matériel. 😉

PPS : Allez, oublions le nouvel iPhone 12 Pro Max à 1200€.

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13 commentaires
  1. Bonjour,
    C’est un excellent article, je n’ai que du vieux matériels numériques : un compact considéré comme expert à sa sortie, le Nikon P7700 et un réflex Cannon, le 550D avec objectif du kit, 50mm 1.8 STM, Zoom 12-24 Tokina F 4 et 70-300 Sigma F 4 5.6 sans stabilisateur. Je me sens souvent limité par mon matériel à cause du nombre de photos loupées. La plupart du temps ce n’est pas la faute du matériel, mais la mienne, trop fainéant je n’ai pas voulu prendre de trépied avec mon 70-300 et toutes les photos d’oiseau à 300 mm sont flous. Ou alors je n’ai pas regardé les réglages de mon appareil croyant être en priorité diaphragme alors que je suis en priorité vitesse ou inversement. Je fais une surexposition volontaire au lieu de surexposé ou inversement. Sans plaisanter depuis mes débuts en photos, dans les années 70, j’ai commencée vers l’âge de 11,12 ans en 68-69 avec un vieux Brownie Kodak ; j’ai du louper des milliers de photos et en considérer comme correct une centaine, je maîtrise parfaitement le triangle d’exposition, j’ai fait du tirage noir et blanc, je suis un excellent prof pour les débutants (ce n’est pas mon métier) et je ne suis pas foutu de sortir une photo correct ou alors très rarement. C’est toujours le bonhomme le problème, pas l’appareil. Il n’y a qu’une fois ou mes talents de photographe ont dépendu du matériel. Dans les années 80, j’étais parti, pour un mois, avec un Zénith E et son objectif standard au Mali. Je devais avoir amené avec moi une quinzaine de films, quelques noir et blanc et du Kodachrome 64 essentiellement. J’avais beau essayé d’armer mon appareil avec douceur les pellicules étaient déchirées par la solide dentition de la bobine d’armement. Je n’ai du ramener que 2 ou 3 bobines exposées entièrement, et une ou 2 photos de fin de film. Quand le film cassait la partie exposée était foutue, je sortait le film coupait proprement le film pour le réamorcer et ainsi de suite. C’est la seule fois ou le matériel m’a trahi. C’est écœurant, je n’ai pas pu loupé des photos de mon propre chef. Moralité Zenith c’est du costaud.

  2. Bonjour,
    Excellent point de vue, sans jeux de mot, qui lève beaucoup d’apriori sur les raisons des échecs que l’on attribue à son matériel. Mais plus on avance plus on se détache du SUPER matériel cité avec le fameux CANIKON 7X. J’ai vu des photos d’une beauté extraordinaire faites avec un appareil instamatic: poésie, émotion, créativité sont les seuls mots qui peuvent qualifiés ces images. J’ai vu ces photos il y a près de 40 ans, mais je me souviens encore de leur lumière. Malheureusement je ne pourrai plus vous citer le nom de la photographe américaine, je regrette.
    Alors les super CANIKON, NIKONIX et autres ne sont importants que si ils apportent vraiment un plus à la créativité.
    Bons plaisirs et belles lumières à tous.

    1. Merci José 🙂 Ça m’intéresse si vous retrouvez le nom de cette photographe !
      Oui c’est ça, le tout c’est que l’appareil ne fasse pas obstacle à la créativité, et devienne invisible. Et pas besoin de payer 4000€ pour obtenir cela.

  3. Merci Clem pour ce bel article bien agréable à lire et pour ton choix des photos.
    “Le principe de la photo étant de capter la lumière, il semble logique de ranger l’appareil quand il n’y en a pas du tout.” J’adore cette phrase.
    J’ai d’ailleurs télécharger ton article en pdf pour le partager. Je suis d’accord à 90% sur ta présentation, les 10% c’est pour ne pas oublier que la photographie de loisirs, c’est d’abord pour se faire plaisir et que l’appareil y contribue. Après avoir trouvé la bonne adéquation matériel/pratique photo, c’est vrai que les performances des nouveaux équipements ne font plus partie des préoccupations, les nouveaux besoins se tournent alors totalement vers la culture photo.

    1. Merci Pat pour ton commentaire 🙂 Oui je suis volontairement provocateur, car ça l’énerve que ce sujet du matos prenne une place démesurée dans les débats. Après je suis d’accord, un appareil avec un bon viseur bien large et du confort, c’est drôlement chouette. Mais bon, on en parle une fois, et après on va faire des photos^^

  4. Bonjour Laurent et bonjour à tous,merci pour cet article et pour tout ce que tu publies. Concernant cet article,mon prof photos disait,incriminer le matériel pour justifier une mauvaise photo,c’est comme un joueur qui incrimine le terrain pour justifier une mauvaise passe.C’est une excuse non valable. A l’époque (1983),j’avais un canon AE-1,un 50mm et un 105 et je ne pense pas que je fasse de meilleures photos actuellement avec mon matériel actuel. Je pense que l’important est la vision,la lumière,le cadrage bref l’impact que va donner l’image. Dans cela,le matériel n’est pas important.

  5. Bonjour Laurent,
    Et merci pour cet article plein de bon sens à l’approche des fêtes de fin d’année avec leurs frénésies d’achats…
    Personnellement, cela fait longtemps que je ne prête qu’une “petite oreille” à tout ce qui sort sur le marché de la photo. c’est devenu un peu comme l’informatique: un nouveau smartphone chaque année, un nouveau logiciel photo chaque année ou presque… Commençons par maîtriser ce que nous avons et à l’utiliser au maximum des possibilités.

  6. Très bon article qui fait du bien à lire ! Une fois sur deux, les personnes qui me contactent pour avoir des conseils en photographie me demandent s’il vaut mieux acheter tel ou tel boitier… Je leur réponds à chaque fois qu’il vaut mieux garder le boitier qu’ils possèdent déjà et exploiter au maximum toutes ses possibilités avant de décider d’en changer !

    1. Merci Natacha, oui ça vaut le coup de le répéter. Mais peut-être qu’avec un peu de pratique photo, chacun finit de toute façon par s’en convaincre 😉