Construisez des images plutôt que de prendre des clichés

7 juillet 2011

Si vous voulez vous améliorer en photo, arrêtez de prendre des clichés. Je ne veux pas dire d’arrêter de photographier bien sûr 😉 Mais de construire une image à la place.

Un cliché, c’est une photo que vous prenez sans trop y réfléchir, juste parce que vos amis le demandent, ou parce que vous voyez un truc rigolo qui mérite de finir sur Facebook ou dans l’album photo de vos vacances. En fait, vous pouvez même prendre un cliché accidentellement en appuyant sur le déclencheur sans le faire exprès. Votre chat peut prendre un cliché. (ok, peut-être pas, mais vous voyez l’idée :P) Mais nous commençons tous comme ça en prenant en main notre 1er appareil (moi y compris).

photo chat mignon

Ceci n’est pas un autoportrait 😛
The Other Kitten by Gideon van der Stelt

Une image, c’est une photo qui concrétise une vision. Quelque chose de réfléchi, de construit, qui n’est pas fait au hasard. Ce qui fait les grands photographes, ce n’est pas une exposition parfaitement maîtrisée, une balance des blancs au poil ou un bon post-traitement. Ça, ce sont des outils, que tout le monde peut maîtriser (oui, même vous au fond qui avez un reflex depuis 2 jours 😉 ).

Ce qui fait un grand photographe, c’est la capacité à émouvoir la personne qui regarde ses photos. A vraiment lui parler, se connecter avec elle à travers l’image. Une image peut évoquer de la joie, de la tristesse, de la peur, de la nostalgie, ou n’importe quelle émotion parmi l’infinité que nous sommes capables de ressentir.

 

Et ça, ça vient de la créativité. Votre priorité doit être de nourrir votre créativité, d’abord et avant tout. Apprendre la technique sert avant tout à vous donner les outils pour exprimer cette créativité. Mais pour l’exprimer, il faut d’abord en avoir. Ne me dites pas que vous n’en avez pas : comme beaucoup de choses, je suis convaincu que ça s’apprend (en fait, je suis même convaincu que la chance s’apprend 😉 ). Vous pouvez travailler votre créativité chaque jour, et voici quelques pistes pour vous aider.

Photographiez beaucoup, mais avec une idée en tête

pomme tachetée photo originale

Speckled Apple by Pink Poppy Photography

Comme je l’ai dit plus haut, il ne s’agit surtout pas de vous arrêter de photographier de peur de ne prendre que des clichés, et pas des images. C’est pas grave si vous prenez des clichés 😉 Je vous conseille au contraire de toujours avoir un appareil avec vous (même votre téléphone), et de l’utiliser bien sûr. Prenez des photos au quotidien, pensez photo, vivez photo ! Si vous observez bien, vous verrez des tonnes d’occasions de prendre des photos. Et vous améliorerez énormément votre capacité à voir les bonnes compositions, les angles de vue particuliers, et tout ce qui est suffisamment intéressant visuellement pour faire une bonne image.

 

Je répète régulièrement ce conseil, mais je vais y ajouter quelque chose : ayez une idée en tête. Ce n’est pas forcément très compliqué, mais avoir une idée de ce qu’on veut représenter aide à rechercher des images potentielles dans votre environnement. Votre idée peut être simplement de faire une image qui représente bien l’atmosphère estivale de la journée. Ou une image de vos amis qui passent une bonne journée. Ou l’ambiance maussade du métro le matin quand tout le monde part pour sa journée de boulot. C’est une technique toute simple, mais avoir une idée de ce qu’on veut photographier permet de garder les yeux ouverts pour le rechercher. Et quand on cherche, on trouve 😉

Demandez-vous pourquoi

photo collier pétalesDay 50 by himynameistiffany

La raison pour laquelle vous prenez une photo est très importante. Je dirais même que c’est ce qui différencie un cliché d’une image. Un cliché n’a pas vraiment de but, il est fait « juste comme ça », tandis qu’une image sert à faire passer un ressenti, un message, une émotion.

Quand vous déclenchez, demandez-vous donc pourquoi vous voulez fixer ce moment sur le capteur. Qu’est-ce que vous voulez représenter, qu’est-ce que vous voulez que le spectateur ressente en regardant votre image ?

 

Les réponses à ces questions vont conditionner absolument tous vos choix photographiques, de l’exposition au post-traitement, en passant par la composition bien sûr. Ces réponses peuvent être aussi simples que « immortaliser ce paysage grandiose du Grand Canyon » ou « faire un beau portrait de Marie », mais essayez toujours de les préciser plus. « Mettre en valeur l’immensité du Grand Canyon sous cette lumière particulière des couchers de soleil de l’automne » ou « saisir ce petit haussement de sourcil tout mignon sur le visage de Marie ». Plus vous préciserez votre pourquoi, plus il sera facile de définir votre comment par la suite.

 

Le pourquoi, c’est en fait le côté artistique de la photographie. Le comment, c’est le côté technique.

Prenez votre temps

Une fois que vous avez bien réfléchi au pourquoi, et que vous savez précisément ce que vous voulez faire passer à travers l’image que vous êtes en train de construire, il va falloir penser au comment (et donc rentrer un peu dans la technique).

 

Ce comment se définira toujours par rapport au pourquoi. Exemple : « comment faire pour donner une impression d’immensité, et pour mettre en valeur cette lumière ». Ou encore « comment mettre l’accent sur ce haussement de sourcil ».

Et c’est à ce moment-là (et à ce moment-là seulement) que vous allez utiliser vos connaissances techniques pour exprimer votre créativité. Pour exprimer votre pourquoi. Pour vous exprimer tout court.

 

Mais il va falloir prendre votre temps : il y a une infinité de manières différentes d’exprimer un même pourquoi. En une seconde, j’en vois une demi-douzaine pour exprimer « le haussement de sourcil tout mignon de Marie ». Tant au niveau de la prise de vue que du post-traitement.

L’idée est de prendre le temps de trouver les paramètres purement techniques qui correspondent le mieux à ce que vous ressentez. Vous le saurez : on sent quand la photo est exactement telle qu’on la voulait. A la prise de vue, il y a ce petit pincement au ventre qui fait que vous savez que la bonne est dans la boîte avant même de regarder sur votre écran. Au post-traitement, c’est le moment où vous essayez d’apporter de petites améliorations depuis 5 minutes mais que vous revenez tout le temps aux mêmes réglages, qui vous semblent meilleurs.

 

Vous pouvez même prendre votre temps en amont si c’est une séance photo prévue. N’hésitez pas à recueillir des images qui vous inspirent, ou à dessiner ce que vous voudriez obtenir (moi aussi je dessine mal, mais ce n’est pas une excuse :P). Ça vous aidera à focaliser votre attention sur votre idée de l’image finale.

 

Il vaut mieux que vous vous focalisiez sur la création d’une seule bonne image plutôt que de saisir 10 clichés mal construits !

 

J’espère donc que vous essaierez dès aujourd’hui de vous demander pourquoi vous prenez une photo, et en conséquence de prendre votre temps pour construire une belle image qui exprime ce que vous ressentez, plutôt que de prendre un cliché rapide et sans saveur 😉 (ce qui ne veut pas dire que toutes les photos prises rapidement soient sans saveur).
 
Et n’oubliez pas de partager l’article ! 🙂
 

 
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24 commentaires

  • Toujours d’aussi bons articles. Je n’aurai qu’une seule petite remarque (qui n’engage que moi): je trouve que tu répètes parfois les mêmes choses sur les leçons… 🙂

    7 juillet 2011
    • Oui ……………………………et non…………….. en faite tout est lié. Et puis, certains de ces topics apportent plus de précision sur tel ou tel point mis en ligne sur ce blog il y a quelques jours, semaines, ou mois.

      En clair, cela devient un complément. Et comment compléter s’il n’y a pas durant la « leçon » un peu « de révision ».

      A+

      A+

      7 juillet 2011
      • Chacun son avis! Personnellement, je trouve qu’on a chacun sa façon de photographier… et je préfère les articles tests d’objectifs ou de logiciels… 🙂

        7 juillet 2011
        • Oui, c’est aussi l’impression que cela m’a donné en lisant certains passages. Mais, Laurent a exploré pas mal le sujet, et je pense qu’il peut se permettre d’insister sur certains points. Libre à chacun de sélectionner ses articles !

          7 juillet 2011
  • Cet article me fait penser aux techniques qu’on utilise au cinéma pour créer un film, une fois qu’on a le scénario. Un dessinateur dessine les plans selon le scénario brièvement sur, ce qu’on appelle, un «Story Board». Ensuite, suivant les dessins, on choisis le plan (large, ensemble, panoramique) pour mettre en valeur l’histoire.
    Je pense que c’est applicable pour la photo, en commençant par un brainstorming sur sa séance, et ensuite, on définit les moyens techniques que l’on va mettre en oeuvres pour répondre au sujet qu’on a délimité avec le brainstorming.
    Voilà comment je fonctionne.

    7 juillet 2011
    • Pour poursuivre l’analogie :
      Le problème, c’est qu’il se faut pas s’arrêter au story board. En réalité, on filme beaucoup plus, sous d’autres angles, et sur toute la durée, pour ne choisir qu’au moment du montage.
      En photo, il faut aussi parfois accepter de prendre des « déchets », de mitrailler un scène pour ensuite, une fois à la maison, essayer d’avoir un regard sur l’ensemble des images et repérer celles qui se détachent.

      7 juillet 2011
      • La photo ne peut pas vraiment être comparée au cinéma dont le moyen d’expression ressemble plutôt à l’écriture.
        Une photo qui se veut délivrer un message, faire passer un sentiment, une émotion, doit être travaillée à la prise de vue.
        Mitrailler, c’est le meilleur moyen de passer à côté de LA version qu’il fallait faire.

        7 juillet 2011
        • Ce qui est étrange, c’est que je suis d’accord avec vous deux 🙂

          A la fois poloriton a raison en disant que le travail à la prise de vue est important, et que trop mitrailler peut donner des tonnes de photos qui se ressemblent trop pour pouvoir en éliminer certaines.
          Cela dit, si on prend beaucoup de clichés mais en variant un maximum l’angle de vue, le cadrage, on expérimente, et on peut tomber sur une version qui nous plaît plus qu’une autre alors qu’on aurait pas pensé au départ.

          Je pense donc que l’important si on prend beaucoup de clichés, c’est surtout de les varier au maximum.

          7 juillet 2011
        • Quand je parle de mitrailler, je ne veux bien sûr pas dire « rester appuyé sur le bouton en faisant n’importe quoi », juste de se laisser du choix. On peut avoir une super idée sur place puis, plus tard, les « yeux propres », se rendre compte qu’un autre cadre est bien plus intéressant. S’arrêter parce qu’on est content de soit, sans exploiter les possibilités d’un lieu, ça peut aussi aussi permettre de passer à côté du truc 😉

          7 juillet 2011
  • Merci. Je n’ai jamais pensé à me poser clairement cette question car je pense avoir la réponse à chaque fois que j’appuie sur le bouton. Le fait de prendre mon appareil c’est pour moi 99,99% de la réponse, c’est tout simplement le moment de le faire pour marquer une idée…

    7 juillet 2011
  • Excellent cet article, c’est la base qui fait qu’une photo accrochera et restera.
    Il m’a rafraichi la mémoire sur les bonnes démarches à faire quand on veut s’exprimer par la photo.
    En général tes articles et vidéos sont toujours pour moi de bonnes piqûres de rappel.
    Merci Laurent.

    7 juillet 2011
  • D’ACCORD et bravo à 1000 % au moins :
    Si on a envie de faire des photos, c’est d’ ABORD parce qu’on éprouve le besoin d’exprimer ce qu’on ressent face au spectacle de quelque chose qui nous touche ; et du même coup on se rend compte qu’ il est nécessaire de maîtriser les techniques pour réussir à rendre avec justesse ce ressenti.

    Maîtriser les TECHNIQUES est indispensable pour rendre toute la gamme de ce qu’on souhaite exprimer, MAIS aucunement suffisant pour faire de belles images (ou un beau texte, etc.). On peut maîtriser parfaitement les techniques et faire des photos insipides . Aiguiser sa SENSIBILITE, c’est LA condition essentielle à la CREATIVITE. Etre « obsédé » par le respect sourcilleux des règles (je préfère le mot « techniques ») « barricade » les yeux et façonne un esprit étriqué et desséché.
    Eh oui ! Les techniques ne sont qu’un moyen et non une fin. Et si on se crispe dessus, adieu la créativité.

    Au fait, quand on déguste avec délices un mets délicieux concocté avec talent, est-ce qu’on pense à analyser (décortiquer) si l’auteur du plat a respecté les règles ?

    7 juillet 2011
  • Bonjour. En effet, il y a forcément des répétitions dans les articles, puisqu’ils évoluent tous autour du même sujet.
    Mais ces répétitions me semblent constructives, elles reviennent souvent sur un même point, mais dans un contexte différent, avec une approche différente.
    Voyez les tutos techniques (diaph., pdc, map …). On peut les lire des tas de fois sur des sites différents, mais à chaque fois, on assimile un détail de plus.
    Enfin ce n’est que mon avis!

    7 juillet 2011
  • Je sens que cet article-ci, je vais le lire et le relire plusieurs fois, car j’ai du mal à suivre les règles qui y sont énoncées. Beaucoup de mal… 🙁

    7 juillet 2011
  • Bonsoir et bravo pour cet article qui contient effectivement des répétitions d’autres articles mais les relire de temps en temps ne me fait personnellement pas de tort, ayant découvert ce site récemment et pouvant ainsi faire des recoupements rassurants avec ce que j’ai déjà assimilé !

    7 juillet 2011
  • Il est intéressant également de photographier, en toutes circonstances, avec les yeux. Ceci peut se faire n’importe où et constitue un très bon entrainement à la composition, à la construction d’une image. Et peu à peu, cela permet d’acquérir l’oeil du photographe qui sera un bon outil naturel.

    8 juillet 2011
  • Bon article …ça donne à réfléchir,de bons conseils, Louis.

    8 juillet 2011
  • Bonjour Laurent,

    Si je n’avais qu’une phrase à retenir de cet article, ça serait « La chance, ça s’apprend ».
    On va là bien plus loin que le simple domaine de la photo et on touche à la philo mais essayons de nous y limiter pour pas détourner le sujet de ce blog.
    Comme pour beaucoup d’autres choses on a tendance à confondre la réussite et la chance, particulièrement pour ceux qui ne réussisse pas d’ailleurs. Un cliché réussi est plus souvent le résultat de la priorité à la réflexion plutôt qu’à l’action avec un vrai travail de construction, et plus la réussite est grande et répétitive et plus le travail y est prépondérant et moins la vraie chance y est pour quelque chose. Mais c’est vrai que l’on n’est pas à l’abri d’un coup de chance, l’instant magique ça existe mais c’est comme les trèfles à quatre feuilles : rare.
    Tes conseils ont d’autant plus de valeur que nous nous faisons tous piéger par la gratuité d’un déclenchement avec le numérique qui nous pousse à shooter sans modération. Au temps pas si lointain de l’argentique, le coût des pellicules et du développement conduisait naturellement à les appliquer. On se disait qu’il ne fallait pas gâcher la pellicule, alors avant de déclencher on réfléchissait un petit peu et l’œil faisait le tour du viseur pour vérifier le cadrage.
    Aujourd’hui si ce n’est pas bon, on efface. Résultat, on efface souvent !

    8 juillet 2011
  • Bonjour Laurent,

    Si je n’avais qu’une phrase à retenir de cet article, ça serait « La chance, ça s’apprend ».
    On va là bien plus loin que le simple domaine de la photo et on touche à la philo mais essayons de nous y limiter pour pas détourner le sujet de ce blog.
    Comme pour beaucoup d’autres choses on a tendance à confondre la réussite et la chance, particulièrement pour ceux qui ne réussissent pas d’ailleurs. Un cliché réussi est plus souvent le résultat de la priorité à la réflexion plutôt qu’à l’action avec un vrai travail de construction, et plus la réussite est grande et répétitive et plus le travail y est prépondérant et moins la vraie chance y est pour quelque chose. Mais c’est vrai que l’on n’est pas à l’abri d’un coup de chance, l’instant magique ça existe mais c’est comme les trèfles à quatre feuilles : rare.
    Tes conseils ont d’autant plus de valeur que nous nous faisons tous piéger par la gratuité d’un déclenchement avec le numérique qui nous pousse à shooter sans modération. Au temps pas si lointain de l’argentique, le coût des pellicules et du développement conduisait naturellement à les appliquer. On se disait qu’il ne fallait pas gâcher la pellicule, alors avant de déclencher on réfléchissait un petit peu et l’œil faisait le tour du viseur pour vérifier le cadrage.
    Aujourd’hui si ce n’est pas bon, on efface. Résultat, on efface souvent !
    ..

    8 juillet 2011
  • Hey ! Comment t’as fais pour lire dans ma tête ???
    Bhein oui quoi… Tout ce que tu dis, c’est ce que je pense…

    « Votre priorité doit être de nourrir votre créativité, d’abord et avant tout. »

    « Prenez des photos au quotidien, pensez photo, vivez photo ! Si vous observez bien, vous verrez des tonnes d’occasions de prendre des photos. »

    « quand tout le monde part pour sa journée d’esclavage de boulot. » 😉

    C’est exactement ce que je m’efforce de faire passer dans mes illustrations… Du moins, j’essaye 🙂
    –> http://photo-dun-jour.blogspot.com

    En tous cas, merci pour ton site, car il me donne en partie des idées qui nourrissent ma créativité 😉

    @++

    JM de Lille aussi 😉

    8 juillet 2011
  • Bonjour Laurent

    C’est toujours beaucoup de plaisir que je lit tout tes sujets qui m’apportent beaucoup dans mon apprentissage. Celui ci est particulièrement intéressant pour progresser notamment pour « réfléchir la photo avant de la prendre », ce qui entraine vers le complexe sujet de la composition.
    MERCI encore pour tes conseils réfléchis et pros qui me redonne l’envie et les moyens de me perfectionner.

    Bien cordialement

    Jacques

    19 avril 2013