Pourquoi aller à des expos photo ? (+ rencontres d’Arles 2015)

La semaine dernière, je suis allé aux Rencontres d’Arles, un festival de photographie qui se tient dans toute la ville, et dont c’est la… 46ème édition ! (excusez du peu) J’ai tenu à vous faire un article non pas pour simplement vous relater ce que j’ai vu (vous en trouverez plein), mais pour vous expliquer quel est l’intérêt de ce genre d’évènement pour les photographes débutants et amateurs, tout en donnant un peu mon avis sur la photo contemporaine, en vous aidant à choisir vos expos, et en vous donnant des pistes pour décrypter ce que vous verrez si vous prenez la (bonne) décision d’y aller. L’idée est aussi que si vous tombez cet article en 2023, il vous aide toujours 😉 Tout un programme !

La photo contemporaine et moi (et vous)

Depuis que je m’intéresse à la photographie, j’ai évidemment fait pas mal d’expos, toutes plus différentes les unes que les autres. Je le détaillerai plus bas, mais c’est vraiment important dans l’apprentissage, à tel point que j’en ai fait une vidéo spéciale dans ma formation.

Je vais être franc : autant j’ai adoré des expositions retraçant le travail de grands photographes (je me souviens encore de l’expo Willy Ronis à Paris qui m’a littéralement pris aux tripes), autant je suis souvent resté perplexe, voire carrément déçu (et je suis poli), par des expos de photographie contemporaine.

tirage des Amoureux de la Bastille Paris photo exposition

Voir un tirage des Amoureux de la Bastille en vrai, ça ne laisse pas indifférent !

Loin de moi l’idée de jeter tout l’art contemporain à la poubelle, car il y a pas mal d’artistes d’aujourd’hui dont j’apprécie beaucoup le travail évidemment. Mais j’ai souvent eu l’impression d’un manque total d’effort dans la création qui m’énerve franchement. Je me souviens encore d’une expo où quelqu’un avait photographié des petites fleurs entre des rochers (il devait y avoir une douzaine d’espèces différentes), et ensuite fait une désaturation partielle en rendant les rochers gris, digne de quelqu’un qui a 1 heure de pratique de Photoshop, avec un détourage franchement approximatif, pour ne pas dire baveux. Sérieusement.

C’est un exemple un peu extrême bien sûr, mais au-delà de ça, j’ai très très souvent vu des photographes dont la démarche se résume à mettre une Velvia dans un vieil argentique, et photographier tout et n’importe quoi au format carré, sans le moindre effort de composition (j’ai vu un nombre d’horizons pas droits incalculable), et appeler ça une série voire un « travail photographique » parce qu’elles ont toutes été prises au même endroit. Youhou. Le rendu est le même, les photographes interchangeables, et franchement ça donne juste l’impression que tout le monde copie tout le monde. (Et à la limite, c’est ok, tant que c’est dans une démarche d’apprentissage, et qu’on ne considère pas ça comme révolutionnaire 😛)

Je suis volontairement un peu cassant, mais je suis sûr que certains d’entre vous vont se retrouver dans cette impression devant ce que j’appelle la photo « perchée ». J’en suis sûr parce qu’on me l’a déjà dit 😀 Et je sais que voir des photos exposées avec une démarche photographique (exposition, composition, recherche du sujet et de l’angle, etc.) qui soit inexistante, ça peut poser question : pourquoi alors s’embêter à apprendre la photo et faire des efforts à la prise de vue et au traitement ?

J’y reviens juste après, mais ce n’est tout simplement pas la même démarche. Je ne vais pas débattre plus longuement de la qualité de certains travaux photographiques, j’ai suffisamment donné mon avis, mais gardez simplement en tête que pour la majorité d’entre vous (en tout cas de ce que j’en perçois), il y a une recherche d’esthétique avant tout, qui n’est pas forcément présente dans ce type de travaux. Il y a même parfois un évitement volontaire de toute approche esthétique (je n’ai jamais compris ça, mais je ne me risquerai pas à définir l’art !).

D’autre part, certains artistes utilisent la photo plutôt comme outil pour mettre en valeur un travail de plasticien, plutôt que comme réel média de leur expression artistique. Et dans ce cas, c’est plutôt une expo d’art plastique qu’une expo photo. Il n’y a rien de mal à ça, ce n’est juste pas la même chose.

(J’ai conscience de tout ce que je viens de dire : ce début d’article est volontairement polémique. Les cadeaux sont à envoyer chez moi, et les mails d’insulte à noreply@apprendre-la-photo.fr, merci :D)

Choisir ses expositions en tant que photographe amateur

Je ne comptais pas forcément parler de ça dans cet article au début (qui est déjà bien plus long que prévu), mais une lectrice, Claire, m’a posé cette question sur Facebook :

Je lirais volontiers tes commentaires parce que c’est toujours un casse tête de choisir les expos… y a vraiment de tout, la création est vraiment illimitée et je m’y perds un peu !!!

Et je comprends ! Quand on a été déçu une paire de fois par un travail qu’on ne comprend pas ou qu’on n’aime pas, ça peut frustrer, et dans tous les cas il y a de nombreuses expos photos différentes.

Et c’est malheureux, car faire des expos est vraiment indispensable si vous souhaitez progresser et passer au niveau supérieur, notamment en matière de composition et de créativité. En effet, une fois les bases techniques acquises et le post-traitement intégré (ce qui n’est pas très long en réalité), les seuls axes à travailler pour faire des images plus intéressantes sont d’améliorer la composition et de développer sa créativité et son style photographique. Croyez-moi, j’ai des milliers d’élèves, et parmi tous les exemples que j’ai vus, au bout de quelques mois ou années de pratiques, ce sont vraiment les deux seules choses sur lesquelles on peut réellement progresser.

Et ce qui peut vous aider, c’est d’affiner votre œil, de l’éduquer au beau. Ça passe par la peinture, la sculpture, le design, le cinéma, et évidemment… la photographie. Je vous conseille vraiment de vous cultiver, ça a de vraies influences à long terme sur vos photos, croyez-moi. C’est imperceptible au début, mais participe à la découverte de votre style photographique.

photo noir et blanc montagne exposition lumière nuages

Vous ne pouvez pas ne PAS aimer !

Mais comme vous êtes dans une démarche sans doute plus esthétique que ce que j’appelais la photo « perchée », certaines expos vont à la fois vous plaire davantage, et vous apprendre plus. A mon sens, il y en a 2 types :

  • Tout d’abord, les expositions ou rétrospectives consacrées à un artiste (ou un mouvement) reconnu de manière relativement universelle. Par exemple, si vous voyez une expo sur Cartier-Bresson, Salgado, ou Yann Arthus-Bertrand, vous allez forcément aimer (si vous avez des yeux pour voir :D). Evidemment, chacun a sa sensibilité, et certains seront plus sensibles à un genre photographique qu’à un autre, mais je doute que vous détestiez, ou que vous n’appreniez rien.
  • Ensuite, les expos d’artistes contemporains (ou non) qui ont une démarche photographique profonde, vraiment réfléchie, et construisent le plus souvent une série autour d’un sujet, avec un rendu graphique similaire. Bref, qui font un travail photographique, plutôt qu’un travail utilisant la photographie. Je parlerai de quelques-unes dans la suite de l’article.
    Ce n’est pas forcément facile de les détecter à l’avance, mais avec le temps vous allez apprendre à le deviner 😉

Les Rencontres d’Arles 2015

Voilà, maintenant que j’ai fait le point sur des choses importantes qu’il fallait dire pour mieux comprendre mes choix d’expos, mon point de vue, et que je me suis fait détester de la moitié des lecteurs et aduler par l’autre :D, je vais pouvoir vous parler de ce que j’ai aimé aux Rencontres d’Arles cette année. En effet, je ne vous parlerai pas de ce que je n’ai pas aimé, je préfère rester dans le positif et passer du temps sur le meilleur.

Pour être clair quand même, j’ai beaucoup aimé mon expérience à Arles, il y avait énormément de choses de très grande qualité, et toutes mes félicitations aux organisateurs ! Je suis un peu frustré car je suis venu seulement pour une journée (j’ai 2h30 de route depuis mon lieu de vacances), et du coup je n’ai pas pu faire les 35 expositions évidemment, mais je prévoirai plus de temps l’année prochaine !

Un cadre magnifique

rencontres d'Arles 2015 cadre magnifique

Plutôt sympa non ? 🙂

Arles ville rencontres 2015

(oui, il faisait aussi chaud que ça en a l’air !)

Avant de parler des expos, parlons un peu de la ville quand même : c’était la première fois que je venais (j’habite Lille, c’est un peu loin ! 😛), et j’ai vraiment trouvé la ville ravissante, malgré la chaleur écrasante (je commence à avoir un peu chaud à 25°C, donc là j’ai eu l’impression de mourir plusieurs fois :D). La ville regorge de bâtiments très anciens dont l’art a repris possession à l’occasion de ce festival. C’est vraiment la meilleure utilisation qu’on puisse en faire, et offrir de tels cadres à toutes ces expos les met très bien en valeur.

Passons donc à ce qui m’a marqué.

Les paradis, rapport annuel : reportage décalé à l’esthétique recherchée

Ce travail de Paolo Woods et Gabriele Galimberti les a emmenés sur les traces des « paradis fiscaux » de la planète : îles Caïman, Panama, îles vierges britanniques, Singapour, Delaware, et même Londres. On se les représente facilement avec de riches hommes d’affaires bedonnants allongés sur un transat avec un mojito et une valise de billets, mais la réalité est évidemment différente, et c’est ce qu’on découvre à travers cette série.

rencontres d'Arles 2015 Exposition "Les Paradis, rapport annuel"

Exposition « Les Paradis, rapport annuel »

J’ai beaucoup aimé ce travail, à la fois pour la découverte d’endroits proprement hallucinants, des coffres-forts à perte de vue aux bâtiments entiers constitués de boîtes postales, mais aussi pour la démarche esthétique qui les accompagne. Tout en restant dans le genre du reportage (les photos paraissent même parfois assez spontanées), les auteurs ont réussi à créer des mises en scène travaillées, avec des compositions intéressantes et liées au message (je repense à cette piscine avec la vue de Singapour en arrière-plan), qui restent justes et rajoutent à l’image l’esthétique indispensable pour accrocher l’oeil. Une vraie démarche photographique comme je les aime. C’est aussi une des rares expos où j’ai lu complètement l’histoire de chaque photo (ce que les connaisseurs appellent le cartel, et les gens normaux l’étiquette :P).

De plus, un fil conducteur en matière de style est bien présent tout au long de la série, ce qui a dû être un vrai défi en travaillant à deux sur des sujets aussi variés.

Je regrette juste un peu qu’il subsiste un amalgame entre évasion fiscale, optimisation fiscale, et entreprises qui escroquent leurs clients : dans l’esprit du visiteur, la différence peut ne pas être claire, ce qui est un tout petit peu dommage pour une démarche proche du reportage.

Affaires privées : un témoignage amusant

Le Bon Coin : un véritable phénomène en France, ce site de petites annonces tout simple est devenu un mastodonte incontournable dans l’hexagone (pour les Québécois parmi vous, c’est l’équivalent de Craigslist 😉 ). Pratiquement tout le monde a déjà acheté ou vendu quelque chose sur ce site : de la paire de chaussures à l’immobilier, tout y est.

Au-delà de ça, c’est à mon sens un objet social très intéressant et symptomatique de notre époque : chacun cherche à multiplier ses sources de revenus, boucler les fins de mois par le biais de l’échange direct entre individus. Pour moi, les dynamiques derrière sont finalement assez proches de Uber, Airbnb, les services permettant de louer sa voiture à des particuliers, etc. En ce sens, cette série de Thierry Bouët est aussi un travail sociologique et un témoignage précieux sur notre époque.

photo musique rue musiciens Arles

Je n’ai pas pris de photo de cette expo, du coup je vous en mets une prise en douce depuis un des bâtiments d’expo avec un point de vue original 😉

En effet, l’auteur a décidé de contacter les vendeurs les plus improbables du site pour les photographier avec l’objet de la vente. Les photos sont toujours amusantes, décalées mais justes, et mettent en valeur à la fois l’histoire du propriétaire, de l’objet, et l’incongruité de la situation. Tout y passe, des verres de pastis, à celui qui vend une demeure du XIIème siècle avec une barre de pompiers au milieu, en passant par un bateau à vapeur, un avion construit par un homme seul pendant 12 ans, etc.

Là aussi, j’ai lu l’histoire de chaque image, et j’ai ressenti des émotions allant du rire franc à une certaine tristesse. Au-delà de ça, l’esthétique est très travaillée, avec beaucoup de couleurs vives mais pas criardes, une vraie recherche dans la composition, et un certain fil conducteur avec des vues toujours de face. Le style m’a un peu fait penser au génial Wes Anderson, dont je vous conseille l’intégrale de la filmographie 😉 (mais si vous voulez voir facilement de quoi je parle en termes d’esthétique, regardez The Grand Budapest Hotel)

Total Records : énorme travail historique reliant mes deux passions

planches contact rencontres d'Arles

Pour certaines images, il y a même les planches contact, le genre de détail absolument passionnant !

Vous ne le savez peut-être pas, mais à part la photo, je suis également un grand passionné de musique. Je suis resté bloqué dans les 70’s musicalement (oui je sais, je n’étais pas né :P), mais aussi en termes de matériel, puisque j’écoute des vinyles sur une hi-fi plus vieille que moi.

Bref, quand j’ai vu une expo annoncée comme « une histoire de la photographie au prisme du disque vinyle », je vous avoue que j’ai un peu sautillé de joie partout. Si j’ai bien lu, il y a plus de 600 pochettes de disques exposées, ce qui représente un travail énorme, et un véritable historique de la musique et de la photo.

L’expo tourne autour de plusieurs thématiques : les photographes célèbres ayant contribué à des pochettes, différents courants musicaux, les photographes « fétiches » d’un groupe donné (on pense à Andy Warhol avec le Velvet Underground notamment), bref énormément de thématiques intéressantes, astucieusement séparées visuellement par des murs de couleurs différentes.

Abbey Road exposition Total Records

L’expo Total Records, ici les coulisses de la pochette du mythique Abbey Road !

J’ai particulièrement apprécié les photos des coulisses de la réalisation de la pochette ultra célèbre d’Abbey Road, des Beatles. Globalement, pour moi, c’était un petit peu comme un gamin qui rentre dans un magasin de bonbons 😀 Clairement, c’est une expo pour passionnés de musique, mais elle vaut le coup d’oeil pour tout le monde. Au passage, les halles délabrées du parc des Ateliers reconverties en lieu d’exposition sont vraiment très belles, et sont l’endroit parfait pour accueillir une partie du festival. Dans l’esprit, la reconversion d’une friche en lieu de culture me fait un peu penser à la gare saint-Sauveur et au Tri Postal à Lille d’ailleurs, pour ceux qui connaissent.

exposition Total Records

L’expo Total Records dans les Halles rénovées.

-MMM- : rencontre entre Mathieu « M » Chédid et Martin Parr

rencontre MMM Mathieu « M » Chédid et Martin Parr rencontres d'Arles

Le lieu parfait pour cette rencontre.

Si vous vous intéressez un peu à la photo et à ses artistes majeurs, il est difficile de passer à côté de Martin Parr. Photographe documentaire au style très clairement reconnaissable, ses images prennent surtout sens présentées en série : un rendu volontairement saturé avec souvent un gros coup de flash, beaucoup de grand-angle, et une ironie présente dans toutes ses images. Parr représente souvent des touristes dans des lieux bondés, avec une vision un peu piquante de ses contemporains.

Normalement, ce ne serait pas vraiment l’esthétique photographique que j’apprécie, mais son message est tellement fort et son cynisme tellement drôle, que j’adhère totalement.

Mathieu Chédid, plus connu sous le nom de M, vous devez connaître aussi. On aime ou on aime pas (attention, blague évidente en vue), mais force est de constater qu’il a son univers bien à lui et une vraie sensibilité.

Rencontres d'Arles "guitare électrique"

La zone « guitare électrique », avec un vrai ampli qui diffuse les notes de M sur fond de photos de touristes.

Associer les deux ? Le festival l’a fait ! Cette rencontre prend place dans l’église des Frères Prêcheurs, où les photos de Martin Parr sont affichées de diverses manières (notamment des diaporamas), et où la musique que M a composée pour l’occasion se diffuse dans tous les coins, chaque instrument ayant sa place. Individuellement, ils donnent une ambiance un peu étrange, et j’avoue avoir eu un peu de mal à rentrer dedans au début. Mais après quelques minutes, on se laisse porter par ces instruments qui jouent de concert pour produire une ambiance particulière, assez diaphane et aérienne, qui convient très bien à ce lieu, et contraste de manière assez amusante avec les images de Martin Parr, beaucoup plus directes et pimentées.

J’ai trouvé que c’était une très belle expérience qui mêlait à merveille mes deux passions, et c’était un endroit parfait pour se relaxer en fin de journée, après avoir crapahuté pendant des heures sous 35°C à l’ombre 😀 À voir autant pour les photos que pour l’ambiance.

rencontre entre Mathieu « M » Chédid et Martin Parr rencontres d'Arles MMM

Sans oublier toutes les personnes grâce auxquelles le festival peut fonctionner ! 🙂

Et quelques autres encore

Je ne veux pas faire trop long, donc simplement quelques petites choses pour compléter :

  • Malheureusement je n’ai pas eu le temps d’aller à l’abbaye de Montmajour (en dehors de la ville) pour voir les expos « Malkovich, Malkovich, Malkovich », et « Fellini », mais je suis sûr que j’aurais adoré, et ça reste mon regret.
  • J’ai également apprécié l’expo Facades qui met en scène des tirages gigantesques et extrêmement détaillés de façades de cathédrales européennes. La prouesse technique est admirable, et la taille des tirages absolument impressionnante. J’ai ma petite idée sur la technique utilisée, mais je vous laisse d’abord essayer de deviner dans les commentaires 😉
  • La partie « American Surfaces » de Stephen Shore est vraiment bien, mais j’ai beaucoup moins aimé le début de l’expo.
photo escalier noir et blanc rencontres d'Arles 2015 lecture

Je n’étais pas le seul à être assommé par la chaleur et profiter de la moindre occasion de m’asseoir 😉

Ouf, je crois que je suis arrivé à la fin de cet article fleuve ! Que vous alliez ou non aux Rencontres d’Arles cette année, j’espère qu’il vous aura intéressé, vous incitera à faire des expos photo, et vous aidera à mieux les choisir 😉

Allez, lâchez-vous dans les commentaires, je ne doute pas que la première partie de l’article va me valoir à la fois des boîtes de chocolat et des jets de cailloux enrobés d’orties fraiches 😀
 

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128 commentaires

  • en parlant de gigantisme, j’aime beaucoup, le travail fait à la Gacilly en Bretagne, petit village, mais salon de la photo extraordinaire, ou le gigantisme est constant.
    Malheureux que la presse, n’en parle pas plus

    thierry

    12 août 2015
    • Je partage ton enthousiasme pour le festival de la gacilly! Je trouve génial ce concept d’expo en plein air qui valorisent le patrimoine et font découvrir des lieux aussi sympathiques.
      Et j’ai été émerveillée par certaines expo!
      C’est jusqu’à fin septembre, n’hésitez pas 🙂

      23 août 2015
  • Pour ma part, j’aime aller voir des expos photo quand j’ai le temps ! J’ai eu la chance de voir la dernière expo photo de Salgado (Genesis) dont il a fait un livre et c’était vraiment extra. J’aime bien me documenter avant d’aller voir l’expo photo de quelqu’un pour comprendre le concept derrière les photos car ce n’est pas toujours bien expliqué sur place. D’ailleurs, pour ceux qui ne connaîtraient pas qui est Salgado, j’en ai fait un article sur mon blog car il a une vision de la photographie qui est vraiment spécifique et assez inspirante : http://www.vivrelaphoto.com/sebastiao-salgado-drame-silencieux-photographie/

    • Il y a aussi un très bon film de Wim Wenders sur Salgado. On y pénètre vraiment le sens profond de sa démarche.

      • Oui, il fait partie de mes photographes cultes, c’est pour ça que je le cite 🙂 Genesis est extraordinaire !

        12 août 2015
  • Pour moi, ce sera la boîte de chocolat… Virtuelle, hein?! je suis trop loin!
    J’ai souvent été déçue de expos aussi. Certaines expo-ventes m’ont paru aussi ridicule: parce que je ne mettrai sûrement pas 10€ pour ces croutes photographiques… Alors 200€…!? J’ai plus de coup de cœur sur photolia, c’est dire! Bref. Je vais partager les orties avec toi, on dirait.

    12 août 2015
    • Merci Emilie ! 🙂

      A la limite pour les expo-ventes, ce sont un peu les goûts et les couleurs. Si quelqu’un estime qu’une oeuvre vaut 200€, après tout il fait ce qu’il veut 😉

      12 août 2015
      • Comme disait Coluche : « si vous ne les achetiez pas, ça ne se vendrait pas ».

        15 août 2015
  • Ce qui résume un peu ce que je pense depuis pas mal de temps: aujourd’hui, l’art photographique est confiné dans la possibilité d’acheter un appareil qui pense et agit pour toi, mais incapable de comprendre (l’appareil…) le cadrage, la composition, la profondeur de champ, la perspective etc. … enfin, la photo, quoi!
    Donc pour moi, aujourd’hui, plus tu mets d’argent (si tu peux) dans ton matériel, meilleurs « photographe » tu es. Mais il y à bien sûr des exceptions, et heureusement, j’en ai rencontré.
    Un peu déçu, ami Laurent? Ben, il y à de quoi! Et cela n’est pas près de s’arranger!

    12 août 2015
    • Bonjour Alain,

      Arrête-moi si j’interprète mal ce que tu voulais dire 😉

      En fait, contrairement à ce qu’on pourrait penser, ce n’est pas lié au matériel utilisé (en tout cas d’après mon expérience) : les expos que j’ai appréciées à Arles sont en bonne partie prises en numérique, avec des appareils tout à fait capables de faire l’exposition correctement de manière semi-automatique. Et j’ai vu beaucoup de photo perchée prise à l’argentique, qui ne « pense » pas pour soi pourtant, mais où tout sens de la composition était absent.

      Bref, je pense que c’est beaucoup plus lié au photographe derrière le viseur qu’au matériel 😉

      12 août 2015
      • Ben oui Laurent, nous sommes bien d’accord!
        Je voulais juste souligner, maladroitement et je m’en excuse, que la formidable poussée technologique et technique, en matière d’appareil photo donne « à certains » l’illusion d’être devenus « photographe », alors que la photographie est un art qui s’apprend, et pas tout à fait lié aux performances de l’appareil, qui n’est et ne doit rester qu’un outil.
        Je crois donc (pardon d’enfoncer le clou) que lesdites performances de ces outils tuent un peu l’art photographique que l’on ne rencontre plus tellement dans certaines expos.
        Ben oui, le talent, lui, n’est pas programmable. (et MERCI à ceux qui ont en beaucoup.)

        12 août 2015
  • ne pas manquer « oser la photographie » au musée Réattu : les collections depuis la création des rencontres avec des trésors comme Avedon , cartier bresson , man ray , brassai etc

    12 août 2015
  • Bien les photos sur des photos!!!!

    12 août 2015
  • Bonjour Laurent,

    J’ai a-do-ré ton article. Lâche-toi encore! Entièrement d’accord avec toi sur la photo perchée, qui envahit tout, pollue l’oeil et empêche parfois le public de discerner les photographes qui réalisent un vrai travail. Un grand merci pour cet article sur Arles, je serai en Provence en septembre et j’ai l’intention de m’y rendre, cela va m’aider. Cerise sur le gâteau, je me rend au Panama en décembre, donc je vais me ruer sur l’expo « Les Paradis ». A bientôt!

    • Hello Françoise, merci pour ton commentaire ! 🙂
      Profite bien de Arles, en plus avec un peu de chance il fera moins chaud en septembre 😀

      12 août 2015
      • tout à fait d’accord avec tes commentaires sur les Expos d ARLES, je rajoute qu il faut impérativement aller à L ABBAYE DE MONTMAJOUR pour l’expo de Sandro MILLER, ainsi que « Vernaculaire » à la Chapelle de la Charité ( attention aux marches en sortant de cette expo, je m’y suis cassée le pied, réellement !! ) Il nous manque l’expo « Total Records » et quelques autres mais avec des béquilles et 38°, cela devient un peu compliqué !!!

        15 août 2015
  • Bonjour Laurent, votre article m’a beaucoup intéressée, aussi bien par le préambule, dont je partage tout à fait le point de vue et par le reportage sur Arles. Je trouve que c’est toujours difficile de savoir à quoi s’attendre quand on va voir une expo photo, surtout de photographes contemporains et je suis souvent déçue quand je vais à la MEP, lieu où je vais le plus souvent voir des expos photos (avec l’Hotel de Ville, où là j’ai rarement été déçue). Je pensais que c’était par incompréhension ou parce que je ne suis que photographe (très) amateur, mais je vois que même les photographes avertis peuvent ressentir la même chose… J’ai beaucoup aimé vos descriptions et ressentis sur les expos que vous avez vues à Arles, vous donnez vraiment envie d’aller les voir… Merci encore et bonne journée !

    12 août 2015
    • Bonjour Sylvie,
      Ton commentaire me fait plaisir, il me conforte dans l’idée de l’article : rassurer les photographes débutants quant à leur incompréhension par rapport à une partie de la photo contemporaine.

      Continue à aller voir les expos qui t’inspirent ! 😉

      12 août 2015
      • Attention Laurent, petite faute d’orthographe :p « quanT à leur incompréhension » 😉 .

        12 août 2015
        • Merci, faute de frappe corrigée 😉

          12 août 2015
  • Tout à fait d’accord avec votre analyse si expos comtemporaines où trop souvent on se demande pourquoi certains ont la conviction de se prendre pour des artistes et font un peu du n’importe quoi!

    12 août 2015
  • On est d’accord sur le fait que la photo doit amener une émotion et des sentiments, une photo qui ne rend pas joyeux, ou nostalgique, ou triste ou qui met en colère ou qui… n’a pas tenu ses promesses n’a pas de raison d’être. Il y a profusion d’images et beaucoup mieux les unes que les autres, alors je pense qu’il n’y a aucune place dans une expo photo pour des photos dont la seule légende est par exemple « l’auteur a réussi grâce à photoshop a produire une image incompréhensible qui plonge le spectateur dans un vide incommensurable » ; à la limite, excusez le gros mot, c’est du foutage de gueule, un peu comme un monochrome dans un exposition de peinture.

    12 août 2015
    • Bonjour Serge,
      Ha ha, ta description de la photo m’a fait bien rire, on parle exactement de la même chose 😉

      12 août 2015
      • Et oui, c’est triste mais il y a des gens qui préfèrent Daft Punk à Mozart, Justin Bieber à Led Zeppelin…sortez-moi de là!! mdr

        12 août 2015
  • ce que je reproche beaucoup dans la plupart des livres photos d’art et dans les expos également , c’est qu’il n’y a que très rarement des explications techniques , oui on regarde une photo on passe à la suivante, bof ! bien sur qu’il y a des expos qui en valent la peine , qui procurent des émotions mais dommage que l’aspect technique soit complètement laissé de coté !

    12 août 2015
    • Bonjour Jean-Pierre,
      Je peux comprendre ta frustration, mais là par contre c’est plus compréhensible : une expo est là pour exposer un travail et apporter une émotion au spectateur, et justement laisser s’effacer l’aspect technique pour se concentrer sur l’image.

      Pour la technique et décrypter une photo, les sites de partage d’image, les forums et même ce blog sont plus adaptés 🙂

      12 août 2015
      • MERCI !!!!!!!!!!!!!!!!!! oui enfin quelqu’un qui dit qu’il faut que la technique laisse place à l’émotion T___T

        12 août 2015
  • j’ajouterai aussi à mon commentaire précédent que parfois « l’art » a bon dos .
    un peu comme un artiste peintre qui jette des seaux de peinture sur une grande toile et on appelle ça de l’art ! oui c’est parfois du foutage de gueule et de l’intellectualisation exagérée !

    12 août 2015
  • Merci !

    Tu remets de l’ordre dans le bouillonnement de mes neurones, qui ne savaient plus à quels saints se vouer … et qui n’arrêtaient pas de remettre en question mes sentiments, sûrement un peu basiques.

    12 août 2015
  • Laurent,
    Je ne vais plus voir d’expos photo depuis longtemps pour toutes les raisons que tu exposes dans ton article.
    J’ajouterai en plus que la plupart des clichés exposés le sont sur des supports qui ne sont absolument pas digne d’une expo.

    Il n’y a pas si longtemps il était impensable d’exposer sans cadres et Marie-Louise…
    J’ai 42 ans de pratique photographique et presque autant de métier, je ne vois pas l’avenir avec enthousiasme. On vit maintenant dans un monde où le quelconque convient à la majorité des gens.

    12 août 2015
    • Bonjour Étienne,
      Ce serait dommage de totalement se passer d’expositions quand même, il y en a des intéressantes 🙂

      Quant aux supports, j’imagine que c’est parfois abusé, mais parfois des présentations plus modernes sans marie-louise et/ou sans cadres me paraissent adaptés à certaines images. Je ne suis pas contre un peu de modernité là-dedans, à condition que ce soit pensé pour les photos en question 🙂

      12 août 2015
  • Bonjour Laurent,

    Qu’est-ce que tu entends par « photo perchée »? J’ai du mal à comprendre l’expression et à visualiser le résultat.

    J’avoue ne pas m’y connaître spécialement en art, je manque souvent de recul lorsque je regarde des photos exposées: quand elles ne me touchent pas je passe sans me faire de réflexion particulière, et je m’attarde davantage devant celles qui m’interpellent, m’évoquent des choses, me font rêver, me transportent ailleurs… Je me dis rarement que tel photographe est scandaleux-tellement-ses-photos-sont-nulles-et-sans-intérêt-et-en-plus-mal-faites… Sauf peut-être chez certains photographes de mariage 😀 Je me dis que si un photographe est exposé, c’est qu’il doit avoir un talent ou un message que mon absence de culture m’empêche de percevoir.

    C’est au cinquième module de ta formation que tu abordes l’éducation de notre oeil?

    12 août 2015
    • Oui Joana, j aimerais aussi comprendre pourquoi certaines photos sont exposees, cela me ferait sans doute progresser
      Apres tout, j adore le Jazz contemporain mais nombreux sont ceux qui trouvent cela inaudible
      Question de culture sans doute

      12 août 2015
      • Bonjour Joana et Patrick,

        Oui, il y a forcément une part de subjectivité, et certaines choses ne sont pas accessibles sans un background spécifique (sans aller jusqu’au jazz qui est effectivement complexe, de nombreuses personnes restent perplexes devant mes goûts de garage rock hurlant :-P).

        Pour te répondre sur la photo perchée, c’est un peu difficile à définir sans donner d’exemple, et je ne veux pas non plus pointer du doigt. En gros, c’est un peu quand tu n’y comprends rien ^_^

        Je pense qu’effectivement c’est parfois en raison d’un manque de repères, mais aussi parfois en raison d’un manque de talent de l’artiste 😀 Mais tu as raison de t’attarder sur celles qui te touchent, c’est un excellent critère !

        P.S. : oui, j’aborde ça dans le module 5 🙂

        12 août 2015
  • Merci pour ces commentaires, étant sur Marseille j’attends que les chaleurs se dissipent pour aller voir cette exposition dans de meilleures conditions climatiques que toi et me faire une idée personnelle. Je prends soin de garder ce que tu as écrit concernant tes coups de coeur comme fil conducteur.
    Cordialement
    Daniel

    12 août 2015
  • Merci pour cet article, Laurent.
    Il m’ouvre les yeux pour mes prochaines expos… que je verrai d’un autre œil 😉

    12 août 2015
  • Bonjour Laurent,

    Je profite juste de l’occasion pour dire combien j’aime tes articles et le ton sur lequel les infos sont données.
    Je suis assez souvent d’accord avec les remarques fournies d’ailleurs
    J’ai exposé hier pour la première fois (dans le cadre d’une fête de village, ça compte aussi? ;-))
    Bonne continuation.

    12 août 2015
    • Merci, et bravo pour ton exposition ! 🙂 (oui, ça compte !)

      12 août 2015
  • Bonjour Laurent,
    moi aussi j’ai été bluffé par l’expo sur les pochettes de vinyles, ainsi que l’expo « Facades ». Tu parles de prouesse technique à ce sujet. J’ai trouvé les façades avec un niveau de détail très impressionnant. On dirait que les photos ont été retraitées ou recouvertes de quelque chose, mais je n’arrive pas à déceler quoi. Un indice ?

    12 août 2015
    • Bonjour Benoît,
      Pour Façades, je pense que c’est un assemblage « panoramique » de très nombreuses photos faites avec un objectif tilt-shift, probablement d’une focale assez longue. Et un tirage d’une qualité dingue évidemment 😉

      12 août 2015
  • Merci Laurent !!
    J’adore tes messages, tjs très riches et bien écrits, avec un humour décalé; continue !!! On ne peut pas plaire à tout le monde :o))

    12 août 2015
  • Un grand bravo, Laurent, pour cet article tant attendu !

    L’introduction ,qui peut faire sauter certains au plafond,résume très bien mon ressenti à la sortie de certaines expos « perchées »… et nous sommes loin d’être les seuls à éprouver cela !!!

    Bien noté les styles et ambiance que tu as apprécié…
    J’y vais vendredi et c’est un bon point de départ pour moi…

    Merci pour la franchise de tes commentaires et ton approche de la photo.
    A tout bientôt

    Claire

    12 août 2015
  • Bonjour Laurent !
    J’aime bien ce coup de gueule, je constate que ça ne vient pas de moi si certaines expos m’ont laissé sur le carreau. Alors parfois, c’est plus dû à un manque d’explication, je trouve aussi comme quelqu’un l’a expliqué plus haut que c’est parfois très alambiqué, on a même l’impression de se sentier exclu parce qu’on devrait comprendre de suite le cheminement du photographe ! C’est un bon conseil de se renseigner avant. Ça peut nous permettre de ne pas passer à côté de quelque chose d’intéressant. Il y a des expos où on se dit qu’on pourrait mieux faire, carrément, et on peut trouver ça parfois injuste car on connait des photographes bien plus doués que ce qu’on a sous les yeux. Il y a cet aspect un peu snob dans certains milieux de s’extasier devant une croûte pour faire genre.

    Option : boîte de chocolat, virtuelle, car tu risques d’en recevoir beaucoup et la crise de foie ne va pas tarder … 😀

    • Bonjour Anne ! 🙂

      Je suis d’accord avec toi. Parfois on a un manque d’explication (mais dans ce cas c’est aussi un souci du musée), mais le plus souvent on a une explication alambiquée, avec l’utilisation volontaire de 125 mots compliqués pour créer des phrases incompréhensibles du commun des mortels, dans une espèce de posture élitiste insupportable.

      12 août 2015
  • Bonjour Laurent.

    Encore un article passionnant. Surtout la partie « coup de gueule » qui alimente l’éternel débat sur l’art. Le même genre de commentaires ont été faits sur Picasso, Andy Warhol ou encore sur les « prestations » de Yoko Ono. Quelle est la part de l’émotion suscitée par une œuvre, et celle induite par la signature qui va avec ? Pour moi, Picasso est un génie même si je n’aime pas le cubisme, Warhol est un imposteur (aïe), et Ono une grande malade ! Concernant la photo, quand on est débutant comme moi, on est effectivement parfois désarçonné dans les expos. Je me suis souvent demandé ce que telle ou telle photo foutait accrochée à ce mur ! Ca me rassure de constater qu’un pro comme toi se pose le même genre de question.

    Après, il faut forcément s’appeler Andreas Gursky pour arriver à fourguer à 3 millions d’euros une mocheté représentant 3 lignes grises séparées par 3 lignes vertes (Rhein II)!

    • Bonjour Sid, et merci pour ton commentaire ! 🙂

      Effectivement, la question sous-jacente est un peu « qu’est-ce que l’art ? », et si on part là dedans on peut débattre très longtemps. Ma définition personnelle comprend une recherche esthétique et la création d’une émotion chez le spectateur (l’ennui n’est pas une émotion :-P), mais elle n’est que personnelle, et j’ai conscience qu’elle est pleinement subjective. Et aussi qu’avec des clés supplémentaires, on est capable de comprendre et d’apprécier plus de choses.

      12 août 2015
  • Willy Ronis, les tripes. Tout est dit. Emotions suscitées par l’image, intelligence de la construction pour y contribuer. Le reste n’a que peu d’importance. Il n’y a qu’à voir cette image « toute simple » (et pourtant il fallait la faire…) de Ronis pour piger. Tout y est.
    http://monsieurphoto.free.fr/Ronis/Images/Ronis09.jpg
    Bien le coup de gueule ! J’adhère complètement.

    12 août 2015
    • Ça fait justement partie des photos qui m’avaient pris aux tripes ! 🙂

      12 août 2015
  • Bravo Laurent,il faut le dire,tu l’as fait,merci.
    Jean Paul

    12 août 2015
  • Cher Laurent

    Je suis un photographe amateur et débutant mais les commentaires que tu fais sont tout à fait exacts, il faut des gens comme toi pour que les choses avances et éclairent les amateurs débutants
    Lache toi car pour nous cela nous permet de mieux ressentir l’art de la photo

    merci

    Rémy Lau

    12 août 2015
  • Ah la photo contemporaine, c’est un peu comme la peinture. On a du mal à la comprendre, et c’est vrai que ce n’est pas facile tous les jours. J’ai d’ailleurs parlé récemment d’un livre découvert durant l’expo Paris Magnum dont le titre est volontairement provocateur « Pourquoi ceci n’est pas une photo ratée » et dont la mission est justement de donner des pistes de lecture de la photo contemporaine. Mais comme c’est le cas partout, tout n’est pas bon à prendre et je ne comprend pas le choix de certaines expos d’exposer certains « artistes » http://phototrend.fr/2015/08/pourquoi-ceci-nest-pas-une-photo-ratee-un-livre-pour-mieux-comprendre-la-photographie-contemporaine/

    Sinon, totalement d’accord avec toi sur l’intérêt des expos photo pour améliorer son regard photographique et MMM à Arles est une véritable réussite (en plus du reste) : http://phototrend.fr/2015/07/mmm-m-rencontre-martin-parr-arles-2015/

    • Hello Damien,

      J’avais vu ton article passer, effectivement il faudra que je lise ce livre, je pense que ça peut être intéressant !

      J’avais manqué l’article de Virginie sur -MMM-, ça apporte des compléments d’information très intéressants !

      12 août 2015
  • Bonjour et merci pour ce que vous faites !
    Je suis complète vos propos si je peux me permettre, en précisant que la photo contemporaine m’échappe souvent : en un mot il m’arrive de n’y rien comprendre (ce qui est d’ailleurs vrai dans toutes les formes d’art contemporain). Mais je ne suis pas contre, il faut explorer de nouveaux horizons, découvrir des nouvelles façon de voir etc… Et comment considérer la photo ? Pour ce qu’elle est ou est elle un élément comme un autre dans une composition graphique ? Les deux certainement. Mais de grâce que ce soient des productions de qualité, résultat d’un travail précis et aboutit.
    Une question : que vous inspire cette phrase : « La Photographie performe »
    Merci, bravo et bon courage

    12 août 2015
  • Bonjour Laurent, en parlant d’art contemporain j’aimerais bien avoir ton avis sur les salons Art3f ? Enfin si tu connais et si tu y es déjà allé. Je suis d’accord sur le fait qu’il y a toujours à apprendre et qu’il faut accepter les critiques du moment qu’elles soient constructives évidemment. Merci pour cet article.

    12 août 2015
  • Merci pour ce partage.

    Je trouve cette article très intéressant et les photos très diverses.

    Certains photographes ne font que du portrait (où autres) toujours la même chose, c’est un peu barbant à la longue, je ne regarde plus les photos.

    Ici il y a un bon panel.

    Merci Laurent.
    Cordialement.

    12 août 2015
  • Bonjour !
    J ai un peu honte de le dire mais ne suis jamais encore allé voir une expo photo. J ai deja été à seq expo mais pas encore sur la photo. Je crois même que je n’y avait pas réellement pensé (sa fait mal de dire cà dsl). Et pourtant en photographie il n’y a pas mieux pour faire des rencontres et voir le travail des autres. En ce qui concerne. La composition d’une photo est capitale. Et je me suis même mis a lire bcp de roman pour stimuler mon imagination et me donner des idées d’image. Je suis d’accord pour dire qu’une photo doit raconter une histoire. Mais pas n’importe comment non plus. J aime bcp les peintres de l epoque des impressionnistes et je compte bien m’inspirer de leur art. Merci encore pour cette article.

    12 août 2015
  • merci Laurent pour cet article et oser le parti pris, en nuances – j’ajouterais que j’ai été surprise par le prix de l’expo (37 euros) ce qui me semble assez rédhibitoire –

    Bientôt Visa pour l’image à Perpignan – c’est gratuit – bien sûr pas comparable avec Arles car c’est une expo de photo journalisme, destinée aux professionnels et au grand public – du 29 aout au 13 septembre 2015

    http://www.visapourlimage.com/fr/index.do;jsessionid=C0Twzyv1GzPjBGD9owlJbOKz

    Marie

    12 août 2015
    • Bonjour Marie,
      Il y a 35 expos en tout, donc franchement le prix est tout à fait justifié (avec ce billet, tu peux revenir plusieurs jours). Tu as un billet journée qui donne accès à toutes les expos (même si on a pas le temps en une journée), pour environ 25€ de mémoire.

      12 août 2015
  • Bonjour,

    Merci pour cet article plein de chaleur mais si rafraîchissant par son ton…
    Il me semble néanmoins qu’une partie de la responsabilité provient des organisateurs des expositions en question. Sur quels critères sélectionnent-ils les exposants et qu’attendent-ils de leurs œuvres ?

    12 août 2015
    • Effectivement, ce sont les organisateurs qui orientent le festival. Comme je l’ai dit, j’ai trouvé ça réussi, mais après il faut se mettre à leur place : il faut satisfaire des sensibilités différentes et garder un certain éclectisme. Enfin en tout cas, c’est un parti pris : d’autres festivals se spécialisent, ce qui est une approche tout aussi valable 🙂

      12 août 2015
  • Bonjour!
    tes commentaires peuvent être élargis à tout l’art moderne en général: tartufferie ou génie moderne??? inutile de se disputer sur le sujet, le temps fera le ménage.
    2 réflexions de ma part:
    -1: merci pour ton sens aigu de la pédagogie (je sors de ton article sur l’hyperfocale: « ce qui se conçoit bien s’énonce clairement ….) bravo
    -2 très rare aussi: le zéro faute d’orthographe!!!! Certains articles (sur des sites officiels type Canon eos pourtant) sont illisibles du fait du massacre grammatical. un détail? pas, sûr
    Donc, merci…….

    12 août 2015
    • Merci Vincent ! 🙂
      Effectivement, écrire correctement est une exigence que je me mets en permanence, et la pédagogie est mon objectif numéro 1 !

      12 août 2015
    • Malheureusement ce n’est pas le cas pour les fautes d’orthographe !! Sûrement des coquilles à l’écriture (« et » vs « est »,…), mais Laurent, si tu as besoin d’une relecture, je le ferai avec plaisir

      13 août 2015
  • Bonjour Laurent,
    et voilà les choses sont dites et fort bien dites
    d’ ailleurs… comme à ton accoutumée ! Pas de chocolat de ma part, trop dégoulinant en ce moment juste une poignée de fleur de sel, celui de Camargue, pour assaisonner ton coup de gueule ! Je vis au fin fond de cette belle commune arlésienne, j’ ai écumé les Rencontres, avec plaisir, intérêt et curiosité, avide d’ aiguiser mon regard, de comprendre, de repérer toutes les notions de la formation et prête à me laisser embarquée par une émotion . J’ai vu de belles choses, d’ autres qui ont érigé sur ma tête un énorme point d’ interrogation, et d’ autres encore que l’on pouvait estampiller  » piège à cons « . Parfois une visite guidée permet d’ entrer dans l’univers de l’ artiste et d’ adhérer ou pas mais pour qui a peu de temps, pas la gratuité d’ accès, il y a de quoi braire c’ est sûr !! Continue Laurent ton franc parler est aussi formateur et à ta prochaine visite, fais- nous signe ! Les couchers de soleil sur les étangs sont sublimes avec des avocettes pour éléments de composition bien sûr !!

    12 août 2015
    • Merci pour ton commentaire Brigitte, tu as de la chance d’avoir pu un peu tout écumer 🙂
      Je prends la fleur de sel, ça me va aussi 😀

      12 août 2015
  • Bonjour Laurent,

    Je n’ai jamais eu vraiment l’occasion de te dire que j’admire la façon dont tu animes ton blog où je découvre toujours beaucoup de choses intéressantes en tant qu’amateur éclairé.
    Je suis tout à fait d’accord sur ton coût de gueule qui est bien plus objectif que les gens peuvent imaginer. Je m’étais déjà fait le même coup de gueule perso pour les exposants contemporains du dernier Paris Photos. J’avais le poil hérissé de déception. Je ne prétends pas être meilleur loin de là mais quand on a des maîtres à penser comme Salgado, Maier et tant d’autres, on peut très objectivement être déçu; la créativité s’il en est ne doit jamais exclure les fondamentaux de la composition et de l’harmonie esthétique indépendamment
    des développements numériques.
    Merci pour tout ton travail régulier entre articles, vidéo instructives et critiques constructives.
    Bien cordialement,
    Eric.

    • Merci pour ton message Eric, ça me fait très plaisir ! 🙂

      12 août 2015
  • Merci pour cet article car l’autocensure n’est que la validation de la « Bétise »

    je rejoins ton point de vue et cela est valable pour tout le monde de la création, la peinture comme la photo, etc……..

    il y a toujours des vrais précurseurs qui innovent, bousculent les règles bien souvent à leurs dépends, mais derrière quand ils sont reconnus on voit arriver une multitude d’artiste qui se contente de recopier un style devenu à la mode sans acte créatif associé mais dont les œuvres sont d’une « froideur totale » et c’est malheureusement de plus en plus le cas, heureusement parfois une photo .. un tableau .. une musique .. nous prend les tripes avec cette sensation de plonger dans une autre dimension car on sent l’empreinte d’un artiste cette griffe personnelle qui nous captive ….on est en face d’une une volonté créatrice, actuellement la technologie est à la porté de tous mais même si un appareil photo, par exemple, offre de plus ne plus de possibilités techniques ce n’est pas lui qui prend la photo c’est celui qui l’a en main qui va faire deux pas de côté, se tordre sur le côté dans l’attente de l’instant précis unique ou appuyer ou l’appareil fera ce qu’il lui aura demander de faire, donc prendre des photos est à la porté de tous par contre faire un travail artistique nécessite une volonté créatrice, un but, une volonté .. mais parfois on peut être décontenancé en tant que « spectateur » quand on n’a pas le fil conducteur

    C’est pourquoi je pense que ton article à tout son sens

    bernard

    12 août 2015
    • Merci Bernard, tu résumes bien et complètes ce que je disais 🙂

      12 août 2015
  • La boîte « noreply » ne fonctionne pas. Ci-dessous copie de mon coup de gueule à moi aussi…

    Bonjour,

    Pour faire suite à ton article sur Arles et les expos en général.
    Ceci sera effectivement un mail d’insulte.
    Insulte faite à nos pauvres yeux à qui on inflige tant d’inepties ineptes, de débilités débiles, en résumé, pour ne pas faire trop long, de facilités simplistes.
    J’aurais aimé ne pas avoir à écrire ces quelques mots mais ce que me donnent à voir l’art et la photographie temporains, depuis maintenant de (trop) nombreuses années, me poussent vers la sortie, voire m’interdisent l’entrée.
    C’est sûrement regrettable, car, en matière d’art, qu’exclure ? Sur le principe, rien. Là où ça se corse, c’est quand on sort du principe pour voir les réalisations.
    Il m’est souvent venu à l’esprit de demander à mes deux petits-enfants de 9 et 12 ans (ou à d’autres) de prendre un canson et quelques couleurs, un tube de plomb ou un compact et de les laisser s’exprimer. J’ai le sentiment qu’ils parviendront à m’émouvoir, même si, techniquement, il y aurait à dire. Mais là n’est évidemment pas l’essentiel.

    L’art et la photo temporains ont le don (il en faut bien un !) de me déconcerter et de me faire fuir devant l’indigence proposée.

    C’est dommage, mais je ne vois aucun signe de changement. Plutôt un snobisme ambiant grandissant.

    Merci de ta franchise et de ta liberté de parole et de ton.

    J’espère ne pas avoir été trop long.

    Bonne continuation et salutations.

    Claude Langlois
    Nîmes

    12 août 2015
  • Sympa ! , mais quel bavard : vous ne savez pas être concis

    12 août 2015
    • Non, simplement je ne souhaite pas être concis (en tout cas pas ici). Mais j’oublie souvent qu’en 2015, 2000 mots ça devient long 😉

      12 août 2015
  • Très bon article, Laurent. J’aime ton introduction qui me semble poser les bonnes questions, sans imposer des réponses. Depuis longtemps (dans ma vie) bouillonne en moi une réflexion sur la beauté, l’art… Il me semble que partir en voyage n’est plus simplement prendre l’avion vers un ailleurs que je ne connais pas (ou pas assez)… c’est aussi plonger dans l’oeuvre d’un artiste (photographe, souvent). J’ose ici te proposer deux (de mes nombreuses) réflexions sur la beauté ou les arts en général…

    1) Il me semble que notre société nous ait surtout appris à regarder seulement les résultats (en gestion, on parle de « result oriented management »). Or, l’artiste contemporain, je crois, propose plus une vision de sa démarche et moins un produit fini. Ou plutôt, nous propose le produit fini comme une étape d’un tout qui devient l’oeuvre. En ce sens, il importe désormais de connaître la démarche derrière une photo (une sculpture, un tableau, une installation, etc.), tout autant que de regarder la photo elle-même. Évidemment, c’est un peu plus exigeant qu’avant, alors que seul le résultat (la photo, la sculpture, etc.) comptait. Personnellement, j’aime bien regarder une photo de McCurry, par exemple, mais je ne peux plus m’empêcher de m’interroger sur les conditions dans lesquelles il a pris tel ou tel cliché… non seulement la photo « x » m’approche du sujet qu’il me présente, mais aussi de la démarche de l’artiste. Si la photo toute seule donne déjà beaucoup, ce qui vient avant, ce qui contextualise même ce que l’on ne voit pas, font partie de son art. Sa vie aussi.

    2) En voyageant et en voyant des expos de photos, je ne peux faire autrement que me poser la question de la « nature » de la photo. Il y a plusieurs définitions de la photo. J’aime me dire que la photo, c’est « encadrer le chaos », ou donner un cadre à une réalité qui bouge juste un peu trop pour qu’on puisse la saisir, d’où l’envie de la figer. Photographier, c’est retenir un moment. Même dans une photo de type « nature morte » il y a une « saisie » d’objets qui sont dans un environnement de façon nécessairement temporaire. Encadrer le chaos, c’est aussi lui donner un sens, car il y a nécessairement des choix (la composition, le cadre, l’éclairage, etc.) qui mènent à une proposition.

    Merci Laurent pour ces articles. Je continue mes apprentissages en photo. Un jour, je pourrai mieux « saisir » le réel pour le faire parler…

    JB

    12 août 2015
    • Bonjour Jean,

      Merci pour ton commentaire ! Ce que tu dis est très intéressant.

      Effectivement, la démarche peut être importante. J’ai simplement le sentiment que si le résultat ne commence pas par interpeller / intéresser le spectateur, c’est difficile de l’intéresser à la démarche, et que l’un ne va pas sans l’autre.
      Et aussi que parfois, la démarche est de ne pas en avoir (ou de pondre un texte de 5 lignes incompréhensible par le reste du monde, ce qui concrètement revient à peu près au même), ce qui est un peu facile…

      A bientôt 🙂

      12 août 2015
  • Hello,

    On a la chance en Belgique d’avoir un très beau musée de la photo à Charleroi.
    Il y a des expos temporaires, logique, et une belle collection chronologique… Avec forcément su contemporain.

    Je me souviens l’avoir visité avec mes parents et mon beau père (passionné) et je me souviens de leurs tête devant une photo de papier-peint. Ils tournaient autours avec un aire exaspéré, je ne comprenais pas pourquoi. Cette photo, immense, était juste à coté d’une fenêtre. Ils tournaient autours pour essayer de ne plus voir l’ombre gênante en disant qu’ils ne comprenaient pas comment la photo d’un papier peint pouvait être de l’art.

    Moi de mon coté j’étais mort de rire parce que la fameuse ombre ne venait pas de la fenêtre mais faisait bien partie de l’image…

    Beau, je ne sais pas…
    Surprenant, oui…
    Sujet à débat, oui…

    Pour moi c’est ça l’art…

    Pourquoi cette annecdote?
    Tout simplement parce que sans la « scénographie » du lieu, cette photo n’aurait été qu’une photo parmi tant d’autre…

    Pour moi, la qualité d’une expo dépend aussi de l’alchimie du lieu, de l’ambiance et de l’image…

    12 août 2015
    • Absolument, le lieu est très important aussi. Par exemple -MMM- ne pouvait se tenir que là 😉 (ou en tout cas, elle aurait été très différente ailleurs)

      12 août 2015
  • Cher Laurent, merci pour cet article très intéressant. Je connais peu ou pas les expos photos, ce sujet et cette activité étant nouveaux pour moi mais ce qui me plait dans ton exposé c’est justement le courage (moi je trouve cela juste normal en fait) de dire ce que tu penses. En bien, et en moins bien. Courageux et honnête. Mais dans le monde « bisounours » qui nous entoure, dire du « moins bien » de quelque chose est de plus en plus souvent très mal accueilli. On a juste le droit de « cliquer sur j’aime » abolissant ainsi tout esprit critique. Or, dire tout le temps que tout est beau et bon ne fait pas avancer le débat. On construit, on se construit bien mieux sur le « moins bon » et une bonne critique est bien plus positive que « ah… génial, trop cool… ». Donc, encore une fois, bravo et merci pour tes lignes. Bonnes fin de vacances. Bises. Christine

    12 août 2015
  • Il y a déjà un moment où cette réflexion m’a traversée l’esprit.
    Où est la limite entre la photo d’art et la photo qui voudrait être d’art ?
    Oublions ici le débat philosophique sur l’art et notre ressenti personnel face à lui, parlons en termes de démarches, de compositions et de réflexions du photographe.
    Qui ne s’est jamais retrouvé dans une expo à ce demander « mais pourquoi je suis venu ici ? » (Que ce soit de la photo ou pas, d’ailleurs).
    Il m’arrive d’aller dans des expos, d’aimer quelques photos mais de ne pas comprendre la démarche (quand il y en a une ouvertement) ni même la cohésion de l’ensemble, j’en ressors toujours si ce n’est déçu, avec un esprit très mitigé.
    La photographie s’est ouverte au monde, devenant accessible à tous. Il va de soi que ça vendange pas mal de « merde ». Ayant une double (même une triple) casquette, photographe pro avec les études derrières, qui travaille en studio, et photographe artistique, je suis confronté tout les jours à des amateurs qui à part avoir l’appareil « qui va bien », ne connaissent rien à la photo. Quand des pseudo amateurs me demandent « pour faire des shoots avec des modèles, tu te mets sur le mode Sport de ton boîtier ? » (Véridique !), je pleure ou je ris ? Je pleure bien sûr, car c’est eux qui chopent des boulots car sans expériences ils sont moins chers, et les clients peut être moins exigeant.
    Bref, sur la photo pro c’est peut être un autre débat, mais il est assez similaire car un paquet de guignols s’autoproclame photographe artistique sans comprendre ni la photo ni l’art. Combien de fois n’ai-je pas entendu dans des expos « et ils appellent ça de l’art ? Je fais pareil quand je veux ! », la dernière en date était à une expo de Martin Parr, n’en pouvant plus, j’ai interpellé la personne lui disant « allez-y, faites ne serait-ce que 1 photo de cette qualité, sujet, placement, lumière, cadrage…dans les mêmes conditions, c’est à dire sur le vif, sans faire poser les personnes,j’attends de voir ». Un peu comme ce post, une partie de la salle a « applaudie », l’autre était choquée, outrée.
    Combien sont ils ces photographes à croire que s’est tellement facile qu’il peuvent faire pareil ? Trop à mon goût. L’appareil ne fait pas le photographe, et avoir une version craquée de Photoshop non plus.
    Comme comparatif, j’aime bien : »j’ai des supers ciseaux, et pourtant je ne m’improvise pas coiffeur, alors que je pourrais te couper les cheveux et te faire une coupe moche, ratée. Je ne le fais pas. Alors pourquoi t’improvises-tu photographe ? »

    12 août 2015
  • Bonjour,
    Il y a 3 ans j’ai fait un stage à Arles et j’ai eu l’occasion de discuter avec des arlésiens (pour qui l’accès est gratuit) qui m’ont dit ne plus aller voir les expos maintenant, alors qu’il y a quelques années, ils y trouvaient encore de l’intérêt.
    Alors si ça n’intéresse plus les habitants non photographes et si ça déçoit les photographes, est ce que quelqu’un peut me dire pour qui sont montées ces expositions ?

    12 août 2015
    • Ce n’est pas le festival qui déçoit, ce sont certaines expos, en général, que ce soit à Arles ou non. J’aime toujours me rendre au festival d’Arles, et j’y améne souvent des personnes non photographes ou qui ne sont pas spécialement attirées par l’art. C’est toujours un plaisir de découvrir ou redécouvrir des artistes. Il arrive que parfois on se demande comment certaine expo peuvent être aussi vide de qualité et de sens.
      Ensuite que les habitants ne se déplacent plus, ça ne m’étonne pas ou plus, il est de notoriété publique qu’aujourd’hui les musées et autres expos, c’est que pour les touristes

      12 août 2015
    • Pour être très clair, je n’ai pas été déçu par Arles en particulier, où j’ai passé une bonne journée et apprécié la majorité des expos que j’ai pu voir. La première partie traite vraiment de la photo contemporaine et de ses expos en général, pas de Arles en particulier, qui a juste été l’occasion de m’exprimer sur le sujet 😉

      12 août 2015
    • Je ne pense pas que si demain on organise une expo sur les vieilles voitures à Paris tous les franciliens vont s’y précipiter. Arles a au moins le mérite d’avoir créé ces rencontres connues dans le monde entier. Cela n’a pas été fait que pour les arlésiens, qui malgré ce que vous en dites en parlent toute l’année et pas la veille et le lendemain de votre visite. Est-ce qu’au Louvre vous trouvez tout de « beau ». Je ne le pense pas, pourtant ce musée existe. Par expérience on se souvient plus facilement des bons souvenirs…..

  • Bonjour, Laurent,
    Je suis en accord avec ton point de vue….Qu’un humain veuille exprimer son intériorité de toutes les manières possibles, qu’il veuille les copier, les partager, les transmettre, les « inventer », on en a largement débattu,mais c’est vrai qu’il n’est pas question de descendre en dessous d’une limite en matière de musique, de peinture, de photos… Il y va de la responsabilité des organisateurs, des pédagogues de susciter l’amour du Beau, et même les hommes de Lascaux et de la grotte Chauvet le portaient dans leur mains et nous savons nous en émerveiller pour différentes raisons subtiles… J’ai eu le bonheur d’échanger avec Édouard Boubat et ses photos intemporelles font du bien à l’âme et nous en avons bien besoin….Merci pour le clin d’œil des exposants d’Arles… La préparation de la couverture des Beatles m’a autant ému que les autres que tu as sélectionnées…. Toute opinion peut être contredite, c’est le propre du mental, mais oui, le Beau, comme les belles musiques, les beaux textes , et les belles images savent trouver leur public et leur faire du Bien et du Bon…….
    Amicalement
    Dominique

    12 août 2015
  • je trouve le commentaire assez exact surtout la première partie qui est générale étant donné que je ne puis me déplacer aussi loin J’aime votre expression « travail photographique  » . car c’en est un en effet Beaucoup de patience, d’observation et avoir un objectif en tête sans toutefois oublier de saisir un moment privilégié et insolite
    merci et bonne journée

    12 août 2015
  • Bonjour

    Merci pour ce partage, et joli démonstration de style sur un sujet dont je partage les arguments.

    Je viens de lire que vous êtes passionné de matériel HiFi vintage.
    Je vous laisse donc le lien de mon site, totalement gratuit et sans pub, puisqu’il n’est là que dans un but de partage. Il devrait vous plaire.
    De plus, sur certains articles (voir le Marantz 1090), j’ai tenté d’innover avec une utilisation de la lumière personnelle, que je n’avais pas encore vu ailleurs à l’époque. Je l’explique, tant mieux si elle peut servir. C’est la création de ce site qui m’a permit de développer la photo en me motivant pour présenter ces appareils.

    Lien vers mon site Hi-Fi
    http://bluesteeleyes.free.fr/La_HiFi_vintage/

    12 août 2015
    • Merci pour ton site Eric, il y a de bien jolies choses ! 🙂

      12 août 2015
  • Bonjour ami,
    Merci pour ton article. Je voudrais juste faire remarquer que sur ta photo intitulée (Comment ne pas l’aimer) la ligne d’horizon est très loin d’être de niveau ce qui à mon avis en fait une photo qui fausse la perception de tout le paysage. Ai-je mal vu? Éclairez-moi svp!
    Merci pour tous les conseils.

    12 août 2015
    • Bonjour Raymond,
      Ce sont simplement les montagnes à droite qui sont « penchées », en fait il n’y a pas de vrai ligne d’horizon visible dans l’image. Si tu regardes bien, le seul endroit qui peut s’en rapprocher est la vallée où la rivière coule, qui elle paraît bien droite.

      Et puis c’est Salgado, je pense qu’on peut lui faire confiance pour avoir un horizon droit 😀

      12 août 2015
      • Bonjour,

        J’ai eu la même impression que Raymond. Certes pas de ligne d’horizon mais même les nuages sont penchés. A moins que l’intention était de donner une impression de courbure terrestre et/ou de déséquilibre ?
        En tout cas merci Laurent pour tes avis tranchés et bravo pour ton blog.

        12 août 2015
  • Bonsoir Laurent.
    En vacances et actif bravo.
    Je suis tout à fait en phase avec ton analyse du contemporain; le photographe n’est pas le seul responsable, il y a derrière je suppose pour exposer en Arles tout un jeu économique des marchands et des galeristes derrière.
    Pour tes stagiaires et débutants je crois qu’il y a déjà énormément de photographes « classiques » « anciens » à découvrir; rien que sur les américains et les français j’ai appris beaucoup (Kertesz, Winogrand, Caron, Marc Riboud, Vivian Maier, Germaine Krull, .
    Sur Paris on est gâté entre le jeu de Paume et la MEP pour affiner son regard.
    Ma prochaine expo Lartigue en couleurs (sur de ne pas être déçu)

    12 août 2015
    • Merci pour ton commentaire Amor 🙂 En effet, il y a plein de photographes qui peuvent aider (et émerveiller) l’amateur !

      (Et effectivement, même en vacances, je ne m’arrête jamais vraiment !)

      12 août 2015
  • Encore une fois…très enrichissant ton article !
    Même tes ( petits ;-)) coups de gueule font plaisir à lire !…
    Je continue de suivre…Bonne continuation et… Merciiiiiiii.
    1000n 😉

    12 août 2015
  • Tout à fait d’accord avec toi sur ce que tu dis au sujet de la photo dite « contemporaine ».
    C’est vrai également pour la peinture (et la sculpture et autres formes d’art) où on est parfois plus près du « foutage de gueule » que de la recherche artistique. Mais… Il ne faut pas le dire, sinon on est au mieux ringard au pire attardé mental !
    Donc merci d’avoir eu le courage de faire valoir ton opinion.
    Cordialement
    Pierre

    12 août 2015
  • Bonjour,

    Je suis allé à la foire internationale de la photo à Bièvres et je partage ton avis sur la photo contemporaine.
    Sur une centaine de stands d’artistes, seuls 2 ou 3 ont retenu mon attention.
    Les autres manquaient cruellement d’intérêt.
    Je me souviens, par exemple, de clichés de femmes nues enchaînées. Je respecte le sado-maso pour ceux qui s’y complaisent mais j’aurais juste aimé que les photos soient belles…
    Doit-on y voir un signe des temps ? Une façon de se démarquer coûte que coûte au détriment de la recherche artistique ?
    Je ne sais pas mais c’est bien dommage.

    Denis

    12 août 2015
  • Bonjour Laurent.
    Je compatis à ton calvaire vécu en Arles, véritable désert, tant par la température que par les talents. Arlésien moi même, hors mis quelques expositions encore en place, il n’y a pas de quoi crier. Le cru 2015 est certainement le pire de tous, le bon ou très bon était présent lors de 2 premières semaines. Reste le Musee Réatu, ou l’ombre de L Clergue rode encore, les ateliers avec l’expo sur les pochettes de disques (amusant), celle sur l’Afrique et son réalisme, celle du cloitre sur la Terre de feu de l’abbée Martin Gusinde des années 19010/20. Je reconnais que pour certains je pensais être nul ou ne rien y comprendre, mais ton article m’a rassuré. J’ai vu de belles choses et belles idées
    lors des rencontres réelles, pas comme certaines ou le talent des photographes se résume à savoir bien accrocher leur travail dans les travées du festival…Aux « Prêcheurs » la photo se regarde avec un autre œil, surtout avec une oreille.
    Le fait que l’instigateur et le maître n’est plus là, modifierait-il la façon de choisir les »artistes exposant », non je ne veux pas y croire.
    Quand tu veux pour trouver en Arles ce que tout le monde ne voit pas, le puis est sans fond…
    Amicalement JpC

  • Bonjour,

    Il n’y a pas longtemps que je suis inscrite sur ton site, il s’agit de mon premier commentaire et je commencerai par te dire MERCI :
    pour les livres gratuits!
    pour les conseils
    pour ta pédagogie
    pour ton humour (comme cela est agréable de lire tes articles)

    Je ne suis encore jamais allée voir une expo photo mais la prochaine fois qu’il y en aura une sur Lille (et oui je suis aussi Lilloise), promis j’irai…merci pour ton article.
    A bientôt et bonnes vacances.

    12 août 2015
  • Je suis désolé de passer par ce lien, mais le lien qui me permettrait de me désabonner de cet article spécifiquement semble mal fonctionner. Quand je clique sur le lien, la page s’affiche mais elle gèle automatiquement. SVP, la réparer. Je reçois toutes les réponses que les gens envoient et je ne souhaite pas continuer à les recevoir. Merci!

    12 août 2015
  • Merci de nous faire partager cet article avec une belle introduction sur ces expos photos qui sont de grandes qualités,il y a des artistes contemporain qui savent réaliser de belles choses et
    tu as raison de souligner ce point,dans l’art contemporain,il y a beaucoup de snobisme,mais il y a aussi des artistes exceptionnel et passionné et je suis heureux de lire tes lignes.
    Personnellement je suis plus à l’aise avec les pinceaux,mais ce type d’exposition donne toujours envie de crée d’avantage et on en sort totalement inspiré

    La chaleur d’Arles doit être plus supportable que la chaleur Parisienne ,
    A Paris,Il fait une chaleur à s’en arracher la peau 🙂

    12 août 2015
  • Bonjour Laurent,
    Merci pour cet article et cette description assez précise de ta visite grâce au « déballage » de tes sentiments. Tu as le courage de ton honnêteté et ça n’a pas de prix !!
    Arles est une ville que je connais et je compte parmi mes amis, les descendants de Léo Lelée, dont j’adore le travail.
    Comme je vous envie tous de pouvoir aller à des expos (photos ou autres…) !
    Là où je vis (sur une petite île de Thaïlande), c’est le vide culturel ! Heureusement, je rentre vivre en Espagne dans un mois, et j’ai hâte de me remettre en quête d’expo et de manifestations culturelles qui je l’espère m’aideront à progresser.
    Savez-vous si à Alicante est riche en événements de ce style ?

    Merci encore pour cet article.

    Karine

    13 août 2015
  • Je suis grand amateur de peinture (art qui a quand même pas mal influencé la photo) et je me retrouve quelque peu dans cet article.

    J’avoue être plus touché par une oeuvre de la Renaissance, où l’on sent le travail de l’artiste, sa volonté de toucher au réel, même dans des sujets finalement bien peu « épiques », la technique hallucinante déployée pour rendre la lumière, les traits, les vêtements…. que par une peinture moderne où, parfois, seul compte une « idée ».

    Chacun ses goûts, mais j’aurais toujours plus de respect envers un italien anonyme (ou presque) tentant de coucher sur la toile un lever de soleil sur le Pô qu’envers un contemporain balançant quelques taches de couleur et lui donnant un titre pompeux.

    13 août 2015
    • Oui, David, et je suis content de ton avis qui rejoint le mien…. Connais tu les photos de Josef Sudek….
      Amicalement
      Dominique

      13 août 2015
  • Bonjour
    Ce que tu décris en début d’articles, je pense est lié à ce que peut regrouper « l’art contemporain » : que ce soit en photo, peinture, architecture ou autres exposition en plein air, d’une laideur et d’un goût plus que douteux parfois et on se demande où est la créativité dans tout cela…

    13 août 2015
  • Salut
    Je reviens à l’instants de corse et j’ai pu voir quelques images d’une expo avec Nicolas Henry et Floriane de Lassée et je n’en m’en suis pas (attention blague à deux balles) lassé
    Je vous envoie un lien
    À re commander à tous vos amis
    C’est trop classe
    http://www.bonifacio-mairie.fr/corse-du-sud/bonifacio.php?id=47&sid=819

    13 août 2015
  • Bonjour Laurent!

    Je suis étudiante en haute Savoie. Ici n’y a que peu d’exposition, et la seule que j’ai pu voir (qui ne soit pas trop loin, car je n’ai pas de voiture) m’avais réellement déçue, on aurait dit des photos prises par un enfant.. J’ai l’impression que la photographie devient une mode, tout le monde en « fait »: il ya ceux qui en font pour le plaisir, et qui ce disent/pensent doués alors qu’ils prennent une photo sans cadrer, ou sans aucun réglage. Moi c’est ces personnes la qui m’énervent, car quand je réussis enfin à faire une jolie photo, dont je suis contente (c’est rare, il faut l’avouer, et je sait que je ne fait rien d’original puisque j’aime capturer des paysages..), ce sont ces personnes qui me disent « ah oui mais tu as un tellement bel appareil photo, c’est trop facile », cette réplique m’énerve au plus haut point, c’est comme si on disait « puisque tu as un magnifique piano à queue steinwey, tu dois jouer parfaitement bien », c’est insensé…
    J’aimerais vraiment un jour voir une vraie exposition, avec des photos réfléchies, et originales. En tout cas la deuxième partie de ton article m’en donne l’envie!

    13 août 2015
  • he oui l’art interpelle!!!
    elle interpelle par la beauté mais aussi la puanteur.
    Beauté esthetique intellectuelle.. photographique
    lLa puanteur incommode par le nom beau la betise le nom concept…l’image non raisonnée
    mais dans tout cela!l’art outil de creation ou tous deviens artiste? ou un outil de genre cultiver ou on evite le beotien?
    pour moi je n’arrive pas trouver celle limite la seule idée commune dans tout cela c’est le partage l’amitieé et la convivialite
    donc bravo pour ta réaction
    dommage que l’artiste n’e’tait pas la
    pour discuter rire pleurer s »amuser interroger….partager mais il a réussi a preseneter quelques chose…et à Arles!!!!

    13 août 2015
  • Arles, je n’y suis pas allée cette année, mais il y a 3 ans.
    Un des problèmes d’Arles, c’est le rapport prix/validité. Comme l’entrée est chère et valable une seule journée, qui plus est ça n’ouvre qu’à 10 heures (et perso je ne peux guère écrire qu’ils soient arrangeants). Alors on part pour un marathon, on veut en avoir pour son argent, sachant qu’en plus il faut se déplacer dans la ville. Résultat, chaleur aidant au bout de quelques heures, nous ne sommes plus en état d’apprécier, de prendre le temps de lire pour comprendre. Habituée des expos Bretonnes (La Gacilly, Vannes, Saint-Brieuc) bien souvent en plein air et GRATUITES, j’avoue que si j’ai été séduite par certaines photos, pour d’autres, je ne faisais plus l’effort de comprendre, de me laisser emporter par la magie, voire tout simplement d’attendre qu’il n’y ait plus personne, car parfois les commentaires parasitent la contemplation.

    Je ne cracherai point sur le choix des photographes, car on arrive toujours à trouver quelque chose qui nous convient, mais sur les conditions matérielles.

    Concernant les expos de La Gacilly ou Photo de mer à Vannes, on peut y venir au petit matin pour être tranquille. On peut y revenir le lendemain.

    Un autre lieu gratuit en Bretagne, ce sont les Estivales Photographiques du Trégor un travail de fond réalisé par l’Imagerie à Lannion.

    http://www.imagerie-lannion.com/spip.php?rubrique15

  • avez vous vu l’affiche officielle de ces rencontres d’Arles?
    je ne l’ai vue nulle part!
    philip

    13 août 2015
  • Bonjour,
    Je ne sais pas acheter comme appareil photo, je voudrais un reflex…..j’ai un Olympus, mais je fais des photos flou quand je met l’opectif à fond.

    13 août 2015
  • Pour tous ceux qui n’ont pas pu ou voulu venir à Arles aux Rencontres:

    https://www.rencontres-arles.com/C.aspx?VP3=CMS3&VF=ARL_125_VForm&FRM=Frame:ARL_428

  • Bravo de chez bravo pour cet article et j’ai particulièrement adoré le coup de « gueule ».
    Oui Laurent je me retrouve complétement dans ce que tu écris sur le ressenti de ce type de photo « perchée » et ça me rassure, je me sens moins seul. Merci

    14 août 2015
  • Merci Laurent pour ce retour sur Arles 2015.
    Je précise que je suis un photographe amateur, éclairé par 4 ans au sein du club photo de Boulogne-Billancourt.

    Pour ma part je vais aux Rencontres d’Arles depuis 3 ans et j’y passe 4 jours pleins à chaque fois avec mes amis du club.
    C’est à mon avis la bonne durée pour avoir le temps de profiter réellement de toutes les expo … même si la nouvelle direction des rencontres est de plus en plus confrontée à de moins en moins de lieux où exposer (je dis pas merci à miss Mona grr).

    Il reste à cette direction à trouver un vrai style pour les soirées de la semaine d’ouverture car elles étaient indignes, frustrantes (pas de photos des lauréats des prix !!!!), soporifiques, hors sujet en particulier celle de clôture le samedi. Cela mériterai un vrai coup de gueule !

    En lisant les commentaires, je précise que les rencontres d’Arles ne sont absolument pas « une expo » mais des rencontres (les vivants sont là pendant la première semaine) au travers une MULTITUDES d’expositions de vrais artistes photographes … même si l’on peut parfois avoir un doute sur la créativité de certains.
    Vous avez vraiment manqué les deux expo à l’abbaye de Montmajour. Superbes toutes les deux dans un lieu difficile d’accès mais sublime lui aussi. Magistrales leçons sur la créativité et source d’inspiration avec le sens de la composition pour les deux expo et de « l’instant juste » pour Fellini.

    Et surtout, allez voir des expo photo, et encore, et encore etc 🙂

    14 août 2015
  • ATTENTION !
    Mettre des photos sur votre site et qui ont été photographiées par des auteurs sont illégales sans le consentement par écrit de ces dits auteurs.Cela peut vous mettre devant le Juge par leurs auteurs ou leurs bénéficiaires obtenu par héritage.
    Les droits d’auteurs et la protection de la propriété intellectuelle font partie intégrante de toutes formations
    artistiques quel quelles soient, photos, architectures, (les ensembles immobilier appartiennent à leurs créateurs et les architectes, bureau d’étude…) en font partie. De même qu’il n’est pas autorisé de juger dans la limite de la popularité de l’auteur.
    Bien évidemment, on à le droit à la critique, mais pas à la diffamation.
    Chaque mots employés à la critique peuvent-être interprétés dans le bon sens ou dans le sens contraire, (c’est comme les décrets qu’on interprètent comme cela arrange les administrations). Tout dépend si l’auteur est un procédurier programmé génétiquement ou non.
    L’argent attire les procédures judiciaires.

    MON CONSEIL.
    VOTRE ARTICLE PARRAÎT DIFFAMATOIRE EN VERS LES AUTEURS ET LEORGANISATION DES JOURNEES PHOTOGRAPHIQUES D’ARLES.
    Ne gâcher pas votre vie à entrer dans les procès que vous risquez de perdre. Vous êtes jeune. Pensez à votre avenir.

    PROFESSIONNELLEMENT.
    Vous pouvez aussi vous assurer à un cabinet de conseil juridique avant de mettre en ligne vos articles.
    La prudence à un coût, certes, mais vous mettra dans un état d’esprit libre et serein.
    Cordialement et bonne continuation de vos projets.

    14 août 2015
  • Dès que je trouve une expo photo à ma portée (automobile bien sûr) je m’y rends autant pour apprendre que parfois pour me renforcer dans l’idée que ce que je fais n’est pas si mal.
    Et si j’en ai vu d’une grande qualité il en est d’autres où effectivement on se demande si l’auteur des photos n’est pas le gamin (ou gamine) qui vient de prendre l’objet appareil photo en main et a déclenché par hasard en mettant son doigt sur un bouton (je m’amuse régulièrement avec petits enfants et petits neveux, tous de moins de 2 ans à les faire déclencher comme ils veulent).
    Il en est qui se tiennent dans des lieux peu connus et qui sont de très grande qualité et d’autres (Villa Noailles à Hyères) où on se demande ce qu’on fait là

    14 août 2015
  • Tout à à fait d’accord et ça fait du bien de lire et de partager ce « regard » sur les expositions. Sebastiao Salgado est un photographe dont j’apprécie particulièrement la démarche et lors d’un voyage à Venise en 2014 j’ai pu voir son exposition. C’était la première fois que je voyais les photos en « vrai » et pas sur une page. Quelle qualité…..
    Quand le film de W WInders est passé en salle à Castres, petite ville de province je pensais être presque seul et quelle fut ma surprise de me retrouver à 58 spectateurs. Agréable soirée et partage entre spectateurs à la fin du film.
    Pour revenir au thème, à Toulouse, la galerie du Château d’Eau créée par Dieuzade propose, de mon point de vue, de plus en plus de photographie « perchée ». Dommage… J’ai un souvenir d’une exposition Dieuzade/ Doisneau qui proposait côte à côte des photos sur des sujets similaires évidemment dans des lieux et temps différents et pourtant tellement homogènes qu’il était difficile de déterminer qui était l’auteur…..

    15 août 2015
  • tout à fait d’accord avec tes commentaires sur les Expos d ARLES, je rajoute qu il faut impérativement aller à L ABBAYE DE MONTMAJOUR pour l’expo de Sandro MILLER, ainsi que « Vernaculaire » à la Chapelle de la Charité ( attention aux marches en sortant de cette expo, je m’y suis cassée le pied, réellement !! ) Il nous manque l’expo « Total Records » et quelques autres mais avec des béquilles et 38°, cela devient un peu compliqué !!!

    15 août 2015
  • Merci Laurent pour cet article très intéressant. Et merci de m’avoir fait découvrir Martin Parr.J’adore, surtout la section autoportraits :D.

    15 août 2015
  • et si au lieu d’écrire vous alliez faire un peu des Images

    17 août 2015
  • Expos photos décevantes c’est normal depuis la démocratisation de la photo numérique (bon rapport qualité/prix) toute personne possédant ce matériel se prend pour un artiste photographe.
    clic clac, clic clac, clic clac, clic clac et j’expose… as-tu vu ?
    C’est la nature humaine que veux-tu !

    17 août 2015
    • Ne publie pas qui veut, ce sont les commissaires d’exposition qui font le tri des exposants, et on peut se faire une idée de ce que sera la qualité de l’exposition en fonction de la réputation du lieu d’exposition, on ne va pas devenir négatif à outrance : il y a des filtres et des avertisseurs afin de nous aider à choisir les expos avant le retour du bouche à oreille.

      17 août 2015
  • Bonjour Laurent
    Vous n’imaginez pas tout ce que j’ai COMPRIS en dévorant tout ce que vous publiez, alors que je croyais SAVOIR…
    Merci! Mes photos s’en ressentent!

    Christiane

    17 août 2015
  • Je rentre de vacances et j’ai pris connaissance de ton article sur les expositions d’Arles.Je suis bien d’accord avec ton coup de gueule mais la question que je me pose après certaines expositions est la suivante: qui selectionne les photographes et les photos exposés ? Je pense qu’aujourd’hui devant la multitude des soit disant photographes et de la multiplication des expositions les organisateurs ne savent plus trop quoi et qui choisir. Pour moi la quantité a tuée la qualité et les organisateurs ne posséde souvent pas les compétences nécessaires pour faire les bons choix. La grande majorité des expositions sont sans interets par manque d’éxigence et de connaissances photographiques. Les résultats sont « pas trop mal » alors qu’ils devraient etre « sublime ».

    18 août 2015
  • Je suis tout à fait d’accord avec tes critiques de ces soi disant photographes qui veulent casser les codes en faisant du n’importe quoi,d’accord il faut savoir transgresser les règles mais parfois(souvent!)la mayonnaise ne prend pas(il y a d’ailleurs un très bon livre sur l’art de transgresser les règles en photo!),donc plutut boite de chocolat pour toi;d’autre part,la meilleure formation de l’oeil pour qui aime l’art et et la photo(ça va ensemble bien sur!),je m’en aperçois de plus en mplus ce sont les musées,on y retrouve tout,l’art des perspectives,les couleurs,les fondus,les lumières,le clairobscur,l

    30 août 2015
  • Bonjour Laurent

    j’ai découvert votre article avec grand intérêt.
    J’ai visité moi aussi les expos et pour cause, j’ai assisté à toutes les éditions des Rencontres depuis 1977. Je suis photographe grâce aux Rencontres. Et j’ai exposé à Arles au mois de juillet. Et il est dommage que vous n’ayez vu que les expos officielles, j’aurai eu plaisir à vous rencontrer.
    Je pense que cette année est un bon cru et tant mieux car je me lassais de l’ancienne direction.
    Il est dommage aussi que vous ayez raté l’expo de Sandro Miller « Malkovich, Malkovich, Malkovich » Je viens de la voir aujourd’hui. Un vrai beau travail de photographe où Malkovich montre un extraordinaire talent d’acteur et Miller sa capacité à s’adapter aux différents styles dans la prise de vue mais aussi dans la mise en forme.

    J’ai deux commentaires sur votre article :
    d’abord oui absolument ! voir des expos est indispensable pour découvrir la créativité dans la photographie et est aussi formateur pour améliorer son œil de photographe que la critique de ses propres images.

    Pour la photo « perchée » … ne vous y fiez pas, ce n’est pas de la photographie ! Il s’agit d’une réaction de l’intelligentzia qui veux passer un message prise de tête en utilisant la photo comme prétexte à une masturbation intellectuelle. Et je doute qu’un adolescent ai envie de devenir photographe devant ce genre d’expos comme il m’est arrivé en découvrant les œuvres de Henri Cartier Bresson, Ansel Adams, Willy Ronis ou Lucien Clergue

    Cette photo n’est pas perchée, elle a oublié simplement que l’art est avant tout la rencontre de l’esthétique et de l’émotion.

    Désolé pour mon long message

    Amicalement

    Raymond Martinez

    13 septembre 2015
  • Bonjour,
    je suis assez en phase avec tes commentaires que je lis toujours avec passion, car sans détour et très explicites.
    Concernant les expos, je débute depuis 1 an… mais quelle galère !.
    Par contre, ‘en ai vu plusieurs, beaucoup même, et mon regard n’est jamais le même car je m’oblige à être dans l’état d’esprit de l’exposant… ce qui est très difficile voire impossible. Aussi, à mon humble avis, si il y’a effectivement des expos qui ne méritent pas ce nom, parce que les règles fondamentales de la photographie sont parfois baclées, et j’appelle cela une usurpation au droit d’exposer, certaines sont merveilleuses parce qu’elles dégagent. J’aime bien ce qui a de l’âme et du beau dans le concret toutefois… Et du coup, je cherche à m’y mettre aussi.
    J’ai donc voulu me lancer pour progresser (vernissages et tout le reste) mais outre cet aspect sympathique, c’est le regard des autres (quand il y’en a un) qui m’intriguent: beaucoup d’indifférence ! Sans doute n’ai je pas assez de recul.
    De plus, trouver les moyens techniques pour exposer relèvent du parcours du combattant (locaux introuvables, refus des institutions, parrainage ridicule, communication impossible,
    disponibilités illimitées – la sienne – ou totalement limitée – les autres -, .etc… ) C’est décourageant.
    Alors ma question:
    quelles sont les pistes à utiliser pour pouvoir franchir les obstacles avant de pouvoir exposer?
    Je serais curieux de savoir si il y a un mode opératoire !…

    16 septembre 2015