Tous les goûts ne se valent pas

Aujourd’hui, je vais parler d’un sujet qui fâche : le goût en photographie, et en art d’une manière générale.


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Ne ragez pas tout de suite, écoutez-moi d’abord. 😉

Aujourd’hui, je vais parler d’un sujet qui fâche : le goût en photographie, et en art d’une manière générale.

Ça me semble utile de revenir sur le sujet et de vous donner mon opinion à propos de ça, mais avant, il faut que je revienne sur l’origine de l’idée de cette vidéo.

Il y a quelques semaines, j’ai publié une vidéo qui a pas mal marché comparée à mes vidéos un peu « philosophiques » habituelles, je me demandais si faire du beau suffisait en photo. Cette vidéo a fait pas mal réagir, et notamment j’ai eu une question intéressante de Henri sur le groupe Facebook.

Je ne vais pas vous la lire en entier pour ne pas trop allonger cet article, mais en gros, un des points qu’il soulevait, c’est qu’il avait l’impression que je pars de ma sensibilité personnelle pour extrapoler des théories plus générales, et que là où je ne vois que du beau, certains voient peut-être plus.

Du coup, comme la question était posée pour moi, je vais partir de moi dans ce raisonnement, mais en réalité c’est valable pour n’importe qui exprimerait son opinion au final, hein, prenez ça d’une manière générale. Ce n’est pas seulement vrai pour moi, c’est vrai un petit peu pour tout le monde.

Ma légitimité

Et cette question est parfaitement légitime ! Après tout, sachant que n’importe qui peut prendre une caméra et donner son avis sur tout et n’importe quoi, pourquoi m’écouter ?

Du coup j’en profite pour répondre à des interrogations qui sont liées à ça, et que j’ai parfois lues dans les commentaires, ou devinées entre les lignes parce que c’est dans le sujet.

Premièrement, effectivement, quand je parle sur cette chaîne, il faut TOUJOURS considérer que ce sont les conclusions d’un seul individu, moi, qui ai mes propres sensibilités, et mes propres biais. Je ne vais pas le préciser avant chaque phrase parce que ça me paraît évident, mais je ne pose jamais en Grand Manitou qui sait tout mieux que tout le monde.

MAIS, évidemment, si je dis quelque chose, surtout sur cette chaîne où ça va être vu entre 5 et 20 000 fois environ, selon la vidéo, c’est que :

  1. je pense que ça va aider des gens, puisque c’est quand même mon but sur la chaîne et le blog ! Donc si je dis quelque chose, même si c’est parfois volontairement un peu dur pour vous secouer les puces, c’est toujours dans l’intention de vous aider. Parce que, sinon, je ne le dirais pas (c’est le but de la chaîne).
  2. si je dis quelque chose, c’est que je pense que j’ai raison, sinon bah… je dirais autre chose. Si je ne me considère pas comme assez informé sur quelque chose, je la ferme. Vous ne m’entendrez jamais exprimer mon avis d’expert sur la Ligue des Champions, parce que je n’y connais RIEN. 😛

Et donc si je pense que j’ai raison, ce n’est pas parce que je sors un truc de mon chapeau : c’est toujours issu d’une réflexion personnelle (qui prend du temps, des discussions, éventuellement de la remise en question), et, surtout, c’est toujours basé sur des données extérieures à moi : des bouquins, des avis d’expert, une recherche, bref… un truc super qu’on appelle des ARGUMENTS.

En gros, quand je dis un truc, même si ce n’est pas toujours apparent parce que je fais une vidéo sur mon canapé qui a l’air d’être faite rapidement, il y a du travail derrière. Je lis des bouquins, je vais dans des expos, bref je me cultive, et ce que je vous ressors ici est issu de tout ça.

Ce n’est pas moi qui l’ai inventé. Et pour être honnête, ça me semble indispensable. Je vois mal comment on peut tenir une chaîne YouTube sur la photo sans avoir ouvert quelques bouquins importants, enfin sauf si on ne fait que des tests matériels, mais si on parle un minimum de créativité, de culture photo, il faut quand même avoir lu des bouquins, sinon, quelle est la légitimité pour le faire ?

Bref, c’est pour ça que quand je dis un truc (et donc quand je pense que j’ai raison, puisque je vous ai dit que si je le disais c’est que je pense que j’ai raison), je peux évidemment changer d’avis, mais PAS juste parce que quelqu’un me contredit – il ne suffit pas de dire « non je ne suis pas d’accord » pour que je change d’avis, ça s’appelle avoir zéro personnalité si dès que quelqu’un vous dit “non, je ne suis pas d’accord” vous dites “ah oui, tu as raison”, c’est probablement que vous n’avez pas d’arguments derrière.

Dans ce cas, peut-être que ça révèle un truc, mais moi, je vais admettre que j’ai tort sur quelque chose si j’ai en face des arguments pertinents et que quelqu’un me sort des choses qui effectivement peuvent me remettre en question.

Le relativisme

Tout ceci étant dit, c’est seulement connexe au sujet, ce n’est pas vraiment le sujet, le point principal de cette vidéo c’est que : je ne crois pas au relativisme. Le relativisme, selon le Larousse, c’est :

  1. la conception philosophique qui admet la relativité de la connaissance humaine. (Ça, c’est la première définition)
    Et la deuxième c’est :
  2. la position idéologique de quelqu’un qui pense qu’il n’y a pas d’absolu, que tout est relatif.

On ne peut pas nier que nos connaissances sont limitées, puisqu’on fait des découvertes tout le temps qui remettent parfois en question ce qu’on sait.

Mais ce qui est courant aujourd’hui, c’est la seconde définition du Larousse : en gros, les gens qui disent « c’est mon opinion, respecte-la ». C’est une position valable sur certains sujets sur lesquels il est difficile ou impossible d’avoir des faits concrets sur lesquels se reposer (qui sont purement de l’opinion), mais complètement invalide sur beaucoup d’autres sujets.

Et en fait, vous êtes sûrement déjà d’accord avec ça sans forcément le formuler de cette manière : il est évident que l’opinion de Jean-Kevin du café du commerce sur le réchauffement climatique, par rapport à celle d’un climatologue qui s’appuie sur les travaux de milliers de collègues pour développer son argument, ça n’a pas la même valeur.

Si vous ne croyez pas à ça, vous pouvez arrêter là la vidéo, parce vous allez être encore moins d’accord avec ce que je vais dire après 😛

Ce que je suis en train de dire, c’est que toutes les opinions ne se valent pas. Et pourquoi ? Simplement parce que certaines sont plus informées que d’autres. Ça a d’ailleurs davantage un rapport avec le degré d’information de quelqu’un qu’avec son intelligence.

(Après il y a plein de notions cognitives typiques de l’être humain qui rentrent en jeu, comme le biais de confirmation, mais je ne vais pas creuser ça, car sinon j’en ai pour une heure et je sors UN PEU de mon sujet 😛)

J’espère qu’à ce stade on est d’accord : toutes les opinions ne se valent pas. C’est pour ça que vous n’allez pas voir un plombier pour réparer votre voiture, ça paraît évident.

Tous les goûts ne se valent pas

Ce qui m’amène (ENFIN) au sujet de la vidéo : tous les goûts ne se valent pas. Car oui, le goût est une opinion.

Là déjà, j’entends quelques murmures désapprobateurs au fond ! (C’est pas vrai, je suis seul dans mon salon.)

Gardez l’esprit ouvert une minute, je m’explique. Pour décider des expositions qui feront la programmation d’un musée par exemple, il y a des gens dont c’est le boulot, qui font des écoles spécialement pour ça.

Idem pour écrire le texte d’un bouquin rétrospectif sur la carrière d’un photographe. C’est une expertise, comme celle du plombier ou du garagiste. On ne s’improvise pas commissaire d’exposition ou historien de l’art.

Et si cette photo ne va pas dans les musées,

Moi, 2011

mais que celle-ci y va,

Joel Meyerowitz, 1977

c’est parce que ce sont des experts qui l’ont décidé. Et pas UN SEUL (parce que dans un musée, OK), mais dans TOUS les musées, tous les experts décident que cette photo ne va pas y aller, donc c’est quand même bien qu’il y a quelque chose.

Ça ne veut pas dire que ça ne fait pas un bon souvenir de vacances pour vous, simplement que ce n’est pas de la photo artistique. Ça n’a pas le même but, comme je le disais dans la vidéo précédente.

 

Alors évidemment, on est d’accord que quand des personnes expertes vont parler de photographie, ou d’art en général, leur sensibilité personnelle va colorer leur jugement. On ne peut pas l’ignorer. Mais ça ne remet pas en cause leur expertise.

Par exemple, je reconnais parfaitement que Picasso est un génie, mais en soi, je n’aime pas tellement son œuvre cubiste. J’aime ses œuvres avant, mais son œuvre cubiste, ça ne me touche pas. Pourtant, je reconnais quand même son influence sur l’art et que c’est quelqu’un qui a eu une créativité incroyable.

De la même manière, je sais reconnaître un très bon bordeaux d’un médiocre, mais je ne suis pas un grand fan de Bordeaux, donc je vais apprécier la complexité sans forcément apprécier le goût. C’est-à-dire que je préférerai boire autre chose.

Bref, là où je veux en venir, c’est que, oui, il y a des gens qui ont une légitimité plus importante que certaines personnes à discuter de la nature de l’art, et des qualités de la production photographique de quelqu’un. Parce qu’ils ont une grande culture sur le sujet, et donc leur opinion a une plus grande valeur.

Petit aparté :

je sais que certains vont dire que « les experts se trompent et mettent du temps à reconnaître la qualité de quelque chose, et puis que Van Gogh n’a pas vendu d’œuvres de son vivant ». Sauf que c’est un peu plus compliqué que ça, pour plusieurs raisons :

  1.  C’est arrivé moins souvent que ce que vous pensez. De la même façon que vous pouvez peut-être citer des exemples d’artistes qui n’ont été reconnus que trop tardivement, je peux vous citer des exemples d’artistes qui ont été reconnus immédiatement. Par exemple Stephen Shore qui a fait une expo au Metropolitan de New York à 23 ans. Donc à peine quelques années après le début de sa carrière.
  2. Même quand ces artistes n’étaient pas reconnus par les experts, ils étaient souvent reconnus par un mouvement d’artistes en formation, et donc par des gens qui avaient quand même une expertise, même si elle n’était pas institutionnelle, que ce n’était pas les gens dans les musées, etc., il y avait quand même un groupe d’experts qui reconnaissaient leur œuvre.
    Par exemple Van Gogh, sans doute l’exemple le plus connu d’artiste maudit, puisqu’il a réussi à vendre un « mirobolant » UNE toile de son vivant, était quand même ami avec Gauguin, Boch, Pissaro, Toulouse-Lautrec, et bien d’autres.
    Donc dire qu’il n’était pas reconnu, c’est un peu exagéré. En fait, il était juste reconnu par ses pairs, il n’était pas encore reconnu par les institutions, et peut-être pas par le public, mais il était reconnu par une partie de la population que l’on peut considérer comme des experts.
    Donc, en réalité, il n’y avait pas tant de gens que ça qui n’étaient pas du tout reconnus de leur vivant.
  3. En ce qui concerne la photo plus précisément, elle existe quand même depuis 150 ans, donc on a un peu de recul dessus, ce n’est pas un art si nouveau que ça non plus. Donc ce qu’on dit aujourd’hui sur telle ou telle personne quand on évalue la qualité de son art ou de sa production photographique, on ne peut pas se dire “ça vient d’apparaître, donc il y a un rejet de je ne sais pas quoi”. Ce n’est pas un art si nouveau que ça.

La valeur de mon avis

Et donc, cet aparté étant fini : oui, si je donne mon avis aujourd’hui, c’est que je pense qu’il a une certaine valeur, sinon… je ne le donnerais pas.

Par contre j’ai tout à fait conscience qu’il y a des gens nettement plus experts que moi sur le sujet, même si peu font de la vulgarisation. Je sais qu’il y en a quelques-uns parmi vous qui pourraient trouver ça élitiste, voire snob (ce qui est un peu fort pour quelqu’un qui fait de la vulgarisation depuis aussi longtemps…), mais j’assume complètement : ça fait 8 ans que je partage ma passion avec vous, et si je parle sur certains sujets aujourd’hui, c’est parce que je me sens confiant dans le fait d’apporter une certaine valeur là-dessus.

Ça ne veut pas dire que j’ai toujours raison, ça ne veut pas dire qu’il n’y a pas des gens qui ont plus d’expertise que moi, mais ça veut dire que si j’en parle, c’est que je pense que pour la plupart d’entre vous, ça peut apporter des informations utiles.

Pour finir, je veux être clair sur quelque chose : ça ne veut pas dire que vous n’avez pas le droit d’aimer ce que vous voulez, parce que vous n’avez pas une expertise que vous considérez comme assez grande.

Simplement, si des gens que vous pouvez considérer comme plus experts que vous (typiquement des gens dont c’est le métier ou des gens qui ont juste lu beaucoup plus de bouquins que vous) vous disent que quelque chose est de l’ordre du mauvais goût (genre la désaturation partielle ou le vignettage blanc), ou bien que c’est mauvais, soyez un peu humble, et réalisez que si tous les experts le disent, c’est sans doute vrai.

C’est quand même assez rare que vous ayez tous les experts d’un champ artistique ou d’un domaine particulier qui se trompent en même temps. Et il ne faut pas pour autant prendre ça de manière négative, je trouve ça plutôt positif : ça vous laisse un axe de progression pour exercer votre œil, on a tous commencé quelque part !

Moi, quand j’ai commencé, j’ai essayé la désaturation partielle, une fois, j’ai voulu voir comment ça fonctionnait, j’ai vu, ça ne m’a pas plu tout de suite (ça aurait très bien pu me plaire), et en tout cas, ce que j’ai fait à l’époque, c’était pas bon. Mais j’ai essayé.

On a tous commencé quelque part et il y a eu un jour où je n’y connaissais rien et un jour où je n’avais pas ouvert un seul bouquin de photos, un jour où je n’avais pas de goût du tout, donc c’est encourageant d’être là parce que vous avez plein de trucs à découvrir, c’est super, donc il ne faut pas se laisser décourager par ça non plus, mais il ne faut pas pour autant se dire que c’est votre goût et qu’il a autant de valeur que celui de quelqu’un d’autre.

Il l’a peut-être, mais ce que je veux dire, c’est que si vous n’avez pas encore une vraie expertise et une culture photo, c’est complètement OK, mais il faut avoir cette humilité par rapport à ceux qui l’ont un peu plus, ou beaucoup plus que vous, et prendre leur opinion en considération en se disant que peut-être qu’ils ont raison.

Voilà, j’espère avoir apporté quelques éclaircissements à certains ! N’hésitez pas à continuer la discussion dans les commentaires. Je suis curieux d’avoir vos avis.

Et n'oubliez pas de partager l'article ! 🙂


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2 commentaires

  • Bonjour Laurent,

    Tu as voulu interpeller en choisissant le titre de ta video et pour ma part je l’ai été. J’ai voulu savoir où tu voulais en venir, donc j’ai cliqué et j’ai écouté.

    Ce qui me gêne dans ton analyse c’est que tu ne sembles pas faire de distinction entre « opinions » et « goûts ». Si je suis d’accord avec toi (et avec, à mon avis beaucoup d’autres) pour reconnaître que toutes les opinions ne se valent pas, il n’en va pas de même avec les goûts…

    Si l’on comprend une opinion comme étant le résultat d’une analyse ou d’un questionnement (et donc comme le fruit d’un raisonnement), on peut admettre que toutes ne se valent pas.

    Pour ce qui est des goûts, c’est un peu différent. Un goût est plutôt à placer du côté du ressenti immédiat, de l’affect et donc non du côté de l’intellect. A ce titre les goûts s’expriment en fonction de notre vécu, de notre éducation, de notre « habitus » dirait-on si l’on voulait mobiliser Bourdieu (mais on n’est pas obligé :-)). Le goût c’est l’expression brute de notre subjectivité socio-culturelle. Si l’on entend les choses de cette façon, il devient fort délicat de dire qu’il existe une hiérarchie dans les goûts parce qu’il ne faudrait pas grand-chose pour que l’on soit avant longtemps accusé de dénigrer l’expression d’une culture populaire qui serait forcément moins « valable » que la culture des initiés qui elle seule voudrait la peine d’être étudiée, débattue en un mot: considérée.

    Bref, mon conseil serait que tu rebaptises ta vidéo: « toutes les opinions ne se valent pas », ça reste suffisamment interpellant pour que l’on soit gagné par la curiosité sans toutefois donner l’impression d’ouvrir une boîte de Pandore bien difficile à refermer une fois entrouverte.

    11 juillet 2018
  • Bonjour Laurent, bonjour à tous.

    Je ne parlerai pas ici de bon ou de mauvais goût car pour moi cela implique déjà trop de subjectivité. Mais évidemment, dans l’art comme dans tous les domaines il y a de la qualité et de la mauvaise qualité ! Et ce qui permet à certains de la reconnaître plus qu’à d’autres, c’est l’expérience, les connaissances, le savoir-faire dans un domaine. J’aime à parler de personnes initiées. Pourquoi le luthier choisi telle pièce de bois plutôt qu’une autre, le boucher cette carcasse plutôt qu’une autre ? Aux yeux du plus grand nombre il n’y a pourtant aucune différence et ce n’est bel et bien pas leur choix qui valident la qualité de leur matière première mais leurs compétences qui leur permettent de la reconnaitre. C’est exactement la même chose dans les domaines créatifs.

    Les textes des chansons de Jacques BREL sont de meilleur qualité que ceux de Maître GIMS (Je n’ai absolument rien contre ce monsieur !). Ce n’est pas subjectif, c’est un fait avéré et j’ose espérer que peu de personnes penseront le contraire. Alors j’entends déjà les « chacun ses goûts » pleuvoir ! Bien entendu chacun a sa propre sensibilité et je n’interdis à personne de préférer Maître GIMS à Jacques BREL, ce serait du « nazisme » ! D’ailleurs rien est blanc ou noir et c’est la richesse des dégradés de gris qui offre des œuvres variées pour combler chacun. Mais je pense que « le chacun ses goûts » est devenu aujourd’hui une excuse au manque d’exigence, voir à une certaine médiocrité générale que les médias, télévision en tête, nous vendent pourtant comme un standard de qualité.

    Alors Laurent merci de te battre pour le beau sur un média aussi peu élitiste que le net. Tout simplement le beau et tout ce qu’il peut apporter à chacun, quand on commence à être capable d’en ressentir l’essence. Il n’y a pas d’élitisme ou de prétention là-dedans, tout au contraire. Ceux qui lancent ces accusations n’ont pas compris qu’il s’agit en fait d’une volonté honorable d’offrir la chance au plus grand nombre de reconnaitre et de profiter de la valeur artistique intrinsèque d’une œuvre quel qu’en soit sa prétention.

    Merci de m’avoir lu, bien à vous.

    12 juillet 2018