Mes meilleures photos du Kenya 2018

Voici les meilleures photos de mon safari kenyan, présentées en deux mini-séries, et puis les autres… 🙂


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Hello, ici Laurent Breillat pour Apprendre la Photo.
Aujourd’hui, je vais vous montrer mes meilleures photos du Kenya.

Et pour vous présenter mes photos, j’ai décidé de vous présenter deux séries. Une première qui va être assez courte, une deuxième un petit peu plus longue. C’est plutôt deux mini-séries, c’est plutôt un début de travail, pour moi. Et puis en fin de vidéo, je vous montrerai un ensemble de mes photos qui m’ont semblé intéressantes, mais qui ne rentrent pas vraiment dans le cadre d’une série.

Première série

La première, c’est celle-ci, qui n’a pas encore de titre, puisque pour l’instant il n’y a que quatre photos suffisamment bonnes qui rentraient dans les critères que j’ai déterminés pour rentrer dans cette mini-série, donc c’est une série “à suivre”, on va dire, c’est un peu le début d’un travail. On verra si ça reste comme ça dans le futur ou si ça change un petit peu.

En gros, avant de partir au Kenya, cette année, j’ai un peu regardé mes images, et je me suis dit “comment je pourrais faire pour améliorer, pour avoir des résultats qui me plaisent davantage cette année ?” Et une des choses que j’ai remarquées, c’est que le gros problème du safari, surtout quand on a un gros téléobjectif, c’est qu’on a tendance à zoomer beaucoup sur les animaux et à avoir des plans très serrés, et du coup avoir des compositions pas forcément intéressantes.

Donc, cette année, je me suis dit que j’avais envie de dézoomer un peu, j’ai regardé quelques photographes animaliers avant, et notamment le livre de l’extraordinaire Vincent Munier, et il y a des photos incroyables dans ses livres qui sont des images pas du tout serrées sur l’animal, on voit beaucoup son environnement, parfois avec beaucoup de ce que l’on appelle l’espace négatif, finalement de “vide” autour de lui.

Et ça m’a inspiré un peu, je me suis dit qu’il y avait moyen de faire des photos qui soient un peu moins zoomées que ça. Donc, quand j’avais un petit peu le temps, quand les conditions s’y prêtaient, j’essayais de travailler avec des focales moins longues, plutôt de l’ordre de 200 mm, dans ces eaux-là, histoire d’avoir des scènes un petit peu mieux.

Et donc, là, j’ai ces quatre photos qui vraiment sont celles qui me correspondent. J’ai choisi de faire uniquement des photos verticales au format 4/3, parce que c’est ce qui me parlait pour ce type d’ambiance, et puis tout est traité en noir et blanc, à chaque fois le noir et blanc me parlait et puis, pour garder l’unité de la série, c’était bien. Noir et blanc que j’ai voulu un petit peu chaud, et, comme vous allez le voir, à chaque fois assez contrasté.

Donc, en général, on a quand même le point commun d’avoir un animal, assez petit dans l’image, mais qui se détache plutôt bien, dans un environnement qui est assez contrasté et assez fort. Et puis très kenyan, aussi, il y a un côté enchevêtrement de branches, les acacias, etc.

Et j’ai voulu donner une ambiance à chaque fois, un noir et blanc assez contrasté avec un vrai parti pris de faire quelque chose qui soit du Dodge & burn, du noir et blanc avec beaucoup de contraste.
Donc je vais vous laisser regarder cette série en musique quelques instants.

Deuxième série

Alors, la deuxième série : avant de préparer cette vidéo, en faisant l’éditing définitif des photos que j’allais vous montrer, je ne pensais pas que ce serait une série, ou je pensais que ce serait un embryon de série, mais pas forcément quelque chose de convaincant, et puis là, en fait, en la faisant je me suis rendu compte que c’était vraiment un travail que j’aimais beaucoup.

Avant de vous parler de la série, je vais d’abord vous la montrer en musique, histoire que vous ne soyez pas influencés, que vous puissiez juste l’apprécier comme ça avant que je vous donne des explications.

La genèse de la série

Maintenant que c’est fait, eh bien, je vais vous parler un peu de la genèse de cette série.

L’idée de départ, c’est qu’avant de partir, j’ai consulté un peu des livres de photos animalières, et notamment des livres de Vincent Munier parce que c’est un photographe qui m’inspire énormément, et Vincent Munier a publié, il y a déjà un moment, un double livre qui s’appelle Solitudes. Alors Solitudes a la particularité d’avoir des images qui sont à la fois longues, donc vous avez un ouvrage qui n’est qu’avec des photos en format vertical, et un autre ouvrage avec que des photos en format horizontal, donc assez allongées comme ça.

*Je me suis tailladé le doigt.*

J’ai beaucoup aimé ce qu’il faisait dedans, et j’ai trouvé que c’était intéressant de proposer un format ratio d’aspect qui soit un peu différent de ce qu’on peut faire d’habitude, qui est souvent 3/2, 4/3, 16/9 ou carré, de faire un truc plus allongé, parce qu’en regardant mes images des années d’avant au Kenya, je me suis rendu compte qu’il y avait des scènes où il y avait, finalement, parfois un peu d’espace en trop, en tout cas, la composition ne me convenait pas vraiment, peut-être parce que justement, un format allongé, qu’il soit vertical ou horizontal, fonctionnait un petit peu mieux.
Et du coup, sur place, je me suis dit “tiens, essayons de regarder ce que ça pourrait donner si…” En cadrant, je me dis « qu’est-ce qui se passerait si l’image était plus allongée ? »

Donc, j’ai fait quelques photos sur place, qui étaient pour moi intéressantes pour ce type de format. Mais je n’ai pas fait que ça non plus, c’était juste une idée parmi d’autres, et sur place, c’est assez difficile à la prise de vue de le faire, donc je n’en ai pas non plus fait des tonnes.

Donc, ici, pour les images que j’ai choisies, j’ai utilisé soit des images où, à la prise de vue, je me suis dit “OK, ça, ça donnerait bien en format allongé”, soit des images où, par la suite, à l’éditing, je me suis dit “tiens, ça pourrait quand même rentrer dans la série qui est en train de se créer sous mes yeux.”

Et donc, je me suis retrouvé avec une première présélection d’à peu près une vingtaine d’images, un peu moins, une quinzaine, car il y en a certaines pour lesquelles j’ai fait une copie virtuelle pour tester différents formats. Vous voyez que j’ai testé des choses plus ou moins larges en format vertical, et puis également, parfois j’ai testé différentes manières de couper la même photo.

Vous voyez, par exemple, celle-ci, j’ai plusieurs manières de la couper, que ce soit en vertical ou en horizontal. Voilà, j’ai testé différentes choses, juste pour avoir les photos sous les yeux et garder dans une présélection celles qui me satisfaisaient le plus.

Ensuite, je me suis dit qu’elles ne sont évidemment pas toutes égales, et donc, qu’il allait me falloir choisir.

Avant ça, j’ai quand même retouché pas mal d’entre elles pour homogénéiser le rendu noir et blanc, parce que c’est difficile de faire un éditing définitif si on n’a pas des rendus similaires, donc j’ai quand même fait une première retouche sur la plupart des photos, histoire qu’elles aient un rendu qui soit quand même un peu cohérent et qui me permette d’avoir une vue d’ensemble de ce que je voulais pour la série.

Et ensuite, j’ai simplement réduit ma sélection au meilleur, en mettant des notes en étoiles dans Lightroom. Mais j’ai remarqué une chose qui m’embêtait un petit peu, c’est que, voilà, si je réduis par exemple la sélection à toutes les trois étoiles ou plus, eh bien, il y avait quand même pas mal de photos qui étaient coupées “à droite”. C’est-à-dire que, en fait, l’animal dont j’ai souvent coupé la moitié du visage ou la moitié du corps, un truc comme ça, souvent cette coupure se faisait à droite du cadre. Et le souci avec ça, c’est que, du coup, quand on les met à côté, ça fait un petit peu bizarre.

Du coup, j’ai décidé de retourner certaines images en miroir, en fait, et donc d’arriver avec une sélection finale où je puisse avoir des images qui se fassent face.

Et ce qui s’est un peu imposé avec ça, c’est le diptyque, puisque les images qui se font face comme celle-ci, par exemple, eh bien, c’était pour moi beaucoup plus intéressant de les mettre face à face, côte à côte. Un peu comme dans la série que j’ai faite à Rome, vous le verrez, donc là, quand on fait un travail photographique, parfois ça peut avoir des échos dans le futur, on peut se dire, tiens, on va utiliser la même chose ici.

Alors, je ne suis pas en train de dire que je vais faire des diptyques tout le temps dans le futur – quoique, si ça trouve, ça arrivera –, mais ce n’est pas le but, en tout cas, c’est que là, dans cette situation, j’ai trouvé que c’était adapté d’utiliser la même chose pour associer ces photos entre elles.

Du coup, comme c’est des diptyques, j’ai un peu recadré mes photos par rapport au cadrage que j’avais choisi à l’origine, tout simplement parce que des photos en face, quand elle sont à deux comme je l’avais dit dans la vidéo sur Rome, que je vous invite infiniment à regarder, parce que c’est vraiment une de mes meilleures vidéos, si vous souhaitez faire un travail plus artistique et plus en série. Eh bien, comme à Rome, forcément, avec des photos en face, c’est un petit peu différent, il faut que les compositions des deux images s’accordent entre elles, donc j’ai fait un petit recadrage.

Et ensuite, vous le remarquerez, j’ai des images qui sont certaines horizontales et certaines verticales, donc il fallait trouver un rythme qui aille dans la série. Là, pour l’instant c’est une mini-série, il y a six diptyques donc douze photos au total, ce n’est pas non plus gigantesque, mais ça commence à faire un petit travail significatif, et du coup il fallait trouver un ordre.

Donc j’ai décidé de mettre des verticales, puis des horizontales, puis des verticales, simplement parce que j’avais quatre paires de verticales et deux paires horizontales, donc ça me semblait plus simple de les mettre au milieu.

Et ensuite, en termes d’ordre, j’ai juste d’abord trouvé des paires qui fonctionnaient, et ensuite j’ai mis les paires dans un ordre qui me paraissait le meilleur. Notamment, des fois, une espèce de réponse. Vous voyez que vous avez des paires qui se répondent un peu entre elles, et j’ai également voulu commencer et finir par les meilleures paires, selon moi, histoire de commencer fort et finir fort, parce que le début et la fin, c’est important quand on regarde une série.

Voilà, j’espère que vous avez apprécié ces images. Alors, j’ai également, comme je l’ai dit au début de la vidéo, fait d’autres images que je trouve bonnes aussi et que j’ai envie de vous montrer, mais qui ne s’inscrivent pas spécialement dans une série en particulier, donc je vais simplement vous les passer en musique à la fin de la vidéo.

Juste avant ça, si vous avez aimé la vidéo, pensez à lui mettre un pouce bleu et à la partager avec vos amis photographes que ça pourrait intéresser, qu’ils aiment la vie sauvage ou pas, je pense que le concept des séries, ça peut les intéresser. Et si vous découvrez la chaîne, eh bien, pensez à vous abonner et à cliquer sur la petite cloche pour ne pas rater les prochaines vidéos, et aussi à télécharger mon guide “Faites-vous plaisir en photographiant” pour déjà régler les problèmes des débutants.

Voilà, je vous dis à bientôt et je vous laisse regarder mes photos. Ciao !

Et n'oubliez pas de partager l'article ! 🙂


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2 commentaires

  • Merci Nicolas pour ces deux séries. J’avoue avoir un petit faible pour la seconde.

    27 février 2018
  • es ce ma vue qui baisse ou y a t il un probleme de netteté sur les premieres photos verticales ou la resolution de mon ordi

    par contre la deuxieme serie c’est le top du top j adore le cadrage
    tres innovant

    5 avril 2018