3 difficultés de la macro et comment les surmonter

19 avril 2011

Il y a peu j’ai pu m’essayer à la macro, ce qui était une première pour moi, lors du test de 2 excellents objectifs macro ;). J’ai découvert une discipline de la photo assez exigeante qui exige de comprendre un peu la théorie afin de surmonter les difficultés qu’on peut rencontrer.

Discipline complexe comme je le disais, mais pour quel plaisir ! Moi qui adore travailler à faible profondeur de champ, vous imaginez bien que je me suis amusé comme un gosse. Mais au-delà de cet aspect technique, j’ai adoré les possibilités créatives qu’offre la macro : c’est tout simplement un nouveau monde photographique qui s’offre à vous ! On commence à regarder son environnement différemment, et ce qu’il était complexe voire impossible à photographier ou valoriser devient facilement un sujet de choix pour vos clichés. Sans se limiter aux traditionnels fleurs et insectes, la macro permet aussi de se focaliser sur des petits détails.

J’ai donc travaillé en macro avec de vrais objectifs macro, avec un rapport de grandissement de 1:1, ce qui veut dire que les objets ont la même taille sur le capteur que dans la réalité. Exemple : si vous photographiez une araignée qui fait 3mm de long en réalité, elle fera 3mm sur votre capteur.

1. Une profondeur de champ ridicule

Un rapport de grandissement si fort implique d’être extrêmement proche de son sujet. Le plan focal (c’est-à-dire la surface de votre capteur pour faire simple) se trouve environ à une trentaine de centimètres de votre sujet. Si on enlève la longueur de l’optique, la lentille frontale est en réalité à quelques cm du sujet.

Or comme on l’a vu dans le cours sur la profondeur de champ, celle-ci diminue avec la distance au sujet. D’habitude c’est nettement visible mais raisonnable. En macro, c’est réellement LE facteur qui influence très fortement la profondeur de champ.

Pour vous donner une idée, à 100mm, f/2.8, et au rapport de grandissement 1:1 (c’est-à-dire à la distance minimale de mise au point) la profondeur de champ est inférieure à 1 mm ! Oui oui, vous avez bien lu, la zone de netteté est si ridiculement petite !

Bourdon macro faible profondeur de champ

La photo en elle-même n’est pas bonne, mais regardez la très faible profondeur de champ, qui est très visible notamment sur les ailes ! (cliquez sur l’image pour agrandir s’il le faut)

Fermer le diaphragme

Afin d’augmenter la profondeur de champ et d’avoir tout un insecte net (ou au moins tout son œil qui est bien souvent plus large qu’1mm), votre seule solution va être d’utiliser une ouverture plus réduite. f/8, f/11 voire f/16 sont des ouvertures couramment utilisées en macro.

2. Le manque de lumière

Seulement à ces ouvertures, vous imaginez bien que la quantité de lumière qui rentre dans l’appareil est bien inférieure. Si vous photographiez en plein jour ce ne sera pas forcément un problème (quoiqu’à f/16 on commence à flirter avec les limites), mais en conditions de lumière limites, on peut aisément manquer de lumière.

Utiliser un flash annulaire

La solution la plus intuitive pourrait être de réduire la vitesse d’obturation, mais le problème est qu’on travaille sur des sujets souvent mouvants (même les fleurs, qui peuvent bouger au moindre coup de vent), et qu’il est délicat d’utiliser des vitesses lentes.

La solution restante est donc d’utiliser de la lumière artificielle. Le flash intégré de l’appareil ou un flash cobra ne sont pas adaptés à la macro, discipline pour laquelle il existe des flash spéciaux qui se fixent autour de l’objectif, que l’on appelle flash annulaires.

Je n’ai pas eu l’occasion d’en utiliser moi-même, mais cette méthode produit clairement d’excellents résultats, comme on peut le voir sur l’image suivante par exemple :

3. Une mise au point difficile

Une autre conséquence de la profondeur de champ très réduite est que si vous bougez un tout petit peu, il y a de fortes chances pour que votre sujet se retrouve hors de la zone de netteté. Imaginez que votre profondeur de champ soit de 3mm : il suffit que vous bougiez d’1 ou 2 mm pour qu’une partie de votre sujet soit en dehors de la zone de netteté, et si vous bougez de 3mm il sera totalement flou !

Et très franchement, vous bougerez de 3mm. Très facilement.

Le trépied

A mon sens, l’utilisation d’un trépied (ou tout au moins d’un moyen de se stabiliser) est quasi indispensable en macro, à part peut-être dans de bonnes conditions de lumière avec un objectif stabilisé comme le Canon 100mm macro f/2.8 L IS USM. Il vous permettra de faire tranquillement votre mise au point, de préférence manuelle (ce qui est beaucoup plus précis à ces rapports de grandissement), et en plus de déclencher à des vitesses d’obturation un peu plus faibles que ce vous pourriez faire à main levée.

Je n’aurais jamais pu sortir un seul cliché potable sans mon trépied. Selon votre pratique en macro (insectes, fleurs, objets, …), et votre expérience, vous pouvez aussi utiliser un monopode, voire shooter à main levée, mais dans ce dernier cas ce ne sera pas facile, et il vous faudra beaucoup de patience pour maîtriser ça. Vous pourriez donc être découragés de n’obtenir que des clichés flous si vous n’utilisez pas de moyen de vous stabiliser, donc je vous conseille vraiment d’y penser dans votre budget macro !

 

Voilà, si vous vous essayez à la macro ces quelques conseils de base pourront grandement vous aider à aborder plus sereinement ce domaine un peu complexe de la photo. Le simple fait de travailler sur trépied et de fermer le diaphragme vous permettra de bien mieux réussir vos clichés. Si vous n’avez pas de flash annulaire, essayez juste de travailler par beau temps 😉

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67 commentaires

  • C’est étonnant cet article ! J’ignorais qu’en macro nous étions obliger de fermer autant le diaphragme.

    J’ai une question, quelle(s) focale(s) sont à privilégier en macro ? 50mm, 85mm ou 100mm ?

    Merci

    19 avril 2011
    • Je ne dirais pas « obligé », seulement si tu veux avoir une profondeur de champ de plus d’1mm 😛

      Tout dépend ce que tu photographies : plus la focale est longue, plus tu vas être loin de ton sujet au rapport 1:1. C’est un avantage pour des sujets craintifs comme certains insectes. Même à 100mm, ça peut être court pour certaines bestioles !
      Pour les sujets immobiles, il n’y a pas de réelle contrainte à ce niveau je pense 😉

      19 avril 2011
      • D’accord mais certaines focales peuvent peut-être faciliter le travail, par exemple si je prends un 50mm pour avoir une plus grande profondeur de champ je serais peut-être obligé de moins fermer comme la focale est plus petite, donc l’utilisation du trépied est à discuter ? C’est une hypothèse, je sais pas du tout. ^^

        19 avril 2011
        • De mes souvenirs, la focale ne joue pas sur la profondeur de champ mais c’est le rapport d’agrandissement. En l’occurrence, on parle de macro à partir du rapport 1:1 donc si je ne dis pas de bêtises, tu ne trouveras pas ton salut dans la focale. En revanche, elle a son importance dans la distance avec le sujet et dans la gestion de l’arrière plan. Avec un 50 mm à rapport 1:1, tu as la lentille frontale quasi collée à ton sujet. Pas cool, si tu cherches à photographier un insecte (sauf la chenille qui n’est pas très farouche). Autre avantage potentiel des plus longues focales, l’angle d’ouverture étant plus étroit, l’arrière plan sera moins large et il sera donc plus facile d’éviter des éléments parasites dans cet arrière plan.

          19 avril 2011
          • D’accord merci pour cette précision, par contre quand tu dis que la focale n’influence pas la profondeur de champ c’est juste en macro ?
            Car l’article de Laurent ne dit pas tout à fait la même chose (http://apprendre-la-photo.fr/profondeur-de-champ-flou-darriere-plan-bokeh/ ->voir la conclusion)

            19 avril 2011
          • En fait, à un rapport de grandissement de 1:1, ce qu’il se passe est que la longueur focale influe toujours théoriquement sur la profondeur de champ, mais dans des proportions si minimes qu’elle est négligeable par rapport à l’effet de la distance au sujet.

            19 avril 2011
          • Ce n’est pas ce que je peux lire dans mes sources. Extrait La pratique du reflex numerique de René Bouillot « Pour beaucoup de photographes, c’est une évidence que la profondeur de champ délivrée par un grand-angle est plus étendue qu’avec la focale normale ou un téléobjectif. Or, c’est totalement faux. En effet, pour un même grandissement G, une même ouverture de diaphragme n et quelle que soit la focale f de l’objectif, la profondeur de champ est rigoureusement la même »
            C’est d’ailleurs bien illustré dans l’article sur la profondeur de champ avec deux focales à 55mm et à 96mm, pour un même grandissement, la profondeur de champ est la même.
            Après que la focale ou et que la distance par rapport au sujet joue sur le grandissement, on est d’accord.
            Pour finir, dans la pratique ça ne change pas grand chose car on travaille souvent avec une focale et une distance au sujet plutôt qu’avec un grandissement. Sauf en macro…

            19 avril 2011
          • Oui, effectivement, j’ai dit « à un rapport de grandissement de 1:1 », je pensais plus « à un gros rapport de grandissement » (c’est ça de ne pas se relire :P). Donc en fait, si on prend un rapport de grandissement constant, la profondeur de champ sera la même puisque si la focale diminue (= augmentation de la profondeur de champ), il faudra diminuer la distance au sujet (= diminution de la profondeur de champ) pour garder ce rapport.
            Ce que je voulais dire, c’est que ce sont toujours les mêmes facteurs qui influencent la profondeur de champ. Simplement si on prend comme référence un même facteur de grandissement 1:1, deux paramètres aux effets opposés changent, ce qui ne produit virtuellement aucun effet, comme dans l’exemple que tu cites 😉

            19 avril 2011
  • Ton article est tres interessant. Penses-tu faire egalement un article sur les bonnettes et bagues allonges ?

    19 avril 2011
  • Comme le souligne le premier commentaire, il n’y a pas toujours besoin d’aller jusqu’à f/11 pour avoir de bons résultats. Tout dépend de ce que l’on veut faire et je m’en sort souvent sans avoir une ouverture aussi petite (je précise que j’utilise des bagues allonge, dont je parle sur mon blog).

    Je fais souvent de la macro, sans trépied. Il faut juste s’habituer à faire la mise au point sans bouger, c’est une question d’habitude.

    19 avril 2011
  • Très bon article, reste à préciser qu’à partir de f/16 et plus, le capteur doit être très propre !
    Le flash annuaire, dessine un fer à cheval sur la photo, très long à supprimer ensuite avec le tampon….
    J’utilise maintenant un vieux flash cobra (non adapté au numérique) avec des claques pour diffuser la lumière.
    Amitiés.

  • Je dis: « calques » pas claques. :-))

  • @Virginie : J’y ai plus ou moins pensé, mais il faut d’abord que je me renseigne plus sur ce sujet 😉

    @ktycat : Effectivement il n’est pas toujours utile de fermer à ce point, mais dans ce cas on a une profondeur de champ réellement petite, et il est facile de rater une photo. Personnellement j’adore l’effet produit, mais si on tente de faire un de ces clichés macro très nets (au moins sur le point d’intérêt de l’image), travailler à f/2.8 ou f/4 me paraît réellement complexe !
    Après j’imagine que l’habitude permet d’augmenter son taux de réussite (comme toujours), mais à mon sens le trépied permet bien plus de confort, d’autant plus qu’il permet de travailler avec une lumière un peu limite.

    @JCBiker : Effectivement à f/16, les poussières commencent à se voir ! Cela dit je ne sais pas si le flash annulaire fait un fer à cheval (ça me paraît étonnant, la lumière est un minimum diffusée tout de même), mais en tout cas il faut absolument bien diffuser la lumière (comme tu le fais) si on utilise un flash cobra, au risque de voir apparaître l’ombre de l’objectif sur l’image ! 😉

    19 avril 2011
  • La focale de l’objectif joue sur la profondeur de champ.
    Pour un 100mm ouverture à 11 a 30 cm du sujet la profondeur de champ sera de 0.003m alors qu’elle sera de 0.17m pour un objectif de 50mm.
    Données calculées avec: http://www.galerie-photo.com/profondeur_de_champ_calcul.html.
    L’inconvénient des petite focales, c’est que la distance entre l’insecte et et l’objectif est réduite (pour le même effet qu’un objectif à la focale plus grande) et bien souvent, il est parti avant même qu’on ai pu faire la mise au point!
    Le bon compromis pour faire de la macro serait entre 90 et 110mm.
    L’emploi du trépied pour la macro insectes n’est pas l’idéal! Il vaut mieux utiliser son corps pour se servir d’appuis et caler son appareil. Il faut éviter de vouloir faire de la macro par vent (même léger), éviter les gestes brusques pour ne pas effrayer les insectes et pour le flash, ben le mieux étant la lumière naturelle, il est parfois nécessaire de rajouter un petit coup de flash pour déboucher. Un cobra avec déflecteur étant utilisé car moins cher qu’un annulaire qui lui aurait tendance (A ce que j’ai pus lire car je n’en ai pas et j’utilise le cobra) a aplatir les photos.
    Je ne suis qu’un débutant (quelques mois de photo) mais je trouve la macro passionnante…
    Merci Laurent pour ce super site.
    Cordialement

    19 avril 2011
    • Oui mais dans l’exemple, on n’est plus à grandissement constant. Bon j’arrête, le serpent se mord la queue étant donné que focale, distance au sujet et grandissement sont liés.

      19 avril 2011
  • Arf, allez j’en remets une couche. Quand on construit une photo, on a un cadre en tête, une composition et donc un facteur de grandissement en tête. Si on veut tenir le même cadre, le même rapport de grandissement, la focale ne changera rien à la profondeur de champ. En revanche, elle jouera sur la perspective (les longues focales écrasent les différents plans) et sur la gestion de l’arrière plan. Bon promis, j’arrête.

    19 avril 2011

    • Stéphane:

      Oui mais dans l’exemple, on n’est plus à grandissement constant. Bon j’arrête, le serpent se mord la queue étant donné que focale, distance au sujet et grandissement sont liés.

      Non n’arrête pas, c’est intéressant!
      Personnellement, je débute, donc j’en ai moins en tête! Je me « focalise » sur la mise au point de mon sujet, ma position pour le cadre mais aussi pour éviter le flou de bougé et de décalage de la MAP, et puis effectivement,t si je peux sur la composition/cadre. Mais là tant qu’il ne manque rien a mon sujet, je peux jouer un peu avec le crop. J’ai un 100mm macro et je ne le regrette pas! J’ai failli prendre un 50mm car plus facile d’utilisation justement (parait-il en raison de la différence de profondeur de champ etc…) mais quand je vois comment il est difficile parfois d’approcher le sujet!!!!

      19 avril 2011

  • Stéphane:

    Oui mais dans l’exemple, on n’est plus à grandissement constant. Bon j’arrête, le serpent se mord la queue étant donné que focale, distance au sujet et grandissement sont liés.

    Oui effectivement!
    Tout est lié!

    19 avril 2011
  • Bonne article d’initiation aux problèmes qu’on peut rencontrer en macro.

    Pour ce qui est du trepried c’est discutable. Si l’on prend un insecte plutôt immobile comme une araignée : ok pour le trépied. Par contre pour prendre une abeille je vois pas bien comment on peut faire a part cadrer une fleur et attendre 2h que quelque chose vienne se poser dessus.
    Le monopod est peut être le bon compromis entre stabilité et réactivité.

    Enfin petit conseil pour ceux qui débutent en macro : essayer autant que possible d’avoir le sujet dans un plan parallèle au capteur.
    Ansi, même avec une profondeur de champ très réduite, l’ensemble du sujet sera net.
    Exemple, l’aile d’un papillon parfaitement parallèle au capteur sera entièrement nette.

    20 avril 2011
  • Bon article bien sur, et non bonne article 🙂

    20 avril 2011
  • Bonjour, avant tout merci de faire partager votre savoir faire
    Je vous propose de vous rendre sur ma page facebook « photo-pierre », et de regarde les différant reportage photo, dont aujourd’hui je vais rajouter un reportage macro.
    Je serai ravie d avoir votre opinion ainsi que vous me dite mes erreurs, et pourquoi pas vous rajoute en intérêt sur la page,
    Merci a vous et a bientôt j espère

    20 avril 2011
  • Synthèse très intéressante !
    Effectivement, je suis d’accord avec le commentaire précisant que ce n’est pas toujours facile d’utiliser le trépied.
    Dans ces cas-là, j’utilise une astuce supplémentaire : je me mets en autofocus « continu » (AF-C en nikon, pour canon je ne connais pas le terme, mais je crois qu’il y a un glossaire sur le site 😉 ), ca augmente la probabilité de sujet net 😉

    20 avril 2011
    • Pour Canon : AI-Focus ou même AI Servo si le sujet bouge ;).

      20 avril 2011
  • merki m’dame 🙂

    20 avril 2011
  • Merci à tous pour vos commentaires très constructifs, je vous ADORE ! 😀

    Effectivement, l’usage du trépied en macro prête au débat. En ce qui me concerne, comme je n’ai fait que peu de macro, je trouve pour le moment plus simple de l’utiliser, même pour de la macro d’insectes. De toute façon, les insectes mobiles sont très durs à approcher et photographier en pleine activité et il vaut mieux s’y prendre très tôt le matin (et une libellule encore mouillée de rosée, ça ne s’envole pas 😉 ).
    Pour ce qui est de l’abeille (ou d’autres insectes assez mobiles et rapides), il y a tout de même moyen de prévoir les endroits butinés. Aux heures chaudes de l’été, certaines fleurs sont butinées presque constamment, et il est tout à fait possible de se poser avec son trépied, et d’attendre qu’une bête se pointe dans le cadre. Mais ce n’est bien évidemment pas adapté à toutes les situations.

    Par ailleurs, il m’est arrivé lors de mes essais d’utiliser le trépied uniquement comme appui : une bête posée, que j’approche discrètement. Hop le trépied, l’œil dans le viseur, et comme je voyais qu’elle allait s’envoler, j’ai dû pencher le trépied en avant, et je n’étais donc appuyé que sur 2 des pieds ! Ce qui suffit à stabiliser suffisamment à la fois pour que la mise au point soit bonne et l’image nette à des vitesses relativement lentes.

    L’astuce du mode d’autofocus est bonne effectivement ! (il n’y a pas de glossaire, mais il y a un 😉 )

    20 avril 2011
  • Toute improvisation est bonne dans ces moments là je crois ^^.
    Pardon pour le mauvais « mot », ce n’était pas un glossaire effectivement, mais il me semblait bien qu’il y avait un endroit où les noms des deux principales marques cohabitaient 😉
    Et le mode AF-C (ou AI-Servo donc visiblement) est aussi « pratique » avec des sujets statiques, sur trépied également… Il suffit d’un peu de vent pour que le sujet statique bouge assez pour sortir du champ de mise au point ! GrrrRRRRrrrRR 😉

    20 avril 2011
  • En macro, il m’est arrivé d’utiliser à plusieurs reprises le mode AI-focus et généralement le visionnage sur PC était souvent catastrophique : flou où il ne faut pas (j’ai un 40D – à voir avec d’autres modèles). Quant à l’AI servo, je trouve inutile.
    Désormais, je procède de la manière suivante. Je me mets en mise au point manuelle, je choisis mon grandissement et je m’approche ou je m’éloigne pour avoir la zone de netteté où je le souhaite.
    En ce qui concerne l’ouverture, je travaille souvent à f/4. Bon bien sûr, il y a plus de déchets mais j’adore cette profondeur de champ réduite.
    Après pour les fleurs, il m’arrive de sortir le trépied mais pour les insectes, c’est vraiment contraignant.

    20 avril 2011
    • Le mode AF-C est peut-être plus intéressant pour faire de la proxy. En tous cas, un mode très efficace quand il y a du vent 😉
      Mais j’utilise souvent la MàP en manuel moi aussi.

      Je retient l’idée du monopod moins cher et plus mobile, merci 🙂

      13 octobre 2011
  • En voici un article qui tombe à pic: je me suis fait offrir le 100mm série L de Canon pour mon anniversaire ! 😀

    20 avril 2011
    • Joli cadeau ! 😀

      21 avril 2011
      • Merci ! Mais en même temps, ce n’était pas n’importe quel anniversaire ! 😉

        21 avril 2011

  • Stéphane:

    En macro, il m’est arrivé d’utiliser à plusieurs reprises le mode AI-focus et généralement le visionnage sur PC était souvent catastrophique : flou où il ne faut pas (j’ai un 40D – à voir avec d’autres modèles). Quant à l’AI servo, je trouve inutile.
    Désormais, je procède de la manière suivante. Je me mets en mise au point manuelle, je choisis mon grandissement et je m’approche ou je m’éloigne pour avoir la zone de netteté où je le souhaite.
    En ce qui concerne l’ouverture, je travaille souvent à f/4. Bon bien sûr, il y a plus de déchets mais j’adore cette profondeur de champ réduite.
    Après pour les fleurs, il m’arrive de sortir le trépied mais pour les insectes, c’est vraiment contraignant.

    En ce qui me concerne, je suis en manuel aussi!
    Par contre en ouverture je suis entre f/8 et f/11.
    Si c’est un insecte qui me fuit (si si, ils sont comme ça!), je règle de loin et je m’approche en tournant la bague de MAP au fur et à mesure que j’approche doucement, prenant une ou deux photos pendant cette phase d’approche.
    Pour le trépied, je ne l’utilise jamais je prends diverses positions, à genoux, accroupi, allongé appuyé sur les coudes, couché sur le dos etc…. Un véritable KAMASUTRA du Macro photographe!!!

    21 avril 2011
  • Pour les sujets immobiles : faire plusieurs mises au point sur de plans différent et utiliser Combine ZP qui fusionne le tout en ne gardant que le meilleur. Résultats bluffant garantis.
    Le logiciel réajuste les petits décalages.

    22 avril 2011
  • Trépied, trépied… balladez léger avec un monopode.
    Il suffit pour avoir un support et la stabilité nécessaire.

    24 avril 2011
  • Et encore un problème en plus – trouver une idée originale pour réussir la photo et qu’elle ne ressemble pas à un simple teste de l’objectif.

  • Bjr, j’ai investi pas mal dans les objectifs et boitier canon, je fais de la photo de nu et paysages nocturnes, depuis peu je m’intéresse au macro, que pensez vous des bonnettes, bague allonge, convertisseur,extrendeur. Pouvez vous faire un article sur ce sujet. Merci

    10 mai 2011
  • Bonjour et merci pour tous ces articles 🙂
    J’ajoute mon grain de sel, ou plutôt mon témoignage à tout ce que j’ai pu lire:

    1) J’utilise pour l’instant un 50mm macro f2.8 (de chez SIGMA), généralement à f11.

    2) J’utilise souvent mon flash intégré avec un système bricolé maison pour reporter l’éclair sur le devant de l’appareil. J’ai utilisé un tube carton tapissé de papier allu, avec des épaisseurs de papier calque pour diffuser la lumière. Également utile, les boites de CD vierges pour reproduire le flash annulaire.

    3) je n’utilise jamais de trépied « classique » pour la macro !
    Les insectes bougent en permanence, et vu la PDC (profondeur de champs) c’est impossible de décaler le trépied de 1 mm à droite-gauche-devant-derrière !
    Certains utilisent des rails millimétriques … je n’ai jamais essayé donc je ne me prononcerais pas.

    4) Je n’utilise jamais l’auto-focus : je me positionne au rapport souhaité (1:1 ou moins) et ensuite je fais la MAP (mise au point) en avançant/reculant devant la bestiole.

    Voila, si cela peut aider …
    Quelques exemples de mon travail ici « http://www.flickr.com/photos/concept-photo/sets/72157627136905041/ »

    🙂

    http://apprendre-la-photo.fr/3-difficultes-macro/

    21 décembre 2011
  • Merci pour les infos très instructives!

    11 avril 2013
  • Salut !
    je voudrais faire un petit retour d’utilisation :
    j’ai des tubes allonges et un 70-200 mm L F/4.0 non IS.
    Je me suis lancé dans la macro ( enfin ici c’est de la proxi sans être de la vraie Macro 1:1 ) avec des bourdons et des abeilles. et bien les résultats sont plutôt pas mal !
    Pour autant, aucun conseils donnés ici n’est appliqués …

    1) comme mes tubes ont coutés 10€, ils sont sans contact. donc je shoot à P.O. F/4.0 …
    c’est assez dur mais ça passe. en général seul l’oeil est net , mais c’est l’effet que je cherche.
    ( sinon il y a une technique spéciale : on monte l’objo sans les tubes, en règle l’ouverture en mode Av , on appuie sur le bouton testeur de profondeur de champ et en la maintenant appuyé, on démonte l’objectif. csq -> le diaph reste fermé et on peut le monter sur les tubes allonge avec le diaph pré- selectionné. c’est très contraignant car on ne peut pas changer l’ouverture à la volée : on doit démonter les tubes et refaire la manip pour changer le diaph… )

    donc c’est possible, et même rigolo. ( il faut être stable tout de même. le moindre déplacement fausse la Map. )

    2) par manque de budget, je n’ai aucun flash ( pour l’instant )
    pourtant au printemps la lumière l’après midi est assez dure, ce qui permet ( avec par exemple un diaph pré réglé à F/9 ) d’avoir assez de lumière

    3) mon montage ( tube allonge + 70-200 L non IS ) n’est absolument pas stabilisé , et pourtant je travaille TOUJOURS à main levée, puisque ce sont les insectes qui m’intéressent.
    si tu considère que c’est impossible de « macroter » sans trépied, moi je considère tout à fait l’inverse….
    IMPOSSIBLE d’assurer le suivi d’une abeille, même en train de butiner, avec un trepied.
    c’est bien trop vif !
    csq -> je travaille en général à 1/250 de seconde . voir même 1/500.
    dès que le sujet est net dans le viseur, je déclenche !
    et donc cette vitesse a le miracle de compenser mes mouvements, et donc permet d’assurer la mise au point correcte, même à F/4.0

    mes réglages en moyenne sont donc :
    70-200 + tubes allonge , F/6 ( et des bananes ) , vitesse entre 1/200 et 1/500 et Isos 800 ou 1600 .

    en fait pour moi, le seul véritable problème est la lumière : j’aimerais bien baisser mes isos un peu plus bas pour un peu plus de qualité…
    les points 1 et 3 ( la PDC courte et la MaP ) ne sont pas ,à mon avis, des  » difficultés » . en tout cas pas avec ma manière de pratiquer……
    Voilà, c’était juste un retour . je ne veux pas casser l’article mais bien montrer que les difficultés que tu cites dépendent de la manière d’approche et pas des règles universelles.
    Merci en tout cas de prendre beaucoup de temps pour rédiger tous ces très bons tutos !

    13 avril 2013
    • Bonjour Guillaume,

      Merci pour ton retour, c’est intéressant !

      Evidemment ce dont je parle ici, ce sont les conditions « idéales et confortables » on va dire (qui dépendent aussi de la pratique macro, notamment concernant le trépied). Je n’ai jamais dit que c’était impossible de faire de la macro autrement, juste plus difficile.

      Ton commentaire le prouve bien d’ailleurs : tu ne peux pas contrôler ton ouverture autrement qu’en bricolant, et tu es obligé que shooter à 1600 ISO (ce que l’usage d’un flash te permettrait de ne pas faire 😉 ).

      14 avril 2013
  • pour l’ouverture, c’est surtout que je suis une grosse pince et que payer 100€ pour des tubes creux avec contact…..
    😉
    Mais je vais investir.
    ( soit un Canon 100mm MAcro non L , ou un Panagor 90mm Macro tout manuel de 35 ans )

    14 avril 2013
  • bonjour

    nouvellement inscrit sur ce site
    j’ai une question, j’ai depuis peu ( 1 mois ) un appareil reflex qui m’a couté un peu d’argent et je voudrais faire de la macro
    un objectif macro coute cher et pour l’instant……
    que pensez vous dans un premier temps d’une bonnette raynox 250, j’en ai trouvé une d’occase a prix très raisonnable de plus débutant en reflex il faut que je me forme
    j’ai trois bjectif un 55 ricoh focale fixe un 18 55 wr PENTAX et un 18 200 tamron lequel serais le mieux pour y équiper la bonnette

    cordialement

    Thierry

    15 avril 2013
    • Bonjour Thierry,

      Je pense que tu trouveras beaucoup de réponses à tes questions dans cet article récent 😉
      http://apprendre-la-photo.fr/macro-pas-chere-budget-bonnette-tube-allonge/

      15 avril 2013
    • Je débarque un peu tard, mais pour ceux qui se poseraient la même question, il est possible d’utiliser une bague d’inversion afin de monter l’objectif… inversé! 🙂

      On obtient un objectif macro à fort grandissement pour pas cher (une dizaine d’euros à tout casser). Attention sur mon 60d avec un 17mm en inversé j’obtiens un grandissement 5:1 (ou quasi) et il est très difficile de travailler à ce grandissement quand on débute. Sinon en 70mm le grandissement est de mémoire de 2:1 ce qui est plus aisé.

      L’inconvénient c’est que l’on perd tous les automatismes du caillou et que pour la map on joue sur la distance avec le sujet. Pour l’ouverture du diaphragme il faut procéder comme le décrit Guillaume, en montant l’objectif normalement, en réglant l’ouverture souhaitée, puis en démontant l’objectif tout en gardant le doigt sur le bouton testeur de pdc.

      Voilà, c’est pas évident pour un débutant mais ça permet de gouter aux joies de la macro et à…. ses galères! à faible coup!

      Inconvénients:

      2 octobre 2013
      • ou faible « coût »… comme vous voulez 😀

        2 octobre 2013
  • bonjour,
    je débute en macro mais voila dois je travailler en manuel ou laisser faire le mode rapproché pour de meilleurs résultats (nikon d7000) j’ai également un flash annuaire …
    Merci énormément !!! 🙂
    Cordialement
    Vincent

    23 juillet 2013
  • oups annulaire … 🙁

    23 juillet 2013
  • bonjour, j’arrive un peu tard, mais je viens de faire l’acquisition d’un canon macro 100 mm f/2,8 L IS USM et au lieu d’avoir un rond de netteté sur et autour de mon sujet (et le reste flou), je me retrouve avec une bande horizontale de netteté (et le reste flou), je ne comprends pas car avec mon ancien tamron macro 90 mm sur mon ancien sony, la netteté était arrondie, est-ce un réglage à faire? merci à vous si vous pouvez m’éclairer.

    22 novembre 2013
    • Bonjour,
      C’est sans doute simplement la situation qui a changé. En effet, la zone de netteté est toujours un plan (une « bande horizontale »). Si tu avais un rond, c’est sans doute simplement que seul un objet de forme circulaire était dans le plan de netteté.

      Ou alors je n’ai pas bien compris ce que tu as dit 😉

      22 novembre 2013
      • This forum needed shnkaig up and you’ve just done that. Great post!

        12 août 2014
  • non tu as tout compris, et là je me sens un peu bête, j’ai voulu essayer mon macro et j’ai pris ce que j’avais sous la main, à savoir une part de cake….plate, donc pas de relief d’où la bande horizontale nette (plan), j’aurais pris un objet quelconque en relief, j’aurais eu ces zones floues autour, je te remercie Laurent! 🙂

    22 novembre 2013
  • en lumiere normale, pas besoin absolu de trepied ou autres en macro : suffit de multiplier par deux( au minimum )ce qu il y a ecrit sur votre objectif. Par ex,un 90 macro ,ca donne 180

    20 décembre 2013
  • Toujours des articles intéressants, il y en a tellement à lire sur ton blog 🙂
    Je vais investir dans un trépied bientôt, pas facile de s’appuyer sur tout ou d’être à plat ventre 😛

    30 juin 2014
  • En ce qui concerne le flash annulaire que j’utilise dans mon métier de dentiste, je confirme qu’avec cet accessoire on obtient de belles images, et contrairement à ce que l’on pourrait penser, un joli modelé si l’on prend un flash comportant des diodes réparties sur l’anneau que l’on peut allumer par 2, d’un côté ou de l’autre, et plus, même, puisqu’on peut tourner l’anneau et qu’elles se retrouvent en haut ou en bas si besoin.Bref, l’éclairage n’est plus strictement « frontal »…J’utilise un boîtier Pentax et leur flash, joints à une optique macro. Le rapport qualité prix est très intéressant et j’en suis satisfait. Pour être honnête, je n’ai pas de photos macro d’insectes ou autres, mais satisfaction avec ce mode d’éclairage….À essayer….
    Amicalement à tous, salut Laurent,
    Dominique

    28 novembre 2014
    • Par pitié mon cher dentiste, pas de flash pour les insectes, pauvres bêtes. Vous imaginez qu’on vous photographie avec des phares de Boeing!

      30 juin 2016
  • Merci pour le partage bien utile 😉

    7 mars 2015
  • Bonjour, c’est amusant de donner des conseils sur un sujet qu’on ne pratique pas.
    Vous énoncez juste juste les difficultés que vous avez rencontrées lors de vos 3 premiers shoot, aucunement les solutions…tiens je vais peut-être faire un blog photo, j’en suis à 20 photos en macro.

    27 juin 2015
  • merci pour se super article je vais enfin pouvoir eviter de faire que des photos flou !!

    29 juin 2016
  • Le trépied est bon pour les fleurs. Les insectes ne se tiennent tranquilles que lorsqu’ils s’accouplent,sinon ils ne cessent de bouger et ils ont peur de l’objectif trop proche. Il faut à la foi être rapides pour cadrer et déclancher et lent pour prendre position et approcher l’objectif. Difficile mais quelle récompense! C’est tout simplement merveilleux.

    30 juin 2016
  • Bonjour,
    je débute en macro photo, j’aimerai savoir comment faire basculer la focale vers une focale plus grande avec lappareil photo?
    Je commence a prendre des photos mais je suis toujours obligé de
    me mettre a la meme distance par rapport au sujet.. est ce normal?
    merci
    florence

    27 juillet 2016
  • Bonjour,
    Ce commentaire je le fait juste pour vous remerciez pour la qualité de votre travaille sur l’ensemble des articles que j’ai eu l’occasion de lire excellent travail merci encore 🙂

    11 avril 2017