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Choisir un logiciel de retouche photo : gratuit ou payant ? Lightroom, Photoshop, … ?

Un peu comme la question du matériel, celle-ci revient souvent : que faut-il choisir comme logiciel pour retoucher ses photos et les sublimer ? Quels sont les meilleurs logiciels de retouche pour répondre aux besoins des photographes ? Quelles différences entre eux, les logiciels de retouche photo gratuits sont-ils crédibles, si oui lesquels, et Adobe Photoshop est-il un outil indispensable à mon arsenal de photographe ?

Ce sont des questions légitimes, car quand on n’y connaît rien et que l’offre est pléthorique, autant dire que c’est un véritable labyrinthe pour choisir le bon logiciel de retouche, et décider si on souhaite payer ou pas.

Notez que j’utilise le terme « retouche » de manière très générique dans le titre, dans le sens de « toute modification qu’on fait sur l’image », mais quand il y a besoin d’être plus précis, je préfère distinguer le post-traitement, le développement, et la retouche locale. J’en reparle juste en dessous 🙂

Petit point définitions ! Dans la suite de l’article, le terme « post-traitement » englobe deux étapes :

– Le développement, qui consiste à appliquer des réglages qui s’appliquent globalement à l’image

– La retouche locale, qui désigne tout travail localisé sur l’image (comme son nom l’indique)

Notez-bien que sur le web, tout le monde ne fait pas toujours ce choix de définitions (il n’y a d’ailleurs pas de consensus à ce sujet). Simplement, tout article sérieux se doit de bien définir les termes dès le début 😉

Je vais vous donner des noms rapidement, mais avant ça il faut définir nos besoins : de quoi a-t-on réellement besoin comme outils en tant que photographe ? Avant tout de 2 outils indispensables, et éventuellement d’un troisième facultatif. Ça va déterminer quels programmes sont nécessaires et comment les choisir.

Epinglez cet article sur Pinterest pour le consulter dans le futur !

3 types de fonction pour le photographe

Le développement RAW

C’est LA fonction principale dont vous avez besoin en tant que photographe : pouvoir développer vos fichiers RAW dans un logiciel. Quand je dis développer, j’insiste sur le terme : il s’agit ici de réglages qui s’appliquent globalement à l’image, et sont assez subtils et simples à mettre en place, en bougeant simplement quelques curseurs : ajuster la balance des blancs, le contraste, la saturation, les couleurs, jouer sur la netteté et diminuer le bruit.

Il s’agit donc ici de sublimer son image en lui donnant le peps nécessaire qu’on n’arrive pas à avoir en JPEG, mais pas de faire des modifications lourdes, comme supprimer certains éléments d’une image.

Une fois que vous serez satisfaits de vos réglages sur votre fichier RAW, vous pourrez l’exporter en format image (par exemple JPG) et la partager. Mais votre fichier RAW d’origine restera toujours intact : on dit que la modification est non-destructive.

Schéma de fonctionnement d'un logiciel de post-traitement RAW

La plupart des logiciels enregistrent aussi l’historique des réglages appliqués à votre fichier RAW, ce qui est bien pratique pour revenir en arrière et faire votre développement en plusieurs fois !

Le tri, le classement et le catalogage

Quand on fait de la photo avec passion, et surtout en numérique, on se retrouve rapidement avec beaucoup de photos. Vraiment beaucoup. Pour retrouver les meilleures et ne pas passer 2 heures à réunir le best of de ses dernières photos de vacances (parce que Tatie Jeannine se lasse au bout de 15 photos, et à la centième elle dort déjà :D), il faut adopter un système pratique qui permette de s’en sortir.

À mon sens, il doit être capable de faire plusieurs choses :

  • Afficher simplement et en grille les photos selon le dossier dans lesquelles vous les avez classées.
  • Les trier selon plusieurs critères pertinents (date, matériel utilisé, données EXIF c’est-à-dire l’ouverture, la vitesse, les ISO et d’autres choses, etc.).
  • Faire un premier tri parmi les photos : celles assez bonnes pour être travaillées (développées), et celles qui ne le sont pas assez.
  • Noter les photos suffisamment finement pour retrouver les meilleures en quelques secondes (avec un système d’étoiles, de drapeaux, de couleurs)
  • Leur attribuer des mots-clés pour retrouver aisément des photos qui vous intéressent
Exemple d’une fonction de catalogage dans Lightroom : en bas de l’écran s’affiche la pellicule qui vous permet de naviguer et de trier vos photos. Ici par exemple, la première photo est marquée avec un drapeau blanc, la seconde d’un drapeau noir (elle est rejetée), les deux suivantes avec des étoiles, et la dernière avec la couleur jaune. Bref, vous avez le choix ! Ensuite, vous pouvez filtrer les photos en fonction d’un ou plusieurs critères

Ça peut vous paraître anodin maintenant, surtout si vous commencez, mais ça devient très rapidement indispensable, et je vous conseille de commencer dès que possible à faire ça, sinon vous allez vous retrouver avec des dizaines de milliers de photos à trier d’un coup.

La retouche locale

Je fais bien la distinction avec le développement, et volontairement, car on n’utilise pas forcément les mêmes outils pour ça : la retouche locale consiste à modifier seulement une partie de l’image. Elle a plusieurs niveaux : on peut simplement retoucher différemment des zones de l’image (contraste, couleurs, netteté, etc.), ou à l’inverse passer 3 heures à retoucher un par un les cheveux sur une photo de portrait. Avec tous les intermédiaires possibles évidemment 🙂


Exemple de retouche locale avec le filtre gradué, ici sur Dxo Photolab. La modification ne s’applique qu’à la mer (ici, l’éclaircissement des ombres), en laissant le ciel intact. La zone modifiée est colorée pour être bien visible (photo de gauche).

À noter que dans les logiciels qui regroupent développement et retouche locale, cette dernière est
enregistrée dans la liste des opérations non-destructives.

Dans la majorité des situations et pour un usage amateur, vous n’aurez que peu ou pas besoin de faire de la retouche locale. À mon sens, voici les principales choses que vous aurez besoin de faire parfois (pas tout le temps) :

  • appliquer des réglages différents à 2 zones de l’image, typiquement le ciel et le sol par exemple (voir photo ci-dessus)
  • mettre en valeur un sujet en lui appliquant des réglages différents (en termes de luminosité notamment)
  • retoucher quelques détails gênants : enlever des poussières sur le capteur, dissimuler quelques boutons, éliminer un élément gênant (un câble électrique)
  • faire quelques retouches beauté : illuminer les yeux, blanchir les dents, adoucir un peu la peau

Et c’est à peu près tout ce dont vous aurez besoin dans votre pratique photo quotidienne, pour la majorité d’entre vous.

Faut-il 3 logiciels ?

En lisant ça, vous pourriez craindre que 3 logiciels soient nécessaires en tant que photographe, chacun pour sa fonction. En réalité, ces fonctions sont parfois regroupées dans un seul logiciel, ce qui permet de réduire le travail, de simplifier les choses et de ne pas jongler entre plusieurs outils différents, chacun avec leurs codes.

Seulement voilà, en général plus c’est pratique, plus c’est demandé, plus c’est cher 🙂 N’espérez pas trouver la solution tout-en-un ergonomique, performante et gratuite. Mais rassurez-vous, l’espoir n’est pas perdu !

Dédramatisez le choix du logiciel !

Choisir un logiciel n’est pas une tâche facile, je vous l’accorde, mais il ne faut pas trop vous prendre la tête non plus.

Une bonne façon de choisir est d’en tester plusieurs – grâce aux versions d’essai – parmi ceux que je vais citer juste après.

Ces logiciels que je vais vous recommander ont les fonctions techniques indispensables pour faire votre post-traitement de A à Z (catalogage, développement RAW non destructif, retouche locale), mais il est important que vous preniez aussi en compte l’expérience que VOUS avez eue avec tel ou tel logiciel.

Elle est propre à chacun, mais puisque vous allez passer un peu de temps sur ce logiciel, autant que ce moment soit agréable pour vous, n’est-ce pas ? Quelques pistes pour justement évaluer cet aspect subjectif :

  • L’interface vous plaît-elle, est-elle intuitive pour vous ?
  • Les outils principaux sont-ils faciles à trouver et simplement présentés ? Par exemple, si vous devez cliquer 10 fois avant de pouvoir appliquer un filtre gradué, ça peut vous énerver

Évidemment, le critère prix va rentrer en ligne de compte, en fonction de votre fréquence d’utilisation et de votre budget. Mais sachez qu’on a plus facilement tendance à dépenser de l’argent dans les biens matériels (boîtiers et objectifs) que dans des logiciels, alors que ces derniers font partie du processus photographique.

Enfin, sachez que si vous vous limitez aux logiciels cités ci-dessous, il n’y a pas un logiciel nettement meilleur que les autres en termes de puissance de traitement. Vous pouvez même obtenir des résultats satisfaisants avec tous les logiciels principaux, même gratuits, c’est plutôt une histoire de tolérance à la frustration !

Moi-même j’utilise Lightroom, mais très probablement, si j’avais commencé avec Capture One ou Dxo Photolab il y a 10 ans, j’y serai encore aujourd’hui !

Dédramatisez ce choix et allez faire des photos, car ce n’est pas le choix du logiciel en lui-même qui va impacter votre destinée de photographe, mais plutôt comment vous allez l’utiliser !  Un peu comme l’appareil photo : ce n’est pas la marque qui compte mais ce que vous allez créer avec.

Le fait de passer trop de temps à choisir le logiciel est une forme de procrastination, sachez-le 🙂

Sur ces bonnes paroles, commençons !

Lightroom, le tout-en-un idéal pour le photographe

Vous en avez sans doute déjà entendu parler : Adobe Lightroom Classic (c’est son nom complet) est un logiciel très connu pour les photographes. Je ne vais sans doute pas vous étonner si vous me suivez un peu : pour moi, c’est LA solution idéale pour les photographes. En effet, il inclut absolument tout dans un seul logiciel fiable et performant.

Autrement dit, au sein du même logiciel, vous pouvez à la fois trier vos photos, les développer, faire un peu de retouche locale si besoin, et à la fin cataloguer vos images avec des notes, des mots-clés, et même les exporter directement depuis le logiciel vers votre galerie en ligne préférée (Flickr, Facebook, 500px, site web).

Regardez par exemple ce que je peux faire entièrement dans Lightroom sur une photo animalière :

L’ensemble de ces étapes est ce qu’on appelle le flux de travail (ou workflow). Pouvoir l’effectuer intégralement au sein du même logiciel de retouche est pour moi très précieux, et c’est pour ça que je recommande vivement Lightroom si vous êtes prêts à investir.

Lightroom gère très bien tout ça grâce à ce qu’on appelle son catalogue. C’est un outil qui fait souvent peur aux débutants, mais j’ai écrit un guide complet du débutant pour le catalogue Lightroom que je vous invite à consulter en cliquant ici : vous verrez que c’est comme une bibliothèque municipale composée de rayons et gérée par un système informatisé (si, si vous avez bien lu 😉)

Interface de Lightroom Classic CC, logiciel de retouche photo

Bref, Lightroom fait tout, très bien, il est ergonomique et bien pensé, donc je ne vois pas de raison de ne pas l’adopter. Le seul hic, c’est qu’il est bien évidemment payant. Son prix est de 12€/mois avec le Creative Cloud pour la Photo (qui inclue Adobe Photoshop et Lightroom tout court, que j’évoque plus bas, ainsi que 20 Go de stockage en ligne), et il y a régulièrement des offres à 10€/mois pour les nouveaux clients.  Vous pouvez l’essayer gratuitement pendant 1 mois sur le site d’Adobe, ce qui vous permet d’être sûr que vous avez bien envie de mettre cette somme 🙂

Un autre avantage d’utiliser le même logiciel de retouche que tout le monde, c’est que vous allez trouver des tonnes de tutoriels et vidéos explicatives sur le logiciel, ce qui aidera d’autant plus sa prise en main.

Franchement, si vous pouvez vous permettre cette dépense, que vous ne voulez pas trop vous embêter à tester plusieurs logiciels (pour utiliser ce temps à prendre des photos par exemple 😉), prenez Lightroom vous ne le regretterez pas. Et je ne suis pas payé par Adobe pour vous dire ça, c’est juste un retour d’expérience de l’utilisateur que je suis pour vous faire gagner du temps 🙂

Il est compatible Windows et Mac, mais malheureusement pas Linux.

ATTENTION : il ne faut pas le confondre avec Adobe Lightroom tout court, qui lui est un logiciel beaucoup plus léger et limité, puisqu’il est à l’origine une adaptation pour ordinateur de l’application Lightroom Mobile. Je sais, ce n’est pas très facile à suivre, et donner deux noms proches à des logiciels différents n’est pas très malin… Retenez juste que le logiciel complet, c’est Lightroom CLASSIC 😉 Pour Adobe Lightroom tout court, on y revient juste après.

Les autres logiciels de retouche photo payants

Si vous ne voulez pas adopter Lightroom Classic pour une raison extravagante (par exemple si le patron d’Adobe a coupé votre main au sabre laser et que vous lui en voulez un peu :D), mais que vous êtes quand même prêt à dépenser pour un logiciel de post-traitement, voici quelques alternatives pour les 3 fonctions dont nous avons besoin.

Tout ce que je vous cite ici sont des alternatives crédibles (= des logiciels avec un bon rapport qualité/prix, les fonctions de base du trio catalogage – développement – retouche locale et une ergonomie agréable). Je ne m’attarderai pas longuement sur chacune, car le but de cet article est de fournir une solution simple à la question du choix du logiciel de retouche, pas de vous embrouiller en faisant un panorama complet des logiciels existants.

Précision : si certains logiciels ne sont pas présents ici, comme par exemple Affinity ou LuminarAI, c’est parce que je ne les juge pas assez avancés pour un faire un travail de post-traitement un peu poussé, ou bien qu’ils ont d’autres défauts rédhibitoires qui rendent le post-traitement laborieux.

J’ai justement fait une partie avec les logiciels que je ne vous recommande pas. L’idée n’est pas de les mettre au pilori pour toujours hein 😀 mais de vous faire gagner du temps. Cette liste évoluera en fonction des corrections apportées par les éditeurs de logiciels !

Les logiciels de post-traitement RAW

Pour ce qui est du développement RAW, il existe de nombreuses alternatives payantes crédibles.

Adobe Lightroom (tout court)

Lancé en 2017, il s’agit donc d’un logiciel distinct d’Adobe Lightroom Classic – déjà présenté plus haut – mais qui lui ressemble.  Il est inclus dans l’offre Creative Cloud pour la Photo, mais vous pouvez l’acheter séparément.

Voici ses particularités :

  • C’est un logiciel basé sur le Cloud : cela signifie que votre catalogue et vos fichiers originaux (les RAW que vous post-traitez) sont stockés obligatoirement en ligne et non pas localement sur un disque dur comme c’est le cas avec Lightroom Classic
  • Puisque les fichiers sont en ligne, l’application fonctionne à la fois sur votre téléphone, votre tablette ou votre ordinateur.
  • Lightroom est pensé davantage grand public : il ne comporte pas certaines fonctions de Lightroom Classic pourtant bien utiles, comme l’historique des modifications, les outils de visualisation type avant/après, et bien d’autres.
Interface Lightroom

Son prix est de 12€/mois avec la formule Lightroom avec 1To (cette formule n’inclut ni Adobe Photoshop ni Lightroom Classic, notez bien !)

Avec ce logiciel entièrement en ligne, j’ai bien l’impression qu’Adobe tient un concept prometteur pour le futur, mais trop en avance sur son temps ! En effet, la capacité de stockage de 1To va vous limiter rapidement si vous prenez beaucoup de photos, et Adobe vous facture 10€/mois tout To supplémentaire.

On se retrouve donc avec un logiciel bridé en possibilités, avec un stockage de photos limité, sans Photoshop, et tout ça au même prix que le Creative Cloud pour la Photo.

Et si vous êtes souvent en déplacement loin de votre disque dur contenant vos fichiers RAW, ça peut être la solution ?

Eh bien pas vraiment, pour au moins deux raisons :

  •  Lightroom Classic comporte déjà une fonction « aperçus dynamiques », qui stocke une version allégée de vos RAW dans votre catalogue, pour vous permettre de continuer à post-traiter quand votre disque dur principal est déconnecté.
  • La formule Creative Cloud pour la Photo inclut déjà Lightroom tout court (en plus de Lightroom Classic, Photoshop et 20Go de stockage en ligne, vous me suivez ?). Donc en gros la seule chose que vous apporte la formule Lightroom tout court c’est 1To de stockage en ligne. Disons qu’il faut VRAIMENT vouloir son 1 To !

Bref, vous avez compris, je vous conseille plutôt l’offre Creative Cloud pour la Photo qui a un bien meilleur rapport qualité prix.

Vous pourrez toujours utiliser Lightroom sur votre tablette ou votre smartphone en synchronisant certaines collections dynamiques depuis Lightroom Classic !

Vous pouvez néanmoins essayer gratuitement la formule Lightroom avec 1 To  pendant 1 mois sur le site d’Adobe, pour vous convaincre vous-même 🙂

Avantages :
  • Interface conviviale (semblable à celle de Lightroom Classic mais simplifiée)
  • Fonctions basiques de post-traitement RAW & catalogage
  • Post-traitement RAW possible à tout instant sur smartphone, tablette et ordinateurs (fichiers en ligne uniquement)
Inconvénients :
  • 12€/mois, moins bon rapport qualité/prix que Creative Cloud pour la Photo
  • Stockage en ligne de 1 To trop juste, 10€/mois par To supplémentaire !
  • Absence de certaines fonctions utiles de Lightroom Classic

DXO PhotoLab

DXO PhotoLab (anciennement DXO Optics Pro), est un excellent logiciel français, particulièrement performant dans la correction des défauts optiques (distorsion, aberrations chromatiques, etc.), mais aussi en ce qui concerne le bruit et la netteté.

Vous retrouverez des fonctions équivalentes à celles de Lightroom Classic, avec souvent un nom un peu différent. L’ergonomie est excellente, les outils se trouvent facilement, et le logiciel est rapide.

Pour chaque fonction, le logiciel propose même des pré-réglages personnalisés à chaque image, qui peuvent constituer un point de départ dans votre post-traitement (si vous le souhaitez, évidemment !)

DXO a également racheté la technologie des U-points qui permet une retouche locale assez différente et intuitive (en gros, vous avez des curseurs qui s’affichent directement au voisinage de la zone de retouche locale), et les plugins de la Nik Collection qui permettent une approche différente du noir et blanc par exemple (ces plugins sont en option). Je ne vais pas détailler ici, mais le mieux est encore de tester par vous-même, grâce à la version d’essai 30j.

Si vous êtes allergiques aux offres par abonnement, c’est à mon sens le meilleur rapport qualité prix pour une licence perpétuelle sur le marché à l’heure actuelle.

Il est proposé à 129€ environ en version Essential (qui inclut déjà les outils qui nous intéressent) ou 200€ en version Elite, et est compatible Windows et Mac.

Interface de DXO PhotoLab
Avantages :
  • Version d’essai 30j
  • Logiciel ergonomique avec les fonctions de post-traitement RAW & catalogage
  • Rapide
  • Algorithmes de correction puissants et innovants (notamment les U points)
  • Disponible en licence perpétuelle à 129€ pour la version Essential
Inconvénients :
  • La communauté d’utilisateurs est moins importante que pour Lightroom
  • Pas de collections virtuelles (très utiles pour créer une sélection pour un livre photo par exemple)
  • Les boîtiers à capteur X-Trans ne sont pas pris en charge (Fujifilm)

Capture One

Capture One est un logiciel qui a beaucoup monté en popularité ces dernières années, et propose d’excellentes possibilités pour le post-traitement photo. Beaucoup disent qu’il est même meilleur que Lightroom là-dessus, notamment sur les réglages de colorimétrie, même si personnellement je n’ai pas vu de différence assez importante pour justifier de me passer de l’excellent catalogage de Lightroom (bien que Capture One inclue cette fonction).

Il propose également de travailler par calques, comme on pourrait le faire dans Adobe Photoshop. Ça offre plus de possibilités quand on est expert, mais ce n’est pas toujours un avantage, car ça peut compliquer les choses, surtout en débutant.

De plus, le logiciel coûte quand même 229€ (pour la version compatible avec une seule marque d’appareil parmi Sony, Nikon ou Fujifilm) ou 349€ (pour la version compatible avec toutes les marques), ce qui n’est pas rien à dépenser d’un coup ! Vous avez cependant 30 jours d’essai gratuit pour vous faire une idée et décider si vous le préférez à Lightroom, et vous pouvez choisir de souscrire à la formule par abonnement qui va de 23€ à 29€/mois selon la version choisie. Compatible Windows et Mac.

Interface de Capture One 11
Avantages :
  • Version d’essai 30j
  • Logiciel ergonomique avec les fonctions de post-traitement RAW & catalogage
  • Réglages colorimétriques fins et gestion par calques (pour les plus experts)
  • Disponible en licence perpétuelle
Inconvénients :
  • Onéreux : 229€ à 349€ en licence perpétuelle, 23€ à 29€/mois en abonnement
  • Potentiellement plus long à prendre en main quand on débute

Les logiciels de post-traitement RAW payants que je ne vous recommande pas

Je sais que je ne vais pas me faire que des amis avec ce paragraphe, mais tant pis, puisque mon but est de vous aider sans langue de bois ! J’ai créé cette rubrique pour vous partager les logiciels payants que j’ai testés et qui présentent à mon sens un défaut majeur rédhibitoire.

Cela peut être une fonction essentielle qui manque (par exemple conserver l’historique des réglages pour pouvoir revenir dessus plus tard), un dysfonctionnement (algorithme de traitement des RAW, lenteur excessive), ou une mauvaise ergonomie.

Bien évidemment, il ne s’agit pas d’une liste noire gravée dans le marbre. Un logiciel pourra passer dans la partie précédente dès que je vois passer une mise à jour qui corrige le défaut !

Néanmoins, je vous invite à tester par vous-même pour vous faire votre propre avis comme Saint Thomas. Et si en testant vous vous apercevez que le défaut est réparé, signalez-le-moi en commentaire, ça m’aidera à être plus réactif sur les mises à jour 🙂

Affinity Photo

Un concurrent se détache depuis quelques temps : Affinity Photo. Les critiques sont très bonnes, et il permet aussi de retoucher ses RAW.

Affinity Photo est un logiciel unique en son genre, puisqu’il combine à la fois post-traitement RAW et de la retouche locale complète à la Photoshop. En revanche, comme Photoshop il ne propose pas de tri et de catalogage intégré.

Avant de vous donner mon avis sur le logiciel, laissez-moi vous résumer comment se déroule un post-traitement RAW sous Affinity :

  • tout commence par l’ouverture de votre fichier RAW dans le logiciel
  • ensuite, le développement se déroule comme dans tout autre logiciel classique. Il faut signaler que l’interface de développement d’Affinity est vraiment très intuitive et ergonomique, du même niveau que Lightroom ou Capture One voire au-dessus pour certaines fonctions (c’est un sacré compliment de ma part, rendez-vous compte !). Vous y retrouverez tous les outils, y compris la retouche locale (filtres gradué et radial pour modifier une partie de l’image). C’est vraiment une bonne surprise pour un logiciel bien moins cher que ses concurrents ! On retrouve l’historique de toutes les modifications sur le fichier RAW, comme dans d’autres logiciels de post-traitement non-destructifs.
  • une fois le post-traitement terminé, vous devrez cliquer sur « Développer » et Affinity va créer un fichier avec l’extension .afphoto (équivalent au .psd sur Photoshop). A ce moment-là, tous les outils de type Photoshop se débloquent pour passer à une retouche avancée. Mais malheur, tout l’historique de votre post-traitement RAW a disparu, vous ne pouvez plus revenir en arrière !
Historique modifications Affinity Photo
L’historique des modifications sur le RAW, avec un curseur bien pensé. Malheureusement, cet historique n’est plus disponible une fois la photo “développée”…

Vous l’aurez compris, d’abord enthousiasmé par l’ergonomie de l’interface du logiciel, je n’ai pas du tout aimé le fait qu’on ne puisse pas conserver l’historique des réglages du fichier RAW. L’éditeur du logiciel déclare qu’il s’agit d’un post-traitement non-destructif car le fichier RAW d’origine n’est pas modifié. Certes, mais une fois que le post-traitement est réalisé vous ne pouvez plus revenir dessus, et cela peut être très frustrant si comme moi, vous post-traitez souvent vos photos en plusieurs fois, pour aboutir au rendu que vous recherchez.

J’aurais préféré des possibilités de retouche locale moins poussées, et une vraie réversibilité du post-traitement RAW.

Bref, on pourrait penser que l’idée d’un logiciel qui fait à la fois post-traitement RAW et retouche locale complète à la Photoshop puisse être bonne, mais je ne suis pas sûr que ce soit une si bonne idée pour les photographes. Ce logiciel est à mon sens excellent mais plutôt destiné aux retoucheurs. Son gros avantage reste son prix : seulement 55€ ! (avec une version d’essai gratuite pour vous faire une idée).

Interface Affinity Photo
L’interface d’Affinity Photo et le fameux bouton Développer en haut à gauche.
Avantages :
  • Le prix : seulement 55€, licence perpétuelle
  • Un seul logiciel pour post-traiter ses RAW et faire de la retouche poussée
  • Ergonomie très bien pensée, logiciel rapide
Inconvénients :
  • Pas de catalogage
  • Pas d’enregistrement de l’historique des modifications du RAW (c’est très embêtant)

LuminarAI

Vous savez, le logiciel qui fait entièrement sa pub sur ses fonctions de remplacement de ciel !

Comme cette fonction ne m’enthousiasmait pas plus que ça, j’avais traîné les pieds pour le tester et c’est désormais chose faite !

Et vous savez quoi ? L’ergonomie du logiciel est étonnamment réussie. Ce qui m’a marqué, ce n’est pas la-super-fonction-qui-permet-de rajouter-des-montgolfières-ou-des-cœurs-dans-le-ciel, mais la facilité d’utilisation et la présence des principaux outils de catalogage (étoiles), de développement (réglages de base, courbes), et de retouche locale (les filtres gradués et radiaux sont un vrai bonheur à utiliser). On comprend immédiatement tout.

En revanche, les outils basés sur l’AI sont souvent des boîtes noires dont il est difficile de comprendre l’effet (à part la fonction bokeh qui fonctionne sur les portraits qui se détachent de l’arrière-plan).

Certaines fonctions labélisées AI vous feront peut-être sourire. Surtout quand il s’agit de composition !  Pour les curseurs Spectaculaire et Mystique, il faut comprendre : « quelque part dans les bureaux de Skylum, un ingénieur pense que ça rend vos photos plus spectaculaires et plus mystiques »  🤨 Vous êtes mieux placé que lui pour connaître votre intention, non ?

Bref, c’est dommage que leur marketing soit entièrement tourné sur le remplacement de ciel et fonctions basées sur l’intelligence artificielle. Car à mon sens, la grande force du logiciel n’est pas là, mais plutôt dans le fait de proposer les principaux outils de Lightroom dans une licence perpétuelle à 100€.

Mais malheureusement, j’ai remarqué un défaut MAJEUR. Malgré mon ordinateur puissant, le ventilateur était à fond quelques minutes après l’ouverture de LuminarAI, et le logiciel commence assez vite à ramer. Alors j’ai traîné sur les forums pour m’apercevoir que ce problème était très largement partagé par la communauté d’utilisateurs. Même si comme moi, votre photothèque test ne contient que 4 photos !

Sans nul doute, les ingénieurs de chez Luminar travaillent d’arrache-pied pour résoudre ce problème. Je vous tiendrai donc au courant dès que ce défaut est corrigé !

ON1 Photo Raw

Ce logiciel fonctionne bien et comporte toutes les fonctions clé, même si les choix de l’interface sont discutables (pourquoi donc ajouter des menus dédiés « Portraits » et « Ciel » en plus de l’onglet développement ?)

A 110€ la licence perpétuelle, je trouve que ce logiciel n’a pas assez d’arguments en sa faveur pour être convaincant. Autant choisir l’excellent Dxo Photolab en version Essential qui possède une interface plus ergonomique et des algorithmes de traitement performants.

Mais testez par vous-même, il y a une version d’essai 15 j !

PhotoWorks

Tout avait pourtant si bien commencé pour ce logiciel développé pour Windows. Les fonctions essentielles sont là et faciles à prendre en main dans une interface très user-friendly.

A un moment donné, je pousse le curseur des ombres fort et me rend compte que l’image devient toute grise, comme si je travaillais sur un JPG. Après quelques tests sur la récupération des hautes lumières et sur les tons sombres, je m’aperçois qu’il y a vraiment un souci avec l’algorithme de traitement des fichiers RAW.

On a l’impression que le logiciel travaille sur le fichier JPG inclus dans le RAW d’origine !

Ce serait assez cohérent avec le prix de la licence perpétuelle, à 23 euros seulement.

Malgré mes recherches dans les paramètres du logiciel, je n’ai pas réussi à élucider ce mystère. Donc si vous avez la réponse, dites-le-moi en commentaires, merci !

En l’état actuel des choses, je vous conseille donc de fuir ce logiciel 😉

PhotoScape X

L’interface de ce logiciel est tirée par les cheveux, et on ne peut même pas tester l’outil courbe dans la version d’essai. Je n’ai pas réussi à trouver l’outil retouche locale : très mauvais signe pour l’ergonomie de PhotoScape X.

Heureusement ce n’est pas comme s’il n’existait pas d’autres logiciels avec lesquels vous serez bien plus à votre aise !

Les logiciels de tri des photos, classement et catalogage

Photo Mechanic

PhotoMechanic est un logiciel beaucoup utilisé par les pros qui ont besoin de faire le tri dans de nombreuses photos pour des clients (photographes de portrait, de mariage, etc.).

L’idée de ce logiciel est de vous permettre de faire un premier tri avant d’importer vos images dans votre logiciel de post-traitement favori. Photo Mechanic affiche les fichiers RAW à la vitesse de l’éclair et vous permet donc de gagner en temps et en confort.

Il est certes très performant, mais coûte quand même 120€ et est uniquement en anglais. Par contre il s’intègre parfaitement avec Lightroom. Donc pour l’amateur c’est sans doute un peu cher juste pour ça, mais disons que si vous allez vous professionnaliser, ça peut valoir le coup : 30 jours d’essai gratuits vous décideront ! 🙂

Avantages :
  • L’outil ultime pour visualiser rapidement de nombreuses photos en RAW et faire un premier tri (notes par étoiles, mots clé, couleurs)
  • Bonne communication avec Lightroom (via les fichiers .xmp créés à côté des RAW)
Inconvénients :
  • Payant : 120€
  • En anglais

ACDSee Photo Studio Home

Pour le tri, vous aurez besoin d’un logiciel dédié si vous décidez d’utiliser un développeur RAW qui ne fait pas cette fonction.

La solution payante la plus adaptée est ACDSee (compatible Windows et Mac, en cherchant bien), qui va très loin dans les possibilités, mais peut-être même trop loin 🙂 La version Professional propose également des outils de développement et de retouche, mais pas aussi avancés que les outils proposés avant (la version Ultimate est plus aboutie, mais comme ce logiciel ne sort pas du lot et reste assez confidentiel, je ne vois pas bien l’intérêt de l’adopter).
ACDSee Photo Studio Home est proposé à 69€.

Interface ACD See Photo Studio Standard

Les logiciels de retouche locale

Pour la retouche locale, c’est là que l’achat d’un logiciel dédié peut éventuellement se justifier. Si vous utilisez Lightroom, vous n’en aurez sans doute pas besoin, sauf si vous voulez faire de la retouche très lourde.

Le roi de la jungle est évidemment Adobe Photoshop, maître incontesté du domaine. Il dépasse largement les fonctionnalités dont a besoin un photographe, et vous l’utiliserez sans doute à 10 % de ses capacités (ce qui est déjà énorme).

Il est à noter que Photoshop permet également de développer des fichiers RAW (via son module Camera RAW), mais comme pour Affinity vous ne pourrez plus revenir en arrière une fois le fichier enregistré. C’est la raison pour laquelle je ne l’ai pas inclus dans la partie « logiciels de post-traitement RAW ».

Interface Photoshop

Il est maintenant disponible seulement à l’abonnement mensuel (ce qui a fait grincer pas mal de dents, à raison), pour 37€/mois. Il y a encore une offre qui peut être intéressante : Photoshop et Lightroom pour 12€/mois. Là déjà, ça vaut plus le coup !

Vous pouvez aussi vous tourner vers Affinity Photo, que j’ai évoqué plus haut. Seulement 55€ (avec une version d’essai gratuite pour vous faire une idée).

Si vous êtes sur Mac, Pixelmator Pro peut être une bonne alternative à Adobe Photoshop. Il est proposé à 40€ sur l’App Store.

Les logiciels de retouche photo gratuits

Évidemment, pour certains payer pour un logiciel n’est pas envisageable, et heureusement il existe des solutions gratuites crédibles. On me pose souvent la question : est-ce qu’elles sont aussi bien que les logiciels payants ?

Le plus souvent, non : il n’y a pas de secret, on en a toujours pour son argent. Ce qui ne veut pas dire qu’on ne puisse pas obtenir de bons résultats avec ces logiciels de retouche. Simplement, ils ont forcément plus de faiblesses.

Le plus souvent, elles concernent l’ergonomie (le logiciel peut ressembler à une usine à gaz et vous mettrez plus de temps à le prendre en main), la rapidité (le délai entre le déplacement d’un curseur et l’effet sur l’image), et enfin la performance du logiciel (les algorithmes de traitement sont parfois moins aboutis, comme par exemple pour le bruit numérique).

L’ergonomie d’un logiciel est importante pour au moins deux raisons :

  • Si vous préférez comme moi faire des photos plutôt que de passer du temps derrière l’ordinateur, autant rendre ce moment le plus plaisant possible !
  • Si je galère à trouver une fonction, que je dois regarder 4h de vidéo Youtube pour la trouver, ou que le logiciel rame à chaque fois que j’applique un réglage ou crashe régulièrement, ça va m’énerver, et surtout me décourager à expérimenter plusieurs traitements sur une même photo. Et donc rendre mes post-traitements moins fidèles à mon intention de départ.

Donc vous voyez, l’ergonomie d’un logiciel n’est pas juste du confort d’utilisation, ça va bien plus loin que ça !

Le post-traitement RAW

RawTherapee

En termes de logiciel de post-traitement RAW gratuit, je conseille clairement RawTherapee : il est multi-plate-formes (Windows, Mac et Linux), disponible en français, assez ergonomique et bien pensé, et délivre des résultats satisfaisants.

Il n’est pas exempt de défauts non plus : le bruit est plus présent que chez ses concurrents payants, l’interface est un chouilla complexe par endroits (il faut juste ignorer les fonctionnalités compliquées pour se concentrer sur l’essentiel), et il n’est pas très rapide. Les outils de retouche locale (filtre dégradé et filtre radial) sont plus limités que sur leurs concurrents payants (on ne peut régler que l’exposition). Malgré ça, ça reste une excellente alternative gratuite, très bien pour commencer le post-traitement.

Interface de RawTherapee

DarkTable

DarkTable présente des performances similaires à RawTherapee. Son interface est davantage calquée sur celle de Lightroom, donc vous ne serez pas dépaysé si vous venez de la version d’essai 30j 😉

A signaler que l’interface du logiciel DarkTable est disponible en français, comme celle de RawTherapee. 

Les étapes basiques du développement sont regroupées dans l’onglet « modules de base », mais contrairement à RawTherapee tous les réglages ne sont pas disponibles par défaut dans l’interface, et il faut ajouter ceux dont vous avez besoin depuis la rubrique « plus de modules », et c’est là où ça se complique.

En fait, il n’est pas souhaitable d’activer tous les modules, car certains sont plus anciens que d’autres et vont faire doublon.

Par exemple, dans la communauté Darktable, vous trouverez des développeurs qui vous conseillent d’activer uniquement les modules suivants :

  • Exposition
  • Filmique RVB
  • Balance couleur
  • Contraste local
  • Correction d’objectif
  • Balance des blancs

Je suis pour les logiciels libres, mais ici, on a l’impression que les modules ne sont pas pérennes dans le temps et peuvent devenir obsolètes d’une version à l’autre. Pas très rassurant pour un logiciel dans lequel vous allez investir du temps et qui est censé pouvoir encore afficher vos RAW post-traités dans 10 ans à venir !

Il y a deux autres points qui m’ont déplus :

  • le fait que les fichiers RAW s’affichent avec un rendu tout gris (et franchement moches, disons-le) à l’import. D’habitude, les logiciels partent d’un profil couleur défini par l’appareil photo, en général assez neutre mais pas non plus tout gris. C’est assez démotivant de devoir reprendre toute la colorimétrie d’une image depuis zéro !

    Vous pouvez certes définir des réglages à appliquer automatiquement à l’import (contraste, exposition, etc), mais forcément ils ont leur limite puisque chaque image est différente.
  • Les outils de retouche locale ne sont pas faciles à utiliser

Bref, si vous choisissez DarkTable, il vous faudra donc probablement un peu de temps d’apprentissage et pas mal de persévérance pour prendre en main les autres modules et comprendre leurs effets respectifs…

Il existe maintenant une version Windows, même si j’ai cru comprendre qu’elle avait encore quelques bugs vu sa jeunesse. Les versions Mac et Linux ne posent pas de souci par contre 🙂

Interface DarkTable

Capture One Express (pour Sony ou Fujifilm)

Si vous avez un appareil Sony ou Fujifilm, vous pouvez opter pour cette version light de Capture One. L’ergonomie est très bien, mais il manque juste les outils de retouche locale (filtre gradué et radial). Ça se comprend, sinon Dxo ne vendraient plus son bébé Capture One ! 🙂

NX Studio (pour Nikon)

C’est un logiciel gratuit pour les possesseurs d’appareils Nikon, dont les fichiers RAW sont en .NEF

Les principales fonctionnalités de catalogage et post-traitement sont présentes, même si l’ergonomie de l’application est assez rudimentaire. Pour la retouche locale, il semble que le logiciel se limite à des filtres radiaux. C’est déjà pas mal pour du gratuit !

SILKYPIX (pour Panasonic)

Cet outil a une ergonomie très archaïque qui ne donne vraiment pas envie de post-traiter (on se croirait sous Windows 98 !) L’outil de retouche locale est très compliqué à utiliser, il semble qu’on ne dispose que d’un pinceau.

Bref, je vous conseille de passer votre chemin.

Olympus Workspace (pour Olympus)

Le logiciel d’Olympus pour traiter les fichiers .ORF est assez basique, mais les réglages de base du post-traitement sont présents. Pas de retouche locale possible. Un autre point négatif est la lenteur du logiciel entre le moment où vous faites la modification et l’application à l’image finale. On sent qu’Olympus n’a pas mis beaucoup de cœur (ni de moyens) au développement de ce logiciel.

Il y a forcément d’autres logiciels gratuits que je n’ai pas testé. Certains ne sont pas listés car pas adaptés pour traiter les RAW (comme PAINT ou GIMP parmi d’autres).

A priori je ne suis pas passé à côté d’un Logiciel Outsider Exceptionnel qui surpasserait tous les autres. Mais si vous découvrez une pépite, faites-m’en part en commentaires ! 😉

Le tri, le classement et catalogage

Les logiciels gratuits de post-traitement RAW présentés ici intègrent une fonction de catalogage, mais ce n’est pas toujours le cas pour les logiciels payants présentés plus haut (Affinity Photo). Voici donc quelques logiciels gratuits de catalogage. 

Xn View MP

Le meilleur, et que je vous conseille les yeux fermés, c’est XnView MP : il est compatible multi plate-formes (Windows, Mac et Linux), propose toutes les fonctionnalités dont vous aurez besoin, bref, si vous voulez un choix qui ne demande pas de réflexion, c’est XnView MP qu’il faut choisir.

Solutions plus simples : Google et Apple Photos

Il existe également des solutions plus simples (un peu trop pour le photographe sérieux je trouve, mais gratuites et mieux que rien pour commencer) : Google Photos, et le logiciel Photos d’Apple si vous travaillez sous Mac.

La retouche locale

Enfin, si vous souhaitez faire des retouches locales (enlever les yeux rouges, adoucir la peau, etc.), il y a un grand gagnant dans les logiciels de retouche photo gratuits : GIMP. Il est un peu moins simple ergonomiquement au premier abord, bien qu’il ait fait de gros progrès récemment, mais au final les fonctionnalités restent similaires à Adobe Photoshop : calques, masques de fusion, et différents outils somme toute très classiques.

Il a l’avantage d’être assez populaire pour avoir beaucoup de tutoriels ou de vidéos dispos sur le net pour maîtriser l’outil. D’autant plus qu’il est assez complet, et que vous en utiliserez 10 %.

(Ne vous laissez pas arrêter par le site en anglais, le logiciel est traduit en français.)

Interface de GIMP

Que penser des logiciels de retouche photo en ligne ?

Nous sommes maintenant dans les années 2021, et il est légitime de se poser la question : est-ce qu’aujourd’hui, les logiciels de retouche photo en ligne sont crédibles pour le photographe ?

Évidemment, si vous souhaitez seulement faire quelques retouches de contraste ou de luminosité, aujourd’hui n’importe quelle application web ou smartphone un peu connue (comme Snapseed ou Canva par exemple) est capable de vous donner des résultats satisfaisants.

Mais soyons honnêtes : si vous avez tapé “meilleur logiciel de retouche photo” dans votre moteur de recherche, c’est sans doute que vous recherchez quelque chose de plus avancé, non ?

Ces applications ne sont pas mauvaises en soit, mais elles sont conçues pour le grand public : elles ne gèrent en général pas les fichiers RAW, et encore moins le tri et le catalogage de votre grande bibliothèque de photos. Ce n’est donc pas vraiment une solution adaptée pour nous, mais ce sera parfait pour conseiller à vos amis qui veulent simplement retoucher un peu leurs photos rapidement sur leur téléphone, en éditant juste les contrastes et les couleurs.

Et si vous voulez faire ça, notez que Lightroom possède une application mobile qui fait ça très bien et pourra même se synchroniser avec votre ordinateur !

Voilà, j’espère que cet article vous aura aidé à vous y repérer dans les différents logiciels et leurs fonctionnalités. Ce n’est pas si compliqué, il suffit d’avoir le bon outil pour les bonnes choses. Il existe des solutions adaptées à toutes les préférences et toutes les bourses, mais si je devais finir par un conseil, c’est de tester !

Les logiciels payants proposent en général une version d’essai de 15 ou 30 jours, qui vous permet de vous faire une idée et de savoir si vous voulez dépenser pour vous payer le logiciel ou non. Mais attention, si vous testez un logiciel excellent, vous aurez du mal à vous en passer après ! 🙂

Pour finir, je sais que certains d’entre vous sont réticents sur le principe de payer un logiciel comme Lightroom sous la forme d’abonnement, qui vient se rajouter à ceux que nous avons déjà (téléphone, internet, etc). C’est exact, et je comprends.

Mais gardons aussi à l’esprit qu’au même titre que la prise de vue, le post-traitement est une étape à part entière de la création d’une photo.

Donc si vous hésitez entre dépenser 1000€ dans le nouveau boîtier qui vient de sortir, ou bien dans le logiciel payant sur lequel vous vous sentez bien (soit 7 ans de licence Lightroom), ça mérite réflexion ! Si vraiment, vous êtes opposé à l’abonnement, prenez Dxo Photolab Essential, le meilleur rapport qualité prix à mon sens pour une licence perpétuelle.

Et n’oubliez pas de partager l’article et d’aller faire des photos ! 🙂

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356 commentaires
    1. Bonjour Laurent,
      Je ne retrouve pas ON1 photoraw dans cette liste. C’est pourtant un excellent produit qui propose le catalogage, le traitement numérique de la totalité de la photo ou d’une partie en localisé, des outils de focus stacking, de panorama, de HDR, et bien d’autres fonctionnalités.
      Je ne sais pourquoi mais les commentateurs/influenceurs de langue française l’ignorent presque toujours; pourtant c’est un excellent produit traduit en français.
      Je tenais à vous signaler mon étonnement pour cette absence dans votre article.
      Cordialement

  1. en achetant une “imprimante scanner” de marque EPSON, j’avais obtenu un logiciel gratuit de retouches photos. Ce dernier était simple d’emploi, En plus de toutes les fonctionnalités habituelles , il permettait de regrouper plusieurs photos en un seul fichier, et d’inclure des commentaires sur les clichés. Je l’ai détruit en changeant d’ordinateur, Comment pourrais je retrouver un tel logiciel

  2. Bonjour,

    Je débute en photo et je vois qu’il y a aussi des logiciels fournis par les constructeurs, dans mon cas Nikon.
    il y a une série de logiciels pour organiser et “retoucher” les photos. Qu’en pensez-vous? Merci 🙂

  3. Bonjour,
    J’ai découvert votre site récemment (car je me remet à la photo après 40 ans d’absence…) et je prends mon pied : tout est clair et bien expliqué. moi qui suis donc passé directement de l’argentique au numérique, j’étais, pardon je suis toujours, un peu perdu. Des tonnes de photos avec mon Canon 7D avec objectif macro Milvus 2 Zeiss, un 18-200 Canon, et un Sigma 50-500. Je ne travaillais que sur les photos jpeg car incapable de lire les CR2 (RAW). J’ai finalement trouvé Irfan View qui m’a fait éclater mes images à la figure ! C’est pas bon le jpeg 🙁
    Pour en revenir à l’objet de ce commentaire, j’ai décidé de me payer un logiciel de retouche car je pense que ça en vaut la peine, et j’ai décidé de vous suivre et de prendre Lightroom Classic. Seulement voilà, il ne tourne que sous windows 10 (tout du moins la version actuelle) qui ne me satisfait pas. Je suis resté en windows 7. En fait, toutes les fonctions que vous évoquez pour Lightroom m’intéressent : retouche, tri, catalogage. Auriez-vous quelque chose à me suggérer ?
    Merci.

    1. Pardon, j’ai oublié de préciser que le défaut d’Irfan View est qu’il est en anglais, que je ne maitrise pas suffisamment.

    2. Bonjour Pierre,
      Bienvenue sur le blog !
      Déjà, un conseil que tu es déjà en train de suivre je crois : shoote en RAW car si ce n’est pas maintenant, plus tard, tu te remercieras 🙂
      Ensuite, si tu souhaites utiliser Lightroom, et à mon avis c’est pareil maintenant pour la plupart des logiciels de retouche, il va falloir passer à windows 10 !
      Sans compter que pour qu’il(s) soient un minimum performant, la puissance de ton ordinateur doit suivre.
      Pour ça, je t’invite à vérifier la configuration minimale requise.

      à bientôt!

  4. Bonjour,
    Lorsqu’on développe ses photos dans le module Camera Raw de Adobe (Photoshop ou Lightroom) et qu’on enregistre soit en jpeg, tif ou autre, on conserve TOUJOURS les modifications faites dans Camera Raw; en effet toutes les modifs sont enregistrées dans un fichier .XMP. Sous Windows 10 Ce fichier XMP n’est visible que si l’on a coché la case “Afficher les dossiers cachés” dans “Options des dossiers”>>>>”Affichage” >>>>”Fichiers et dossiers cachés”>>>>”Afficher les fichiers…”. Par contre si l’on ouvre le fichier Raw dans un autre logiciel, ce logiciel ne prendra pas en compte les modifs enregistrées dans le fichier XMP. (Si l’on souhaite voir ce que comporte le fichier XMP il suffit de l’ouvrir avec un éditeur de texte tel que “BlocNote”). A chaque fois que l’on rouvre un Raw déjà traité dans Camera Raw on retombe automatiquement sur la dernière version modifiée. Au final avec Camera Raw le fichier initial généré par l’appareil photo n’est jamais modifié.
    Je suis en train de tester Affinity Photo et c’est bien dommage qu’il n’applique pas la même méthode que Adobe. Un fichier XMP ne pèse que quelques Ko alors que le fichier développé dans Affinity ( .afphoto)pèse presque 2.5 fois plus lourd. Exemple concret : un fichier Raw avant développement : 49 282Ko (48Mo) Après développement dans Camera Raw : 7 Ko en plus pour le fichier XMp. Après développement dans Affinity Photo : nouveau fichier .afphoto de 118 311Ko (115Mo). Bonjour le stockage !
    Raw Thérapie est un logiciel libre relativement complexe à prendre en main, mais très puissant, qui génère des fichiers .pp3, équivalent à XMP, c’est à dire très légers et qui permet donc de retrouver le Raw modifié pour y apporter de nouveaux réglages. Réglages qui seront automatiquement enregistrés dans le fichier .pp3.
    Pour le catalogage des photos ça fait des années que j’utilise Bridge et Acdsee.

  5. Je suis tout à fait d’accord qu’il vaut mieux parfois payer pour un logiciel de qualité, surtout que tous les logiciels ne coûtent pas une fortune. Cela ne veut pas dire que les logiciels gratuits sont mauvais, au contraire, il y a des programmes tout à fait décents comme Photodiva, mais moi, j’ai longtemps cherché un logiciel de restauration de photos anciennes, et finalement j’ai choisi Photoglory. Je ne regrette pas de l’avoir acquis, bien que les mêmes fonctions soient disponibles dans Photoshop, mais moi je trouve ça plus pratique.

  6. Vous ne parlez pas dans votre article du logiciel Photoscape XPro, version payante, qui paraît assez complet pour le développement et la retouche.
    Y a t il une raison particulière ? C’est vrai qu’il n’existe aucun tutoriel en français….

  7. je débute ds l’univers de la photo, du coup j’ai choisi de télécharger Photoshop gratuit, et à chaque fois on me renvoit vers un Photoshop payant. Comment faits vous pour avoir une version gratuite? Un lien ?? Helppppp! et d’avance ,merci!!!

  8. Rawtherapee 5.8 a bien une interface en français contrairement à ce qui est écrit dans l’article ! Les tutoriels youtube de Carfife explique bien les logiciels ART, Rawtherapee et Darktable.

  9. Bonjour,
    En logiciel libre il existe ART, une version de Rawtherapee orientée vraiment pour la photographie. Ce logiciel inclus des masques paramétriques pour de la retouche locale, qui faisaient défaut chez RT.
    Sinon Darktable est très puissant mais demande un plus grand apprentissage…le logiciel libre demande de l’investissement pour en tirer tout le potentiel

  10. 12€ par mois, ça revient vite très cher, comparé à un logiciel qu’on paie une fois. Au bout de 5 ans ça fait 720€ !! C’est énorme ! Payer au mois pour quelque chose qui varie comme Netflix OK, mais pour un logiciel, ça fait un peu (beaucoup) prendre le consommateur pour un con. Ou une bonne grosse vache à lait.

  11. Super cet article Laurent !
    Pour la part j’utilise darktable qui s’est grandement amélioré au fil des versions (une nouvelle release depuis décembre dernier a revu en profondeur l’utilisation de certains modules).

    Pour ma part c’est exactement ce que je cherchais : gratuit mais évolutif, permet de gérer son flux photo, mot clés, modules de post traitement puissants, je recommande

    PS: testé pour Olympus omd mark ou et fuji xt30

  12. Bonjour,
    Il y a un point crucial qui n’est pas abordé du tout dans cet article : chaque format RAW est différent des autres, et seuls quelques logiciels ont les algorithmes nécessaires à leur décodage.

    Tous les autres logiciels font de la “rétro-ingénierie” mais sont INCAPABLES de lire la totalité des informations contenues dans le RAW (incluant des infos de cadrage, de couleurs, etc …).

    Pour un appareil Lumix par exemple, seuls Lightroom et Silkypix peuvent décoder correctement les RAW. Si vous essayez de corriger une zone surexposée avec DXO Photolab (ou un autre) vous n’obtenez rien de bon. En général il manque beaucoup d’infos de couleurs et le résultat est quasi monochrome.

    1. Merci CChat pour cet éclairage.
      Connais tu une méthode pour tester ce point (infos de couleurs dans les hautes lumières).
      J’utilise des Lumix (G9, GX9) sous Luminar (3, 4), ce point ne m’a pas choqué, mais je regarderai de plus près.
      Comment sais tu que seuls LR et Silkypix ont le bon dérawtiseur pour les RW2 de Lumix ? (source ?)
      Il est quand même très dommage que seuls quelques appareils puissent enregistrer en DNG … c’est énervant à la longue … tout ça pour passer des accords (vendre son RAW) avec certains logiciels et pas d’autres … GGGRRRR

      1. Bonjour Alain.
        Il te suffit d’essayer de rattraper une zone “cramée” avec lightroom/silkypix et un autre logiciel : tu verras très vite que tu as des informations exploitables , notamment de couleurs, ou pas ! Le résultat avec un autre logiciel est souvent proche du noir et blanc.

        Les sources : c’est clairement exprimé par Panasonic qui dit d’utiliser lightroom ou silkypix ! Mais personne n’écoute !

        En outre, aucun autre logiciel ne se vante de savoir décoder les raw constructeurs : ils parlent tous d’algorithmes “maison” ou d’années d’expérience.

        1. Salut CChat
          Est ce que la solution de convertir les Raw de Lumix (ou Canon) en DNG, par DNG Converter de Adobe (qui est dans Camera Raw je crois, et donc dans LR (?) ) te paraît satisfaisante ?
          Je viens d’essayer, la conversion en DNG est rapide (engrossez 1 minute pour 100 photos), et les softs digèrent bien le DNG maintenant.
          Est-ce équivalent à LR/Silkypix ?

          1. Je ne sais pas. Est-ce que le DNG est capable d’englober toutes les infos des capteurs de tous les fabricants ? Sachant, me semble t-il, que DNG est un format Adobe.

  13. A moins que je sache pas compter un an d’utilisation de LightRoom revient va vous coûter 144 euros et vous allez encore payer après.
    Moi perso je prefere un logiciel qui as les mêmes fonctions qui vas me coûter 150 euros et que ça sans avoir a payer encore après.

    On as bien comprit que Laurent aimai beaucoup Lightroom mais au final on doit payer tous le temps.

    1. Bonjour Thierry,
      Pour info il y a souvent des promos à 9€/mois.
      De plus, l’avantage de l’abonnement par rapport à la version licence (qui de toutes façons n’est plus vendue) est double :
      – toutes les évolutions du logicielle sont accessibles
      – on peut suspendre l’abonnement quand on veut, par exemple, si on n’a pas l’utilité de Lightroom pendant quelques mois.

      Evidemment après chacun fait ce qu’il veut, on ne force à rien!
      C’est juste un choix vers le logiciel le plus performant, ce qui a … un prix.

  14. J’utilise DxO Photolab, qui je trouve est bien plus performant et ergonomique que Lightroom. De temps en temps Photoshop mais ça reste anecdotique en tout cas pour le développement RAW.
    DxO, dans sa version Elite (200€ sans abonnement) peut fonctionner sur 3 ordinateurs en même temps. En 1 an 1/2 le soft est rentabilisé par rapport à Photoshop + Lightroom.

    Après il est possible d’acquérir pour 0€ tous les logiciels payants possibles et imaginables grâce aux réseaux décentralisés, je n’en dirai pas plus, vous connaissez ….

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