Pourquoi choisir un hybride ? Quels avantages par rapport au reflex ? Quelle marque ? (Panasonic Lumix, Olympus, Sony, Fuji, Canon, Nikon, …)

Aujourd’hui, je photographie exclusivement avec un appareil photo hybride micro 4/3. Dans cet article, je vous explique pourquoi j’ai fait ce choix, et je vous guide pour savoir si c’est fait pour vous ou non.

Note : j’ai écrit cet article pour la première fois en août 2012, lors de l’achat de mon premier hybride. J’ai depuis utilisé plusieurs hybrides différents, et j’ai complètement abandonné le reflex, je l’ai du coup largement mis à jour depuis !

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Définition d’un appareil photo hybride

Si vous lisez cet article, vous savez sans doute un peu ce que c’est, mais pour éviter toute confusion, laissez moi définir ce qu’est un hybride.

On l’appelle aussi compact à objectif interchangeable, ce qui décrit déjà mieux ce que c’est, vous me l’avouerez !

Un hybride, c’est donc simplement un appareil photo de taille relativement réduite (par rapport à un reflex), mais dont les objectifs sont interchangeables, tout comme sur les reflex, ce qui lui permet d’être plus polyvalent, chaque objectif ayant sa spécialité.

Le plus souvent, il possède un capteur d’assez grande taille : micro 4/3, APS-C, voire Full Frame. Il a existé des hybrides avec des capteurs de plus petite taille, mais ce n’est pas vraiment intéressant et ils tendent à disparaître.

La différence avec les reflex, et ce qui lui permet d’avoir cette compacité malgré un capteur de taille similaire, c’est qu’il n’a pas de miroir, ni de prisme. Ce que ça veut dire concrètement pour vous, c’est que la visée optique n’est pas possible.

Sur reflex, vous voyez l’image “réelle” du monde qui passe à travers l’objectif pour arriver à votre oeil grâce au miroir et au prisme : c’est la visée optique.

Voici comment fonctionne la visée sur un reflex, grosso modo.

Sur hybride, c’est le capteur qui renvoie l’image à un écran (celui de l’appareil ou le viseur électronique), que vous voyez : c’est la visée électronique.

Et dans le principe, voici comment fonctionne un viseur électronique (Leica ou non hein).

C’est une différence fondamentale, qui a ses avantages et ses inconvénients, qu’on verra plus bas. Si vous voulez en savoir plus sur la visée électronique, cliquez ici pour lire mon article complet sur le sujet.

Pourquoi j’ai remplacé mon reflex par un hybride

J’ai commencé la photo en 2010 avec un Canon 450D, rapidement remplacé par un 550D, puis un 7D. Je m’en servais surtout en photo de concert à la base, et j’en étais très content.

Mais en 2012, je suis parti pour un voyage en Inde, et j’ai été frustré par le principal désavantage du reflex : son encombrement. Disons-le, un reflex n’est ni léger, ni petit, ni discret. Et en même temps, il n’est pas fait pour ça, c’est bien normal.

reflex
Ce n’est pas exactement petit.

Or, j’avais envie de prendre mon appareil photo avec moi au quotidien, et il faut bien le dire, avec un reflex ce n’est pas vraiment facile. On le fait parfois, en se forçant un peu, et puis au final on sort sans appareil photo la plupart du temps.

Et puis pour ce qui est de partir en vacances avec un reflex et 3 objectifs, c’est de suite encombrant, surtout pour des courts séjours où on pourrait voyager léger. Bref, j’avais envie de quelque chose de compact et léger.

appareil photo compact
Très compact, mais pas suffisant pour moi.

Alors il y avait l’option compact classique qui tient dans la poche, mais ayant été élevé à la sauce reflex (mon premier appareil), je ne pouvais pas faire sans les possibilités créatives qu’offre un grand capteur, notamment en termes de profondeur de champ. Je ne me voyais vraiment pas me passer de la possibilité d’avoir un joli flou d’arrière-plan.
Donc, exit les compacts !

appareil photo hybride
Mon premier hybride !

En 2012, le marché des hybrides se développait déjà depuis quelques années, et commençait à arriver à maturité, avec plusieurs boîtiers crédibles, et j’ai donc décidé que pour moi, un hybride était une alternative crédible aux reflex.

En effet, les hybrides possèdent un capteur un peu plus petit voire aussi grand que certains reflex, et donc permettent d’avoir des profondeurs de champ équivalentes. De plus, un grand capteur signifie aussi une plus grande facilité pour monter dans les ISO sans trop de bruit, et donc de plus grandes possibilités en basse lumière.

Bref, une petite taille tout en gardant une bonne qualité d’image et des capacités créatives importantes. Clairement, c’est exactement ce qu’il me manquait !

Notez que ça dépend (encore une fois) des besoins ! Comme ce n’est pas encore forcément clair pour tout le monde, je reçois beaucoup de questions là-dessus, c’est pourquoi j’ai tenu à expliquer mon choix et vous partager mon expérience sur l’utilisation d’un hybride depuis plusieurs années.

Un hybride, oui mais lequel ?

Mon premier achat

Panasonic GX1 + 20mm f/1.7 hybride
Panasonic GX1 + 20mm f/1.7

Alors une fois qu’on se décide pour un hybride, se pose la question duquel. Car le marché est déjà pas mal rempli, et il peut être difficile de s’y retrouver. Cet article n’a pas vocation à être un guide d’achat d’un hybride, mais à vous expliquer quels étaient mes critères de choix, et pourquoi mon cœur a fini par balancer pour le Panasonic Lumix GX1 (pour mon premier hybride).

J’utilise aujourd’hui un Panasonic Lumix GX8, mais les critères sont les mêmes, c’est pour ça que je suis resté dans la même gamme 🙂

Mes critères pour choisir le meilleur appareil photo hybride

Mes critères principaux étaient :

  • un grand capteur
  • un appareil compact et ergonomique
  • une réactivité suffisante
  • et bien entendu les indispensables comme :

Comme c’était un peu une expérience et que je ne savais pas dans quelle mesure ça allait me satisfaire, je ne voulais pas non plus mettre 1500€, et mon budget était autour de 700-800€. Voilà pour mes besoins et contraintes (ce par quoi il faut toujours commencer dans le choix du matériel).

Le choix de la marque : Panasonic Lumix, Olympus, Fuji, Sony, Canon, Nikon … ?

Tout d’abord, mon premier filtre était la taille du capteur : le marché des hybrides propose tout d’abord des boîtiers à capteurs APS-C (aussi grand que celui de la plupart des reflex), comme les Sony Alpha, ainsi que les Fujifilm X-T et X-Pro.

Les Sony Alpha ont leur propre gamme d’optiques, déjà assez étendue, et les Fuji ont une gamme optique qui est maintenant assez complète également (elle l’était nettement moins en 2012 à l’achat de mon premier hybride, le Panasonic GX1).

appareils photo hybrides Sony et Fujifilm
Appareils hybrides Sony et Fujifilm

Comme les capteurs APS-C sont les plus courants sur le marché des hybrides, j’ai commencé par là. Les Fujifilm avaient un look attirant et d’excellentes critiques, mais je les ai assez rapidement éliminés : au-dessus de mon budget à l’époque, et avec une gamme optique limitée à ce moment-là.

J’ai beaucoup lorgné sur un Sony, dont le boîtier est très fin. Cela dit, les optiques sont encore franchement encombrantes à mon goût, même les focales fixes lumineuses. Il y aurait eu un ou deux « pancakes » (des optiques très peu épaisses), j’aurais probablement craqué sur un Sony (gamme NEX à l’époque, remplacée depuis par la gamme Sony Alpha). Mais un de mes critères était la compacité du couple objectif/boîtier (parce qu’un petit boîtier c’est bien joli, mais si l’objectif est aussi gros que sur reflex, je vois moins l’intérêt…).

Bref, ce critère n’était pas rempli pour moi (mais chacun ses exigences en matière de compacité et de poids !).

Le marché propose maintenant pas mal d’options de boîtiers hybrides à capteur Full Frame, avec les Sony A7, mais aussi plus récemment les Nikon Z, les Canon EOS R, et les Panasonic S1 et SR1. Bref, il y a beaucoup de choix pour avoir un hybride à grand capteur. Ils n’existaient pas quand je suis passé à l’hybride à l’époque, mais si ç’avait été le cas, je ne les aurai quand même pas sélectionnés, pour la même raison : avec un capteur de cette taille, ça reste de gros appareils, qui ne répondent pas à mon besoin (sans compter qu’ils sont assez chers !).

J’avais donc éliminé les appareils à capteurs APS-C, et il me fallait choisir parmi les appareils à capteur micro 4/3, plus petit mais qui reste d’une dimension suffisante pour obtenir de faibles profondeurs de champ. Les Nikon 1 et Pentax Q étaient exclus d’office pour cause de grosse blague en termes de taille de capteur.

J’ai pas mal hésité à me résoudre pour un micro 4/3, car je préfère les proportions 3/2 pour mes images : je trouve le format 4/3 un peu « mou », et ça m’embêtait. Heureusement, j’ai découvert qu’ils offraient la possibilité de shooter directement en 3/2, voire en format carré ! (Joie, problème complètement résolu ! :D)

Olympus OM-D EM-5
Olympus OM-D EM-5

L’avantage du format micro 4/3, c’est que Panasonic Lumix et Olympus se le partagent, et donc que le parc d’optiques est plus important, d’autant plus que Sigma se met également à construire des optiques compatibles. Mon choix de boîtier n’était donc pas restreint par le parc optique, le plus important chez les hybrides : quelque soit le boîtier micro 4/3, je trouverais mon bonheur en termes d’optique.

Lors de mes recherches, l’Olympus OM-D EM-5 venait de sortir et occupait les news, et il faut bien le dire qu’il remportait toutes les éloges. C’était probablement l’un des meilleurs hybrides du moment, mais il était à la fois hors budget et pas assez compact pour moi.

Panasonic proposait en gros trois gammes :

  • Les Lumix GF qui sont compacts, possèdent les modes PASM mais sans accès par une molette des modes, indispensable pour moi → non !
  • Les Lumix G qui ne sont pas assez compacts → non !
  • Le Lumix GX1 (successeur du GF1) qui était à la fois compact et destiné aux utilisateurs « avancés » → OUI !

Chez Olympus, il restait les modèles PEN, compacts et destinés aux utilisateurs avancés.

Le choix de l’objectif pour hybride

En termes d’optique, comme je voulais quelque chose de très compact, et lumineux bien sûr (à la fois pour obtenir de beaux modelés et pour travailler en basse lumière), il me fallait me tourner vers une optique dite « pancake ». J’avais grosso modo le choix entre le Panasonic 14mm f/2.5 (équivalent 28mm en 24×36), l’Olympus 17mm f/2.8 (équivalent 34mm en 24×36), et le Panasonic 20mm f/1.7 (équivalent 40mm en 24×36).

De façon assez logique, mon choix s’est porté sur le Panasonic 20mm f/1.7, le plus lumineux des 3, et aussi la plus longue focale (je suis un habitué des courts téléobjectifs, alors 14mm était clairement trop grand-angle pour mon usage). De plus, le 20mm f/1.7 est reconnu comme une des meilleures optiques pour micro 4/3, et à raison !

Après lecture de quelques tests (GX1 à l’autofocus plus rapide) et essais des boîtiers en magasin (j’ai préféré la prise en main du GX1), je me suis tourné vers le GX1.

Panasonic GX1 hybride

Je l’ai acheté d’occasion à moins de 1000 déclenchements, à quelqu’un qui n’avait pas pu s’habituer à la visée par l’écran.

Mon matériel aujourd’hui

Comme je vous l’ai dit, aujourd’hui je shoote au Panasonic Lumix GX8, qui est le digne successeur du GX1. Je suis resté dans cette gamme pour plusieurs raisons :

  • Une très grande compacité reste obligatoire pour moi, et seul le format micro 4/3 peut vraiment m’offrir ça. D’autres marques font de très bonnes choses, mais ça reste un peu gros pour moi.
  • Je suis resté chez Panasonic Lumix car j’en préfère l’ergonomie par rapport à Olympus. J’ai essayé un Olympus OM-D E-M1, et il n’était juste pas assez intuitif pour moi.Et la capacité à tout de suite trouver ce dont on a besoin est plus importante pour moi qu’une fonction gadget ou une autre.
  • De plus, les optiques Panasonic Lumix sont en général plus légères que leurs équivalents chez Olympus. Alors bien sûr on peut toujours adapter une optique Lumix sur un Olympus par exemple, mais on perd certains avantages en termes de stabilisation, donc il vaut mieux rester sur la même marque si on peut.
  • Pour la même raison de compacité, je ne suis pas passé sur un boîtier plus haut de gamme, comme le récent Panasonic G9. Trop gros pour moi.
  • Je connais ce boîtier par coeur. J’ai tellement photographié avec que c’est une véritable extension de ma main. Il me faudrait une bonne raison pour passer à un autre boîtier.De plus, il n’a pas vraiment de successeur, puisque le GX9 est plutôt une évolution du GX80, boîtier davantage pensé pour le grand public, et surtout avec un écran orientable inutilisable en orientation verticale ! (ce qui est très important pour moi car j’utilise beaucoup ça en photo de rue)

Et pour vous  ?

Si je vous raconte tout ça, c’est pour que vous compreniez comment j’ai choisi le meilleur appareil pour moi. J’ai mes propres préférences, et elles m’ont mené logiquement à ce choix.

Mais ce ne sont pas forcément les mêmes pour vous : c’est pour ça que vous seul pouvez choisir quel appareil sera le mieux pour vous. Rendez-vous dans la partie suivante pour vous guider dans ce choix pas si facile.

Les différentes familles d’appareils photo hybrides

Avant de vous donner une sélection des meilleurs modèles d’appareils photo hybrides par gamme de prix, je tiens à vous présenter les différentes familles d’appareils photo hybrides que vous allez pouvoir retrouver.

En effet, le marché s’est complexifié depuis quelque temps, et il peut être difficile de s’y retrouver. Je vais donc vous faire un rapide tour d’horizon de ce que vous allez trouver sur le marché, classé par taille de capteur puis par marque.

L’idée de cette partie n’est pas de vous décrire chaque modèle de manière exhaustive (Internet regorge de ce type de reviews, merci bien 😉), mais plutôt de vous aider à trouver quelques modèles qui correspondent à votre besoin et votre budget, pour que vous puissiez aller ensuite les prendre en main en magasin.

Vous le savez déjà, l’appareil parfait dans l’absolu n’existe pas, car tout dépend de votre besoin et aussi de votre ressenti subjectif quand vous aurez l’appareil en main. Et c’est la raison pour laquelle c’est bien vous qui allez prendre la décision finale 😉

Les appareils hybrides micro 4/3

Deux marques utilisent les capteurs micro 4/3 pour leurs hybrides : Panasonic Lumix et Olympus.

Les différents hybrides Panasonic

Chez Panasonic, les hybrides sont désignés par la lettre G. Dans cette gamme des hybrides, vous allez retrouver 3 grandes familles :

Les Panasonic G9, G90 et G80

C’est la famille des G “tout court”, qui sont les hybrides avec une “gueule de reflex“, et parmi les plus hauts de gamme. C’est là qu’on ne fait pas de compromis chez Lumix : tant pis si ça prend un peu plus de place, on met le maximum de technologie dedans.

Vous avez ainsi le Panasonic Lumix G9, le fleuron de la gamme, qui offre le maximum qu’un appareil photo micro 4/3 puisse vous donner aujourd’hui.

Panasonic Lumix G9
Panasonic Lumix G9

La gamme est déclinée en un peu moins chère avec le Panasonic Lumix G90, qui est un peu le “petit frère” du G9 : il possède exactement le même capteur, simplement le processeur de traitement de l’image est un peu plus ancien, ce qui lui offre donc une rafale plus lente (qui reste quand même entre 6 et 9 images par seconde selon le mode AF, ce qui reste très largement suffisant pour la plupart des gens).

Il y a aussi d’autres différences comme un viseur un peu moins haut de gamme, et un seul emplacement de carte SD.

Les Panasonic GX9, GX80 et GX880

La famille des GX se concentre sur des appareils d’une taille très compacte. J’utilise moi-même encore un GX8 de la génération précédente depuis des années et j’en suis toujours très content.

Panasonic Lumix GX9
Panasonic Lumix GX9

Le boîtier conserve une taille très contenue par rapport à la famille “G tout court”.

Le plus haut de gamme, le GX9 est un étonnant concentré de technologie pour un appareil de seulement 450g et au prix contenu (environ 600€ boîtier nu). Un très bon rapport qualité-prix, mais on pourrait regretter qu’il n’ait plus une philosophie aussi haut de gamme que son prédécesseur le GX8.

Du coup, la gamme du dessous, le GX80, est surtout plus ancien, et a un capteur de “seulement” 16 Mpx au lieu de 20.

Il est probable que la gamme à deux chiffres disparaisse ou diminue en prix par la suite.

Enfin, le GX880 ferme la gamme, avec une orientation plus grand public puisqu’il est vendu 400€ avec l’objectif du kit et qu’il n’est à ma connaissance pas possible de l’acheter boîtier nu. Il ne dispose pas de la double stabilisation très efficace des GX9 et GX80 qui aide beaucoup pour prendre des photos en basse lumière, mais à ce prix, on ne peut pas lui demander !

Les Panasonic GH5 et GH5S

Enfin, Panasonic a également développé une gamme d’hybrides spécialisés dans la vidéo. Ce n’est pas le thème de cet article donc je ne vais pas les détailler, car il faudrait les comparer à d’autres appareils orientés vidéo.

Panasonic Lumix GH5

Le GH5 est tout à fait capable d’être un appareil photo performant, c’est juste que vous allez payer pour des options vidéo qui ne vous seront peut-être pas utiles. Si vous avez les deux usages, ça peut être une option intéressante. C’est d’ailleurs avec lui que je filme toutes les vidéos de la chaîne YouTube, et que je prends en “appareil de secours” quand je pars en voyage 🙂

Le GH5S est un modèle spécialisé dans la basse lumière, grâce notamment à un capteur de seulement 10 Mpx et à deux sensibilités ISO natives. Je vous passe les détails techniques, mais pour le coup c’est un modèle vraiment fait pour les vidéastes.

Les différents hybrides Olympus

Olympus fait également partie du consortium micro 4/3, et vous pouvez utiliser des optiques Panasonic sur les appareils Olympus, et vice-versa. C’est d’ailleurs un des grands avantages de cette monture, même si avec les années les deux constructeurs ont développé des gammes optiques très convaincantes, et qu’il est donc devenu moins tentant d’aller voir chez la crémerie d’en face.

Les Olympus OM-D

Un peu équivalents aux Panasonic G, ce sont les hybrides à la gueule de mini-reflex de chez Olympus. Leur gros avantage par rapport aux Panasonic, c’est quand même le design. Inspirés des reflex argentiques Olympus OM, ils ont quand même une gueule plus sympa que les Panasonic.

OM-10 en argentique, et OM-D en numérique (Photo: kishjar? sous licence CC BY 2.0)

Je suis personnellement moins fan de leur ergonomie moins intuitive par contre, mais sur ce point je vous conseille de vous faire un avis en les prenant en main.

Vous y retrouverez donc l’Olympus E-M1 dans le haut de gamme. Aujourd’hui il est décliné dans la version E-M1 MkIII, en concurrence directe avec le Panasonic Lumix G9.

Malheureusement il est nettement plus cher que le G9, car il offre un autofocus un peu supérieur dans certaines situations difficiles, une stabilisation et une rafale légèrement meilleures, le tout dans un poids et un encombrement plus réduit (mais avec quand même un mois bon viseur). À vous de voir si ça vaut un prix 60% plus élevé ! (honnêtement : probablement pas)

Panasonic Lumix E-M1X

Olympus a également sorti l’E-M1X, le fleuron de sa gamme, avec grip intégré (à la manière des reflex pro comme les Nikon D6 ou Canon EOS-1D X Mk III), mais qui du coup fait selon moi perdre tout l’intérêt du micro 4/3 : la compacité. Pourquoi payer 2000€ un boîtier de ce type quand on peut avoir les mêmes performances et un capteur Full Frame pour le même prix et le même encombrement ?

La gamme se décline ensuite avec l’Olympus OM-D E-M5 MkIII, un milieu de gamme très convaincant, avec pour principales différences l’emplacement unique pour la carte SD, la moins bonne durée de la batterie, et la rafale plus limitée.

Et pour finir l’Olympus OM-D E-M10 MkIV, l’entrée de gamme des OM-D, avec le même capteur de 20 Mpx que ses grands frères, et des fonctions globalement plus limitées, notamment au niveau de l’autofocus, de la rafale (qui reste à 8 images/seconde, suffisamment rapide pour la plupart des usages) et des fonctions accessoires.

Les Olympus PEN

Un peu comme chez Panasonic avec la gamme GX, Olympus a également développé une famille d’appareils avec un accent sur la compacité et le design.

Deux modèles se partagent la famille, à commencer par l’Olympus Pen-F, pour lequel la marque s’est inspirée de son héritage du boîtier demi-format du même nom sorti en 1963. J’en parle d’ailleurs dans mon article sur le choix d’un appareil argentique si vous voulez en savoir plus.

Olympus Pen-F
Olympus Pen-F

On ne peut pas nier la réussite visuelle du boîtier, et on ne peut pas non plus éviter de le comparer à son concurrent le plus direct : le Panasonic GX9. Les deux boîtiers sont quasi identiques en termes de fonctionnalités, avec un avantage à l’Olympus pour l’autonomie de la batterie, mais un avantage au Lumix pour quasi tout le reste : poids, écran et viseur électronique, fonction vidéo, etc.

Sachant que le GX9 est 30% moins cher, difficile de se tourner vers le Pen-F, en tout cas pour des raisons rationnelles.

Olympus décline également la gamme PEN avec le E-PL10, qui se positionne sur la même gamme que le Lumix GX80 (vous commencez à connaître la rengaine ^^).

Notez qu’on trouve encore le E-PL9 et même le E-PL8, si vous voulez baisser un peu le budget, d’autant plus qu’il y a très peu de différences.

La principale différence est que l’Olympus n’a pas de viseur électronique, ce qui est quand même embêtant quand ça ne se reflète pas sur le prix ! Il a par contre un design beaucoup plus rond et chaleureux, avec des couleurs où on sent qu’Olympus vise un public féminin.

Il est aussi un peu plus petit et 10% plus léger, même si vous ne sentirez peut-être pas 40g de différence.

Les appareils hybrides APS-C

Passons maintenant à la taille supérieure : les APS-C, dont le marché se partage entre Fujifilm, une gamme chez Sony, chez Canon, et un petit nouveau chez Nikon.

Les différents hybrides Fujifilm

Fujifilm a une gamme d’appareils très intéressants et se démarquent de la concurrence avec leurs capteurs X-Trans (une technologie différente des CMOS utilisés par la plupart des constructeurs), une ergonomie particulière pour les réglages d’exposition inspirée de l’argentique (avec l’ouverture sur une bague d’objectif), et des propositions originales comme des moyens formats numériques (la série des GFX, j’y reviendrai dans la suite), ou des compacts experts à objectif fixe très convaincants.

Mais ici, on se concentrera sur les Fujifilm X, les hybrides à capteur APS-C et objectif interchangeables.

Les Fujifilm X-T

La gamme “T” reprend une ergonomie proche d’un reflex, à commencer par le Fujifilm X-T4, le fleuron de la gamme, qui dispose de toutes les technologies les plus récentes que peut proposer Fuji : capteur 26 Mpx, viseur 3,69Mpx, rafale entre 15 et 30 images/seconde (!), deux emplacements pour carte SD, autonomie de 600 photos, et tout ça dans seulement 600g.

L’ergonomie argentique des Fujifilm X-T, comme ici sur le X-T3.

Le Fujifilm X-T30, le petit frère, se positionne davantage en milieu/haut de gamme (le fameux segment “prosumer”, ou “amateur éclairé”), et pour compenser son prix réduit, hérite d’un viseur et d’un écran moins définis, d’un seul emplacement pour carte SD, mais rajoute un flash intégré.

Et enfin le X-T200, en milieu de gamme, justifie son prix par un capteur 24 Mpx “seulement” (qui n’est pas un X-Trans, que Fuji réserve au haut de gamme), et une rafale beaucoup plus raisonnable de 8 images/seconde (mais qui reste quand même suffisante pour la plupart des gens).

Le Fujifilm X-H1

Fujifilm a sorti cet hybride en 2018 pour les vidéastes. Il reprend les caractéristiques de la gamme T, avec en plus des fonctionnalités vidéo. Comme pour le GH5, je ne vais pas développer ici l’aspect vidéo, mais sachez que le X-T4, sorti plus récemment, fait au moins aussi bien dans ce domaine. Donc à mon sens, ce modèle perd un peu de son intérêt.

Les Fujifilm X-Pro

Comme Panasonic et Olympus, Fujifilm a décidé de décliner sa gamme sur un segment plus compact : les Fujifilm X-Pro, qui dans la forme ressemblent beaucoup à des appareils télémétriques argentiques, d’autant plus qu’ils possèdent un vrai viseur optique, qui peut aussi se transformer en viseur purement électronique d’une simple pression sur une gâchette (visible sur la photo ci-dessous).

Fujifilm X-Pro 3
Fujifilm X-Pro 3

Le haut de gamme est occupé par le Fujifilm X-Pro 3, sur lequel vous retrouvez en gros toutes les technologies disponibles sur le X-T4, avec un peu moins de poids et d’encombrement (mais un peu moins d’autonomie).

Au contraire de la famille X-T, vous n’aurez pas ici de X-Pro20 ou X-Pro100. Par contre, une autre famille s’en rapproche un peu plus :

Le Fujifilm X-E3

Le dernier représentant des X-E, le Fujifilm X-E3, est sorti en 2017, mais déjà à l’époque il avait des performances très proches du X-T200, avec un prix similaire aujourd’hui, et on peut donc dire que c’est un peu le milieu de gamme des hybrides compacts chez Fujifilm.

Et pour l’entrée de gamme, c’est encore un autre nom :

Le Fujifilm X-A7

Le petit dernier de la famille, le Fujifilm X-A7, économise notamment en éliminant complètement le viseur électronique, et en proposant une rafale plus lente, ce qui est logique sur un appareil entrée de gamme.

Les différents hybrides Sony APS-C

Sur le segment APS-C, Sony est également toujours présent, même si on parle davantage de leurs hybrides plein format (qu’on reverra plus bas).

Je regrette la numérotation incompréhensible, qui a sorti dans l’ordre le A6000, A6300, A6500 puis retour au A6400, et ensuite au A6600… Comme de nombreuses marques, c’est difficile de s’y retrouver, heureusement que j’ai fait les recherches pour vous 😀

Les deux appareils les plus récents sont le A6400 et le A6600. Ce dernier n’a pas de flash intégré, une meilleure autonomie (le double !), 100g de plus sur la balance, et… 500€ de plus sur la facture. Faut VRAIMENT vouloir son autonomie double disons 🙂

Sony A6600

Vous pouvez aussi trouver d’anciens modèles encore en vente, Sony étant connu pour les laisser longtemps en production. Malheureusement ça complexifie la gamme, mais ça peut vous permettre d’avoir une version un peu plus ancienne mais toujours crédible pour un coût réduit !

Les différents hybrides Canon APS-C

Canon est présent sur le marché des hybrides APS-C depuis 2012 avec sa gamme EOS M, mais il faut bien dire qu’ils ne se sont pas beaucoup investis dedans. Avec seulement 8 appareils et 8 objectifs dédiés en 8 ans, ce n’est pas là que vous allez avoir le plus grand choix. En même temps ça pourrait vous simplifier la tâche !

Vous pouvez adapter des optiques Canon EF grâce à un adaptateur, mais la plupart sont un peu grosses pour le système, qui perd un peu de compacité et donc d’intérêt dans cette configuration.

Vous avez en gros deux types de modèles :

Les hybrides Canon APS-C avec viseur électronique : M5 et M50

Vous avez tout d’abord une gamme avec une gueule de “petit reflex” et un viseur électronique.

Vous allez y trouver le Canon EOS M5, avec son capteur de 24 Mpx et sa rafale de 9 images/seconde pour seulement 600€. Il reste donc très compétitif avec la concurrence, le seul bémol restant la gamme optique très réduite (et la probabilité non négligeable que Canon arrête cette gamme).

Moins cher de 100€, le Canon EOS M50 est censé être d’une gamme inférieure, mais surpasse le M5 sur tous les points, sauf la définition de l’écran. Une différence sans doute dû à sa jeunesse, le M5 datant déjà de 2016 !

Les hybrides Canon APS-C sans viseur électronique : M6 MkII et M200

Si vous pouvez vous passer de viseur électronique et viser à l’écran, cette gamme peut vous intéresser en proposant un format nettement plus compact.

Le Canon EOS M6 MkII propose un capteur de 32 Mpx et des performances équilibrées pour 900€, avec un viseur électronique optionnel à fixer sur la griffe du flash.

Tandis que son petit frère le Canon EOS M200 est nettement plus compact avec un capteur de 24 Mix et des performances plus raisonnables (notamment sur la rafale).

Le Nikon Z50
Nikon Z50

Après le lancement de ses hybrides plein format dont on reparlera juste après, Nikon a également lancé le Nikon Z50, un hybride au format APS-C, qui se positionne assez proche de la concurrence Fuji et Sony en termes de performance et de prix.

La seule exception étant son capteur moins défini (20 Mpx), qui peut cependant offrir une meilleure gestion du bruit en basse lumière.

Les appareils hybrides plein format (ou Full Frame, 24×36)

Passons maintenant au gros morceau : les hybrides possédant un capteur plein format, aussi appelé “Full Frame“, ou encore 24×36. Il y a quelques années, Sony s’était taillé la part du lion en allant sur ce segment en premier, mais voyant leurs segments de marché diminuer, Nikon et Canon ont sorti quasi simultanément leur réponse à l’automne 2018, suivis de près par Panasonic qui a décidé de s’allier à Sigma et Leica pour proposer une concurrence supplémentaire.

Bref, il y a beaucoup à dire sur ce segment, la première chose étant : attention, ça va être cher ! Les constructeurs sont allés dessus pour attirer les pros, et donc attendez-vous à des prix destinés aux professionnels sur la plupart des modèles, le plus abordable étant le récent Canon EOS RP qui descend à 1300€ boîtier nu quand même.

Les différents appareils photo hybrides Sony plein format

Sony a lancé sa gamme d’hybrides plein format dès 2013, et ont donc beaucoup d’expérience sur ce segment, et une large gamme d’optiques conçues pour à proposer : une cinquantaine, vous aurez donc tout le choix de l’objectif.

Les Sony A7, A7S, A7R et A7C

La gamme la plus mise en avant chez Sony est celle des Sony A7. Elle est divisée en trois modèles, aux philosophies différentes :

  • Le Sony A7R IV, le plus haut de gamme (4000€ boîtier nu quand même), avec un capteur de 61 Mpx et tout ce qu’on peut attendre d’un appareil haut de gamme (double carte SD, rafale performante, stabilisation, etc.) Notez que le A7R III et ses 42 Mpx sont encore disponibles pour 2800€.
  • Le Sony A7 III, positionné plus “entrée de gamme” (enfin 2100€ quand même), avec des performances similaires au A7R, mais un capteur plus raisonnable de 24 Mpx (très largement suffisant pour la plupart des usages).
  • Le Sony A7 C, revendiqué comme « l’hybride plein format le plus léger et le plus compact du marché » (2100€). Il est proche du Sony A7 III, mais à mon sens moins ergonomique pour les photographes (absence de joystick et écran tactile obligatoire la mise au point, viseur électronique étriqué), et plus axé pour les vidéastes (écran monté sur rotule). Ne vous y méprenez pas, la différence de taille et de poids du boîtier sont minimes par rapport au A7 III, d’autant plus que la taille des objectifs plein format reste la même ! Donc parler d’un hybride qui tient dans la poche est plus une ingéniosité marketing, et ne doit pas être votre seul critère de choix.

Le Sony A7S III (4200€), spécialisé en vidéo et en basse lumière, avec un capteur de “seulement” 12 Mpx, avec une philosophie assez proche du Panasonic Lumix GH5S que j’ai évoqué précédemment. Cet article étant destiné aux photographes, je n’en parlerai pas plus.

Sony A7 C
Sony A7 III
La différence de taille impressionnante entre le Sony A7 C (en haut) et le A7 III (en bas).
Moi ironique ? 😊
Le Sony A9

Sony a décidé de créer une gamme à part pour les photographes de sport et d’action rapide d’une manière générale. Il est conçu pour pouvoir shooter une rafale extrêmement rapide de 20 images par seconde tout en maintenant l’autofocus, mais doit pour ça se “limiter” à 24 Mpx, et limiter la sensibilité du capteur.

C’est donc un modèle destiné aux pros, et son prix de 3900€ ne laisse aucun doute là-dessus ! Et encore, la version A9 II sortie fin 2019 atteint plus de 5000€ !

Les différents appareils photo hybrides Nikon Z7, Z6 et Z5

Pour rentrer en concurrence avec Sony, Nikon s’est inspiré du positionnement de Sony, en proposant deux modèles positionnés différemment :

  • Le Nikon Z7, le plus haut de gamme (2900 € boîtier nu), avec un capteur 45 Mpx, fait pour rentrer en concurrence avec le Sony A7R IV. La fiche technique ne ment d’ailleurs pas, le prix est similaire et les performances à peu près équivalentes. Si vous connaissez la gamme reflex, il est comparable au D850. Il est adapté notamment si vous faites de grands tirages de vos photos (ex : 1,50m de large). Sinon, franchement, regardez plutôt le Z6 !
  • Le Nikon Z6, avec un capteur 24 Mpx (1900€ boîtier nu), fait pour rentrer en concurrence avec le Sony A7 III (et similaire au reflex Nikon D750). Ce capteur moins défini permet à l’appareil de proposer une rafale plus rapide que le Z7 (12 au lieu de 9 images/seconde) et même une sensibilité ISO étendue jusqu’à 51200 ISO. Par contre il y a moins de points d’autofocus (mais bon, 273 quand même !).
  • Le Nikon Z5, qui est une version allégée du Z6, plus axé grand public (1600€ tout de même). Même qualité d’image que le Z6 mais la rafale est moindre (4 images par seconde), et pas d’écran LCD sur le dessus.

Bien que la gamme soit assez récente, Nikon propose déjà 14 optiques natives pour sa monture Z Full Frame, dont certaines très haut de gamme (citons le Nikkor Z 58mm f/0,95 S Noct, à près de 9000 euros. À ce tarif, l’expression « ça coûte un rein » plutôt « qu’un bras » me semble plus adaptée 😊). Heureusement, l’adaptateur FTZ permet de monter les objectifs Nikon conçus pour sa gamme reflex. Un gros avantage si vous avez déjà un parc optique Nikon évidemment. Néanmoins, il faut bien le dire, cet adaptateur rend l’ensemble boîtier-objectif plus volumineux que l’équivalent reflex (voir ci-dessous). Si vous passez à l’hybride pour la compacité, l’adaptateur est davantage pour vous une solution de transition vers des optiques monture Z plus compactes (surtout les zooms). Sauf si bien sûr, vous souhaitez monter une optique rare et unique en son genre !

L'adaptateur FTZ monté sur le Nikon Z6
L’adaptateur FTZ monté sur le Nikon Z6

Notez cependant que l’autofocus ne fonctionnera que pour les optiques récentes AF-S et AF-P, mais pas avec les optiques AF et AF-D. Dommage car ce sont des optiques encore courantes dans les sacs photo des nikonistes !

Les trois boitiers profitent de la double stabilisation du capteur et de l’optique.

Un dernier petit détail à signaler : Nikon s’est cru en avance sur son temps en dotant le Z6 et le Z7 d’un seul slot de carte mémoire XQD (170€ pour 64Go), ce qui a fait râler pas mal de photographes déjà équipés en cartes SD. C’est ainsi que le Z5, sorti plus récemment, possède 2 slots de carte SD, comme au bon vieux temps ! C’est un détail important à prendre en compte en fonction de votre budget.

Nikon a annoncé les Z6 II et Z7 II qui comportent deux slots SD 😊

Les différents appareils photo hybrides Canon EOS R

Canon a répondu à Sony à peu près au même moment que Nikon, mais avec une approche moins haut de gamme pour commencer (EOS R et RP), puis très récemment en 2020 avec deux appareils haut de gamme (EOS R6 puis R5) :

  • Le Canon EOS R5, le plus haut de gamme (4500€) sorti très récemment, avec un capteur de 45 Mpx et tout ce qu’on peut attendre d’un appareil haut de gamme (slot CF express et SD, stabilisation du capteur, etc.), et une rafale de 20 images/seconde avec suivi autofocus. Ce boitier s’adresse clairement aux professionnels et concurrence à la fois les appareils à haute définition (Nikon Z7 et le Sony A7R IV), ceux plutôt axés vidéo (Sony A7s) en proposant la vidéo en 8K, et ceux axés sport (Sony A9). Vous l’aurez compris, cet appareil est un monstre de puissance, mais encore faut-il avoir besoin de toutes ces fonctionnalités dans votre pratique, bien entendu 🙂
Canon EOS R6
Canon EOS R6
  • Le Canon EOS R6 (2700 €), qui vient concurrencer le Nikon Z6, le Sony A7 III, et le Panasonic S1. Un capteur à 20,1 Mpx un peu moins défini que ses confrères, mais la même rafale ultra-rapide du R5 à 20 images/seconde. Stabilisation du capteur et double carte SD. Cet appareil peut vous convenir si vous faites de la photo sportive ou animalière par exemple.
  • Le Canon EOS R, un boîtier à moins de 2000€ avec un capteur 30 Mpx, mais une rafale moins performante que la concurrence et pas de stabilisation du capteur (il faudra se contenter de celle des optiques). Si vous connaissez la gamme reflex, c’est un peu l’équivalent du 5D.
Canon EOS RP
  • Le Canon EOS RP, un boîtier à “seulement” 1300€ avec bague d’adaptation, un capteur de 26 Mpx mais une rafale peu performante. Cela dit ça reste l’accès le plus abordable à un hybride Full Frame proposé sur le marché, avec un positionnement proche du Canon EOS 6D.

Canon propose une gamme de 15 optiques dédiées très convaincantes, mais également un adaptateur qui permet d’adapter toutes les optiques EF produites depuis 1987 sans aucun souci d’autofocus !

Un bel argument, surtout si vous avez déjà des optiques Canon bien sûr.

Néanmoins, comme avec les Nikon, cet adaptateur rend l’ensemble « boîtier + objectif » plus volumineux qu’avec un boîtier reflex, soyez-en conscient 🙂

Les différents appareils photo hybrides Panasonic Lumix S

Cette famille se rapproche de la philosophie des Lumix G mais avec un capteur plein format. Pas de compromis ici et beaucoup de technologie : on est en présence des hybrides les plus volumineux du marché (plus d’un kilogramme le boitier nu !). Si vous aimez l’ergonomie des gros reflex type Canon 5D MkIV ou Nikon D850, et que vous n’avez pas de contrainte de poids, ces appareils pourraient vous correspondre !

Lumix S1
Panasonic Lumix S1

Doté d’un capteur 24,2 Mpx, ce boitier haut  de gamme (2400€) concurrence le Nikon Z6, le Sony A7 III ou bien le Canon R6 dans une moindre mesure. Le viseur de très haute qualité (5,76 MPx, alors qu’il est généralement autour des 3 MPx pour ses concurrents) ne vous dépaysera pas si vous venez des reflex. Sinon, vous trouverez les caractéristiques habituelles de cette gamme (double slot SD-XQD, stabilisation capteur, rafale 9 images/seconde, bonne montée en ISO).

Lumix S1R

Vous l’avez deviné, cet appareil est le concurrent des appareils à haute définition comme notamment les Sony A7R IV et Nikon Z7. À part son capteur de 47 Mpx, il partage les mêmes caractéristiques techniques que le S1, y compris la rafale (3300€).

Lumix S1H

Ce modèle, spécialisé en vidéo et en basse lumière, avec un capteur de 24 Mpx, avec une philosophie assez proche du Panasonic Lumix GH5. Il peut notamment filmer en 6K, mais comme cet article cible les photographes, je n’en parlerai pas plus. Il se destine davantage aux professionnels (4000€).

Lumix S5
Panasonic Lumix S5

Comme les autres constructeurs, Panasonic ajoute à sa gamme un hybride plus abordable (2000€ tout de même), à l’image du Nikon Z5 et du Canon RP. Il reprend la fiche technique du S1, avec une rafale un peu moins rapide, viseur un peu moins défini, et pas d’écran LCD sur le desssus. Mais le S5 n’est pas vraiment une version allégée du S1 puisqu’il inclut certaines capacités vidéos du S1H. L’appareil est un peu plus léger et compact que ses grands frères S (mais la taille des optiques Full Frame elle ne change pas, oui, je radote !)

Les appareils hybrides moyen format

Si vous êtes assidu sur le blog, vous avez sûrement déjà lu le paragraphe sur les formats en argentique 😊

On appelle moyen format, un appareil dont la taille du capteur (ou de la surface photosensible, en argentique) est supérieure au plein format (24x36mm) et inférieure au grand format (à partir du 100x120mm). Typiquement, les moyens formats numériques ont en majorité des capteurs de taille avoisinant les 33x44mm, soit presque deux fois celle d’un capteur Full Frame !

A l’heure où j’écris ces lignes, le grand format n’existe qu’en argentique, et donc le moyen format est le capteur le plus grand que puissiez avoir en numérique. Assez abordable en argentique, les appareils moyen format ont été longtemps réservés à une élite en numérique. Et en 2016, Hasselblad a lancé le X1D, premier hybride moyen format (10000€, je vous avais prévenu !).

Depuis, le moyen format a tendance à se démocratiser doucement en numérique, à tel point que le prix de certains modèles avoisine désormais celui des appareils hybrides et reflex plein format haut de gamme. Ça peut être une option pour certains d’entre vous, qui aimez le rendu si particulier et la qualité d’image offerts par ce format.

Dans cette partie, j’ai fait le choix de ne vous parler que de ces modèles « abordables » (gros guillemets, évidemment 😊). À l’heure actuelle, il n’y en a que 2, les Fujifilm GFX 50S et GFX 50R. Désolé Leica, Hasselblad et PhaseOne, peut-être à bientôt dans une future mise à jour de l’article !  Allons-y.

Les hybrides moyen format GFX 50R et 50S de Fujifilm

Cette famille s’apparente aux hybrides APS-C de Fujifilm, avec un capteur moyen format. Vous aurez le choix parmi les 10 optiques de la gamme GF. Nous ne parlerons ici que des GFX 50R et 50S, leur grand frère GFX 100 dépassant nos critères de prix (11 000€).

Fujifilm GFX 50R

Le plus compact et le plus abordable des appareils moyen format (3300€).  Sa taille est comparable à celle d’un gros reflex type 5D Mk IV. Mais attention ! Même rengaine qu’entre le micro 4/3 et le Full Frame :  les objectifs moyens formats sont plus volumineux que ceux en Full Frame, pour une même focale apparente.

Fujifilm GFX 50R
Canon 5D MkIV
Le Fujifilm GFX 50R (haut) comparé au Canon 5D Mk IV (bas).
Chouette, un moyen format transportable !

Le GFX 50R possède un capteur de 51 MPx, et une ergonomie proche des hybrides Fujifilm X-Pro et X-E. Sa rafale est moins vive (3 images/secondes) et son autofocus un peu moins réactif. Mais comme vous allez photographier sûrement autre chose que du saut à a perche aux JO avec ce boîtier moyen format, ça n’est pas un drame 😉

Fujifilm GFX 50S

Ce boîtier a les mêmes performances et qualité d’image que son petit frère le GFX 50R. Un peu moins compact, mais avec une ergonomie plus confortable, calquée sur celle des Fuji X (grip, viseur orientable, écran LCD sur le dessus, etc), il est davantage destiné aux professionnels (5500€).

Les avantages d’un appareil photo hybride

Un appareil discret, anodin

Laurent Breillat photo Anne-Laure Jacquart

La première fois que j’ai sorti mon hybride, c’était en allant à une soirée. Je me suis dit qu’il pouvait être intéressant de voir la réaction des gens, s’ils auraient aussi peur du boîtier que d’un gros reflex. On m’a dit, entre autres « c’est un bridge ça ? » (ah non, pas vraiment !) Les gens étaient curieux (un nouveau gadget technologique !), mais aussi beaucoup moins méfiants. J’ai pu prendre pas mal d’images discrètement, sans que mes sujets me voient.

Cet appareil est non seulement discret, mais j’irais même jusqu’à dire anodin. Il ne fait pas « pro ». Les gens ne pensent pas qu’on puisse « faire de la photo » avec, et donc ne s’en méfient pas plus que du 1er compact à 80€ venu. Et c’est vraiment un très gros avantage.

J’ai pu le constater plusieurs fois par la suite avec des amis, à la fois en volant quelques clichés sans prétention (ce qui peut toujours être amusant, c’est ça aussi la photo !), et aussi en réussissant quelques portraits (que je ne publierai pas, ils sont personnels évidemment).

Je l’ai aussi beaucoup utilisé en photo de rue : avec le mode discret en plus, je suis quasi invisible. Enfin disons plutôt que les gens ne prêtent pas spécialement attention à moi, ce qui est parfait !

Un appareil vraiment léger et compact

photo de rue Panasonic GX1 terrasse table
Cliquez pour voir en grand sur Flickr

Les jours suivants, je me suis retrouvé à l’emmener un peu partout avec moi, à la moindre sortie, ce qui m’a donné l’occasion de faire quelques photos intéressantes en rue (domaine qui m’a toujours attiré), notamment celle que vous voyez à gauche, et qui a fait l’explore de Flickr, à ma grande surprise !

Je suis ensuite parti en vacances, dans le Massif Central et à Londres (oui, ça change !), et comme ce n’était que pour quelques jours à chaque fois, j’ai décidé de tester le couple GX1 + 20mm f/1.7 dans ce contexte. Et il faut bien dire que ça change la vie ! Comme il ne pèse rien, on l’emmène partout, même si on marche longtemps, et la focale fixe a évidemment les bienfaits de toute focale fixe : vous obliger à bouger et trouver le meilleur point de vue.

J’ai donc ramené un certain nombre de photos qui me plaisent que vous pouvez voir ici, et en plus de ça j’ai pu m’habituer à l’appareil, à l’angle de vue proposé par cette focale (je « vois » maintenant en 40mm :P), et je vais aussi pouvoir vous dire ce qui me plaît et ce qui me plaît moins sur l’appareil.

Depuis, j’ai réalisé toutes mes séries créatives avec mon GX8, que je vous laisse regarder sur mon site de photographe, ou de préférence dans ces vidéos :


 

Les plus et les moins d’un hybride par rapport à un reflex

La première question qu’on peut se poser, en particulier si on vient du monde du reflex, c’est si la visée par écran ou par viseur électronique n’est pas trop pénible.

Et bien j’ai été très agréablement surpris ! Il faut dire que ce sont des appareils conçus intelligemment, et particulièrement adaptés à ce type de visée, pour plusieurs raisons :

  • l’autofocus est plutôt rapide (même par détection de contraste comme ici). Alors en basse lumière ce n’est pas non plus aussi rapide qu’un reflex haut de gamme hein, mais c’est très honorable, et surtout avec le temps le retard a été quasi rattrapé.
  • L’écran est tactile. J’étais perplexe au départ, mais c’est vraiment très bien, et aujourd’hui je ne pourrais plus m’en passer : on peut choisir l’endroit où on fait la mise au point juste en touchant l’écran, et en plus si on choisit une mesure spot, elle se fait sur ce même endroit.On peut même déclencher en tactile, mais j’ai désactivé cette option, il y a un déclencheur pour ça, merci.
  • La visée électronique a certains avantages, comme une plus grande discrétion (vous faites de moins grands gestes pour prendre votre photo), une plus grande facilité pour shooter à des points de vue un peu originaux (même si l’écran n’est pas orientable), et un affichage de l’histogramme avant la prise de vue.Mais le plus gros avantage, c’est sans doute que ce que vous voyez dans le viseur, c’est la photo finale ! Contrairement à un reflex où il est plus difficile de voir si la photo va être surexposée ou sous-exposée, là c’est rapide et évident !Et vous pouvez même shooter en noir et blanc directement, ce qui est un gros avantage si c’est votre intention initiale, et permet de voir le monde différemment.
    Je ne pourrais plus me passer de cette option non plus, et je dois avouer que je shoote assez souvent en visée par écran en fait.

Par ailleurs, l’ergonomie est très bien pensée. Je n’avais pourtant jamais touché un Panasonic avant, mais j’ai mis peu de temps à m’y habituer :

  • Il y a une molette dédiée à la correction d’exposition (il suffit de la tourner pour éclaircir ou assombrir votre image, elle est graduée, bref c’est rapide et intuitif, et quand on a eu cette fonction, difficile de s’en passer !)
  • Il existe plusieurs boutons physiques dont la fonction est personnalisable. Très bien pour adapter à vos besoins !Personnellement, je les utilise notamment pour changer de style d’image (passer de la couleur au noir et blanc surtout), et également pour changer le ratio d’aspect de l’image (4/3, 392, 16/9, carré).
  • Les autres boutons donnent accès aux fonctions indispensables rapidement, c’est bien pensé.

Sur des points plus techniques :

  • la rafale est étonnamment rapide
  • la montée en ISO est aujourd’hui largement suffisante : le bruit reste contenu et la dynamique suit plutôt bien, surtout considérant la taille du capteur. Si vous shootez en concert ce sera peut-être insuffisant pour vous, quoiqu’on a très bien fait avec par le passé !Voir ma comparaison pour remettre les choses à leur place :

     

     
  • La réactivité est vraiment satisfaisante

Concernant les défauts, il y en avait quelques uns au début, mais ils ont largement été comblés avec le temps. J’ai du mal à en voir aujourd’hui, tant je suis conquis à la cause des hybrides.

Dans les faits, les seules différences se voient dans les situations difficiles pour l’appareil, plus précisément en basse lumière. Voici ce que je peux vous dire :

  • L’autofocus est sans doute un peu moins performant que sur reflex (en situation difficile hein, vous ne verrez pas la différence en plein jour).
  • La montée en ISO n’est pas incroyable comparé à un reflex, puisque le capteur est plus petit. Notez que ce n’est pas vrai pour les hybrides APS-C. Mais il faut relativiser : le GX8 est sorti en 2015, ça commence à faire un moment.

Bref, j’ai complètement trouvé mon bonheur avec ce type de boîtier, et si vous vous posiez la question : oui, vous pouvez tout à fait y aller et choisir un hybride plutôt qu’un reflex, c’est un choix tout à fait crédible aujourd’hui !

Ca dépend évidemment de vos besoins, mais si vous voulez quasi tous les avantages du reflex tout en restant vraiment compact et léger, pensez-y !

Je sais que pour certains, il est psychologiquement difficile de payer autant pour un hybride que pour un reflex, mais n’oubliez pas qu’un appareil photo ne s’achète pas au poids comme des tomates, mais au plaisir que vous allez prendre avec ! 😉

Et vous, est-ce que vous vous êtes laissé tenter par un hybride ? Dites-nous-en plus dans les commentaires !

En bref

📷Qu’est-ce qu’un appareil photo hybride ?

Un appareil photo hybride, aussi appelé “mirrorless” en anglais, c’est-à-dire “appareil sans miroir” a plusieurs caractéristiques :
– Il ne possède pas de miroir (à l’inverse d’un reflex), et la visée se fait donc de manière électronique (dans le viseur et/ou sur un écran). Cliquez ici pour découvrir les avantages du viseur électronique.
– Il a un capteur de grande taille (micro 4/3, APS-C ou 24×36), tous comme les reflex, ce qui lui permet d’avoir une grande qualité d’image et une faible profondeur de champ (ce qui permet de réaliser un joli flou d’arrière-plan).
– La plupart du temps, il a des objectifs interchangeables, ce qui permet de l’adapter parfaitement à tous les usages, tous comme les reflexs.

📷Appareil photo hybride ou reflex ?

Par rapport à un reflex, l’hybride a de nombreux avantages :
– Il est plus compact et plus léger qu’un reflex de performances équivalentes. Un gros avantage si vous devez le transporter, en voyage par exemple !
– Les hybrides les plus petits sont très discrets, et peuvent vraiment aider dans des situations comme la photo de rue.
– Le viseur électronique permet de savoir à quoi la photo va ressembler avant de la prendre (contrairement au reflex), et également de visualiser l’histogramme, qui permet d’éviter les erreurs irréparables sur ses photos (cliquez ici pour apprendre à utiliser l’histogramme).
– Vous pouvez également stimuler votre créativité dès la prise de vue en photographiant dans différents ratios d’aspect, ou même directement en noir et blanc (tout en ayant la possibilité de récupérer les couleurs si vous photographiez au format RAW !)
– Evidemment, les hybrides n’ont pas que des avantages. La batterie tient notamment bien moins longtemps que celle des reflex, même si l’écart se réduit d’année en année. Cela dit, c’est un problème qu’on peut simplement résoudre en emmenant une ou deux batteries supplémentaires dans sa poche !

📷Quel appareil photo hybride choisir pour voyager ?

L’appareil photo hybride est idéal en voyage, mais attention de ne pas vous laisser piéger par les boîtiers professionnels, presque aussi lourds et encombrants que les reflex équivalents !
En effet, un hybride avec un capteur 24×36 (aussi appelé Full Frame) gardera des objectifs très volumineux, simplement car c’est physiquement impossible d’en diminuer la taille.
Pour voyager, préférez donc des appareils avec des capteurs de type APS-C ou micro 4/3, afin de garder un volume contenu. Les appareils de Panasonic ou Olympus sont par exemple très compacts tout en gardant une bonne qualité, grâce à leur capteur micro 4/3 (c’est d’ailleurs ce format que j’utilise !). Vous pouvez aussi regarder du côté de Fujifilm pour de bons hybrides APS-C.
Et n’oubliez pas d’aller en magasin pour prendre en main les modèles que vous avez repérés, c’est un ressenti très subjectif qui va entrer en ligne de compte dans votre décision finale ! Pour finir, quoi que vous choisissiez, pas de stress, il n’y a pas de mauvais appareil hybride en 2020 😉

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620 commentaires
  1. Petite question à ceux qui sont passé du reflex à l’hybride : avez-vous réussi à vous habituer à la visée numérique ?

    J’ai testé un hybride (Canon RP) en magasin et j’ai vraiment bloqué sur ça. Ne pas voir la scène « en vrai » m’a vraiment gêné. J’ai retrouvé la même (mauvaise) sensation que lorsqu’on prend une photo au smartphone (ou au live-view) : on regarde la scène par écran interposé et non directement. C’est rédhibitoire je trouve.
    Dommage car les hybrides présentent quelques avantages.

    1. Salut,
      Moi je me suis très bine habitué au viseur électronique: sur Lumix GX9 puis sur Lumix G9. Avec le G9 je sens à peine de différence par rapport à une vidée optique (avec le GX9 je le sens un peu à cause du faible grossissement de ce viseur).
      Je ne connais pas le Canon RP, mais il y a des réglages du viseur (fréquence de rafraîchissement, prise en compte ou pas de l’effet de vitesse et /ou de l’ouverture…). Il est probable qu’il ne soit pas bien réglé en magasin pour toi …
      Je connais plusieurs personnes (en club) qui sont passés en hybride (Lumix, Olympus) et ils en sont très contents, y compris du viseur…

      1. Merci pour ce retour d’expérience. 🙂
        En effet en magasin le réglage initial n’était pas bon, la fréquence de rafraichissement était trop faible donc ça saccadait beaucoup. Une fois réglé, je trouvais malgré tout trop prononcée l’impression de regarder un écran et non la scène réelle.
        Mais peut-être qu’il s’agit d’une habitude à prendre, et qu’au bout d’un moment on s’y fait.

  2. Salut alors perso j’avais le choix entre le gx9 ou le gx8 au même prix j’ai pris le gx9 , je perd la tropicalisation mais je gagne en compacité malgré le viseur moins bon que sur le gx8 pour moi la compacité passe avant tout, j’ai tester les deux et le gx8 et bien plus difficile à rentrer dans une poche que le gx9, du coup voila mon, mon prochain choix avec mes économies sera un rx100 ou un lx mais je pense que les rx100 sont meilleur que les lx100.

  3. En ce qui me concerne je possede un reflex pro dont je ne veux pas dire la marque,je ne ferais pas de pub de discrimination mais je me fous royalement de toutes ces myriades de smartphones tartampion de ces hybrides dont on vente les qualites et d’autres les deplorent comme moi.Le vrai apn a tout faire est le RFLEX miroir optique avec des optiques haut de gammes et meme si il est lourd personne ne gueulait apres dans les annees anterieures.Il faut etre a notre epoque pour voir de telles couillonnades.Que le reflex evolue OK mais ne nous emmerdont pas avec ces batards d’outils photographiques et gardons les avec l’imbattable REFLEX;

  4. Bonsoir,
    pourriez-vous me dire si avec un capteur 4/3 comme vous utilisez vous arrivez à faire de beaux flous d’arrière-plan en portrait.

    Je sors d’un xt1 qui se révèle finalement bien trop lourd avec un zoom 18 135 bien encombrant.

    j’ai le choix d’acheter un Olympus OMD m10 Mark II ou bien qui n’a rien à voir, un d3500 j’ai juste peur de ne plus arriver à faire de portraits avec l’Olympus… vous qui utilisez un Panasonic, modèle assez proche de L’Olympus, en même format de capteur est-ce que vous pourriez m’apporter cette précision concernant les bokeh?
    Un grand merci pour votre réponse à venir et pour votre merveilleux si c’est bien construit

    1. Bonjour Claire,
      Je possède moi même ce modèle d’Olympus et je fais de magnifiques portraits avec 😉
      Par contre, pour un joli bokeh, il faut une belle ouverture, zoomer à fond, se rapprocher du modèle, un arrière plan un peu loin, et pour te donner une idée à 40mm f/2.8 on obtient bien ce bokeh 🙂
      (j’ai l’objectif 12-40mm f/2.8 constant)

  5. j’ai apprécier ton article sur les appareils hybrides.
    Personnellement j’ai le Panasonic Lumix G5 mais je ne le maitrise pas encore.
    Bon courage pour tes articles à venir.

  6. Bonjour,voilà je viens de recevoir mon gx8, mais les infos sont soit en anglais, japonnais, coréen…. peut on par un logiciel ou autre changer la langue,le programme étant appartement complet je vais galérer.Merci de ta réponse.bon confinement, prend soins cde toi et des tiens.Cordialement.

    1. T’es sûr de sûr ????
      Sur le site de Pana pour le GX8 c’est indiqué qu’il y a français.
      J’ai un GX9 et une amie a un GX80, ils sont en français.

      Il serait étonnant qu’il y ait des variantes de firmware suivant l’origine.
      Si besoin fait une mise à jour de firmware (cf site de Panasonic)

      1. bonjour ,meme si je repond avec beaucoup de retard .Je confirme que mon ancien gx8 n avait pas de programmes en francais… Je l ai change et nickel, j ai meme fais l aquisition d un g9 une bombe….bon confinement a tous.salutations.

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