5 astuces pour dépasser votre peur de la photo de rue et être discret

Depuis quelque temps, je m’intéresse beaucoup à la photo de rue, une nouvelle manière pour moi de m’intéresser à l’humain, qui est toujours au centre de mes images. Comme dans tout, il faut un peu de temps pour commencer à se faire plaisir, et malgré une bonne connaissance de la photo, c’est une discipline qui demande pas mal de pratique. Je ne suis pas encore totalement épanoui dans ce domaine de la photo, mais je commence à faire des images qui me plaisent, et j’ai donc décidé de partager un peu avec vous ce que j’ai appris jusque là.

En commençant par la première étape, dépasser sa peur, préalable à tous les conseils plus « techniques » que je pourrais vous donner (et qui feront l’objet d’un autre article).

En effet, photographier les gens dans la rue peut être difficile pour beaucoup d’entre vous, en particulier ceux qui sont un peu timides. Ça peut même carrément vous pétrifier, et vous pourriez bien décider d’aller faire une session de photo de rue et revenir complètement bredouille, car vous aurez eu trop peur de déclencher. Sauf si vous suivez mes conseils bien entendu ! 😀

 

Alors ça évoluera avec le temps bien sûr, mais il faut bien commencer avec quelque chose, et je pense que vous serez preneurs d’astuces pour vous faciliter un peu la tâche, et intégrer le fait que la plupart des gens ne mordent pas 😀 (enfin, sauf si on leur demande gentiment :P)

1. Essayez le portrait posé pour commencer

Quand je parle de photo de rue, je pense à des portraits spontanés, pris sur le vif, et sans demander à la personne avant, ce qui est pour moi le seul intérêt de la photo de rue.

 

Seulement voilà, vous pourriez avoir des a priori sur les gens, et penser qu’ils n’aiment pas qu’on prenne leur photo. Rassurez-vous, c’est souvent faux ! Mais comme vous n’êtes pas obligés de me croire sur parole, cet exercice va vous en convaincre.

 

Il suffit de vous promener, de trouver quelqu’un qui vous intéresse photographiquement parlant, et de lui demander si vous pouvez le prendre en photo, là maintenant. Alors vous allez me dire « ah mais c’est super difficile ça, c’est encore pire que de photographier sans demander ! »

Oui, peut-être, mais d’abord je suis cruel :D, et ensuite je vous assure qu’une fois que vous aurez fait ça, le reste vous paraîtra plus facile.

 

Si vous ne savez pas quoi dire, vous pouvez apprendre ça par cœur, et le dire avec un grand sourire :

Bonjour ! Je fais de la photo, je m’intéresse aux gens, et j’ai trouvé votre visage/tenue/coupe de cheveux/manteau en vison/chien intéressant. Est-ce que je peux vous photographier, ça ne prendra qu’une minute ? 🙂

Astuces :

  • Souriez !
  • Essayez de trouver ce qui vous a attiré l’oeil chez la personne.
  • Souriez !
  • Ne dites pas « excusez-moi », ne demandez pas la permission de prendre 30 secondes de son temps, demandez directement la photo.
  • Souriez ! 😀
  • Soyez dynamique dans votre ton et votre approche.

Je vous garantis que ça marche dans 90 % des cas. Pour éviter de stresser quand la personne dira oui, ayez votre appareil réglé auparavant pour du portrait (focale fixe, grande ouverture, etc.)

 

Si vous avez trop peur des refus, commencez par les gens habillés de façon originale (ou même tout simplement bien habillés), en général ils sont plus à l’aise avec leur image, donc plus ouverts pour se faire photographier.

 

Proposez d’envoyer la photo par e-mail après, n’ayez pas de complexe ! 🙂

2. Optez pour du matériel discret

Une fois que vous aurez pratiqué ça, on va passer un peu aux choses sérieuses, et essayer de faire de la vraie photo discrète et spontanée. Pour ça, vous aimerez sans doute être discret, pour éviter que les gens que vous photographiez ne vous voient, tout au moins avant que vous preniez la photo.

 

Donc pour commencer, ne sortez pas avec un gros reflex + un téléobjectif genre 70-200. Vous allez juste être aussi visible que si Marie-Antoinette se baladait avec sa cour au beau milieu de votre ville. Ce n’est pas vraiment ce qu’on cherche ici, vous l’aurez compris 😛

 

L’idéal est un petit boîtier avec un petit objectif. C’est discret, ça ne fait pas « sérieux » (même si on peut prendre d’excellentes images), et du coup les gens font moins attention. Et c’est très bien ! La dernière chose qu’on veut, c’est passer pour un photographe pro.

 

J’avoue que depuis que j’ai acheté mon Lumix GX1, c’est devenu mon boîtier de prédilection pour la photo de rue, et il est hors de question que je revienne au reflex pour cet usage. Avec le 20mm f/1.7 ou le 45mm f/1.8, il est très discret, et personne ne me remarque. En plus, comme je ne le porte pas à l’oeil pour photographier, je suis plus discret dans mes mouvements aussi : vous vous doutez bien qu’entre pointer discrètement son appareil sur le sujet en regardant sur l’écran, et porter l’appareil à l’oeil, avec le grand mouvement de bras que ça implique, le premier est plus discret.

 

Cela dit, vous n’êtes pas obligé de changer d’appareil photo pour faire de la photo de rue. Si ça devient votre domaine de prédilection, je vous conseille fortement d’opter pour un hybride plutôt qu’un reflex, c’est plus adapté. Mais si c’est juste comme ça, vous pouvez déjà opter pour une optique discrète sur votre reflex, genre une petite focale fixe comme un 35mm ou le fameux 50mm f/1.8. Evidemment, si vous avez un compact ou un bridge, c’est déjà discret hein 😉

3. Paraissez normal et inoffensif

Cela dit, quel que soit votre matériel, pour vous faire discret, il ne faut pas avoir l’air louche, et ça passe par plusieurs astuces simples.

 

La première, l’astuce clé, et ça va vous paraître vraiment tout bête, c’est de paraître confiant. Si vous paraissez effrayé, nerveux, les gens vont le remarquer. Et quelqu’un qui paraît nerveux doit faire quelque chose de mal non ? Alors que vous ne faites RIEN de mal ! Vous prenez de belles images, c’est tout 🙂 (ou en tout cas, vous essayez :P)

Tandis que si vous agissez de façon confiante, comme si vous saviez ce que vous faites, les gens ne vous remarqueront même pas ! Donc gardez un air de nonchalance confiante, et baladez-vous l’appareil à la main comme si c’était tout à fait normal, car… ça l’est !

 

Une astuce qui marche vraiment très bien, c’est de vous faire passer pour un touriste, ou tout au moins quelqu’un qui photographie autre chose. L’architecture est une bonne excuse en général, faire semblant de photographier un monument, une porte, ou un mégot de cigarette fonctionne très bien 😛 Si votre sujet vous a plus ou moins remarqué (pas en tant que photographe hein, juste votre présence), ne le regardez pas directement, faites semblant de photographier autre chose, et attendez qu’il retourne à ses occupations pour déclencher. Si besoin, prenez quelques clichés de cette porte teeeeellement intéressante 😀

 

Pour la petite histoire, le cliché que vous voyez à côté a failli ne pas exister. Je shootais avec un reflex, et la personne m’a vu avant que je déclenche. J’ai donc affiché mon plus bel air détaché en faisant semblant de photographier le passionnant plafond, et il est retourné à sa lecture, ce qui m’a permis ce cliché. Et non, je n’ai même pas honte 😀

 

Les gens ne prêtent pas attention aux touristes en général, donc jouez là-dessus à fond. J’adore faire ça à l’étranger, mais très franchement ça marche aussi à Lille. Mettez un bob, un short et des sandales avec des chaussettes s’il le faut 😛
(N.B. : Apprendre la Photo n’est pas un blog de conseils vestimentaires, je décline toute responsabilité en cas d’effondrement soudain de votre vie sociale et amoureuse :D)

4. Essayez des techniques de ninja

En plus de votre propre apparence et attitude, vous pouvez aussi employer des techniques photographiques particulières pour vous rendre aussi discret qu’un ninja ! Vous serez ainsi le premier ninja en bob/short/sandales du monde ! 😛

 

Plus sérieusement, il y a 2 astuces principales qui peuvent vous aider.

 

Tout d’abord, vous repérez un décor intéressant photographiquement (des lignes, des reflets, un message publicitaire qui peut prendre une signification particulière, etc.), et vous attendez qu’un sujet passe devant, au bon endroit. Rappelez-vous, c’est ce que j’avais fait quand je vous avais raconté le making-of de cette image.

L’idée, c’est que les gens ne pensent pas que vous les inclurez dans la photo, et que vous attendrez qu’ils passent. Donc ils vous ignorent. Ou alors ils font l’inverse : ils s’arrêtent pour vous laisser faire la photo ! (ce qui est particulièrement pénible quand on les voulait naturels dans le cadre, mais bon, on y peut rien :P)

 

La seconde astuce, c’est de shooter depuis la taille : l’appareil autour du cou, mais soit sans viser, soit en regardant discrètement sur l’écran. Si vous avez un écran orientable c’est l’idéal, mais sinon vous pouvez aussi voir en écartant un peu l’appareil de votre taille.

 

Très franchement, sans écran, c’est difficile. J’avais essayé avec un reflex, et je n’avais obtenu qu’une image que j’aimais bien, pour son flou de bougé et son aspect rêveur qui apportaient quelque chose à la photo. Mais à l’hybride, c’est bien plus simple.

Le seul moyen de réussir sans viser, c’est d’utiliser une focale fixe dont on connaît bien la perspective (un équivalent 40 voire 50mm est le plus intuitif), et d’utiliser l’hyperfocale, ou le système de « zone focus » (qui mérite un article à lui tout seul, je ne vais pas détailler ici).

5. Choisissez bien votre sujet

Ça va sans dire, mais ça va mieux en le disant : si vous « sentez mal » une personne, abandonnez l’idée. Ce que je veux dire, c’est que si vous pensez que la personne pourrait très mal réagir, ou potentiellement violemment, ne prenez pas de risque. Typiquement, les gens visiblement alcoolisés, énervés, etc.
Ne cédez pas à vos a priori non plus : ce n’est pas parce que quelqu’un n’a pas de toit qu’il va réagir violemment, évidemment, en particulier si vous savez expliquer votre démarche. Là encore, ça va sans dire, mais ça va franchement mieux en le disant, vu l’attitude générale de la population à l’égard des sans-abris.
On appelait les grands photographes de rue des photographes humanistes, et l’humanisme c’est ça aussi 😉

 

Mais dans l’extrême majorité des cas (je veux dire 99,99 % des cas hein !), il n’y aura aucun problème. Vous seriez étonné des réactions des gens (qui de toute façon ne vous verront pas la plupart du temps).

Si vous prenez de l’assurance, il peut être intéressant d’aller voir les gens après le cliché, de leur montrer l’aperçu sur votre écran, et de leur proposer de leur envoyer le cliché (et pourquoi pas un tirage?). Songez que ça ne leur est probablement jamais arrivé, que c’est plutôt flatteur, et que ce sera probablement LE moment de leur semaine qu’ils raconteront à tous leurs amis !

Donc allez-y, si votre image peut vous faire sourire vous ET quelqu’un d’autre, c’est encore mieux 🙂

 

Et vous, vous avez déjà essayé la photo de rue ? Qu’est-ce qui vous a bloqué, quelles solutions avez-vous trouvées ? Dites-nous tout en commentaire ! 🙂
 

 

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138 commentaires

  • Super, un nouvel article !!

    Je dois rajouter une technique qui facilite l’entrée dans le monde de la photo de rue : laisser son appareil allumé, autour du cou, en mode automatique ((oui, parce que l’appareil ne bouge pas, on ne le porte pas à l’oeil), et déclencher de temps en temps.
    Ca vaut aussi pour la photo de reportage 🙂

    Il y a un super e-book qui traite de la photo de rue, il s’appelle « Going candid » par Thomas Leuthard. Il est gratuit et trouvable partout.

    Bonnes photos à tous 🙂

    • Salut Emeline ! 🙂

      Oui, Thomas Leuthard est une référence dans le monde de la photo de rue, et ses 3 bouquins gratuits (en anglais) sont excellents, même si je ne suis pas d’accord avec tout ce qu’il dit.

      • Je ne suis pas non plus d’accord avec tout tout, mais la lecture de ses livres (dont Going Candid a été le premier pour moi) m’a beaucoup décoincée au niveau de la photo de rue.

        Il m’a fait réaliser une bonne fois pour toutes que tout le monde s’en contrefiche de ce que je peux bien faire avec mon appareil photo. Au pire, ils me prennent pour une hurluberlue, et c’est vraiment pas grave 🙂

        Et des fois, ça permet même de faire de superbes rencontres !

  • Outre les « problèmes » que tu as évoqué, celui qui me freine le plus c’est justement celui que tu n’as pas abordé: le droit à l’image. A moins de faire des photos de rue (de portraits ou scènes j’entends) et les garder pour soi -donc ne pas les publier- ou encore d’avoir une autorisation écrite de la personne photographiée, comment prendre ses clichés sereinement sachant les risques encourus à la publication? Merci pour tous tes articles, toujours plein de bonnes idées! 🙂

    6 novembre 2012
    • Bonjour Estelle,
      Très franchement, les risques sont faibles. En théorie tu dois avoir l’autorisation écrite de la personne et tout, mais tant que ta photo ne lui porte pas atteinte (et c’est difficilement le cas en photo de rue), tu ne risques pas grand chose.

      Dans le pire des cas, on te demandera de retirer la photo.

      Thomas Leuthard ont Emeline parle juste au-dessus a des milliers d’images à son actif, et il photographie les gens de près, et les gens le voient. Il n’a jamais eu aucun problème. Alors nous… 😉

      Et puis si on se préoccupe de ça, la photo de rue arrête tout simplement d’exister en fait.

      • En fait jusqu’à ce qu’il y ait jurisprudence et dans la mesure où on ne vit pas forcément de nos photos (rapport du statut) on court plus ou moins de risques probablement. En cas de commercialisation de l’œuvre c’est plus délicat… La « chance » qu’on a aujourd’hui -je parle en tant que photographe amatrice- c’est que le flot d’images est tellement important que la majorité des photos de tout un chacun se retrouve noyée lors des publications. Il reste les événements dits « publics » où les gens paradent, s’offrent en spectacle et pour lesquels dans ces cas je n’ai aucun état d’âme! 😉 Mais c’est moins spontané! Merci pour ta réponse (rapide! waouh!).

        6 novembre 2012
        • En fait, il y a jurisprudence je crois (bien que je ne sois pas sûr qu’on puisse déjà parler de « jurisprudence constante »), et donc s’il n’y a pas préjudice il semblerait que ça n’aille pas bien loin.

          Avis aux spécialistes du droit : merci de confirmer ou d’infirmer 😉

          • Bonjour Laurent,

            En fait, il est assez facile de démontrer un préjudice… car celui-ci peut-être patrimonial (le préjudice tient au fait que la personne n’a pas été associée aux profits tirés de l’exploitation de la photo), mais aussi moral (CA Versailles, 23 févr. 2005 : “En application de l’article 9 du Code civil, toute personne […]. a droit au respect de sa vie privée et tire de ce droit le pouvoir de fixer elle-même les limites de ce qui peut être diffusé par voie de presse à son sujet”… autrement dit, le droit à l’image implique que toute personne peut s’opposer à ce que son image soit saisie même dans un lieu public, et la simple atteinte à ce droit constitue un préjudice.

            Le droit à l’image est un vaste sujet…!

            Très bon article en tous cas… si l’on en reste à un usage purement personnel de ses clichés (puisque au final, tout est une question de preuve) ! 😉

            6 novembre 2012
    • Ca me posait toujours un cas de conscience. Mais comme Laurent vient de te répondre, le seul risque (si la photo ne porte pas atteinte à l’image du modèle, bien sûr), c’est qu’on te demande de retirer la photo.

      C’est pas encore trop méchant comme punition 🙂

  • Sympa ce nouvel article.
    Bah moi, il m’est arrivé de prendre des photos dans la rue, quelqu’un vient et me dit: vous voulez pas me prendre en photo? C’était des balayeurs de la ville.
    C’est ce que j’ai fait… Comme quoi, il faut pas avoir peur. Du coup je suis allée en voir d’autres pour compléter la série, mais ceux là n’ont pas voulu…
    On peut pas avoir de la chance à tous les coups

    6 novembre 2012
  • En complément, j’ajouterai la télécommande. J’ai une bête filaire, pas chère, dans la poche, mon GX1 en bandoulière autour du cou avec son pancake 20mm, debout sans bouger, voir contre un mur ou un poteau, et une fois qu’on a analysé le cadrage que ça donnait, y’a plus qu’à… Avec un peu d’entrainement, je dois avouer que j’ai des bons résultats, surtout en traînant sur les marchés de campagne, les vendeurs étant un de mes sujets de prédilection… mais aussi les clients !

    6 novembre 2012
  • Bon article et, surtout, très chouettes images ! J’aime particulièrement quand tu illustres toi-même tes articles (par rapport aux illus flickr) et ça rend aussi le propos plus intéressant. Vraiment de beaux portraits et de belles émotions dans ces images.
    ça tombe bien, j’avais bien envie de photographier des gens au Salon de la Photo et voir de beaux portraits me motive encore plus !! On n’aura pas la librairie à l’ancienne mais il peut y avoir des choses à faire tout de même. 🙂

    6 novembre 2012
  • Bonne question que celle des droits. Par exemple as tu eu les droits pour publier sur internet la photo de l’homme lisant son livre ? (ce n’est pas une provocation mais une vrai interrogation car c’est un point qui m’empêche de faire ce genre de photo)

    6 novembre 2012
    • Ok tu as répondu plus haut entre-temps, merci.

      Donc on s’en fiche du droit a l’image etc…..

      6 novembre 2012
      • Je n’irai pas jusqu’à recommander « on s’en fiche », mais il faut prendre ses responsabilités. J’ai choisi de publier sans demander, comme la majorité des photographes de rue d’ailleurs.

  • Je suis assez d’accord avec toi, je pense que le principal frein est la peur.

    Il y a effectivement de fortes chances que la personne soit coopérative si la démarche est bien expliquée. Tout dépend aussi de l’image que l’on renvoie à la personne. Il est préférable d’être souriant et de se montrer enthousiaste.

    Avec les enfants c’est plus compliqué car les parents sont souvent réticents à ce genre d’exercice.

    6 novembre 2012
  • J’ai juste une petite question Laurent concernant la photo candide du lecteur.
    Pour publier sa photo sur un site où le nombre de visiteurs est plutôt important, as-tu demandé et obtenu sa permission ?
    Je pose cette question car je pense que la plupart de tes lecteurs n’auront pas ce souci de droit à l’image, je veux dire si c’est juste pour mettre sur son Flickr et avoir 3 vues sur chacune de ses photos… En revanche, certains pourraient y être confrontés et c’est une notion très importante. Imaginons qu’en suivant tes conseils l’un deux fasse une photo dont il est tellement fier qu’il l’a présente à un concours…. Un petit mot sur le sujet aurait pu être intéressant.

    6 novembre 2012
    • bon visiblement plusieurs ont déjà réagi.
      Je suis entièrement d’accord avec ta réponse plus haut, mais il aurait fallu le mettre dans l’article, ç’aurait été plus clair.

      6 novembre 2012
    • Pour ce qui est des concours, ils demandent parfois l’autorisation signée de la personne, pour se couvrir. Donc ça peut être utile de le demander si on veut présenter ses images dans un concours 😉

  • Pour répondre à Estelle Sp., il me semble que la personne doit invoquer un préjudice pour ester en justice.
    Si tu prends une photo de quelqu’un, c’est que quelque part tu as eu un « coup de coeur » pour le sujet. C’est plutôt flatteur je trouve (mais ça n’est que mon point de vue).
    A mon avis, comme le dis Laurent, en expliquant la démarche, dans 99,99% des cas, ça doit bien marcher 😀

    6 novembre 2012
    • Il m’est déjà arrivé de trouver ma photo sur un site internet avec un article. Je ne souhaitais pas être associé à l’article, j’ai donc demandé au site internet de retirer l’image, ce qui a été fait très rapidement. Comme le dit Laurent, c’est le seul risque et il suffit simplement de retirer l’image.
      Le sujet du concours photo ou de la photo publicitaire et une autre problématique, le passant peut alors réclamer un droit à l’image sans même que ça ne lui porte préjudice mais simplement parce qu’il estime qu’on gagne de l’argent avec son image.

      6 novembre 2012
      • Merci pour cette précision Arnaud ^_^
        Mon cas ne doit pas être isolé : capturer l’image des gens par plaisir et parce que j’ai eu un coup de coeur (photo)graphique ^_-

        7 novembre 2012
  • Assez d’accord avec toi j’ajouterais 2 points que je trouve important aussi :

    – Choisissez un modèle « cool », en effet en prenant en photos des enfants ou des personnes âgées souvent sympas et ouverts à la discussion vous aurez moins de risque de vous faire recaler 🙂

    – L’importance de l’environnement et du décor, ne pas oublier que dans photo de rue il y a « RUE » et donc il faut accorder beaucoup d’importance à l’endroit ou vous faites vos photos, c’est souvent l’arrière plan de votre image qui lui donnera sa « magie »

    6 novembre 2012
    • hello Samir
      je suis assez d’accord sur la rue mais prendre des photos d’enfants dans la rue en présence des parents et parfois violent car les parents à l’inverse des enfants ont des attitudes souvent méfiante et peuvent faire le 17 discrètement rapidement, leurs réaction parfois sont disproportionnée et peuvent assez rapidement dégénérer, imagine que je prenne des photos de tes enfant dans la rue et qu’elle sera ta réaction, méfiant, contrarié, content ou agressif?

      7 novembre 2012
      • Perso, je demanderais plutôt la photo, il n’y a pas plus précieux qu’une belle image spontanée.
        Mais bon, il ne faut pas sombrer dans la paranoïa, les gens ne vont pas composer le 17 hein…

        • perso, je suis d’accord: je suis maman et effectivement, flattée, je demanderai à avoir le cliché et savoir s’il sera publié (je serai fière que la photo illustre un truc… bon si c’est de la pub, faut pas exagérer…)… c’est vrai que l’image serai précieuse… Après, si le photographe à l’air louche et qu’il photographie mon enfant sur une plage (en maillot donc) ou à la piscine, enfin bref, si mon bébé est dénudé… là, je le prendrai TRES TRES mal! (ou si le photographe porte un short, des sandales et des chaussettes… je trouverait ça étrange!!!! lol)…
          A lundi sur le salon

          8 novembre 2012
          • Oui mais Hassan, comme je le précisais en général il faut viser les gens ouvert à la discussion et demander avant de prendre une photo d’enfants.

            Après c’est comme tout, il suffit d’être cool et souriant et de choisir un moment sympa, par exemple quand les enfants font une grimace ou un mouvement marrant.

            9 novembre 2012
  • Je partage un peu la technique d’Emeline: j’utilise un reflex avec un zoom que je règle à 24mm, équipé d’une poignée, l’appareil peut pendre à mon bras et je déclenche au jugé , avec un peu d’habitude et un recadrage au post traitement le résultat est bon .

    6 novembre 2012
  • Excellent l’article, à la fois plein d’humour et d’astuces très utiles.
    Ne pas oublier : avoir toujours des cartes de visite sur soi.
    Je n’ai pratiquement jamais fait de photos de rue, sauf avec « ma » Dame aux pigeons, là :
    http://www.lumieresdelombre.com/archives/2009/10/29/index.html
    Au début timide et n’osant pas, j’ai fini par parler avec elle, et ce fut vraiment un très bon moment.
    Ta note me donne envie d’y retourner. Merci. 🙂

    6 novembre 2012
    • De très belles photos 🙂

      18 novembre 2012
  • Concernant le droit à l’image, comme il y a beaucoup de questions là-dessus, ça me fait penser que j’ai fait une expo photo au Tate Modern de Londres hier.

    Etaient exposés William Klein et Daido Moriyama. Ce dernier notamment fait plein de photos de rue, qui sont exposées au Tate (et lui rapportent de l’argent en plus). Je doute que quelqu’un l’ait poursuivi en justice 😉

    • On peut pas comparer le cliché banal d’un photographe amateur parmi d’autres à celui d’un artiste bien assis et dont les œuvres sont considérées comme de l’art (et pouvant être commercialisées en tant que telles). Enfin, il me semble. Faudrait voir ce que dit Mme Joëlle Verbrugge sur le sujet. 😉

      6 novembre 2012
      • Du point de vue de la personne photographiée, c’est pareil, voire pire. Son image est exposée au Tate, ça fait un sacré tas de vues, plus que sur Flickr 😛

        Et « artiste bien assis » ou non, je vois mal comment ça peut compter juridiquement, la loi étant la même pour tous : comment faire la distinction entre un artiste reconnu et un photographe amateur, plus précisément où se place la limite ?
        A partir de combien d’expos, de quel revenu dégagé, etc. ?
        Comme je ne pense pas qu’il y ait de réponse à cette question, ça ne me semble pas être un argument juridiquement recevable, mais je peux me tromper, mes connaissances en droit sont limitées 😉

        • Alors trouvé sur le blog de Joëlle Verbrugge: « le droit à l’image doit céder devant la liberté d’expression chaque fois que l’exercice du premier aurait pour effet de faire arbitrairement obstacle à la liberté de recevoir ou de communiquer des idées, sauf dans le cas d’une reproduction contraire à la dignité de la personne ou revêtant pour elle des conséquences d’une toute particulière gravité » c’était pour un jugement concernant de la video. Comme c’est un problème récurrent, on n’a certainement pas fini d’en voir le bout. Reste à savoir comment est déterminée l’atteinte à la dignité… Enfin, je pense que c’est relativement normal de se poser la question sur ce droit en tant que photographe parce que malheureusement, sous couvert de « faire de la photo de rue » on voit des fois tout et n’importe quoi, sauf que là on part dans des délires philosophiques du style « peut-on tout montrer? » lol Enfin bref. Merci encore. 🙂

          6 novembre 2012
      • Pourtant des artistes comme Doisneau ou Lorca di Cortia pour n’en cité que deux ont été poursuivi en justice pour des photos prises dans la rue. Par illeurs, en droit je crois qu’il faut se méfier de ce que l’on peut lire à gauche où à droite pour en tirer des conclusions générales, chaque situation étant différentes.

        6 novembre 2012
  • +1


    Estelle Sp.:

    Outre les « problèmes » que tu as évoqué, celui qui me freine le plus c’est justement celui que tu n’as pas abordé: le droit à l’image. A moins de faire des photos de rue (de portraits ou scènes j’entends) et les garder pour soi -donc ne pas les publier- ou encore d’avoir une autorisation écrite de la personne photographiée, comment prendre ses clichés sereinement sachant les risques encourus à la publication? Merci pour tous tes articles, toujours plein de bonnes idées!

    6 novembre 2012
  • Très bons conseils, et sur le ton de l’humour, c’est tellement plus agréable 😉

    6 novembre 2012
  • Et bien voilà voilà encore un beau sujet à se mettre sous la dent.
    Pour la photo de rue, et tenter de rester un maximum « discret », j’ai fait l’acquisition (spécialement pour ça) d’un Fujifilm X-10 Noir et je laisse mon reflex à la maison.
    Il ressemble a s’y méprendre à un argentique banal des années 70 ..
    Ce qui est intéressant, c’est que les gens n’y prête absolument AUCUNE attention, même sur trépied.

    Du coup, le naturel reste présent. Et c’est bien cela que je cherche dans ma pratique de la photo de rue.

    6 novembre 2012
  • Encore un excellent article, je te suis depuis le début et tu est devenu un vrai professionnel avec une âme d’amateur. Merci pour tes précieux conseils. Pour les questionnements concernant le droit à l’image il existe l’excellent blog de Joëlle Verbrugge , elle-même auteur photographe autodidacte qui fait des articles dans la presse spécialisée également, http://blog.droit-et-photographie.com/

    6 novembre 2012
  • Par rapport à la technique ninja : « NE PAS OUBLIER D ENLEVER LE FLASH! » sinon vous avez l’air bête …

    un ptit truc, poser son reflex sur un support (genre table de bistro) le régler,, l’orienter, y’a plus qu’a appuyer lors du passage du sujet ! Oui, on vole son âme ! MUAHAHAHA !
    Effectivement, un reflex c’est gros, mais avec quelque techniques, on peu voler les photo facilement.

    6 novembre 2012
  • Super interressant, c’est vrai que en ce qui me concerne, je suis toujours un peu stressé lorsqu’il s’agit de faire des photos volées. J’ai peur que les gens me regarde comme un paparazzi, j’utilise souvent mon 50mm sans le pare soleil quand je veux m’y essayer, et j’ai remarquer que le marché est un endroit génial pour la photo de rue! je le conseil à tous photographe, dans la foule, personne ne fais vraiment attention et au pire, il suffit de se rabattre sur les légumes et les fruits pour ne pas attirer l’attention (et encore des fois je suis gêné de photographié des tomates –‘)

    6 novembre 2012
  • En parlant de l’excellent blog de Joëlle Verbrugge, j’ai trouvé un article qui répondra à la plupart des interrogations : Droit à l’image d’une personne photographiée dans un lieu public.

    On y lit notamment :

    Si chacun dispose d’un droit exclusif sur son image qui lui permet de s’opposer à la publication de celle-ci sauf nécessité tirée du droit à la légitime information du public, ce droit peut céder devant la liberté d’expression de l’artiste photographe lorsque ne sont en cause ni le respect de la dignité humaine ni l’atteinte à la vie privée de la personne représentée.

    Pour reprendre le cas de mes images, je pense qu’effectivement il n’y a ni atteinte à la vie privée (d’autant plus que c’est dans un lieu public), ni atteinte à la dignité humaine (à moins que lire ou répondre à un texto soit soudainement devenu honteux :P).

    • Merci Laurent. 😉

      6 novembre 2012
    • Pour chipotter un peu (parce qu’on aime ca hein !) :
      « ……ce droit PEUTcéder ….. », cela ne signifie pas que tu as le droit de disposer de l’image d’une personne mais bien que dans certains cas l’artiste peut l’emporter devant un tribunal s’il démontre que la photo s’inscrit dans « une œuvre artistique » et que la photo ne porte atteinte ni a la dignité humaine ni à la vie privée.

      Cet article a été discuté de nombreuse fois et il y a des cas de jurisprudence (dans les deux sens d’ailleurs).

      Dans le cas de ton « lecteur », s’il portait plainte tu perdrais car tu t’en sert comme illustration d’un article.
      Si la photo avait été incorporé a un livre traitant des gens qui se cultivent pendant leur pause par exemple la tu gagnerais.

      6 novembre 2012
      • Que « je perdrais », ça reste à prouver, tu n’es pas juge 😉 (si ? :P)
        La photo EST une œuvre artistique en elle-même, et elle a d’abord été publiée sur Flickr (il y a déjà longtemps), bien avant de servir d’illustration à un article, ce qui en est une utilisation secondaire.

        Bref, comme toujours, on ne peut pas savoir ^^ (notamment parce que ça n’arrivera pas).

        • C’est certain.
          Ce que je voulais juste souligner vite fait (pas de polémique) c’est que la phrase plus haut ne donne pas un droit absolue a l’artiste sur l’image. Il faut une bonne justification artistique avec. Et en regardant les cas de jurisprudence (en france) on se rend compte que c’est bien la personne prise en photo qui l’emporte bien souvent sauf cas particuliers ou l’artiste sait justifier que l’image apporte quelque chose a une oeuvre (livre, serie photo, blog sur un theme, etc) artistique (l’image en elle même ne suffit pas).

          Je ne juge pas je constate juste ce qui a déjà été jugé.

          Mais comme tu le dis il y a peu de chance de se retrouver au tribunal. La plupart des cas qui arrivent devant le juge sont ceux ou il y a une grosse somme en jeu, ou lorsque effectivement l’image ne rend pas hommage a la personne et peu lui causer une humiliation ou autre désagrément.

          6 novembre 2012
    • Je ne crois pas que tu répondes au cas jugé:
      1. La personne a volontairement posé pour le photographe, ce n’est pas une photo prise à l’insu de la personne.
      2. Le photographe a prévenu la personne de son intention d’utiliser la photo pour son exposition sans opposition de sa part.

      Le fait que la photo ne porte pas atteinte à la personne n’arrive qu’en 3ème lieu.

      6 novembre 2012
  • Merci beaucoup pour ces « tuyaux » !

    Cela m’a persuadée à essayer des photos de rue sans mon gros matos… je serai plus cool !

    J’ai quand même photographié des personnes sans leur autorisation, en faisant semblant d’être intéressée par quelque chose à côté d’eux.
    Effectivement il suffit de rectifier le cadrage quand leur attention se porte ailleurs… et ça marche super !

    6 novembre 2012
  • En fait, maintenant que j’y repense, j’ai essayé de faire des photos de rue au Maroc. J’en ai pris peut être deux ou trois, mais combien de fois n’ai je pas osé parce j’étais gênée d’abord par la valeur de mon matériel au regard du peu qu’ils avaient.
    Et pourtant, dans les marchés entre autres, ils étaient ravis et me demandaient de prendre des photos d’eux.
    Mais je me suis promis d’y retourner avec un appareil moins voyant, ce qui rejoint aussi ton conseil.

    6 novembre 2012
  • Excellent article qui me donne envie de ressortir mon 50mm et d’aller flâner en ville…
    Je ne suis pas parvenue pour l’instant à dépasser ma timidité pour photographier les gens, mais je compte bien prendre le taureau par les cornes en mettant en application ton premier conseil.

    6 novembre 2012
  • Ton article est tout simplement GENIAL j’ai beaucoup rigoler en le lisant la photo de rue j’ai jamais essayer mais grâce a tout tes tutos je pense m’y mettre ! Merci pour tes conseils bien pratique et toujours bien écrit. Je te suis depuis bientôt 5 mois et je ne m’en lasse pas 😉 Bonne continuation

    6 novembre 2012
  • au contraire du matériel discret il peut aussi être intéressant de renverser l’approche en utilisant du matériel très identifiable et donc très visible, je pense notamment à l’utilisation d’un réflecteur qui permet d’asseoir la démarche d’un photographe « crédible » dans l’esprit des personnes photographiées.

    6 novembre 2012
  • merci pour cette article, j’ai fait une petite série de photo de rue, mais j’ai fait un recadrage en coupant les visages ou en ne montrant que des personnes de dos, pour ne pas compromettre les personnes que j’ai photographié et c’est bien dommage. Je vais me lancer la prochaine fois

    6 novembre 2012
  • Tres intéréssant comme article.

    C’est dommage cela dit sur tes photos que tu sois un peu trop discret. Je trouve que quand le sujet est conscient que tu es la et regarde directement dans l’objectif, les photos sont bien plus fortes.

    6 novembre 2012
  • C’ est toujours un grand plaisir de lire tes commentaires Laurent. Bravo pour se site, très intéressant!

    6 novembre 2012
  • Merci de ce super article illustré de très belles photos. Je me reconnais parfaitement dans les peurs évoquées. La première sortie « photos de villes » que j’ai faite à Paris, j’avais vu une femme âgée, dont j’avais déjà la photo en tête… mais la peur m’a empêché de trop m’approcher, et j’ai tenté au zoom… Des professeurs d’éducations ont pensé que je prenais les enfants qui jouaient en photo (alors que mon but était derrière ces enfants et que je n’en voyais pas un seul dans mon objectif) et m’ont demandé de partir… Je n’ai pas eu ma photo, et je regrette aujourd’hui d’avoir laissé faire ma peur.

    6 novembre 2012
  • De bons conseils en effet. On voit bien que c’est un sujet délicat à notre époque et surtout dans les grandes villes ou déjà parler à quelqu’un peu sembler louche alors le prendre en photo…
    Effectivement il ne faut pas hésiter à prendre la photo qui nous plait quitte à devoir la supprimer si la personne insiste.

    6 novembre 2012
  • Bel article Laurent mais je conseille quand même de demander aux personnes leurs avis au moment du clic final. J’ai commencé un blog de street style (http://stylethiscity.blogspot.be/) depuis quelques temps et je dois avouer que c’est assez excitent de pouvoir shooter une personne qui est prête à faire la pose rien que pour toi.
    J’espère à samedi au salon de la photo
    Dario

    6 novembre 2012
    • Oui, mais dans ce cas là on perd toute spontanéité. Ce n’est ni mieux ni moins bien, mais c’est un exercice différent. Ce qui m’intéresse, c’est la naturel des personnes photographiées 😉

  • merci Laurent, article très intéressant
    j’aime beaucoup la photo de rue. Pour moi, le contexte de la rue est important, et l’humain doit être intégré dans ce contexte. Le portrait est une autre approche à mon avis…
    je suis intéressée par l’achat d’un hybride comme tu le conseilles, mais n’est-ce pas frustrant de ne pas « viser »?
    les exemples que tu nous donnes n’ont ils pas été
    photographiés avec le canon …!?
    Vois-tu d’autres avantages à l’hybride que sa « discrétion »??

    6 novembre 2012
    • Certaines ont été prises avec un Canon 550D, d’autres avec mon Lumix GX1. Je n’ai pas dit que c’était impossible de faire de la photo de rue au reflex, juste moins discret et donc un peu plus compliqué.

  • Ha je me souviens avoir essayé une fois la photo de rue, j’étais encore au compact. Il venait de neiger « beaucoup » à Paris et j’ai oser prendre une photo d’enfants qui jouaient dans la neige. Je me pensais discrète pourtant mais un d’entre eux m’a vue et m’a demandé « c’est nous que vous prenez en photo ? », un peu indigné. Et j’ai pas su quoi répondre d’autre que « non .. non… ». Je suis partie et j’ai jamais recommencé :p
    Mais j’ai eu souvent envie de prendre des scènes de rue, et cet article me donne envie de retourner tenter ma chance ! 🙂

    6 novembre 2012
  • Article bien sympa comme d’habitude. Pour ma part mes « photos de rue » sont faites au 50mm qui reste discret sur un petit boitier.

    Peut-être une conseil ou une astuce à rajouter pour se décomplexer: donner vous un thème à photographier (les moustachus, les commerçants, les enfants, les personnes à lunettes …). Cela vous permettra peut être de vous concentrer sur la recherche de vos sujets, vous permettra d’explorer les séries et donnera un côté ludique à votre sortie photo.

    Pour voir quelques-une de mes photos de rue: http://www.flickr.com/photos/tewo-photos/sets/72157629293767918/

    6 novembre 2012
  • Ahhhh un article qui fait du bien et comme il y a un bout de temps qu’on en a pas lu sur ton blog:)
    Très intéressant d’avoir tes premières impressions sur cette paratique que tu explores depuis quelques mois.
    Merci!

    6 novembre 2012
  • Je te confirme en tant que juriste que si pas de préjudice, pas de réparation, même si elle est publiée. Et personne ne te fera un procès pour ça, qui va lui couter 3000 euros de frais d’avocat pour rien. Tu peux donc photographier et publier tes portraits, même si en theorie il te faut un accord ecrit, en pratique, pas de réparation si pas de préjudice. Je citerai les arrêts si j’ai un moment

    6 novembre 2012
  • Bonjour Laurent,

    Encore un bel article et de bons conseils.

    Attention cependant sur les droits d’auteur et droit à l’image, il ne faut pas confondre en effet le droit moral de l’auteur et le droit à l’image d’une personne prise en photo.

    Ensuite il faut aussi prendre en compte que le droit a l’image et les droits d’auteurs peuvent changer d’un pays à l’autre (par exemple droit moral aliénable dans les pays du Commonwealth alors que cela est impossible en France…)…

    Bien complexe est l’aspect juridique autour de la photographie comme pour toute oeuvre (peinture, musique, dessin, sculpture, etc…).

    Aymeric

    6 novembre 2012
  • Merci Laurent,
    J’ai bien apprécié votre article. Les astuces sont intéressantes. Cela devrait donner envie à certains photographes de suivre les traces de Doisneau et de Cartier-Bresson.
    Cordialement.

    6 novembre 2012
  • Bonjour

    D’abord un grand merci à toi, Laurent, pour ce site génial. Il y a deux mois, je ne connaissais rien à la photo, bien que j’aie toujours aimé ça. Je n’ai jamais eu de bon appareil.
    Aujourd’hui, grâce à tous tes articles, j’ai fait des progrès énormes.

    En ce qui concerne la photo de rue, je compte commencer dès la semaine prochaine grâce à ce nouvel et génial article. Vaincre ma timidité sera mon premier défi… Merci à toi.

    Merci aussi à Kat pour ton commentaire. J’étais certaine que le droit à l’image ne pouvait être retenu si la photo ne portait pas préjudice.

    6 novembre 2012
  • Bonjour,
    alors moi je travaille dans la police et voila deux histoires vaguement en rapport avec des photographes de rue:
    la première: c’est l’histoire d’un type dans le métro qui fait des allers retours dans les escalators. Un autre type remarque son manège et l’observe: il prend des photos de dessous de jupe… La police est appelée, le type arrêté, une enquête ouverte, dans l’appareil et à son domicile plein de photos du genre, le type sera jugé au pénal.
    Le deuxième: C’est l’histoire, d’un type dans un zoo, qui d’après des plaignants reste planté au même endroit, appareil à la taille pointé sur les jambes ou fesses de femme. L’une femme visée fait appel à la police. Le type est arrêté. Dans son appareil, un cliché d’une paire de mollets, le type ne sera pas plus inquiété.
    Il y en a d’autre, et ce qui revient à chaque fois, c’est que si une personne se plaint de s’être faite photographier poitrine ou fesse, il y a de grande chance que le photographe soit arrêter pour vérifier ce qu’il en est et à qui l’on a affaire.

    6 novembre 2012
    • Oui, enfin ce sont quand même des cas très particuliers… (je pense que le dessous d’une jupe est effectivement de l’ordre de la vie privée :P)
      Et je ne pense pas que la police arrête quelqu’un sans au minimum vérifier dans son appareil d’abord que la photo est présente. SI ?
      Parce que c’est faire perdre beaucoup de temps à tout le monde.

  • Bonjour Laurent, et très heureux de ton retour pour nous proposés un nouvel article toujours aussi intéressant! Ben, la solution pour faire de la photo de rue (et là je parle pour moi) et de faire un travail sur soi surtout si la timidité nous rongent! Après, prendre la décision de prendre son APN et de se dire: je vais faire de la photo de rue waooowwww, après la théorie voici la pratique et nous voilà dans la cour des grands le tout est de ramené des images! Questions solutions je reprendrai ta méthode « ninja » pour les timides à hautes doses comme moi et d’attendre qu’un passant se positionne à un endroit on va dire original et peut-être qu’à force de pratique le virus de la photo de rue devienne une seconde nature!! Bravo pour ton article Laurent!

    6 novembre 2012
  • Ce probleme est réel ! bien vu Laurent .
    Je me suis trouvé, cette semaine, face à la situation : j’ose ou pas ? alors que
    tout se pretait à la photo du jour , je n’ai pas appuyé . La decision ne tient a rien ….Ce qui me reste de concret : des regrets – Je n’hesiterai pas la prochaine .

    6 novembre 2012
  • Merci pour ces explications. Je fais rarement des photos de sujets dans la rue. Pb : droit à l’image !!! Et personnellement je me sent obligé de demander au modèle le droit de le prendre en photo. Je n’aimerais pas retrouver ma bobine sur la toile !!!!
    Mais dernièrement, j’ai été agréablement surpris qu’une jeune fille marocaine me demande de lui réaliser quelques portraits à Roubaix dans le par Barbieux. Nous nous sommes échangés nos Mails. Je t’ai écouté, j’ai réalisé cela avec le fameux 50 1.8 !!!!
    Je ne doute pas qu’un jour elle fasse appel à moi pour d’autres clichés.

    7 novembre 2012
  • hello Laurent
    de retour sur le blog et c’est super, je suis la formation en même temps et c’est un vrai plus ce blog, la photo de rue commence vraiment a m’intéresse et j’ai quelques « beaux » clichés pris déjà a la sauvette mais des photos de gens directes je pense que ça va venir, je ne les publie pas encore mais publie que celles ou les gens sont de dos ou pas reconnaissables.
    ton article me donne donc quelques astuces et je vais les utiliser dés cet après-midi dans les rues de Tours.
    ciao

    7 novembre 2012
  • Merci pour ces précieux conseils. Membre récent, je découvre beaucoup de choses, les rubriques sont à la fois intéressantes et enrichissantes.
    Pour ce qui est la photo de rue ou de personnes, est-on autorisé à photographier les personnes mineures sans autorisation parentale, l’accord verbal de ces personnes n’ayant pas l’âge de la majorité est-il suffisant ?

    7 novembre 2012
  • Salut Laurent,a tous,
    Très intéressant cet article,c’est ce droit a l’image qui me bloquait le plus,mais tout compte fait je pense qu’il ne faut pas trop se focaliser (c’est bien dit hein « focaliser ») 🙂 la dessus,il faut rester correct bien entendu !.
    Merci Laurent.
    @+

    7 novembre 2012
  • Bonjour,

    Pour compléter cet article ne ratez pas ce soir (le 7/11/12) un documentaire de Pierre ASSOULINE diffusé sur ARTE à 22h05 intitulé  » Le siècle de Cartier-Bresson ».

    😉

    7 novembre 2012
  • Bonjour,
    Merci pour les conseils d’approche. Il est vrai que la timidité est parfois un frein et pas seulement en photo de rue.

    7 novembre 2012
  • En concert aussi, la timidité faire rage. Comme l’a déjà expliqué Laurent il faut savoir bouger « son c.. » Pour avoir des cadrages différents et intéressant, mais ce n’est toujours pas évident pour moi, mais je fais des efforts

    7 novembre 2012
  • Salut

    A litre ces recommandations, cela parait simple mais…. je sens qu’il faut se mettre de sérieux coup de pied au derrière pour arriver à passer le cap 🙂

    Et puis en short et sandale en Octobre à Lille … on risque le flou de bougé … par tremblement de froid :-)))

    Merci en tout cas Laurent pour ces bonnes recommandations motivantes …

    7 novembre 2012

  • « Technique » employée : réflex avec zoom 24/105 , photo prise par surprise , suivi de la présentation du résultat sur l’écran, ce qui provoca sourires et d’autres photos posées .

    7 novembre 2012
  • HCB parle de viol à ce sujet.

    Ce qui me dérange, c’est qu’une scène qui peut nous paraître banale ne l’est peut être pas pour la ou les personnes photographiées.

    8 novembre 2012
  • Salut Pascal, durant mon séjour à Paris j’ai photographié un peintre de rue, est-ce que tu qualifierai cette photo comme « photo de rue » ?
    http://www.flickr.com/photos/florianlacombe/6517815475/in/set-72157628433814815

    8 novembre 2012

  • Florian:

    Salut Laurent, durant mon séjour à Paris j’ai photographié un peintre de rue, est-ce que tu qualifierai cette photo comme « photo de rue » ?
    http://www.flickr.com/photos/florianlacombe/6517815475/in/set-72157628433814815

    8 novembre 2012
  • JE recommande à fond la lecture de Going Candid, une référence pour moi.

    9 novembre 2012
    • Je confirme c’est pas mal du tout !

      Une solution est aussi de scruter Flickr à la recherche de groupes de « Street Photography » y a énormément de clichés super inspirants

      9 novembre 2012
  • Autre option, assez paradoxale, proche des anecdotes humoristiques et aui pour moi a souvent marché : le chapeau.

    Je ne sais pas si le fait d’avoir un chapeau me donnait un air plus « sérieux » ou « artiste », ou bien au contraire, avoir un élément « visible » me rendait « invisible », mais j’ai remarqué que mes sorties photo avec étaient plus efficaces et réussies… Alors que le but premier était juste de me protéger du froid et de l’éventuelle pluie…

    Dans tous les cas, merci pour ton article… Le temps brumeux d’aujourd’hui va m’inciter à sortir mon chapeau et mon boîtier pour étrenner le nouvel objectif…

    9 novembre 2012
    • C’est peut-être moins le fait d’être invisible que celui de te croire invisible, et donc d’être plus tranquille qui te permet de mieux réussir tes sorties photos : un chapeau, ça protège.

      Alors je prends l’idée et j’irai essayer les photos avec un bonnet 😉
      (oui, moi c’est plutôt les bonnets)

      9 novembre 2012
  • Attention aux clichés dans la rue. Correspondant de presse depuis plusieurs années, il y a deux types de clichés que je ne ferai pas : les enfants (faire très attention au droit de l’image s’il ne sont pas accompagnés) et aux gens du voyage. Pour ces derniers, mes expériences sont nombreuses pour pouvoir vous en informer.
    Merci Laurent pour ces conseils. Avec 15 ans d’expérience, j’en ai appris comme quoi hein !!!

    9 novembre 2012
    • En général un enfant non accompagné c’est quand même louche… le mieux est de prendre ceux qui sont accompagnés par des parents ouverts et sympa.

      Les gens du voyage j’avoue que c’est un peu « bizarre » comme sujet 🙂

      Je pense que la photo de rue dépend aussi beaucoup de la culture du pays dans lequel on se trouve. En Asie par exemple c’est super simple de prendre en photos des passants, la plupart seront ouverts et souriants !

      9 novembre 2012
  • Ca fait des mois que ça me titille, la photo de rue… et ton article et un documentaire sur Cartier-Bresson m’ont permis de franchir le pas, lors d’un aller retour en train ces 2 derniers jours.

    Il y avait peu de monde dans le train, et près de moi un jeune homme avec un visage singulier, rouquin parmi les feuilles d’automne du paysage.
    J’avais mon appareil avec moi, que j’ai sorti de mon sac, et j’ai commencé à jouer avec, à prendre des photos à travers la vitre… en me demandant si j’allais oser me tourner vers cette personne que j’avais envie de photographier !
    Cela m’a pris un bon quart d’heure à tergiverser, puis je me suis enfin tourné vers lui, mon appareil en main, en lui demandant s’il accepterait que je fasse quelques photos de lui.
    Assez tranquille, il m’a simplement demandé pourquoi. Je lui ai dit que j’étais photographe amateur, et qu’il y avait quelque chose en lui qui m’inspirait.
    Il a dit d’accord.
    Je lui ai proposé de lui envoyer les photos plus tard, mais il s’en foutait.

    Alors j’ai regagné ma place et fait quelques photos comme ça. Il était un peu gêné, mal à l’aise, devant l’objectif.
    J’ai fait une petite série de photos (elles ne cassent pas des briques… mais quel exploit !) que je lui ai montré. Il m’a dit : ah oui, elles sont chouettes !
    Et voilà 🙂

    J’en ai profité pour voler trois photos au contrôleur à son insu…

    Au retour, pareil. Là, j’étais attiré par le bel oeil d’une jeune femme que je voyais en miroir regarder par la fenêtre.
    Je suis allé la voir, et j’ai été plus clair dans mes propos :
    « je suis photographe tout à fait amateur.
    J’ai vu votre oeil le long de la fenêtre, et je pense que ça ferait une jolie photo. Vous voulez bien que j’essaye de vous prendre, je pourrais vous envoyer la photo par mail si vous voulez ?
    Et là aussi, elle m’a dit oui pour les photos, et non pour le mail.

    Mais après coup, elle a vue les photos, qu’elle a trouvé chouettes, alors je les lui enverrai. On en a profité pour discuter, j’ai refait quelques photos (plus posées cette fois).

    Voilà, je ne suis pas encore vraiment allé faire des photos de rue,
    mais je suis déjà vraiment content de moi 🙂

    A suivre !

    9 novembre 2012
    • C’est une jolie histoire, et bravo à toi.
      Il paraît que c’est le premier pas qui coûte, alors je te souhaite d’avoir plein de suites.
      Je vois que je ne suis pas la seule à qui l’émission sur Cartier Bresson a fait un choc. 🙂

      9 novembre 2012
    • A n’en pas douter, le sujet m’intéresse et me motive !

      Il y avait cet après-midi une foire dans une petite ville pas très loin de chez moi, que j’ai découverte en passant.
      Je n’ai pas résisté !

      Je me suis arrêté,
      j’ai pris mon appareil, chaussé de mon 50mm (équivalent 85mm en 24×36), je l’ai réglé à f/4, 800 ISO (il faisait bien gris, puis pluie, j’ai même ensuite dû ouvrir plus), mise au point automatique (ce qui ne donne pas toujours le résultat escompté) et mesure de la lumière matricielle (comme le recommande Thomas Leuthard).

      Tout ça pour dire qu’après avoir fait ça, je n’ai plus eu à me préoccuper d’aucun réglage… et tant mieux car j’avais déjà beaucoup à faire 🙂
      Je n’imagine pas à quel point ça aurait été plus compliqué pour moi avec un zoom. Mon cadrage aurait été beaucoup moins intuitif, beaucoup moins précis, beaucoup plus lent et je suis sûr que j’aurais raté beaucoup de choses !

      J’ai fait une session d’un peu plus d’une heure !, et pris …. presque 400 photos 🙂

      La densité de population, les gens qui flânent et regardent vers les stands, discutent avec les exposants dans une atmosphère de détente… tous les éléments étaient réunis pour me faciliter la tâche 🙂

      Alors mes premières photos, je les ai prise de loin, depuis l’appareil en bandoulière, avec un cadrage au jaugé. Celles-ci, je les ai toutes jetées, mais elles m’ont permis de me mettre en confiance.

      Ensuite, j’ai commencé à prendre les gens, de loin et surtout de dos. Et oui, c’est plus facile…

      Bon.
      Et après…

      Après, je me suis aperçu que ce n’est pas difficile ! Sur les 400 photos, on m’a demandé peut-être 5 fois de ne pas prendre de photos, et une fois d’effacer la photo. En fait non, ça ne s’est pas passé comme ça. On m’a dit (sur un ton un peu véhément) : vous n’avez pas le droit de prendre des photos. Alors j’ai répondu : si, j’ai le droit, mais voulez-vous que je l’efface ?
      Devinez quoi… on m’a dit oui. Et quand quelqu’un commence à dire oui… c’est que le problème est résolu 😉

      J’ai fait toutes les photos sans autorisation préalable.

      La plupart du temps, après avoir déclenché, je relève l’oeil et regarde dans la même direction, mais clairement à côté, ou même plus précisément DERRIERE mon sujet.
      Ainsi, la personne que je viens de prendre pense que j’ai pris quelqu’un d’autre, ou autre chose. Ca marche très bien.
      Parfois aussi, je dis merci, ou bonjour, et CONTINUE de marcher, sauf si le sujet, par son attitude, m’invite à d’autres photos ce qui, finalement, s’est produit assez souvent.

      Je préfère cette technique -elle me correspond mieux- que celle employée par Thomas Leuthard. En voyant ses vidéos… j’ai été impressionné mais presque choqué par sa façon de faire, et je sais que -c’est personnel- je préfère faire autrement.

      En croisant des gens, c’est impressionnant de porter l’appareil vers l’oeil, de se tourner vers eux, CLIC, et de continuer sa route.
      Mais ça s’est toujours bien passé.
      Des portraits de cette façon là, j’aurais aimé en faire plus plus plus…

      Mais bon, j’en ai déjà fait beaucoup 🙂

      Voilà !
      Sur les 400 photos, j’en jette … un bon 300, et sur celles qui restent… j’en sélectionne 33, dont 10 qui ont quelque chose,
      et sur ces 10… il y en a encore qui sont un peu floues, mais j’en suis fier !

      Un grand merci, Laurent et tous,
      il faut maintenant que je les passe dans la moulinette avant de vous en faire profiter… je ne sais pas trop comment 😉

      Happy day !

      Armand

      PS : Laurent, si j’écris trop long… n’hésite pas à me le dire 😉

      10 novembre 2012
  • Je pense que les personnes qui utilisent les réseaux sociaux -ce n’est pas mon cas- sont très habituées à voir leur image circuler, et beaucoup plus à l’aise avec leur image que je ne le suis avec la mienne 😉

    9 novembre 2012
  • Merci pour ton commentaire encourageant qui fait chaud au coeur 🙂

    Alors j’en profite pour commencer à regarder par la porte qui s’ouvre sur ton blog…
    Whaaa… jolies photos et univers.

    Bravo à toi… aussi !

    9 novembre 2012
  • Vos photos sont vraiment superbes. Je me suis mise à la photo depuis quelque temps et est investit dans un reflex. Du coup votre blog me permet pas mal de progresser. Merci !

    9 novembre 2012
  • Pour désacraliser un peu le sujet, je vous propose une vidéo (en plus de celle issues de l’excellent GoingCandid) d’un making of de photos de rue :
    http://youtu.be/J9vI79uflMY

    Ca dure 3 minutes, il prend une dizaine, une vingtaine ? de photos, c’est dynamique, facile, ça va vite
    et vous verrez, à la fin, ça se passe… pas mal 😉
    Il a quand même besoin d’effacer une photo !

    Pour moi, c’est hyper instructif.
    En espérant que ça vous plaise aussi 🙂

    10 novembre 2012
  • Sympa l’article, je n’ai pas lu tout les com’s mais il me semble que l’on évoquait le droit à l’image. Cela peut être un problème surtout si l’on diffuse commercialement ses photos.
    Sinon la grande majorité du temps, personne n’en saura jamais rien…. Chacun d’entre nous doit bien figurer dans l’album de vacances virtuel diffusés sur le net par Mr X quand il photographiait le pont du gard ou l’anniversaire du petit dernier au macdo du coin…

  • voilà un theme qui me tient à coeur.

    une souffrance pour moi, car j’adore les photo de rue mais je fais partie du clan des grands timides…

    le week end dernier au moment de prendre en photo un vieux velo vélo bricolé originalement dans la rue.

    un type se penche à la fenêtre du 3e étage d’un immeuble dans mon dos et me dis « vous pourriez quand même demander l’autorisation !? »
    -c ‘est crétin comme reflexion, comme si j’allais faire une enquête en ville pour savoir à qui appartient ce vélo !-

    c’était donc, le propriétaire du vélo qui avait peur de je ne sais quoi (peut être que je n’initie une production en chaine de son prototype en chine).

    s’en ai suivi un échange pas trop courtois et surtout décourageant.

    c’est la 2e mauvaise experience en 2 séances de photos de rue.
    ça refroidit, mais je ne veux pas renoncer

    j’espère que les conseils ici et là me permettront de réaliser ces clichés dont j’ai tant envie.

    14 novembre 2012
  • Bel article mais sincèrement qu’on me prenne en photo en la diffusant tout en me donnant le lien ne me dérangerai pas. Mais si c’était mon fils non. Je trouve incorrecte de pas aller voir les personnes après la photo et demander l’accord.

    15 novembre 2012
  • Allez encore un sujet qui va donner un flots de commentaires, Laurent tu sais pile poil ou il faut mettre le doigt (sur le déclencheur ;-)) pour nous faire réagir.
    ben l’important c’est une fois que la personne est ok faut pas trop se poser de question et lui parler de ce que vous ferez de sa photo et pourquoi, et au pire on passe son chemin…

    16 novembre 2012
  • Ma solution c’est une très longue focale de 400mm personnellement, je suis bien trop timide pour faire ça avec un 35mm…

    Et certain vieux seraient prêt à vous arracher l’appareil de rage !

    28 novembre 2012
  • je suis nouvelle, j’ai connu ce site via Le blog de Regis ‘auxois nature’.très interessanr les photos de rue, ce n’est pas mon sujet de prédilection mais j’adore les personnages hors du commun donc une fois j’ai tout simplement abpordé un « intermittent » enfin je suppose
    qui m’avit « tapé dans l’oeil  » de part son visage rayonnant et ses cheveux, un portrait que je ne referai jamais mais il a joué le jeu!!

    14 décembre 2012
  • Hey !
    Jamais vraiment essayé la photo de rue. Je bloque parce que je me pose la question de savoir si, éthiquement, ça se fait de voler des photos aux gens. Ca me gêne un peu. du coup, la solution serait de demander, mais quid de la timidité maladive qui m’habite ? Et adieu naturel.
    Bref, c’est un vrai dilemne ^^ ! J’ai essayé, et, chaque fois, après, je me suis sentie mal à l’aise.
    C’est con, parce que c’est un sujet qui m’intéresse, et j’aime bien les rendus quand c’est bien fait !

    16 décembre 2012
    • Mais alors, dans nos sociétés occidentales, on est coincé par le fait de ce faire photographier. Je rendre d’Inde, du Gujarat plus précisément, et la c’est tout autre chose, comme les indiens se prennent n photo à tours de bras avec leur téléphone, ils n’hésitent pas à demander auxss rare tourise que nous étions s’ils pouvaient nous prendre en photo soit seul, soit avec un de leur proche…. et après ça c’est à nous autre de demander si on pouvait aussi le photographier… quelques très rares refus de femmes musulmanes sinon, ils se plantent devant nos appareils bien plus impressionnants que les leurs et ils nous en redemandent, et grâce au numérique, nous pouvons les rassurer quand au contenu des clichés…. J’ai pris de photos de rue au 16 mm, avec un Lumix et un 20 mm, ausun problème, ils mon pris en photo et j’ai joué le jeu, aucune image dégradante ou malveillante !
      Quelques exemples : https://www.dropbox.com/sh/uzqaxggynrhx6tf/uc9MtTBzLC.

      Voici mon expérience.
      Yves

      19 décembre 2012
  • « Vous serez ainsi le premier ninja en bob/short/sandales du monde !  »
    J’adore le ton de cet article! Le fond et la forme m’ont vraiment accrochée, bravo!

    1 mars 2013
  • Vous savez dans quel environnement vous allez devoir apprendre à être vraiment discret ?

    Dans les pays où les gens prêtent attention aux touristes. Si personne ne prêtent attention aux touristes sous la tour Eiffel ou devant le Colisée de Rome…

    Croyez moi c’est une autre paire de manche quand vous vous promenez dans un marché local de chez local en Birmanie.

    C’est là que les vrais ninja, ceux de l’école du Kungfu de la Photo peuvent entrer en scène.

    Mes quatre conseils issu de mon expérience de la photo de rue en Asie (j’y habite depuis plusieurs mois) sont ceux-ci :

    1. Caméra au poing pour la discrétion
    2. Se faire oublie (en prenant le thé)
    3. Shooter sans les yeux, à l’instinct
    4. Courir les endroits bondés.

    Je développe dans mon article « La photo de rue quand on est touriste »

    http://goo.gl/kpCfT

    A+
    Nicolas

  • Bonjour,

    Merci beaucoup pour cet article (oui oui je découvre le blog depuis peu alors je remonte dans les dates, mais c’est pas grave c’est toujours d’actu!)!
    J’ai vraiment du mal aussi à faire des photos de rue pour toutes les raisons citées plus haut mais j’essaye de me mettre un coup de pied aux fesses (pas facile hein!!) pour le faire! J’aime vraiment ces photos, de gens, juste normaux comme ça, qui font leur vie!

    Mon seul test réussi de photo de rues, qui en fait n’était pas dans la rue, mais dans un aéroport… Tout le monde court partout, personne ne prête attention à une personne avec un appareil (meme réflex), on passe trèèèèèèèèèèèèès facilement pour un touriste qui adore l’aéroport et qui en a jamais vu de sa vie!
    J’ai récemment essayé dans un lieu moins fréquenté (un chemin sur un campus universitaire), j’ai pas eu le courage de faire en face, je me suis rabattue sur des contre jours avec silhouettes de dos (sympa aussi).

    Bon allez faut que je me bouge et que je teste les astuces ci-dessus 🙂

    Merci encore!
    A+
    Karine

    28 octobre 2013
  • bonjour et merci pour l’article
    perso,je cherche un appareil discret pour faire moi aussi de la photo de rue.Avec un an de recul et les nouveaux appareils que peux tu me conseiller?Dans l’idéal je voudrais le fujifilm x100s,mais il est hors de prix,donc je cherche autre chose.Que penses tu du nikon 1j3? ou du nex 3?

    11 novembre 2013
    • Bonjour

      J’ai tout lu, j’au vu les photos du blog il y a du très bon et du moins bon. BRAVO ! Pourquoi du Noir et Blanc ?

      Par contre ATTENTION : le métro n’est pas un lieu public au sens commun et les photos y sont strictement interdites, alors que la SNCF a assoupli sa position sur le sujet.

      Ensuite il faut se faire prendre et la police du métro à surement d’autres chats à fouetter vu ce qu’il s’y passe de bien plus sérieux de de chercher des poux à un photographe pour quelques images.

      Un texte (que je ne connais pas par coeur) de la RATP prohibe les clichés et ce texte est parfaitement légal, censé être connu donc opposables à tous… en théorie.

      Moi quand je me fais prendre à prendre une photo, je me mets à parler étranger… on me alors laisse tranquille.

      Sinon en bon français je tente d’expliquer el droit, et s’il le faut j’ai ma documentation juridique dans ma voiture si je dois prouver que la photo de rue n’est pas illégale décisions de justices pertinentes et articles de presse à l’appui !

      Eh oui… les écrits juridiques… ca calme…en principe.

      Didier

      23 juin 2014
  • Bonjour
    Félicitations pour le site, une mine d’information.
    Ma modeste contribution sur le sujet de la photographie de rue.
    http://www.flickr.com/photos/119524765@N06/
    Bien cordialement
    Serge

    9 mars 2014
  • EH oui la photo de rue ….. un grand débat
    C’est un domaine passionnant qui demande en plus de la technique photographiques des aptitudes autres à savoir un travail sur soi ….sur sa façon de se sentir .Chacun peut approcher cela à sa mesure .Il y a des contextes plus favorables …. festivités , foires , marchés , animations , cadre touristique ect ….On peut d’abord commencer avec des focale plus longues .Perso j’utilise un Bridge Lumix FZ 150 avec écran orientable que je tiens à la taille ou assis sur des bancs ou des marches ou à une terrasse de café avec l’appareil calé sur les genoux .Comme tu le signale Laurent on évite le « geste fatal » qui nous révèle .Il y a une certaine ambiguité quand à ce que l’on fait ….fait on des réglages ou fait on une photos ???.
    Il y a toutes sortes d’opinions sur le « politiquement correcte » de la photo de rue .Je respecte mais je pense que c’est à chacun de trouver sa mesure et d’être en accord avec ….si on écoute trop tout ce qui se dit il n’y a tout simplement plus de photos de rue …Finish.
    Alors …..

    29 mars 2014
  • Salut !

    J’aimerais beaucoup pratiquer cette technique !

    Mais j’avoue être bloqué par, l’impression pénétrer dans la vie privée des gens, la peur de la réaction des gens et le manque de technique. J’aimerais beaucoup apprendre en accompagnant un spécialiste ou en discutant de vive voie avec un accompli de la technique ^^. En tout cas merci pour ces quelques conseils qui me seront déjà fort utiles !

    25 mai 2014
    • Salut Hubert,

      Je crois qu’une bonne façon de commencer la photo de rue, c’est quand il y a des spectacles… de rue 😉

      Le week-end dernier, il y avait une Batucada (fanfare brésilienne) qui faisait un spectacle / déambulation.
      Il y avait plein de monde, beaucoup de photographes, amateurs ou professionnels.

      Dans un moment comme celui-ci, où tout le monde prend des photos dans toutes les directions, personne ne fait attention à toi, et chacun sait et accepte qu’il sera -forcément- pris en photo.

      Voilà ma suggestion pour « être accompagné par un spécialiste » 😉

      Quand je prends des photos dans la rue, je me pose toujours la question de l’éthique. Je me demande si je respecte les inconnus que je prends en photo. Si j’ai l’impression de voler un instant plutôt que de le célébrer, le mettre en valeur, l’honorer… c’est sûr que j’ai plus de mal à appuyer sur le bouton.
      Dans le cas contraire, avec le temps, ça devient de plus en plus facile 😉

      Belles photos à toi !

      25 mai 2014
  • Je suis d’accord avec ce qui est exposé.

    PRECISIONS

    RIEN n’interdit la simple prise de photo dans un lieu public, pour des scènes de rues ou autres curiosités si l’imlage n’ets pas dégradante pour la personne prise en photo.

    La vie privée (code civil art. 9) ou le droit à l’image qu’invoquent les récalcitrants ne s’appliquent pas dans un LIEU PUBLIC et bien évidemment à la condition de conserver, si besoin, pour son seul usage privé et personnel les photos ou des personnes sont facilement reconnaissables.

    Par contre, dès lors que l’on envisage de rendre publique la photo, de la diffuser, de l’utiliser à des fins mercantiles ou commerciales… là il faut, sauf les exceptions de droit à l’information ou de liberté artistique ou d’expression, une autorisation écrite.

    Je n’ai pas trouvé de jugements ayant condamné quelqu’un qui avait juste PRIS une photo, pour son usage privé. Par contre on trouve beaucoup de décisions, parfois contraires, dans des cas de publication ou de diffusion de photos…

    … ce qui est fondamentalement différent.

    mais la plupart des gens, et même les autorités, se perdent dans ces notions à cause d’affaires médiatisées à outrance, et sans rapport.

    Masi

    4 juin 2014
  • Pour ma part, j’ai commencé à prendre au sérieux la photos lorsque j’ai voyagé muni d’un hybride.

    Lors de mes précédentes excursions, j’affectionnais tout particulièrement la forêt tropicale, mais la photo ( avec un compact qui plus est), me privait du plaisir de cette rencontre avec la nature, qui n’appartenait qu’à elle et moi. Si ce n’est le plaisir de partager à vos proche ce que vos yeux ont vu, cette pratique semblait m’éloigner du but de mes crapahutages.
    J’ai donc vite abandonné.

    Mais il y avait toujours ces gens qui me fascinaient.
    Et autant vous dire que j’ai pour habitude de voyager seul dans des endroits qui ont « mauvaises réputation », à tord.

    A mes débuts, il m’a fallu trois jours pour me fondre dans la masse et faire partie du décors dans cet environnement qui me paraissait hostil dès que j’entreprenais de vouloir prendre des clichés, alors que je m’y sentais bien sans mon appareil. J’ai fini par prendre confiance en moi, à me sentir plus à l’aise aux contact de ces gens qui me fascinaient et que je voulais immortaliser.

    Je me suis alors aventuré dans des endroits moins fréquentables à visiter, et trouver ce que je voulais. T-shirt noir, hybride noir, j’ai eu ce que je voulais.

    Bien entendu, en tant que néophyte, je suis plutôt réticent à montrer ces clichés aux amateurs éclairés, mais j’y ai pris beaucoup de plaisir. Les situations qui me paraissaient les plus périlleuses se sont vite révélées être les plus intéressantes.

    Durant ces trois jours, à la dure, j’ai naturellement, petit à petit, appliqué ces astuces données dans l’article.

    Je ne me considère pas comme un bon photographe, mais faites un tour en Amérique Centrale ou en Russie pour ce genre d’exercice, et je vous garantie que les rue de Paris seront pour vous un vrai jardin d’enfant après cela. Même la barrière de la langue ne constitue pas un obstacle pour le contact que cette pratique photographique peut vous procurer.

    J’ai toutefois un bémol, à savoir la religion et/ou la culture. Il peut arriver de se trouver dans des régions ou il est très mal vu de prendre quelqu’un en photo, et il convient de se renseigner sur les moeurs en vigueur au préalable. Mais celles-ci restent rares, et je n’ai jamais eu de réel problème.

    Il n’en tient qu’à vous de faire la part des choses pour vous faire plaisir.

    25 juin 2014
    • PS: J’ajouterai toutefois:
      -qu’il peut être tout à fait intéressant de se faire surprendre.
      -que pour passer inaperçu, et je ne parle pas des pieds de la tour Eiffel un mois de Juillet, il convient mieux d’adopter les coutumes vestimentaires de l’endroit concerné plutôt que du touriste lambda.

      25 juin 2014
    • Tout à fait d’accord sur les risques dûs aux « traditions culturelles ou religieuses », qu’il faut prendre en compte. Par contre, sur les risques en Russie, que je fréquente depuis plus de vingt ans, nous ne devons pas fréquenter les mêmes endroits. Peu après l’indépendance de la Russie en 1991, il y régnait le « plus grand bazar » et pourtant rares étaient les risques pour les étrangers (sauf sans doute dans les endroits glauques, comme en France…). Même si aujourd’hui il n’est pas de bon goût de défendre la Russie, j’ai moins de crainte quand je me ballade en Russie, qu’en région parisienne, et surtout je n’y ai jamais eu le moindre incident, pourtant parfois avec ma voiture immatriculée en France. Certes, je déconseille le Caucase…Même si c’est certainement très beau.

      28 octobre 2014
  • Bonsoir Laurent,

    J’aime bien faire de la photo de rue et auparavant pour être plus discrète et rapide je shootais depuis la taille. Mais je trouve qu’il est assez difficile de cadrer en regardant l’écran de si loin, je suis plus habituée au viseur. Je trouve aussi que l’appareil est moins stable quand je le tiens ainsi. Comment arrives-tu à faire des compositions parfaites de cette façon, avec les lignes parallèles au bord de l’écran et les diagonales qui partent du coin de l’écran, tout ça en décentrant le sujet qui en plus est en mouvement? As-tu un truc? Merci!

    4 septembre 2014
  • Je dois dire que j’étais septique en voyant toutes ces informations gratuites mais je me suis rassuré quand j’ai vu que l’on pouvait acheter des publications.
    Tout ce travail mérite salaire et il est de qualité, il aide à compredre et apprendre de manière claire et simple.
    Je suis ravis d’avoir déniché ce site .
    Bravo

    14 septembre 2014
  • Sujet intéressant…et quelquefois délicat: je me souviens encore des menaces à peine masquées sur le grand marché de Riga en 1992. Seul moyen de ramener des images: un grand angle et cadrer décalé, au jugé, sans viser. Et j’ai eu mes images, sans dommages.

    28 octobre 2014
  • Merci ton article m’a aidé à prendre confiance sur mon comportement quand je suis dans la rue. Mon problème le plus récurrent est quand je dois aborder la personne, non pas que je sois timide mais je n’ai pas encore adopté une bonne technique d’approche. Je me suis faite des phrases deja toute faites, mais elles doivent etre mauvaises. Aurais-tu une technique, des astuces pour ça ? Merci encore

  • Bonjour. Je ne suis pas d’accord avec cet article, la photo de rue, ce n’est pas « prendre des gens en photo » et surtout pas en leur demandant la permission (là, c’est du portrait posé) ; la photo de rue, c’est du « sur le vif », de l’impromptu, c’est prendre en photo tout ce qui est intéressant, incongru, exceptionnel et cela sur la « voie publique », et ce la comprend les objets, les scènes, les effets graphiques… A ce sujet, voir le livre de David Gibson « Street photography » (en français) qui est très formateur. Voir aussi « l’Instant décisif », de Cartier-Bresson.

    Pour ce qui concerne le choix de l’appareil, j’ai essayé le compact, l’hybride, mais je suis revenu au Nikon Df avec un zoom 24-85 ; je prends parfois des photos avec l’appareil à hauteur de poitrine, bien vertical, je connais le cadre de mon 24mm et je place le Df en mode « silence » (j’ai remarqué, curieusement, que les gens se méfiaient de mon Ricoh GR ou de mon Fuji X-T1, mais pas de mon Df : ont-ils lu des articles sur la photo de rue ?).

    Pour le côté « légal », en gros, sur la voie publique, il vaut mieux privilégier les « scènes de rue à plusieurs personnages » à la photo rapprochée qui « individualise » la personne et en fait clairement le sujet de l’image ; je conseille la lecture de « Le conseiller juridique pour tous : la photographie », de Alain Cabrit.

    Le plus difficile, dans la photo de rue, c’est d’être sur le qui-vive pour ne pas rater une scène qui engendre une émotion ; et, soyons honnête, les gens dans la rue sont rarement porteurs d’émotion en eux-mêmes, c’est la situation dans laquelle ils se trouvent, ou l’action qu’ils réalisent à cet instant, qui porte le sens de la photo ; ou bien c’est un objet dans le décor, un agencement particulier qui vous interpelle, bref tout ce qui, « dans la rue », attire le regard et appelle une histoire. En gros, le rôle du photographe de rue consiste à remarquer ce que les ne voient plus.

    Bonne photos à tous.

    18 août 2015
  • Bonjour Laurent,
    Merci pour cet article passionnant 🙂
    Si on souhaite exposer ou vendre de la street photographie par quelles démarches devrais-je passer ?
    Merci 🙂
    Sana

    19 janvier 2016
    • Bonjour Sana,
      A ce sujet je te conseille cet article qui devrait répondre à la plupart de tes questions 🙂
      à bientôt!

      • bonjour
        je n’arrive pas à ouvrir l’article, le lien pointe vers la plage des commentaires 🙁

        20 janvier 2016
        • Oups! Désolée, j’ai rectifié le lien 🙂

          • Merci pour cet article ca éclairci énormément de choses !!
            Et c’est fou qu’il est interdit de prendre en photo des bâtiment mais c’est bon à savoir

            20 janvier 2016
  • J’ai une petite question. Quand on fait les photos de rue, et qu’on shoote une personne qui ne remarque pas qu’elle est prise en photo, peut on publier la photo sans « droit à l’image » ?
    Merci pour votre réponse.

    6 avril 2016
  • Très belles photos.

    9 avril 2016
  • Je prend quelques photos de rue, je ne suis qu’un amateur débutant, mais c’est peut-être ma pratique préférée pour l’instant..!! Mon premier appareil était le petit Sony Cybershot, idéal donc car petit avec un zoom bien sympa ect.. puis j’ai recu un gros reflex Lumix.. mais avec ce dernier il m’est impossible de photographier les gens dans la rue, tout le monde vous repère avec un engin pareil..
    Sinon avec ma toute petite expérience, je rajouterait un conseil: Regardez à l’oeil nu les gens qui passent avant de vous ruez sur votre appareil! Ce que je fais souvent, c’est observer à l’oeil nu, et essayer de suivre mon regard avec l’appareil photo qui reste au niveau de la taille, entre les jambes souvent ( je prend la plupart de mes photos de rue assis ) comme ca dès qu’il y’a une personne/ des personnes qui m’intéressent je n’ai pas à la/les rechercher pendant une éternité avec l’appareil, normalement il ne reste plus qu’à faire un joli cadrage.. 🙂
    Sinon super les conseils, merci! 😉

    4 août 2016
  • Et construire un jeu de miroirs pour marcher dans la rue en photographiant ?

    Je n’arrive plus à m’y remettre car trop de réfléxions désagréables et un contexte tendu en ce moment #Attentat #paranogénérale

  • Merci pour cet article très intéressant.
    Même si c’est difficile, il faut oser se lancer et ne pas craindre de demander à une personne de poser.
    Je souscris totalement au conseil « opter pour du matériel discret ». J’ai essayé de faire de la photo de rue avec un Nikon D500, et cela s’est avéré très délicat (matériel trop imposant, bruyant et intrusif). Résultat, des gens qui accélèrent, qui se détournent, etc. J’ai fait la comparaison avec le fuji XT2, et là j’ai rencontré des comportements totalement différents : attirés par le design du boitier, les personnes venaient d’elles-mêmes vers moi, souhaitant me demander si c’était un argentique ou non. Le design de l’appareil m’a donc donné une excellente entrée en matière, et suscite la curiosité des personnes.