[Interview] Hélène Caillaud et la photographie sous-marine

29 novembre 2011

De temps à autre, j’aime à interviewer des personnes qui parleront d’un domaine de la photo bien mieux que moi, afin de vous apporter des infos sur un sujet intéressant. Et aujourd’hui, nous allons parler photo sous-marine, domaine assez confidentiel de la photographie, mais qu’on imagine bien très particulier.

J’ai découvert Hélène grâce à son article sur les requins pèlerins dans Repérages Voyages (magazine en ligne gratuit que vous pouvez lire en bas de la colonne de droite). Séduit par ses très belles images et par un domaine totalement inconnu pour moi (je nage approximativement aussi bien qu’une enclume :P), je l’ai contactée pour proposer une interview, qu’elle a gentiment acceptée. Voici donc ses réponses.

Avant tout, est-ce que tu pourrais te présenter pour les lecteurs ?

Tout d’abord bonjour à tous. Je suis comme tous les lecteurs de ce blog : une passionnée de photo avant tout.
Je n’ai rien à voir avec la mer à la base, ni avec la photographie puisque professionnellement parlant, je travaille dans le domaine des sites web dans une grande entreprise de télécommunication.

Je vis près de Montpellier, dans une région, terrain de prédilection pour la photo sous-marine, mais aussi pour la photo animalière et terrestre. Alors il est très difficile de fermer les yeux sur la beauté qui m’entoure, et la photo est très naturellement venue accompagner chacun de mes périples.
Je voyage aussi beaucoup à l’étranger, et chaque rencontre, chaque découverte est une porte ouverte vers des souvenirs, des émotions, des sensations … quoi de mieux qu’une image pour figer l’instant ?

J’aspire à transmettre mes émotions et mes découvertes en images, et j’espère vous faire découvrir à travers celles-ci, qui je suis.

La photo sous-marine, c’est quand même un domaine très particulier : comment ça t’est venu ?

Murène nettoyée par une crevette photo sous marine

copyright Hélène Caillaud

Ma grande passion est née de la découverte « forcée » par mon ami en 2001 des fonds sous-marins méditerranéens en palmes-masque-tuba (PMT). Si seulement il avait su à ce moment là, dans quoi il m’aventurait, il n’aurait peut-être pas tenté le diable !!! 😉

Je ne plongeais alors pas lorsque je me suis mise à collectionner les appareils photo jetables étanches. C’est en comptabilisant plus de 13 d’entre eux au Mexique en 2003, que je me suis dit qu’il fallait y remédier immédiatement et passer à l’étape supérieure !! Je me suis alors équipée d’un petit boitier numérique Canon Ixus V3 et son caisson étanche. Et c’est en snorkeling que j’ai fait mes premières armes en photo …

Puis les mois passants, le niveau 1 en poche en mai 2003, j’ai obtenu mon niveau 2, deux ans après à l’ile Maurice chez Hugues Vitry. Hugues est un grand passionné de la mer, mais surtout un grand photographe professionnel très reconnu sur l’île. Il m’a alors transmis sa passion et appris les premières règles de prise de vue : composer son image, mettre en valeur le sujet photographié sous le bon angle, éviter les pièges trop faciles de prise de vue tels que l’utilisation du Zoom (sous l’eau).

C’est à force de plonger, de photographier, de consulter les sites web, de visionner les photos des autres photographes, que je me suis auto-formée. Les conseils de Claude Ruff, moniteur de photo-sub fédéral, m’ont aussi énormément apporté.

Je me suis ainsi perfectionnée durant 4 ans avec quelques compacts numériques, et c’est en 2007 que j’ai décidé de franchir le pas du reflex numérique avec le nikon D80 et très récemment le D7000, que j’apprends à dompter en ce moment même.

Ma passion me permet alors de diversifier les activités : concours photos, rédaction d’articles pour des magazines spécialisés, participation aux travaux de recherche et de protection des hippocampes de l’étang de Thau (opération Hippo Thau menée par l’association Peau-Bleue) …

Mes vacances sont essentiellement consacrées aux voyages plongée et je ne pars jamais sans mon appareil. Une plongée sans appareil photo, est une plongée frustrante ! Vous pouvez retrouver la majorité de mes clichés sur mon site web.

La 1ère contrainte qu’on imagine, c’est le matériel. Quelles sont les différentes options pour quelqu’un qui voudrait faire de la photo sous-marine ?

La photo sous-marine, comme la photo terrestre d’ailleurs, est un domaine où tous les budgets, même les plus fous, sont envisageables pour arriver à « la photo de nos rêves ».
Toutefois il y a des étapes qui me semblent naturelles pour arriver à cette photo, y compris en photo sous-marine.

Beaucoup de petits boitiers numériques proposent maintenant le caisson sous-marin associé. Il faut bien avouer que c’est une bonne manière pour les vacanciers d’immortaliser les souvenirs rencontrés sous l’eau. Et c’est souvent comme cela que naissent les passions et la volonté de faire autre chose que de la photo souvenir.
C’est l’option privilégiée pour les débutants qui souhaitent se mettre à l’eau progressivement.
Il faut néanmoins compter un budget minimum de 500 euros pour le boitier et le caisson dédié.
Ces configurations sont ensuite améliorables, avec par exemple, l’ajout de flashs externes sous-marins, et lentilles additionnelles : macro et grand angle. Là encore ce sont quelques centaines d’euros supplémentaires qu’il faut ajouter pour arriver à des photos plus intéressantes en terme de lumière et de composition.
A ce stade vous aurez déjà approché de très près la belle photo sous-marine et palpé du doigt les nombreuses possibilités que les fonds sous-marins offrent (photo macro, photo proxy, photo grand angle …), vous serez forcément tenté de passer à l’étape supérieure : le reflex. C’est du vécu, puisque je vous conte ici la manière dont je suis venue à passer au reflex …

Le reflex numérique, et particulièrement la photo-sub en reflex numérique, reste une activité assez coûteuse, donc de ce fait peu accessible. Maintenant je me suis souvent demandée si l’investissement dans un reflex était synonyme de meilleures photos. Je pense que c’est de moins en moins le cas, et que les compacts numériques deviennent de plus en plus performants et permettent de plus en plus de possibilités (performance de l’appareil, lentilles macros, grand angle) et donc des clichés plus diversifiés. Il n’y a qu’à voir certains concours photo, où les gagnants ont raflé la mise avec un compact numérique devant un grand nombre de participants en reflex. Cela fait réfléchir et ouvre pas mal de perspectives.

Quoi qu’il en soit, le compact numérique n’atteint pas (encore) les possibilités du reflex dans les domaines extrêmes de la photo : la super-macro, ou le très grand-angle (fish-eye). C’est une des raisons qui peut pousser à franchir le pas.

Pour une configuration reflex, ce sont plusieurs milliers d’euros qui seront à débourser : du boitier lui-même, au caisson (de 2000 à 4000 euros), objectifs, hublots, dômes associés, flashs externes, bras, etc ..… Sans compter que ce matériel sera à bichonner en raison du fait qu’il sera régulièrement soumis à l’eau salée de la mer … Bref, un entretien très rigoureux est à envisager pour ce type de configuration.

Si beaucoup sont en train de franchir le pas du reflex malgré ces éléments rebutants, c’est que la qualité des clichés reste au rendez-vous. N’oublions tout de même pas que c’est le photographe qui fait les photos, et pas le boitier … ;-))

J’ai vu que tu utilises un reflex en caisson étanche maintenant. Est-ce qu’en termes d’objectifs, il y en a un type qui serait un peu « passe-partout » pour ce domaine ?

Je ne crois pas que l’objectif passe partout existe sous-l’eau : Ou alors c’est au détriment de la qualité de l’image.

Une chose à prendre en compte sous l’eau est la distance entre le sujet et l’objectif. Plus le sujet est loin, plus le bleu de l’eau s’introduira sur la photo, et l’apport d’un flash externe n’y changera rien si le sujet est à plus d’1m de distance.
Dans ce contexte, les télé-objectifs, ou de manière plus générale, les objectifs avec zoom sont à proscrire.
Mieux vaut privilégier un bon objectif Grand-Angle type 10,5 mm nikon ou 10-17 tokina, et un bon objectif macro type 60 mm, ou 85 mm.

Il existe un compromis qui est le 50 mm, mais cela vous permet de faire du portrait de (gros)poisson. Pas du grand-angle, et pas de la super-macro. Tout dépend de ce que vous souhaitez faire en terme de photo. Sur ce point les règles sont les mêmes en terrestre et en sous-marin.

Est-ce qu’il y a d’autres contraintes photographiques liées à l’eau qu’on imagine un peu moins ?

L’eau apporte effectivement des contraintes supplémentaires…
Plus nous photographions en profondeur, plus la lumière et les couleurs disparaissent – en premier le rouge, pour laisser au final beaucoup de bleu à partir de 20-30m.
Le flash externe dans ce contexte est indispensable, et ravive les couleurs pour les sujets pris à moins d’1m de distance.

Les objectifs qui nécessitent une trop grande distance de mise au point, sont à proscrire. Au-delà de 30 cm de MAP, le bleu commencera à s’introduire un peu trop, et le rattrapage post-traitement s’avèrera indispensable. Il est donc nécessaire de privilégier les plus faibles distances de mise au point. Le zoom sous l’eau est donc à bannir.

Parlons un peu plus image maintenant : quels sont tes sujets préférés sous l’eau ?

Ophiure photo sous marine

copyright Hélène Caillaud

Mes sujets préférés sont des sujets esthétiquement parlants (couleurs, graphisme, composition) qui dégagent quelque chose, racontent une histoire et transmettent des émotions. En cela, je trouve les sujets macro très riches.

Chaque photographe a sa touche personnelle et met l’accent sur ce qu’il a envie de partager. C’est pourquoi certains se concentrent sur les photos d’ambiance pour transmettre l’atmosphère, l’émotion d’un paysage ou le mystère d’une épave, d’autres sur la macro pour figer une scène de vie, un poisson rare, un comportement particulier ou esthétique. Et pour finir quelques uns d’entres eux privilégient la photo super macro pour mettre en valeur les facettes graphiques, couleurs d’une espèce ou un regard…

Je suis plutôt dans les deux dernières catégories : la photo macro. Pourquoi ?
D’une part car il a une variété bien plus importante de petites bêtes que de grosses. J’en découvre tous les jours. Pour compléter, les petites bêtes sont peut-être plus faciles à prendre en photo que les grosses, qui sont souvent en mouvement. Les petits poissons sont bien plus colorés que les gros, et ont des bouilles souvent plus attendrissantes et expressives : il n’y a qu’à voir les petits gobies … je passerais des heures à les prendre en photo.
Et puis une chose qui me fascine par-dessus tout, c’est l’environnement dans lequel elles vivent : certaines excellent dans l’art du camouflage ou du mimétisme, ce qui révèle bien souvent des clichés intéressants, que ce soit en terme de composition, de couleurs … Je ne me lasse jamais des photos macro.

Quel est ton endroit préféré pour plonger ? Un milieu en particulier, un pays ?

Hippocampe étang de Thau photo sous marine

copyright Helene Caillaud

Il est à 30 km de chez moi : l’étang de Thau ! J’y trouve une variété d’espèces phénoménale ! Je l’appelle d’ailleurs « mon Lembeh local » en référence à une région d’Indonésie réputée pour avoir la plus grande diversité d’espèces sous-marine en faune macro.

En dépassant la frontière, mon œil se porte donc incontestablement sur … l’Indonésie ! Cela fait déjà 4 fois que j’y suis allée et j’y retourne certainement encore dans les années à venir.
Tout y est fascinant : les paysages, les rencontres, la beauté des coraux, la diversité des fonds (grands tombants, muck dive, épaves ) et une variété d’espèces insoupçonnée, que ce soit en macro ou en pélagiques.

Est-ce que tu penses qu’on peut faire de la photo sous-marine partout (y compris au large des côtes atlantiques françaises par exemple), ou ça nécessite quand même des eaux plus calmes, ou plus chaudes, ou mieux préservées ? (Ma question est peut-être naïve, mais c’est un domaine qui m’est totalement inconnu ! ^^)

La photo sous-marine se pratique partout, mais nécessite une préparation différente selon les endroits.

Une mer froide implique par exemple une combinaison étanche et des gants épais. Il est donc plus difficile de faire de la photo sous-marine de part la difficulté à manipuler les boutons du caisson avec des gants épais, mais pas impossible ! 😉 Tout cela s’apprend.

Une mer bien formée, où la houle est présente et/ou le courant aussi, peut rendre les photos sportives à réaliser, notamment pour les photos macros qui nécessitent beaucoup de calme et stabilité pour parfaire le cadrage. Dans un contexte comme celui-ci, mieux vaut se concentrer sur de la photo d’ambiance.

De la même manière, une belle photo d’ambiance sera difficile à réaliser si la visibilité est faible, mais cela n’empêchera aucunement de faire de la photo macro.

Il est donc très important de se renseigner sur les conditions de plongée car celles-ci influenceront les photos que vous allez faire, et donc le matériel que vous allez utiliser sous l’eau.

Les conditions idéales restent tout de même une eau chaude et claire, et sans courant, ce qui facilite la prise de vue considérablement et élargit l’éventail de photos possibles.

Un dernier conseil pour des photographes qui souhaiteraient essayer voire se lancer à corps perdu dans cette discipline particulière ?

Un tas de clichés sont souvent le résultat de la chance ou celui d’une extrême patience.

Affutez bien votre technique photographique, votre stabilité en plongée. Ce deuxième point est primordial, car vous n’avez aucun point de repère pour vous poser sous l’eau, il vous faut donc rester en suspension pour réaliser vos clichés … Si vous n’avez pas cette technique de base, le reste sera très difficile.

Une fois ces deux techniques acquises, plongez, plongez, et patientez …
Renseignez vous en parallèle sur la biologie sous-marine : où trouver les espèces qui vous intéressent, et quels comportements atypiques souhaiteriez-vous voir : Une murène se faisant nettoyer la gueule par une crevette ? un apogon portant ses œufs dans sa bouche ? Un ponte de limace ? Une scène de reproduction de deux tortues ?
Toute cette connaissance, la maîtrise de la technique photo, et la patience combinée à la chance vous mèneront à des clichés mémorables…
A y réfléchir, n’est-ce pas le même conseil qu’en photo terrestre ? Je crois bien que oui … il n’y a que la bouteille sur le dos qui change ! 😉 Alors première chose à envisager : passer le niveau 1 de plongée 🙂

 
Bonnes bulles photographiques.
 

 
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8 commentaires

  • Très bonne interview. J’adore l’eau, mais je ne me vois pas plonger pour photographier. Par contre en général les photos sous-marines, comme celle d’Hélène, sont magnifiques. D’ailleurs ses macros sont très agréables, esthétiquement.

    Ce que je retiens avant tout, c’est ce qu’Hélène dit, deux fois, dans l’interview : terrestre ou sous-marine, la photo a les mêmes grands principes.

    29 novembre 2011
  • Superbe article! Les questions ont bien été choisies je trouve et les réponses sont plus que complètes.

    Cependant j’ai deux petites questions 😛

    Comment choisis-tu ton objectif quand tu plonges? J’imagine que si tu connais l’endroit tu vas connaître la « population » locale, mais si tu ne connais pas le lieux, comment fais-tu ton choix? À moins que tu fasses tout le temps des recherches? J’imagine, vu le prix que ça coute, cela laisse très peu de place au hasard.

    Autrement, je voulais savoir d’un point de vue commercial. Vends-tu tes photos? Le secteur doit être un peu moins concurrentiel que dans la photo d’évènement par exemple.

    29 novembre 2011
  • Un article qui sort des sentiers battus, c’est une bonne bouffée d’air frais !

    Même si la photo sous-marine est un domaine qui m’est totalement étranger, force est de reconnaître que l’interview est extrêmement intéressante, et les photos superbes…

    Bravo à Laurent et à H.Caillaud pour ce moment de plaisir…

    29 novembre 2011
  • Merci à tous pour vos commentaires chaleureux.

    Pour répondre à Adil :

    1) Je me renseigne au préalable sur deux choses :
    – les conditions de plongée ? météo, vent ? visibilité ? fraîcheur de l’eau ? courant ? le site est t’il bien orienté par rapport à la lumière du soleil ? … Ces éléments là vont déjà m’inciter à choisir la macro ou la grand angle.
    – Le site de plongée en question : certains sont connus pour abriter des espèces très sédentaires. De ce fait, si c’est un mola mola qui y rode ou des dauphins, je privilégierai le grand angle. Si ce sont des hippocampes comme c’est souvent le cas dans l’étang de Thau, je privilégierai la macro.
    Et si par malheur je choisis l’objectif macro alors que je tombe nez à nez avec un requin-baleine, je ferme les yeux, et je pique le nez au sol tellement je m’en serais mordu les gants ! 😉

    J’en parle malheureusement en connaissance de cause, puisqu’il m’est arrivé de tomber nez à nez avec des dugongs (l’équivalent des lamantins d’eau douce) alors que j’étais au … 105 ! 😉 Ce jour là j’avais misé sur le fait que le site était orienté « ptites bêtes » et je suis tombée sur cette magnifique surprise au final… Ceci-dit dans de tels moments, il faut savoir oublier aussi l’appareil, et apprécier le moment présent. 😉

    Dans le cas où je ne connais pas le lieu, c’est un choix délibéré de partir en ambiance ou en macro, et en fonction de l’objectif sélectionné, mon œil ne cherchera pas la même chose. En grand Angle, je vais chercher le soleil, la lumière, la visibililté et des paysages ou des épaves à photographier. Mon œil ne s’arrêtera alors pas du tout sur la faune macro. Je risque de passer alors à côté d’une magnifique porcelaine sans y prêter attention. En macro, je vais raser la roche, chercher les espèces, les éponges colorées, chercher LE sujet photogénique. Mon œil se concentrera exclusivement sur le petit.

    Quoi qu’il en soit, je te rejoins complètement Adil, il y a peu de place au hasard en plongée. Le plus nous nous renseignons sur la topologie du site, sur la faune que l’on peut y rencontrer, le plus de chance on aura de faire de beaux clichés.

    2) Oui, je vends mes photos sous différentes formes : participation à des brochures de plongée, exposition (l’une se passe en ce moment même à Océanopolis Brest), participation à des magazines spécialisés de plongée ou d’image sous-marine, ou tourisme voyage.
    Mais il y a aussi des projets qui me tiennent à coeur (protection des hippocampes de l’étang de Thau : peaubleue.org ) et auquel je participe et là je les donne à vocation pédagogique. Tout dépend du contexte. Il n’y a pas de règle.
    Le domaine est moins concurrentiel en photo sub qu’en évènementiel ou photographie animalière effectivement, mais il tend à le devenir avec l’avènement du numérique qui est à portée de main de tous.

    29 novembre 2011
    • Merci beaucoup Hélène pour ta réponse plus que complète :D!

      La photographie, c’est un domaine de compromis et apperement encore plus en plongée. J’imagine que ça doit être assez frustrant de se tromper ^^.

      J’en déduis aussi que tu fais de la plongée pour la photo?

      En tout cas très belles photos, j’aime beaucoup les couleurs de la deuxième.

      30 novembre 2011
  • merci pour cet article, les commentaires et la réponse d’Hélène. Je plonge et essaie de faire des photos (G10canon + caisson) ; la photo sous marine est un domaine très particulier où l’on doit faire des réglages rapidement ; mieux vaut être expert, ce qui n’est pas mon cas ; j’apprécie beaucoup les photos d’Hélène.

    3 décembre 2011
  • Adil, effectivement, j’ai du mal à plonger sans mon appareil désormais 😉
    Ceci-étant j’ai commencé la plongée avant tout pour le plaisir des yeux, et pour ce sport si particulier .. et c’est ensuite la photo qui s’est greffé à mes expéditions.

    chlev, vous avez de belles plongées et photos devant vous, le G10 a beau être un compact, c’est une très bon appareil qui offre énormément de possibilités… Je suis persuadée qui vous arriverez à nous faire des ptites merveilles en photo 🙂

    3 décembre 2011