La photo instantanée

En partant à New-York cet automne, j’ai décidé d’emmener non pas un, mais deux appareils photos. Sauf que le second était un peu particulier : j’ai décidé d’emmener un appareil instantané. New-York me semblait un terrain de jeu idéal pour expérimenter la spontanéité et la magie de l’instantané, et j’avais envie de pimenter ma pratique photo avec quelque chose de nouveau (il ne faut jamais se reposer sur ses acquis). Et le moins qu’on puisse dire, c’est que je n’ai pas été déçu.

La photo instantanée, c’est quoi ?

Monsieur tout le monde l’appelle « pola ». Et pour cause, le premier appareil photo instantané sort en 1948 : c’est le Polaroid 95. Le principe est simple : grâce à un procédé chimique mystérieux pour la plupart d’entre nous, le film argentique se développe sous vos yeux, juste après avoir pris la photo.

Rendez-vous compte : à l’époque, quand on prenait une photo, on ne pouvait pas la voir sur l’écran arrière de l’appareil. Il fallait finir sa pellicule, puis la développer pour voir le résultat final. Petite révolution donc, et aussi émerveillement. L’instantané a ce petit goût d’enfance : on fixe le papier et on le secoue comme si ça pouvait accélérer l’apparition de la photo (alors que non), impatients de voir ce que ça donne, dans un monde où tout est devenu immédiat.

Aujourd’hui encore, la marque est culte pour plusieurs générations, même si je ne suis pas convaincu que les enfants d’aujourd’hui sachent reconnaître un vieux Pola des années 70 😉 (je suis de la dernière génération qui n’est pas totalement née dans le numérique :P)

Je vous passe l’historique complet, mais en gros le procédé est un succès, Fujifilm commercialise également ses propres appareils instantanés et ses films (certains étant compatibles avec les Polaroïd). En 2007, Polaroïd abandonne la production d’appareils photos, et ferme sa dernière usine de films Pola en 2008. Une bande de passionnés un peu fous décide de produire eux-mêmes des films pour Pola, ce qui donne naissance au « Impossible Project » (qui porte bien son nom donc :D).

Avance rapide en 2015 : la photo argentique connaît un regain de popularité certain (un peu comme le disque vinyle). Du coup, le marché de la photo instantanée aujourd’hui offre pas mal de choix différents, dont des appareils photos un peu récents. Voyons ensemble ce qu’il en est : le but n’est pas de vous faire un guide d’achat des meilleurs appareils instantanés, mais de débroussailler un peu ce qui existe pour vous.

Quel matériel choisir ?

Pour faire simple, il y a 3 types de films utilisables :

  • Le film Fuji Instant (en 2 formats : Mini ou Wide), qui s’utilise avec les appareils Fujifilm Instax, et Lomography Instant. Avantage : il est relativement abordable (comptez environ 1€ la photo), fiable, et le développement ne prend que quelques minutes.
  • Les fameux films Impossible Project, utilisables sur des modèles de Polaroïd assez anciens, notamment le SX70 et le Pola 600. On ne va pas se mentir, ceux-ci sont plutôt un truc de passionné. 20€ la boîte de 8, une fiabilité qui laisse à désirer (d’après tout ce que j’ai pu en lire sur le net), et une nécessité de laisser le film à l’obscurité pendant 20 à 45mn pour le développer…
  • Les FP100, produits par Fujifilm, et utilisables sur les Polaroïd 250 et compagnie. Il y a plusieurs types de films, couleur ou N&B, et certains ne sont plus produits et sont donc hors de prix (comme le FP3000B). Comptez 2€ la photo pour les films encore produits.

Personnellement, comme je pars en voyage avec du matériel léger (hors de question de me balader un reflex lourd et encombrant partout), je voulais quelque chose de léger, compact, et qui ne prenne pas trop de place dans la valise. Je voulais de la surprise, de la spontanéité et un vent de fraîcheur, mais pas non plus être frustré et pester contre un film qui fasse n’importe quoi. En plus de ça, j’avais envie d’avoir quand même un peu de contrôle sur les photos si possible, ne serait-ce que des réglages basiques d’exposition.

Ces critères en tête, j’ai procédé par élimination : exit les films Impossible Project car trop imprévisibles (et trop chers), et exit les Polas 250 pour des raisons de volume (j’aime énormément les vieux et beaux objets, mais il fallait être raisonnable).

Il me restait donc les films Fuji Instant (avec l’avantage supplémentaire de pouvoir les trouver facilement, ce qui est pratique quand on voyage). Le format Wide impliquait des appareils trop volumineux pour moi, je me suis donc rabattu sur le Mini. La photo produite est petite, au format carte de crédit, mais peu importe, je préfère ça que trop m’encombrer (mais c’est un choix évidemment très personnel 🙂 ).

Mon choix devait donc se porter entre le Lomo Instant et le Fuji Instax Mini. Très honnêtement, les deux semblaient convaincants. J’ai pourtant fini par éliminer le Lomo Instant pour une raison : il avait « trop » d’options. Il y a notamment 2 compléments optiques qui permettent de changer de longueur focale, et j’avais peur que ça m’empêche de faire ce que je voulais faire avec la photo instantanée : lâcher prise.

J’ai donc fini par choisir le Fuji Instax Mini 90 « Neo Classic », qui m’a séduit par sa compacité (l’objectif se rétracte quand on éteint l’appareil), et son petit look rétro. De toute façon, un instantané c’est aussi un choix du coeur 😉

Bref, ce que je vous dis dans la suite de l’article n’est peut-être pas valable pour tous les appareils instantanés, mais il l’est au moins pour celui-ci.

Les limites du Fuji Instax Mini 90

J’ai décidé de commencer par vous parler des limites de cet appareil (qui sont probablement au moins partiellement valables pour d’autres appareils instantanés). En effet, il faut bien réaliser que si vous essayez l’instantané, il ne faut pas vous attendre à des résultats qui ressemblent un tant soit peu à ce dont vous avez pris l’habitude en numérique. Après ça, vous ne direz plus jamais que votre objectif du kit « manque de piqué » 😉

C’est donc un appareil qui a ses défauts, mais qu’on apprend à apprécier. Il faut l’apprivoiser, apprendre à connaître ses petites manies, un peu comme une vieille auto (ceux qui ont eu le plaisir de conduire ce qui roulait dans les 60’s-70’s me comprendront 🙂 ).

location Irlande vielle voiture rouge années 60 70 vitesse max 90km/h photo paysage

C’est pas la mienne hein, je l’ai louée pendant 1 journée en Irlande 😉 Meilleure expérience de conduite de ma vie 🙂 (vitesse max : 90km/h voire 100 en poussant bien)

La première chose, c’est que le viseur ne représente pas exactement ce que la pellicule capte. Il est un peu plus étroit que la réalité, autrement dit, si certains éléments ne se voyaient pas dans le viseur, ils pourraient bien se retrouver dans le cadre quand même. Quand on est un peu crispé sur les bords du cadre et la composition comme moi, ça frustre un petit peu au début. Mais on s’y habitue, et on prend le réflexe de cadrer un peu plus serré que nécessaire. C’est un peu au pif, mais ça apprend aussi un certain lâcher-prise.

Empire State Building photo instantanée Fuji Instax Mini 90 viseur

L’Empire State Building. Je ne voyais pas le coin d’immeuble en haut à gauche dans le viseur à la base.

La seconde, c’est que l’appareil a une tendance générale à surexposer les photos. Donc la plupart du temps, j’utilisais la fonction de l’appareil photo qui permettait de faire une correction d’exposition négative (ce qu’ils appellent « D » comme « Darken » = assombrir). On peut aussi utiliser L ou L+ (pour « lighten », éclaircir), mais autant vous dire que si ça surexpose déjà, c’est pas la peine ! C’est vraiment LE réglage que j’ai utilisé le plus sur l’appareil, et j’étais bien content de l’avoir.

Trump building photo instantanée Fuji Instax Mini 90 surexposition de l'Instax

Exemple typique de surexposition de l’Instax.

Le second réglage indispensable, c’est de couper le flash. En effet, je n’ai jamais réussi à obtenir un joli résultat avec lui, et pour cause : il est très petit et délivre une lumière très dure, et franchement je n’aime pas le rendu (mais c’est sans doute une question de goût, ça peut faire partie du charme de l’instantané justement, mais personnellement je ne trouvais pas ça joli).

Si jamais vous souhaitez quand même l’utiliser, activez le mode « soirée » de l’appareil : il permet de déclencher le flash, mais de garder l’obturateur ouvert plus longtemps, afin de capturer la lumière du fond. Ça évite une partie des inconvénients.

Du coup, autant vous dire que j’ai complètement évité les situations de basse lumière, après quelques essais infructueux chez moi : le film ayant une sensibilité de 800 ASA, et l’optique ouvrant à f/12.7, ce n’est vraiment pas un appareil pour ces situations. Utilisez-le en plein jour, à moins de le monter sur trépied (mais ça perd l’intérêt de la spontanéité).

Chrysler building photo instantanée Fuji Instax Mini 90 photo de nuit

Vous m’avouerez qu’on abandonne rapidement l’idée de faire de la photo de nuit avec ça 😉

Dernière chose : vous allez aussi apprendre la bonne vieille règle de ne pas se placer face au soleil. En effet, le film gère très mal les scènes à forte dynamique. Si vous pensiez que vous aviez des soucis en numérique, essayez un peu en Instax ! J’ai très vite appris à éviter les situations trop contrastées. Par ailleurs, j’ai constaté 2 ou 3 fois qu’en cas de reflet du soleil direct dans l’appareil photo, un point noir se forme à l’endroit du reflet. A savoir si vous voulez l’éviter.

Forte dynamique au coucher du soleil photo instantanée Fuji Instax Mini 90 New-York Manhattan hublot avion

Forte dynamique au coucher du soleil : on ne voit rien. Remarquez le point noir sur les deux autres photos !

Mais alors, pourquoi faire de la photo instantanée ?

C’est vrai qu’avec tous ces défauts, vous pourriez vous me demander pourquoi je vous en parle, alors que ça a l’air tout pourri : il faut payer 1€ par photo minuscule, sans rien pouvoir régler et en ne pouvant en gros photographier qu’en plein jour. Bref, pourquoi j’aime ça ?

A part le fait que je n’ai pas eu à recharger la batterie pendant plus d’une semaine (agréable changement de nos jours), c’est surtout pour le lâcher-prise que l’instantané apporte. Et le fait de prendre son temps.

Dans la mesure où on ne peut faire quasi aucun réglage, il reste à se concentrer sur la composition. Je prends bien le temps de composer chaque image d’habitude, même en numérique, mais j’ai le sentiment que l’instantané m’a poussé à me poser encore plus pour réfléchir mes images. Peut-être parce qu’une fois déclenché, il faut attendre quelques minutes pour voir si la photo est bien, donc on est pas tenté de regarder sa photo et de la corriger immédiatement. Ce qui pousse à bien réfléchir avant la prise de vue, et à lâcher prise après : quand c’est fait, c’est fait.

Et puis aussi, on prend des photos différentes à l’Instax. Déjà, on complexe moins de prendre des choses simples en photo. Un coin de gratte-ciel sympa, un parc un peu joli… ce côté un peu suranné de l’instantané autorise des choses qu’on peut s’interdire d’habitude (« pourquoi faire une 15 000ème photo de plus d’un taxi jaune à New-York s’il n’y a pas d’intérêt particulier ? »). C’est sans doute dû au rendu colorimétrique du film, qui est si particulier avec son contraste assez fort et ses couleurs saturées sans vulgarité (surtout quand on utilise la correction d’exposition pour assombrir l’image).

Un coin de rue, des feuilles automnales éclairées par le soleil, ou le bâtiment qui a servi pour la couverture de Physical Graffiti de Led Zeppelin photo instantanée Fuji Instax Mini 90 New-York

Un coin de rue, des feuilles automnales éclairées par le soleil, ou le bâtiment qui a servi pour la couverture de Physical Graffiti de Led Zeppelin. Des choses simples et sans prétention 🙂

Du coup, ça fait d’excellentes cartes postales à envoyer vos proches : glissez quelques photos dans une enveloppe, avec un petit mot gentil, et ça fera beaucoup plus plaisir qu’une carte achetée dans un magasin. C’est personnel, et c’est unique. Ensuite, priez pour que la Poste ne les perde pas.

Photo instantanée Fuji Instax Mini 90 New-York Coney Island

Avec les photos précédentes, un bel exemple du rendu colorimétrique si particulier, qui va très bien à certains endroits comme Coney Island.

Effet secondaire assez imprévu : l’instantané crée le contact avec les gens. Si vous êtes comme moi et aimez parler à des inconnus, le nombre de sourcils qui se lèvent quand votre photo sort de l’appareil avec ce petit bruit caractéristique vous donnera plein d’occasions de faire connaissance. Ça m’est d’ailleurs arrivé 2 fois à NY :

  • deux Allemandes dont l’une photographiait à l’Instax Wide, et qui m’a demandé de les prendre en photo. L’occasion d’une discussion autour de la photo, et du fait de prendre son temps que le numérique peut nous retirer.
  • Caesar, un musicien très talentueux rencontré dans une station de métro, auquel j’ai offert une photo prise à l’Instax, avant de continuer à le photographier en numérique.
Caesar métro New-York musicien chanteur piano

Caesar, rencontré dans une station de métro.

Au-delà de ça, l’instantané c’est quelque chose de plus irrationnel. On n’achète pas un Instax pour avoir du meilleur matériel, ou mieux réussir ses photos. On achète un Instax pour se faire plaisir. Et vous savez à quel point la notion de plaisir en photo est importante dans ma démarche. Alors l’Instax pour moi, c’est :

  • Le plaisir de prendre son temps
  • Le plaisir de composer avec soin, sans obstacle
  • Le plaisir de prendre le temps d’attendre le bon moment si besoin
  • Le plaisir du petit bruit caractéristique du film qui sort
  • Le plaisir de le voir apparaître et d’écarquiller les yeux comme un gamin
  • Le plaisir d’offrir des photos complètement uniques
  • Le plaisir de voir un proche réaliser à quel point vous donnez une partie de vous-même quand vous offrez une photo instantanée
faible profondeur de champ feuilles photo instantanée Fuji Instax Mini 90 New-York williamsburg

C’est un peu plus compliqué, mais l’instantané n’empêche pas d’utiliser des choses que vous connaissez déjà, comme une faible profondeur de champ (ici en mettant des feuilles très près de l’appareil).

L’instantané remet l’émotion au centre de la photo, et si vos images ont besoin de quelque chose en plus, ce n’est pas d’un nouvel objectif, c’est de plus d’émotion. Alors lâchez prise, retrouvez une âme d’enfant (relire le Petit Prince aide beaucoup), émerveillez-vous sur les choses simples, et laissez vos émotions vous guider un peu.

P.S. : Pour plus de ressources sur le sujet, vous pouvez consulter ces sites :

 

 

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31 commentaires

  • Excellent article Laurent. Bravo et merci !

    27 décembre 2015
  • Très bon article ou comment faire du passé au présent !
    Merci Laurent

    27 décembre 2015
  • Bonjour, Toujours aussi intéressant les écrits de Laurent. MERCI Laurent et bonnes fêtes de fin d’année

    27 décembre 2015
  • Merci Laurent pour ce partage

    27 décembre 2015
  • Merci Laurent pour cet article bien développé. Il se fait que j’avais acheté le fujifilm instax mini 8 pour le mariage de ma sœur. Je lui avais fabriqué son album photo et eu envie de le remplir à l’instantané avec des petits commentaires « instantanés » des photographiés. Ce fut un réel succès, les gens se sont pris au jeu et limite faisait la queue pour « être » dans l’album. La qualité est très bonne pour un instantané, attention effectivement au soleil en face et c’est vrai qu’il cadre plus large. Maintenant j’espère que les photos tiendront, comme avec mon Polaroïd des années 80, dans le temps. Je conseille vraiment cet appareil en plus dans nos valises. Amusez-vous avec cet appareil.

    27 décembre 2015
  • Bravo Laurent pour l’intéressant article…je songais justement à expérimenter ce type de photos « instantannées »! Tu m’as convaincu, je vais faire qq recherches sur ces appareils! Merci,

    27 décembre 2015
  • Salut Laurent.

    J’apprécie la photo de plus en plus, ça me passionne vraiment, et même si en ce moment je n’ai plus d’appareil ( du mal à choisir le suivant ) le Canon 7DM2 me plait, mais bon, le X-T1 de Fuji aussi puis un Full Frame me tente un peu, comme la gamme A7, mais les optiques sont « très » coûteuses etc… Bref, du coup, une fois le choix fait, récupéré un appareil photo numérique, j’ai vu la gamme de chez Fuji ( les instax ) et ça me tente énormément aussi, c’est une approche vraiment différente de la photo, et, j’adorerais faire un livre par exemple, avec pleins de photos et de petite légende en dessous, c’est vraiment très original.

    Comme tu dis, tu prends plus le temps, puis, une fois que c’est fait, c’est fait !

    Bref super article comme d’habitude, un plaisir de te lire.

    Bonnes fêtes à toi.

    27 décembre 2015
  • Vous êtes un vraiment un spécialiste de la photo et vos articles sont très passionnants. C’est non seulement agréable à lire mais vos explications sont claires et précises.Je fais de la photo depuis 58 ans, j’ai commencé avec un Brownie Flash et actuellement je possède pour plus de commodité un hybride doté d’un zoom Zeiss 16-70 et je suis ravi de ce matériel ( oubliés les F90x, A1, OM etc…).Pourtant, je n’arrive pas à comprendre cet engouement pour la lomographie et le retour aux polas dont les photos délavées et sans piqué ne suscitent de ma part pas beaucoup d’intérêt.Est-ce un phénomène de mode… je suis tenté de le croire.Même si je suis trop vieux pour entreprendre une formation, je lis vos articles avec beaucoup d’intérêt. Merci, bien cordialement et mes meilleurs voeux pour la nouvelle année qui s’annonce.

    27 décembre 2015
  • Mais enfin Laurent, tu n’as pas lâché prise! ;-)) Sinon tu n’aurais pas pris plus de temps encore qu’en numérique pour réfléchir à ton image et à ta composition… A quand des photos prises sans cadrer, en bougeant, au pif, à la sensation pure? Je te reconnais bien là ;-))) D’ailleurs la photo de Caesar que tu as prise en numérique est tout simplement sublime, et là tu as lâché prise… de ta volonté de lâcher prise, si tu me suis.
    Cela dit, j’aime bien le rendu de tes photos instantanées, non seulement pour les couleurs mais aussi pour la netteté approximative et qui surprend. LA MG rouge est super sympa.

    J’ai en tous cas beaucoup aimé le côté expérimental de ta démarche, dans la mesure où l’expérimentation, c’est en partie se laisser (un peu) déborder par une technique que l’on ne maîtrise pas totalement et de voir ce qui se passe. Bref, laisser un peu de place au hasard.
    J’envisage d’ailleurs moi-même d’expérimenter les innombrables automatismes de l’OMDE-M5, la seule chose qui me retient, c’est que cela n’est possible qu’en mode JPEG et je trouve toujours les JPEG un peu plats. Je suis très curieuse aussi de voir des photos en mode Live sur les nouveaux Iphones, qui capturent le moment précédent et le moment suivant le déclenchement, ce qui semble créer une mini video en 3 images. Là aussi c’est l’appareil qui décide et cela peut être intéressant. En tous cas, merci pour cet article provoquant et qui fait bouger!

    27 décembre 2015
  • Chouette !
    J ai toujours un vieux pola chez mes parents,j aimerais avoir le mien (mon mien à moi #love). Que penses tu de l instax mini 8 ?

    27 décembre 2015
  • Pour ma part je préfère le jetable 😉

    27 décembre 2015
  • Bonjour Laurent

    j’ai testé un Polaroïd que ma petite fille a eu pour ses 14 ans et je me suis retrouvé quelques années dans le rétro. Sympa pour la détente, mais bon…
    Bonne transition 2015 – 2016 et je te souhaite la réussite pour tous tes projets.
    Daniel

    28 décembre 2015
  • Merci Laurent,
    Je tiens aussi à ajouter un produit non négligeable qui est l’imprimante Fujifilm Instax Share Smartphone Printer SP-1.
    L’avantage c’est que l’on peut voir sur le smartphone ce que l’on veut imprimer car c’est vrai 1€ la photo ça monte vite…
    Pour ma part, mon coeur balance toujours autant…
    En tous cas, très bon article, comme toujours!

    Bonnes fêtes de fin d’année

    28 décembre 2015
  • Très intéressant ! Je ne connais pas du tout ce monde et j’en apprends beaucoup ! C’est clair que nous avons besoin de lâcher prise, d’arrêter avec les réglages pour se concentrer sur la compo, ça fait toujours du bien ! Bon, tu avais tout de même le reflex, car tu ne peux pas faire tout le séjour avec ça, en terme de réactivité ou de cadence, ce n’est pas pareil.

  • bonjour
    il me semblait apres un passage sur le site fuji que le
    instax min50 S noir etait pas mal
    Qu’en penses-tu?
    R Mounier

    29 décembre 2015
  • Wow se payer du matériel dans le but de faires des photos moches?! Oui on est rendus là… Moi aussi je m’amuse comme un four avec ce mini 90, c’est de loin l’achat le plus irrationnel que j’ai fais en photographie! Sérieusement, pour ceux et celles qui veullent vraiment lâcher prise, gardez votre argent et prenez des photos avec votre téléphone. Mais si vous êtes comme moi une victime assumée de la mode hipster alors amusez-vous avec l’instantanné! la prochaine étape sera surement un appareil holga tout pourri…

    29 décembre 2015
  • merci beaucoup laurent j’aime ce que vous faite pour nous
    je te souhaite une bonne fin d’année 2015,ainsi qu’aux amis (e) photographe TRES BONNE ANNEE 2016 …..

    30 décembre 2015
  • Bonne étude et critique de cet appareil d’un autre temps.. et merci de nous faire partager un petit ‘instantané’ de ton voyage aux States

    2 janvier 2016
  • Très sympa cet article Laurent 😉
    Pour ma part je m’amuse depuis quelques mois avec un Lomo’Instant avec les 3 objectifs supplémentaire.

    Par contre j’en rate quand même pas mal, tu n’en parles pas du tout dans ton article, le fait que l’Instax soit plus automatisé aide peut être? Ou bien tu te débrouilles mieux que moi 😉
    J’avais d’ailleurs beaucoup hésité avec le Neo Classic que tu as choisi.

    2 janvier 2016
  • Un article qui a au moins le mérite d’être original d’autant plus dans une période où l’on est matraqué avec les nouveaux matériels.
    Et à titre plus personnel, j’y ai trouvé un certain parfum de nostalgie puisque mon premier appareil photo était un SX-70. En regardant tes clichés, j’ai pu me rappeler toutes les photos « pourries » qui sont sorties de cet appareil, car la nostalgie s’arrête là : à des souvenirs d’enfance … puisque on ne voit quasiment plus rien sur les quelques photos que j’ai pu gardé.

    4 janvier 2016
  • Ahah! J’ai exactement le même appareil photo que je me suis acheté cet automne. Pourquoi je l’ai acheté à la base? Pour me créer des photos uniques. Hein? Ce que je veux dire par là c’est qu’avec la photo numérique, on shoote, on fait parfois même plusieurs shoots de la même vue juste parce-qu’on peut, et puis on les partage sur internet, on les copie, on les imprime, on les dispatche de partout… Ouai, bon, j’avoue, j’adore ça hein. Mais je voulais me faire un album de photos rien qu’à moi avec des clichés qui représentent quelque chose POUR MOI, qui racontent une histoire toute particulière et qui ne soit visible qu’en copie unique sortie brute de décoffrage sans retouche aucune.
    J’ai donc adopté cet appareil photo. J’ai aussi pris ce modèle à cause du format des photos (format carte bancaire) qui fait que si je prends une photo qui me touche vraiment, je peux la glisser dans mon portefeuille et m’y replonger de temps en temps.
    Alors comme tu le dis la prise en main est un peu particulière au début mais une fois que tu as compris le truc et que tu as vu ce qui marche et ne marche pas, c’est un vrai plaisir d’alterner photo numérique pour ce que tu veux partager et photo instantanée pour ce que tu veux garder rien que pour toi.
    Une petite astuce pour trouver des tonnes de films pour encore moins cher: la baie où tu trouves facilement 100 films pour une soixantaine d’euros, en provenance de ce pays si loin de nous mais si beau qui comporte une magnifique muraille (entre autre).

    5 janvier 2016
  • merci;
    toujours des découvertes!

    10 janvier 2016
  • Bonjour Laurent et meilleurs vœux pour 201…6
    Je viens de lire l article sur l’ instantané et toujours aussi intéressant et facile à lire
    Continue encore a nous faire part de tes articles pour nous faire vibrer
    Alain

    16 janvier 2016
  • Ca donne envie, ton article Laurent 😉 J’en ai presque eu la larme à l’oeil tellement le bonheur que tu as ressenti avec ton Instax est communicatif. Je vais méditer là dessus.
    PS : si tu es un peu geek (ce que je crois !) tu devrais essayer le jeu Life Is Strange, que je viens de commencer. L’héroïne est une étudiante en photographie… et il y est justement question d’instantané. L’état d’esprit dont tu parles est très bien retranscrit dans l’atmosphère de ce jeu 😉

    16 janvier 2016
    • Ah oui, en effet, la photo instantanée a même un rôle capital dans ce jeu mais je n’en dis pas plus, je ne voudrais pas te spoiler par mégarde.
      En tout cas j’ai beaucoup aimé comment ils ont abordé la photo instantanée dans ce jeu et moi qui n’aime pas trop les quêtes secondaires si on peut dire j’ai pris plaisir à flâner de place en place pour trouver les fameux clichés qui permettent de débloquer des succès.

      16 janvier 2016
  • Bonjour;
    je m’étonne de n’avoir pas trouvé un seul « TEST » du Polaroid Socialmatic.
    Aucun exemple de photos prises avec cet appareil ? On t ils peurs que le résultat ne soit pas à la hauteur face à l’instax eu égard de son prix élevé ?
    Merci de me répondre et de m’indique si quelqu’un à effectué un test et non simplement une prise en mais qui vante les possibilités de l’appareil et de ses nombreuses fonctions mais qui ne dit rien quant à la qualité des photos obtenus avec le socialmatic. Vu son prix un ou plusieurs test sont à mon sens indispensable avant l’achat.
    Bien cordialement et bonne fin de soirée

    16 octobre 2016
    • Bonjour,
      Malheureusement je n’ai pas la réponse à vos questions et je ne vais pas pouvoir vous répondre mieux que mon ami… Google!
      Vous avez bien fait de poser la question cela dit, peut-être qu’un lecteur aura la réponse ! 🙂

  • ça me fait sourire « Wow se payer du matériel dans le but de faires des photos moches?! Oui on est rendus la ».
    Et oui, on en est arrivé là, même que plein de gens achètent un reflex pour se sentir photographe alors qu’ils feront toujours les mêmes photos, moches, banales, de tata janine, à la plage, surexposées, en mode auto ! (photo qui pourraient être faites avec un jetable pour moins cher).

    Je fais de l’instantanée avec de l’instax, du pola et du lomo, évidemment, je foire (parfois dans les grandes largeurs) des photos (la gestion de la lumière est parfois hasardeuse en fonction des appareils) et non, les photos ne sont pas moches, c’est sûr, il ne faut pas acheter ce matériel pour la netteté par exemple…

    Avec l’instantanée, il y a la notion de partage. Quel plaisir de se balader, repérer des parents et leur enfant, réussir à prendre en photo un moment de partage, et aller les voir et donner la photo et échanger quelques mots. Ou offrir un portrait « volé » avec mon numéro de téléphone 🙂 , approche au top pour démarrer une discussion. Après évidemment, il faut connaitre son matériel, le maitriser, mais ça, c’est valable pour le numérique. Je prends plus mon pied avec ça qu’à prendre 20 fois la même photo avec mon téléphone.

    Il ne faut pas non plus oublier tout le travail après pour afficher ses films (montage, déco…)

    Donc non, dire que l’instantanée, c’est dépenser de l’argent pour des photos moches, je ne suis absolument pas d’accord. Je pourrais aussi dire ça ne nombreuses personnes achetant du matériel numérique.

    15 février 2017
  • Hyper interessant cet article, en effet on me demande souvent pourquoi je continue à payer 1€ la photo qui n’est pas très nette mais ça a un charme qui ne s’explique pas 🙂

    Merci pour la découverte de Dans ta cuve, je ne connaissais pas j’avais plutôt tendance à aller sur 35mm-compact

    19 février 2017
  • Merci pour ce partage!! Je débute en photo, j’ai moi même acheté un instax mini 8 et j’avoue que je kiffe la photo instantanée pour les mêmes raisons je trouve ça tellement kiffant d’avoir qu’une seule tentative et attendre de voir le résultat et ne pas pouvoir le modifier me plait franchement

    4 octobre 2017