Ce sont des questions légitimes, car quand on n’y connaît rien et que l’offre est pléthorique, autant dire que c’est un véritable labyrinthe pour choisir le bon logiciel de retouche photo, et décider si on souhaite payer ou pas.
Notez que j’utilise le terme « retouche » de manière très générique dans le titre, dans le sens de « toute modification qu’on fait sur l’image », mais quand il y a besoin d’être plus précis, je préfère distinguer le post-traitement, le développement, et la retouche locale. J’en reparle très bientôt 🙂
Petit point définitions ! Dans la suite de l’article, le terme « post-traitement » englobe deux étapes :
– Le développement, qui consiste à appliquer des réglages qui s’appliquent globalement à l’image
– La retouche locale, qui désigne tout travail localisé sur l’image (comme son nom l’indique)
Notez-bien que tout le monde ne fait pas toujours ce choix de définitions (il n’y a d’ailleurs pas de consensus à ce sujet). Simplement, tout article sérieux se doit de bien définir les termes dès le début 😉
Mais d’abord, comme je sais que certains sont très pressés, je vais vous donner des noms de logiciels juste en dessous, puis nous reviendrons ensuite dans le détail !
Les meilleurs logiciels de retouche photo gratuits ou payants
Voici les meilleurs logiciels de retouche photo gratuits ou payants et leurs caractéristiques clés :
Adobe Lightroom Classic
Le logiciel de retouche photo “tout en un” idéal, disponible en abonnement. C’est le plus utilisé.
Adobe Lightroom
La version simplifiée du logiciel précédent avec notamment les photos sur le Cloud.
DxO PhotoLab
Le meilleur logiciel de retouche sous licence permanente (pas d’abonnement). Une valeur sûre !
Capture One
Le meilleur logiciel de retouche pour une gestion avancée de la colorimétrie. Très réputé aussi, mais réservé à un public plus averti.
DarkTable
Un des meilleurs logiciel de retouche gratuit, puissant, mais qui demande néanmoins un temps de prise en main pour trouver ses marques.
RawTherapee
Un logiciel de retouche gratuit, multi-plate-formes (Windows, Mac et Linux) et ergonomique pour des résultats très satisfaisants, si vous êtes prêt à accepter sa lenteur.
Luminar Neo
Excellente ergonomie, malgré des fonctions basées sur l’IA un peu gadget.
Photoshop
Le logiciel de retouche photo le plus connu mais qui ne propose pas de catalogage, et ne conserve pas l’historique des modifications sur le fichier RAW après enregistrement. Mais vous pouvez tout à fait retoucher vos RAW dessus 🙂
| Logiciel | Prix | Plateformes | Profil | Point fort |
|---|---|---|---|---|
| Lightroom Classic | ~14 €/mois | Win / Mac | Photographes semi-pro et pro | Catalogue + développement RAW tout-en-un |
| DxO PhotoLab | Licence ~230 € | Win / Mac | Qualité d’image maximale, sans abonnement | Meilleure réduction de bruit du marché (DeepPRIME) |
| Capture One | ~24 €/mois | Win / Mac | Photographes de studio, mode, portrait | Gestion colorimétrique avancée |
| Luminar Neo | ~11 €/mois | Win / Mac | Débutants voulant des résultats rapides | Outils IA automatisés (remplacement de ciel, masques) |
| Affinity | Gratuit | Win / Mac / iPad | Alternative à Photoshop sans abonnement | Retouche locale avancée, calques |
| Darktable | Gratuit | Win / Mac / Linux | Photographes à l’aise avec la technique | Flux RAW non-destructif complet, open source |
| RawTherapee | Gratuit | Win / Mac / Linux | Utilisateurs patients, qualité avant tout | Contrôle fin des RAW, multi-plateformes |
| Photoshop | ~28 €/mois | Win / Mac | Retouche locale lourde, montage, graphisme | Référence absolue pour la retouche locale et les calques |
Reprenons maintenant dans le détail : de quoi a-t-on réellement besoin comme outils en tant que photographe ? Avant tout de 2 outils indispensables, et éventuellement d’un troisième facultatif. Ça va déterminer quels logiciels sont nécessaires et comment les choisir.
3 fonctions essentielles dans un logiciel de retouche photo
Le développement RAW
C’est LA fonction principale dont vous avez besoin en tant que photographe : pouvoir développer vos fichiers RAW dans un logiciel. Quand je dis développer, j’insiste sur le terme : il s’agit ici de réglages qui s’appliquent globalement à l’image, et sont assez subtils et simples à mettre en place, en bougeant simplement quelques curseurs : ajuster la balance des blancs, le contraste, la saturation, les couleurs, jouer sur la netteté et diminuer le bruit. Rien de sorcier !
En parlant de développement RAW, n’oubliez pas de calibrer votre écran pour qu’il vous montre des couleurs fidèles. Je vous explique tout dans cet article complet sur les écrans photo 🙂
Il s’agit donc ici de sublimer son image en lui donnant le peps nécessaire qu’on n’arrive pas à avoir en JPEG, mais pas de faire des modifications lourdes, comme supprimer certains éléments d’une image. Sublimez vos Photos, c’est d’ailleurs le nom de ma formation phare sur le post-traitement au cas où vous ne sauriez pas 🙂
Une fois que vous serez satisfaits de vos réglages sur votre fichier RAW, vous pourrez l’exporter en format image (par exemple JPG) et la partager. Mais votre fichier RAW d’origine restera toujours intact : on dit que la modification est non-destructive. Un petit schéma vaut mieux qu’un long discours 😉
D’ailleurs, certains logiciels prennent aussi en charge le format HEIC, un format plus léger que le JPG à qualité équivalente.

La plupart des logiciels enregistrent aussi l’historique des réglages appliqués à votre fichier RAW, ce qui est bien pratique pour revenir en arrière et faire votre développement en plusieurs fois ! Il peut arriver que vous souhaitiez reprendre de zéro un développement, ce qui est un jeu d’enfant avec cette fonction d’historique 🙂
La qualité de vos fichiers RAW est essentielle pour avoir de la marge de manoeuvre dans le post-traitement. Ça dépend à la fois de votre objectif et de votre boîtier. J’ai justement un article pour savoir quel appareil photo choisir, un autre qui donne les meilleurs appareils photo par catégorie de besoin, et enfin un dernier pour savoir quel objectif choisir. Vous avez de quoi vous occuper entre vos sessions photos 🙂
Le tri, le classement et le catalogage dans un logiciel de retouche photo
Quand on fait de la photo avec passion, et surtout en numérique, on se retrouve rapidement avec beaucoup de photos. Vraiment beaucoup. Pour retrouver les meilleures et ne pas passer 2 heures à réunir le best of de ses dernières photos de vacances (parce que Tatie Jeannine se lasse au bout de 15 photos, et à la centième elle dort déjà :D), il faut adopter un système pratique qui permette de s’en sortir.
À mon sens, il doit être capable de faire plusieurs choses :
- Afficher simplement et en grille les photos selon le dossier dans lesquelles vous les avez classées.
- Les trier selon plusieurs critères pertinents (date, matériel utilisé, données EXIF c’est-à-dire l’ouverture, la vitesse, les ISO et d’autres choses, etc.).
- Faire un premier tri parmi les photos : celles assez bonnes pour être travaillées (développées), et celles qui ne le sont pas assez.
- Noter les photos suffisamment finement pour retrouver les meilleures en quelques secondes (avec un système d’étoiles, de drapeaux, de couleurs)
- Leur attribuer des mots-clés pour retrouver aisément des photos qui vous intéressent

Ça peut vous paraître anodin maintenant, surtout si vous commencez, mais ça devient très rapidement indispensable, et je vous conseille de commencer dès que possible à faire ça, sinon vous allez vous retrouver avec des dizaines de milliers de photos à trier d’un coup.
Il n’y a pas une méthode de tri universelle, mais je vous conseille de marquer toutes vos photos de la même façon. Par exemple 5 étoiles pour les photos que vous allez développer, et 4 étoiles pour celles où vous hésitez. Ou vous pouvez fonctionner avec les drapeaux, c’est vous le chef à bord 🙂
La retouche locale
Je fais bien la distinction avec le développement, et volontairement, car on n’utilise pas forcément les mêmes outils pour ça : la retouche locale consiste à modifier seulement une partie de l’image. Elle a plusieurs niveaux : on peut simplement retoucher différemment des zones de l’image (contraste, couleurs, netteté, etc.), ou à l’inverse passer 3 heures à retoucher un par un les cheveux sur une photo de portrait. Avec tous les intermédiaires possibles évidemment 🙂

Exemple de retouche locale avec le filtre gradué, ici sur Lightroom. La modification ne s’applique qu’à la partie basse (ici, pour l’assombrir), en laissant le reste de l’image intact. La zone modifiée est colorée pour être bien visible (photo de gauche).
À noter que dans les logiciels qui regroupent développement et retouche locale, cette dernière est enregistrée dans la liste des opérations non-destructives.
Dans la majorité des situations et pour un usage amateur, vous n’aurez que peu ou pas besoin de faire de la retouche locale. En tout cas, vous pouvez faire au moins 80% du post-traitement sans retouche locale (juste avec le contraste, exposition, balance des blancs, etc).
À mon sens, voici les principales choses que vous aurez besoin de faire parfois en retouche locale (pas tout le temps) :
- appliquer des réglages différents à 2 zones de l’image, typiquement le ciel et le sol par exemple (voir photo ci-dessus)
- mettre en valeur un sujet en lui appliquant des réglages différents (en termes de luminosité notamment)
- retoucher vos photos au niveau de quelques détails gênants : enlever des poussières sur le capteur, dissimuler quelques boutons, éliminer un élément gênant (un câble électrique). Très facile à faire depuis que Lightroom a intégré des outils d’IA d’ailleurs ^^
- faire quelques retouches beauté : illuminer les yeux, blanchir les dents, adoucir un peu la peau
Et c’est à peu près tout ce dont vous aurez besoin dans votre pratique photo quotidienne, pour la majorité d’entre vous.
Faut-il 3 logiciels ?
En lisant ça, vous pourriez craindre que 3 logiciels soient nécessaires en tant que photographe, chacun pour sa fonction. En réalité, ces fonctions sont parfois regroupées dans un seul logiciel, ce qui permet de réduire le travail, de simplifier les choses et de ne pas jongler entre plusieurs outils différents, chacun avec leurs codes.
Bref, gagner du temps, car je ne sais pas vous mais je préfère aller faire des photos que de passer du temps à les traiter derrière l’ordinateur 🙂
Seulement voilà, en général plus c’est pratique, plus c’est demandé, plus c’est cher 🙂 N’espérez pas trouver la solution tout-en-un ergonomique, performante et gratuite. Mais rassurez-vous, l’espoir n’est pas perdu !
Dédramatisez le choix du logiciel de retouche photo !
Choisir un logiciel photo est loin d’être une tâche facile, je vous l’accorde, mais il ne faut pas trop vous prendre la tête non plus.
Une bonne façon de choisir est d’en tester plusieurs – grâce aux versions d’essai – parmi ceux que je vais vous citer juste après.
Ces logiciels que je vais vous recommander ont les fonctions techniques indispensables pour faire votre post-traitement de A à Z (catalogage, développement RAW non destructif, retouche locale), mais il est important que vous preniez aussi en compte l’expérience que VOUS avez eue avec tel ou tel logiciel. Faites-vous un peu confiance que diable ! 🙂
Elle est propre à chacun, mais puisque vous allez passer un peu de temps sur ce logiciel, autant que ce moment soit agréable pour vous, n’est-ce pas ? Quelques pistes pour justement évaluer cet aspect subjectif :
- L’interface vous plaît-elle, est-elle intuitive pour vous ?
- Les outils principaux sont-ils faciles à trouver et simplement présentés ? Par exemple, si vous devez cliquer 10 fois avant de pouvoir appliquer un filtre gradué, ça peut vous énerver à la longue 🙂

Évidemment, le critère prix va rentrer en ligne de compte, en fonction de votre fréquence d’utilisation et de votre budget. Mais sachez qu’on a tous un biais de comportement : on a plus facilement tendance à dépenser de l’argent dans les biens matériels (boîtiers et objectifs) que dans des logiciels, alors que ces derniers font partie du processus photographique, et ont pourtant un impact majeur sur la photo finale !
Enfin, sachez que si vous vous limitez aux logiciels cités ci-dessous, il n’y a pas un logiciel nettement meilleur que les autres en termes de puissance de traitement. Vous pouvez même obtenir des résultats satisfaisants avec tous les logiciels principaux, même gratuits, c’est plutôt une histoire de tolérance à la frustration !
Moi-même j’utilise Lightroom, mais très probablement, si j’avais commencé avec Capture One ou Dxo Photolab il y a 13 ans, j’y serai encore aujourd’hui !
La conclusion de ce laïus est donc : dédramatisez ce choix et allez faire des photos, car ce n’est pas le choix du logiciel en lui-même qui va impacter vos images, mais plutôt le temps que vous aller consacrer à la pratique. Un peu comme l’appareil photo : ce n’est pas la marque qui compte !
Le fait de passer trop de temps à choisir le logiciel est une forme de procrastination, sachez-le 🙂
Sur ces paroles pleines de sagesse, commençons !
Lightroom, le logiciel de retouche photo tout-en-un idéal pour le photographe
Vous en avez sans doute déjà entendu parler : Adobe Lightroom Classic (c’est son nom complet) est un logiciel très connu pour les photographes. Je ne vais sans doute pas vous étonner si vous me suivez un peu : pour moi, c’est LA solution idéale pour les photographes. En effet, il inclut absolument tout dans un seul logiciel fiable et performant.
Autrement dit, au sein du même logiciel, vous pouvez à la fois trier vos photos, les développer, faire un peu de retouche locale si besoin, et à la fin cataloguer vos images avec des notes, des mots-clés, et même les exporter directement depuis le logiciel vers votre galerie en ligne préférée (Instagram, Facebook, 500px, site web).
Regardez par exemple ce que je peux faire entièrement dans Lightroom sur une photo animalière :
Si vous voulez voir d’autres exemples de développement RAW, je vous invite à jeter un œil à ma série de vidéos “Donne-moi ton RAW”, où je retouche les photos des abonnés, sans préparation, pour que ça soit naturel 🙂 Il commence à y avoir pas mal d’épisodes avec des images très différentes, donc je pense que ça peut vous inspirer !
L’ensemble de ces étapes est ce qu’on appelle le flux de travail (ou workflow). Pouvoir l’effectuer intégralement au sein du même logiciel de retouche photo est pour moi très précieux, et c’est pour ça que je recommande vivement Lightroom si vous êtes prêts à investir un peu.
Lightroom gère très bien tout ça grâce à ce qu’on appelle son catalogue. C’est un outil qui fait souvent peur aux débutants, mais j’ai écrit un guide complet du débutant pour le catalogue Lightroom que je vous invite à consulter en cliquant ici : vous verrez que c’est comme une bibliothèque municipale composée de rayons et gérée par un système informatisé (si, si vous avez bien lu 😉)
En bonus, Lightroom possède un module “Impression” qui vous permet notamment de vérifier avant d’imprimer si votre tirage va être bon (si c’est un sujet qui vous intéresse, je détaille tout ça dans la formation Réussir son premier tirage photo en 7 jours chrono)

Bref, Lightroom fait tout, très bien, il est ergonomique et bien pensé, donc je ne vois pas de raison de ne pas l’adopter. Le seul hic, c’est qu’il est bien évidemment payant. La formule que je recommande est la Lightroom (1 To), à 11,99€/mois ou 143€/an payé en une fois. Depuis janvier 2025, Lightroom Classic est inclus dans cette formule, en plus de Lightroom desktop, mobile, web, et de 1 To de stockage cloud. Pour ceux qui ont besoin de Photoshop en plus (retouche locale avancée, suppression générative), la formule Creative Cloud pour la Photo (1 To) à 23,99€/mois reste une option – mais pour 98% des photographes, la formule Lightroom suffit largement.
Une astuce bonne à savoir pour ne pas rater les réductions du Adobe Creative Cloud sur Amazon (et investir à ce moment-là) : utilisez l’extension de navigateur Keepa pour voir l’historique des prix. Ensuite, paramétrez une alerte pour être prévenu dès que le prix descend sous un seuil. À l’heure où j’écris ces lignes, je vois par exemple que le prix est descendu à 9,20€/mois et même à 7,80€/mois sur des périodes limitées (souvent autour du Black Friday). Ça fait plus de 30% de réduction, ce n’est pas rien !
Vous pouvez l’essayer gratuitement pendant 1 mois sur le site internet d’Adobe, ce qui vous permet d’être sûr que vous avez bien envie de mettre cette somme 🙂
Un autre avantage d’utiliser le même logiciel de retouche photo que tout le monde, c’est que vous allez trouver des tonnes de tutoriels et vidéos explicatives sur le logiciel, ce qui aidera d’autant plus sa prise en main.
Franchement, si vous pouvez vous permettre cette dépense, que vous ne voulez pas trop vous embêter à tester plusieurs logiciels (pour utiliser ce temps à prendre des photos par exemple 😉), prenez Lightroom vous ne le regretterez pas. Et je ne suis pas payé par Adobe pour vous dire ça, c’est juste un retour d’expérience de l’utilisateur que je suis pour vous faire gagner du temps.
Il est compatible Windows et Mac, mais malheureusement pas Linux.
J’ai fait un tuto très complet pour vous donner toutes les bases de Lightroom, c’est par ici pour un tour du propriétaire 🙂 Ça dure un peu longtemps mais c’est ce qu’il faut pour une visite complète !
ATTENTION : il ne faut pas le confondre avec Adobe Lightroom tout court, qui lui est un logiciel beaucoup plus léger et limité, puisqu’il est à l’origine une adaptation pour ordinateur de l’application Lightroom Mobile. Je sais, ce n’est pas très facile à suivre, et donner deux noms proches à des logiciels différents n’est pas très malin… Retenez juste que le logiciel complet, c’est Lightroom CLASSIC 😉 Pour Adobe Lightroom tout court, on y revient juste après.
Les autres logiciels de retouche photo payants (à part Lightroom Classic)
Si vous ne voulez pas adopter Lightroom Classic pour une raison extravagante (par exemple si vous trouvez qu’un abonnement est le symbole du capitalisme débridé ^^), mais que vous êtes quand même prêt à dépenser pour un logiciel de post-traitement, voici quelques alternatives pour les 3 fonctions dont nous avons besoin.
Tout ce que je vous cite ici sont des alternatives crédibles (= des logiciels avec un bon rapport qualité/prix, les fonctions de base du trio catalogage – développement – retouche locale et une ergonomie agréable). Je ne m’attarderai pas longuement sur chacune, car le but de cet article est de fournir une solution simple à la question du choix du logiciel de retouche photo, pas de vous embrouiller en faisant un panorama complet des logiciels existants.
Précision : si certains logiciels ne sont pas présents ici, c’est parce que je ne les juge pas assez avancés pour un faire un travail de post-traitement un peu poussé, ou bien qu’ils ont d’autres défauts rédhibitoires qui rendent le post-traitement laborieux, ou enfin (plus rare) que je ne les connais pas (oui je suis un humain qui dort la nuit ^^). Mais disons que les plus gros poissons sont là !
J’ai justement fait une partie avec les logiciels que je ne vous recommande pas. L’idée n’est pas de les mettre au pilori pour toujours hein 😀 mais de vous faire gagner du temps. Cette liste évoluera en fonction des corrections apportées par les éditeurs de logiciels !
Les logiciels de retouche photo spécialisés dans le post-traitement RAW
Pour ce qui est du développement RAW, il existe de nombreuses alternatives payantes crédibles.
Adobe Lightroom (tout court)
Lancé en 2017, il s’agit d’un logiciel distinct du Lightroom Classic d’Adobe – déjà présenté plus haut – mais qui lui ressemble. Il est inclus dans la formule Lightroom (1 To) recommandée ci-dessus, avec accès sur desktop, mobile et web.
Voici ses particularités :
- A la base, c’est un logiciel basé sur le Cloud : cela signifie que votre catalogue et vos fichiers originaux (les RAW que vous post-traitez) sont stockés en ligne et non pas localement sur un disque dur comme c’est le cas avec Lightroom Classic. Cela dit, en 2024, Adobe a ajouté la possibilité de stocker les fichiers en local face à la demande des utilisateurs 😉
- Pour les images qui sont en ligne, l’application fonctionne à la fois sur votre téléphone, votre tablette ou votre ordinateur.
- Lightroom est pensé davantage grand public : il ne comporte pas certaines fonctions de Lightroom Classic pourtant bien utiles, comme l’historique des modifications, les outils de visualisation type avant/après, et bien d’autres.

Son prix est de 11,99€/mois (abonnement annuel) avec la formule Lightroom (1 To). Depuis janvier 2025, Lightroom Classic est inclus dans cette formule – ce n’était pas le cas auparavant. Il n’inclut pas Photoshop.
Avec ce logiciel simplifié et en ligne, j’ai bien l’impression qu’Adobe tient un concept prometteur pour le futur, mais trop en avance sur son temps ! En effet, la capacité de stockage de 1To va vous limiter rapidement si vous prenez beaucoup de photos, et Adobe vous facture 10€/mois tout To supplémentaire.
La formule Lightroom (1 To) est moins chère que l’ancienne Creative Cloud pour la Photo et inclut désormais Lightroom Classic. Si vous n’avez pas besoin de Photoshop, c’est la formule à privilégier.
Et si vous êtes souvent en déplacement loin de votre disque dur contenant vos fichiers RAW, ça peut être la solution ?
Eh bien pas vraiment, pour au moins deux raisons :
- Lightroom Classic comporte déjà une fonction « aperçus dynamiques », qui stocke une version allégée de vos RAW dans votre catalogue, pour vous permettre de continuer à post-traiter quand votre disque dur principal est déconnecté.
- Depuis janvier 2025, la formule Lightroom (1 To) inclut Lightroom Classic, Lightroom desktop/mobile/web et 1 To de stockage cloud. Si vous avez besoin de Photoshop en plus, la formule Creative Cloud pour la Photo (1 To) à 23,99€/mois l’ajoute. Si vous êtes déjà sur la formule Creative Cloud pour la Photo 20 Go, gardez-la – l’accès à Photoshop compense largement le stockage cloud réduit.
Si vous aimez retoucher sur iPad (avec un stylet), Lightroom mobile est inclus dans la formule Lightroom (1 To) – pas besoin de souscrire séparément.
Bref, dans le cas général, je recommande la formule Lightroom (1 To) à 11,99€/mois – elle inclut Lightroom Classic et couvre 98% des besoins des photographes. Si vous avez besoin de Photoshop pour de la retouche locale avancée ou de la suppression générative, la formule Creative Cloud pour la Photo (1 To) à 23,99€/mois se justifie. Et si vous êtes déjà abonné à la formule Creative Cloud pour la Photo 20 Go, gardez-la.
Vous pourrez toujours utiliser Lightroom sur votre tablette ou votre smartphone en synchronisant certaines collections dynamiques depuis Lightroom Classic ! Vous pouvez même commencer un post-traitement sur votre smartphone et le poursuivre sur ordinateur, c’est hyper confortable 🙂
Vous pouvez néanmoins essayer gratuitement la formule Lightroom avec 1 To pendant 1 mois sur le site d’Adobe, pour vous convaincre vous-même 🙂
DxO PhotoLab
DxO PhotoLab (anciennement DXO Optics Pro), est un excellent logiciel français, particulièrement performant dans la correction des défauts optiques (distorsion, aberrations chromatiques, etc.), mais aussi en ce qui concerne le bruit et la netteté.
Vous retrouverez des fonctions équivalentes à celles de Lightroom Classic, avec souvent un nom un peu différent. L’ergonomie est excellente, les outils se trouvent facilement, et le logiciel est rapide.
Pour chaque fonction, le logiciel propose même des pré-réglages personnalisés à chaque image, qui peuvent constituer un point de départ dans votre post-traitement (si vous le souhaitez, évidemment !)
DxO a également racheté la technologie des U-points qui permet une retouche locale assez différente et intuitive (en gros, vous avez des curseurs qui s’affichent directement au voisinage de la zone de retouche locale), et les plugins de la Nik Collection qui permettent une approche différente du noir et blanc par exemple (ces plugins sont en option). Le logiciel est aussi bon pour la réduction du bruit numérique et la correction des défauts optiques.
Assez récemment, DxO a développé PureRAW, un algorithme de suppression de bruit basé sur l’IA. Il est inclus dans certaines versions de DxO, mais en tout cas les résultats sont spectaculaires (peu ou prou à jeu égal avec l’algorithme similaire implémenté dans Lightroom).
Je ne vais pas plus détailler ici, le mieux est encore de tester par vous-même, grâce à la version d’essai 30j.
Si vous êtes allergiques aux offres par abonnement, c’est à mon sens le meilleur rapport qualité prix pour une licence permanente sur le marché à l’heure actuelle. Mais dites-vous que vous devrez un jour ou l’autre payer une mise à jour, notamment pour faire reconnaître les fichiers RAW d’un boîtier récent.
Il est proposé à 140€ en version Essential (qui inclut déjà les outils qui nous intéressent, notamment les réglages locaux) ou 230€ en version Elite, et est compatible Windows et Mac.

Capture One
Capture One est un logiciel qui a beaucoup monté en popularité ces dernières années, et propose d’excellentes possibilités pour le post-traitement photo. Beaucoup disent qu’il est même meilleur que Lightroom là-dessus, notamment sur les réglages de colorimétrie, même si personnellement je n’ai pas vu de différence assez importante pour justifier de me passer de l’excellent cataloguage de Lightroom (bien que Capture One inclue cette fonction).
Il propose également de travailler par calques, comme on pourrait le faire dans Adobe Photoshop. Ça offre plus de possibilités quand on est expert, mais ce n’est pas toujours un avantage, car ça peut compliquer les choses, surtout en débutant.
De plus, le logiciel coûte quand même 369€ pour une licence permanente, ce qui n’est pas rien à dépenser d’un coup ! Vous avez cependant 30 jours d’essai gratuit pour vous faire une idée et décider si vous le préférez à Lightroom, et vous pouvez choisir de souscrire à la formule par abonnement qui va de 19€ à 49€/mois selon la version choisie. Dans certaines formules, vous avez une application mobile compatible iPad et iPhone. Le logiciel de bureau est compatible Windows et Mac.

Luminar Neo (remplace LuminarAI)
Récemment testé en détail, Luminar Neo est un logiciel qui fait beaucoup parler de lui. Et vous savez quoi ? L’ergonomie est étonnamment réussie. Ce qui m’a marqué, ce n’est pas la-super-fonction-qui-permet-de-rajouter-des-montgolfières-ou-des-cœurs-dans-le-ciel, mais la facilité d’utilisation et la présence des principaux outils de catalogage (étoiles, albums dynamiques, recherche IA), de développement RAW (réglages de base, courbes, HSL, débruitage) et de retouche locale. On comprend immédiatement tout.
Les curseurs répondent bien, sans lag. C’est disponible en licence permanente (~90-130€ selon la formule), ce qui le rend financièrement intéressant face à Lightroom. Le modèle sans abonnement est un vrai argument pour les photographes qui veulent payer une fois et ne plus y penser.
En revanche, les curseurs IA aux noms un peu « boîte noire » (amélioration de la pénombre, atmosphère, rééclairage…) sont souvent too much à 100%, mais utiles à dose réduite pour explorer les possibles visuels. À utiliser comme point de départ ou source d’inspiration plutôt que comme rendu final. Le masquage local couvre 90% des besoins, sans atteindre la flexibilité de Lightroom ou DxO pour les combinaisons de masques complexes.
Petit bémol : la gestion de l’historique est un peu déroutante – le curseur revient à zéro après chaque modification, ce qui oblige à gérer les ajustements depuis l’onglet Modifications. Pas rédhibitoire une fois qu’on le sait. Pour aller plus loin, j’ai fait une vidéo test complète sur Luminar Neo que vous pouvez regarder ci-dessous.
Bref, c’est dommage que leur marketing soit entièrement tourné sur le remplacement de ciel et fonctions basées sur l’intelligence artificielle. Car à mon sens, la grande force du logiciel n’est pas là, mais plutôt dans le fait de proposer les principaux outils de Lightroom dans une licence permanente à 62€.

Malgré mon ordinateur puissant, j’avais remarqué par le passé une lenteur du logiciel. Ce n’est désormais plus le cas: qui sait, les ingénieurs de chez Luminar m’ont peut-être entendu 🙂
Affinity Photo
Un concurrent se détache depuis quelques temps : Affinity (anciennement Affinity Photo 2). Les critiques sont très bonnes, et il permet aussi de retoucher ses RAW. Depuis son rachat par Canva, le logiciel est désormais entièrement gratuit.
Affinity est un logiciel unique en son genre, puisqu’il combine à la fois post-traitement RAW et retouche locale complète à la Photoshop. En revanche, comme Photoshop il ne propose pas de tri et de catalogage intégré.
Avant de vous donner mon avis sur le logiciel, laissez-moi vous résumer comment se déroule un post-traitement RAW sous Affinity :
- tout commence par l’ouverture de votre fichier RAW dans le logiciel
- ensuite, le développement se déroule comme dans tout autre logiciel classique. Il faut signaler que l’interface de développement d’Affinity est vraiment très intuitive et ergonomique, du même niveau que Lightroom ou Capture One voire au-dessus pour certaines fonctions (c’est un sacré compliment de ma part, rendez-vous compte !). Vous y retrouverez tous les outils, y compris la retouche locale (filtres gradué et radial pour modifier une partie de l’image). C’est vraiment une bonne surprise pour un logiciel bien moins cher que ses concurrents ! On retrouve l’historique de toutes les modifications sur le fichier RAW, comme dans d’autres logiciels de post-traitement non-destructifs.
- une fois le post-traitement terminé, cliquez sur “Développer” : Affinity crée un fichier .afphoto qui débloque les outils calques type Photoshop (retouche locale avancée, masques de fusion, etc). Le point clé : choisissez “Calque RAW intégré” à l’ouverture plutôt que “Calque pixelisé“, ce qui vous permet de revenir sur vos réglages RAW à tout moment en double-cliquant sur le calque.

Notez que l’historique des étapes intermédiaires n’est pas conservé après le développement – mais tous vos réglages finaux (balance des blancs, exposition, courbes…) restent modifiables à loisir.
Ce logiciel s’adresse plutôt aux retoucheurs qu’aux photographes purs : la combinaison RAW + calques à la Photoshop est puissante, mais le catalogage reste basique (pas de mots-clés, pas de copie virtuelle pour comparer deux développements d’une même photo).
Son argument massue reste son prix : depuis le rachat par Canva, Affinity est entièrement gratuit. C’est une alternative sérieuse à Photoshop sans bourse délier.

Les logiciels de retouche photo payants que je ne vous recommande pas (mais ça peut changer !)
Je sais que je ne vais pas me faire que des amis avec ce paragraphe, mais tant pis, puisque mon but est de vous aider sans langue de bois ! J’ai créé cette rubrique pour vous partager les logiciels payants que j’ai testés et qui présentent à mon sens un défaut majeur rédhibitoire.
Cela peut être une fonction essentielle qui manque (par exemple conserver l’historique des réglages pour pouvoir revenir dessus plus tard), un dysfonctionnement (algorithme de traitement des RAW, lenteur excessive), ou une mauvaise ergonomie.
Bien évidemment, il ne s’agit pas d’une liste noire gravée à tout jamais dans le marbre.
Un logiciel pourra passer dans la partie précédente dès que je vois passer une mise à jour qui corrige le défaut (ça été le cas de Luminar Neo récemment) !
Néanmoins, je vous invite à tester par vous-même pour vous faire votre propre avis comme Saint Thomas. Et si en testant vous vous apercevez que le défaut est réparé, signalez-le-moi en commentaire, ça m’aidera à être plus réactif sur les mises à jour 🙂
ON1 Photo Raw
Ce logiciel fonctionne bien et comporte toutes les fonctions clé, même si les choix de l’interface sont discutables (pourquoi donc ajouter des menus dédiés « Portraits » et « Ciel » en plus de l’onglet développement ?)
La licence permanente est à 80€, mais je trouve que ce logiciel ne brille pas particulièrement pour se distinguer des autres. Autant choisir l’excellent Dxo PhotoLab en version Essential qui possède une interface plus ergonomique et des algorithmes de traitement performants. Mais peut-être avez vous vos raisons de le préférer, et vous avez le droit 🙂
Mais testez par vous-même, il y a une version d’essai 15 j !
PhotoWorks
Logiciel Windows uniquement, au traitement RAW douteux – l’impression que le logiciel travaille sur le JPG embarqué plutôt que sur le fichier RAW réel. À éviter.
Les logiciels de tri des photos, classement et catalogage
PhotoMechanic
PhotoMechanic est un logiciel beaucoup utilisé par les pros qui manipulent de nombreuses photos pour des clients (photographes de portrait, de mariage, etc.)
L’idée de ce logiciel est de vous permettre de faire un tri efficace et rapide avant d’importer vos images dans votre logiciel de post-traitement favori.
En effet, PhotoMechanic affiche les fichiers RAW à la vitesse de l’éclair et vous permet donc de gagner en temps et en confort.
Il est certes très performant, mais coûte quand même 170€/an et est uniquement en anglais. Par contre il s’intègre parfaitement avec Lightroom. Donc pour l’amateur c’est sans doute un peu cher juste pour ça, mais disons que si vous allez vous professionnaliser, ça peut valoir le coup : 30 jours d’essai gratuits vous décideront ! 🙂
Narrative Select
Narrative Select est un logiciel arrivé en 2022 qui vient bousculer un peu PhotoMechanic !
Comme ce dernier, il est ultra-rapide pour afficher les fichiers RAW et faire un premier tri.
Grâce à l’IA, il est en plus capable de détecter les visages et de vous aider à évaluer la netteté et l’ouverture des yeux de vos sujets.
Ça peut paraître anecdotique dit comme ça, mais à l’usage ça vous évite de zoomer dans l’image sur les photos de groupe pour vérifier les visages un à un. Pour un usage en photo de mariage ou de famille, cette fonction représente donc un gain de temps non négligeable ! A vous de voir si ça peut vous être utile et justifier la dépense.

Son plus gros défaut, c’est qu’il n’est disponible que sur Mac, et est uniquement en anglais.
Le logiciel est gratuit dans sa version de base, et vous pouvez utiliser les outils avancés basés sur l’IA (décrits plus haut) pour 4 projets par mois. C’est suffisant pour la grande majorité d’entre nous !
Je vous invite à tester pour vous faire une idée et découvrir toutes les fonctions. Vous verrez, le logiciel est assez facile à prendre en main 🙂
À noter qu’une fonction de pré-traitement des photos via l’IA a récemment fait son apparition, comme je vous en parle juste après. Pour l’instant, ils optent pour un paiement à l’image (pas d’abonnement mensuel).
Aftershoot, Imagen et Neurapix
Je range ces deux-là parmi les logiciels de tri, mais ils font beaucoup plus que ça 🙂
Ce sont des logiciels pour accélérer votre tri et votre post-traitement, sans pour autant plaquer le même preset sur chacune de vos photos. Comment diable est-ce possible ? Je vous explique.
Vous aller fournir au logiciel des milliers de RAW que vous avez post-traitées sur Lightroom ou Capture One, et logiciel va entraîner une IA sur votre manière de post-traiter. Rien de démoniaque dans tout ça. Pour le dire simplement, le logiciel va juste apprendre quels ajustements vous avez tendance à faire dans telle ou telle situation. Par exemple : vous avez tendance à réchauffer l’image pour les photos prises par temps couvert.
Ainsi, avec votre profil IA, vous pouvez pré-traiter vos photos en un clic, mais il faut bien évidemment repasser dessus pour préciser votre intention, accentuer certains choix pour attirer l’oeil ici où là. L’IA ne fait que reproduire vos tics de post-traitement que vous lui avez donnés, rien de plus ! Les réglages techniques de base sont souvent très bons, et vous aurez gagné beaucoup de temps, c’est certain, surtout si vous brassez beaucoup de photos.
Si vous faites des photos pour le plaisir, vous devrez attendre d’avoir environ 2000 RAW post-traités pour pourvoir entraîner l’IA, en plus d’être assez constant dans votre façon de pratiquer la retouche, pour avoir un style cohérent et défini. Donc on va dire que ça s’adresse plutôt à celles et ceux d’entre vous qui ont déjà un peu de bouteille 🙂 Et aux pros qui brassent des milliers de photos de mariage par week-end, ça c’est sûr !
Si vous avez assez de fichiers RAW développés, je vous conseille de tester les versions d’essais.
Imagen facture à la photo tandis qu’Aftershoot et Neurapix fonctionnent à la photo et/ou au forfait mensuel. À vous de faire vos calculs pour savoir quel logiciel est plus avantageux en fonction du volume de photos que vous brassez 🙂
Notez que Neurapix est un plugin Lightroom, contrairement aux deux autres qui sont des logiciels séparés reliés à Lightroom. Personnellement j’ai une préférence pour Neurapix pour garder un workflow entièrement dans Lightroom.
Si vous voulez avoir encore plus de détail, on vous a préparé une comparaison des trois logiciels dans cette vidéo (de rien, c’est cadeau 🙂 )
Les logiciels de retouche photo dédiés à la retouche locale
Pour la retouche locale, c’est là que l’achat d’un logiciel dédié peut éventuellement se justifier. Si vous utilisez Lightroom, vous n’en aurez sans doute pas besoin, sauf si vous voulez faire de la retouche très lourde.
Le roi de la jungle est évidemment Adobe Photoshop, maître incontesté du domaine. Il dépasse largement les fonctionnalités dont a besoin un photographe, et vous l’utiliserez sans doute à 10 % de ses capacités (ce qui est déjà énorme).
Il est à noter que Photoshop permet également de développer des fichiers RAW (via son module Camera RAW), mais comme pour Affinity 2 vous ne pourrez plus revenir en arrière une fois le fichier enregistré. C’est la raison pour laquelle je ne l’ai pas inclus dans la partie « logiciels de post-traitement RAW ».

Il est disponible seulement à l’abonnement. Seul, Photoshop revient à environ 28€/mois – ce qui n’a guère de sens si vous êtes photographe. La formule Creative Cloud pour la Photo (1 To) à 23,99€/mois (Photoshop + Lightroom Classic + 1 To cloud) est bien plus rationnelle si vous avez besoin des deux.
Vous pouvez aussi vous tourner vers Affinity Photo 2, que j’ai évoqué plus haut. Seulement 75€ (avec une version d’essai gratuite 7j pour vous faire une idée).
Si vous êtes sur Mac, Pixelmator Pro peut être une bonne alternative à Adobe Photoshop. Il est proposé à 40€ sur l’App Store.
Quel est le meilleur logiciel de retouche photo gratuit ?
Le meilleur logiciel de photo gratuit est RawTherapee ou DarkTable, selon vos goûts en termes d’ergonomie. Ces deux logiciels sont tous les deux multi-plateformes (Windows, Mac et Linux).
Évidemment, pour certains payer pour un logiciel n’est pas envisageable, et heureusement il existe ces solutions gratuites crédibles. On me pose souvent la question : est-ce qu’elles sont aussi bien que les logiciels payants ?
Le plus souvent, non : il n’y a pas de secret, on en a toujours pour son argent. Ce qui ne veut pas dire qu’on ne puisse pas obtenir de bons résultats avec ces logiciels de retouche photo. Simplement, ils ont forcément plus de faiblesses.
Le plus souvent, elles concernent l’ergonomie (le logiciel peut ressembler à une usine à gaz et vous mettrez plus de temps à le prendre en main), la rapidité (le délai entre le déplacement d’un curseur et l’effet sur l’image), et enfin la performance du logiciel (les algorithmes de traitement sont parfois moins aboutis, comme par exemple pour le bruit numérique).
L’ergonomie d’un logiciel est importante pour au moins deux raisons :
- Si vous préférez comme moi faire des photos plutôt que de passer du temps derrière l’ordinateur, autant rendre ce moment le plus plaisant possible !
- Si je galère à trouver une fonction, que je dois regarder 4h de vidéo Youtube pour la trouver, ou que le logiciel rame à chaque fois que j’applique un réglage ou crashe régulièrement, ça va m’énerver, et surtout me décourager à expérimenter plusieurs traitements sur une même photo. Et donc rendre mes post-traitements moins fidèles à mon intention de départ.
Donc vous voyez, l’ergonomie d’un logiciel n’est pas juste du confort d’utilisation, ça va bien plus loin que ça !
Le post-traitement RAW
RawTherapee
En termes de logiciel de post-traitement RAW gratuit, je conseille clairement RawTherapee : il est multi-plate-formes (Windows, Mac et Linux), disponible en français, assez ergonomique et bien pensé, et délivre des résultats satisfaisants.
Il n’est pas exempt de défauts non plus : le bruit est plus présent que chez ses concurrents payants, l’interface est un chouilla complexe par endroits (il faut juste ignorer les fonctionnalités compliquées pour se concentrer sur l’essentiel), et il n’est pas très rapide. Les outils de retouche locale (filtre dégradé et filtre radial) sont plus limités que sur leurs concurrents payants (on ne peut régler que l’exposition). Malgré ça, ça reste une excellente alternative gratuite, très bien pour commencer le post-traitement.

DarkTable
DarkTable présente des performances similaires à RawTherapee. Son interface est davantage calquée sur celle de Lightroom, donc vous ne serez pas dépaysé si vous venez de la version d’essai 30j 😉
A signaler que l’interface du logiciel DarkTable est disponible en français, comme celle de RawTherapee.
Les étapes basiques du développement sont regroupées dans l’onglet « modules de base », mais contrairement à RawTherapee tous les réglages ne sont pas disponibles par défaut dans l’interface, et il faut ajouter ceux dont vous avez besoin depuis la rubrique « plus de modules », et c’est là où ça se complique.
En fait, il n’est pas souhaitable d’activer tous les modules, car certains sont plus anciens que d’autres et vont faire doublon.
Par exemple, dans la communauté Darktable, vous trouverez des développeurs qui vous conseillent d’activer uniquement les modules suivants :
- Exposition
- Filmique RVB
- Balance couleur
- Contraste local
- Correction d’objectif
- Balance des blancs
Je suis pour les logiciels libres, mais ici, on a l’impression que les modules ne sont pas pérennes dans le temps et peuvent devenir obsolètes d’une version à l’autre. Pas très rassurant pour un logiciel dans lequel vous allez investir du temps et qui est censé pouvoir encore afficher vos RAW post-traités dans 10 ans à venir !
Il y a deux autres points qui m’ont déplus :
- le fait que les fichiers RAW s’affichent avec un rendu tout gris (et franchement moches, disons-le) à l’import. D’habitude, les logiciels partent d’un profil couleur défini par l’appareil photo, en général assez neutre mais pas non plus tout gris. C’est assez démotivant de devoir reprendre toute la colorimétrie d’une image depuis zéro !
Vous pouvez certes définir des réglages à appliquer automatiquement à l’import (contraste, exposition, etc), mais forcément ils ont leur limite puisque chaque image est différente. - Les outils de retouche locale ne sont pas faciles à utiliser
Bref, si vous choisissez DarkTable, il vous faudra donc probablement un peu de temps d’apprentissage et pas mal de persévérance pour prendre en main les autres modules et comprendre leurs effets respectifs…
Notez que venant de Lightroom où tout est très ergonomique, mon avis peut paraître un peu “dur” aux utilisateurs de DarkTable les plus aguerris 🙂 Cela reste mon expérience utilisateur, subjective par nature, et avec l’habitude vous pourriez vous faire à ce logiciel entièrement paramétrable (surtout si vous êtes du genre à aimer mettre les mains dans le cambouis en informatique ^^)
Il existe maintenant une version Windows, même si j’ai cru comprendre qu’elle avait encore quelques bugs vu sa jeunesse. Les versions Mac et Linux ne posent pas de souci par contre 🙂

Capture One Express (pour Sony ou Fujifilm)
Si vous avez un appareil Sony ou Fujifilm, vous pouvez opter pour cette version light de Capture One. L’ergonomie est très bien, mais il manque juste les outils de retouche locale (filtre gradué et radial). Ça se comprend, sinon Dxo ne vendraient plus son bébé Capture One ! 🙂
Et d’ailleurs, je ne sais pas si j’ai été devin dans une autre vie, car Capture One a annoncé l’abandon de Capture One Express en début 2024, il n’est donc désormais plus disponible 🙁
NX Studio (pour Nikon)
C’est un logiciel gratuit pour les possesseurs d’appareils Nikon, dont les fichiers RAW sont en .NEF
Les principales fonctionnalités de catalogage et post-traitement sont présentes, même si l’ergonomie de l’application est assez rudimentaire. Pour la retouche locale, il semble que le logiciel se limite à des filtres radiaux. C’est déjà pas mal pour du gratuit !
OM Workspace (pour OM System / Olympus)
Le logiciel d’OM System (anciennement Olympus) pour traiter les fichiers .ORF. Il assure le développement RAW de base avec un rendu fidèle au boîtier, mais reste limité sur la retouche locale. Utile comme point de départ si vous shootez avec un boîtier OM System, avant de passer à un logiciel plus complet.
Le tri, le classement et catalogage
Les logiciels gratuits de post-traitement RAW présentés ici intègrent une fonction de catalogage, mais ce n’est pas toujours le cas pour les logiciels payants présentés plus haut (Affinity Photo 2). Voici donc quelques logiciels gratuits de catalogage.
Xn View MP
L’un des meilleurs logiciels gratuits, et que je vous conseille les yeux fermés, c’est XnView MP : il est compatible multi plate-formes (Windows, Mac et Linux), propose toutes les fonctionnalités dont vous aurez besoin, bref, si vous voulez un choix qui ne demande pas de réflexion, c’est XnView MP qu’il faut choisir.

Solutions plus simples : Google et Apple Photos
Il existe également des solutions plus simples (un peu trop pour le photographe sérieux je trouve, mais gratuites et mieux que rien pour commencer) : Google Photos, et le logiciel Photos d’Apple si vous travaillez sous Mac.
La retouche locale
Enfin, si vous souhaitez faire des retouches locales (enlever les yeux rouges, adoucir la peau, etc.), il y a un grand gagnant dans les logiciels de retouche photo gratuits : GIMP. Il est un peu moins simple ergonomiquement au premier abord, bien qu’il ait fait de gros progrès récemment, mais au final les fonctionnalités restent similaires à Adobe Photoshop : calques, masques de fusion, et différents outils somme toute très classiques.
Il a l’avantage d’être assez populaire pour avoir beaucoup de tutoriels ou de vidéos dispos sur le net pour maîtriser l’outil. D’autant plus qu’il est assez complet, et que vous en utiliserez 10 %.
(Ne vous laissez pas arrêter par le site internet en anglais, le logiciel est traduit en français.)
Que penser des logiciels de retouche photo en ligne ?
Nous sommes maintenant dans les années 2025, et il est légitime de se poser la question : est-ce qu’aujourd’hui, les logiciels de retouche photo en ligne sont crédibles pour le photographe ?
Évidemment, si vous souhaitez seulement faire quelques retouches de contraste ou de luminosité, aujourd’hui n’importe quelle application web ou smartphone un peu connue (comme Snapseed ou Canva par exemple) est capable de vous donner des résultats satisfaisants.
Mais soyons honnêtes : si vous avez tapé “meilleur logiciel de retouche photo” dans votre moteur de recherche, c’est sans doute que vous recherchez quelque chose de plus avancé, non ?
Ces applications ne sont pas mauvaises en soit, mais elles sont conçues pour le grand public : elles ne gèrent en général pas les fichiers RAW, et encore moins le tri et le catalogage de votre grande bibliothèque de photos. Ce n’est donc pas vraiment une solution adaptée pour nous, mais ce sera parfait pour conseiller à vos amis qui veulent simplement retoucher un peu leurs photos rapidement sur leur téléphone, en éditant juste les contrastes et les couleurs.
Et si vous voulez faire ça, notez que Lightroom possède une application mobile qui fait ça très bien et pourra même se synchroniser avec votre ordinateur !
L’IA dans les logiciels de retouche photo en 2026
L’intelligence artificielle a profondément changé le paysage des logiciels de retouche ces deux dernières années. Chaque éditeur majeur a intégré ses propres outils IA, avec des philosophies très différentes : certains visent la transparence (l’IA accélère ce que vous auriez fait vous-même), d’autres misent sur des effets spectaculaires en un clic. Voici un tour d’horizon de ce qui existe concrètement.
La réduction de bruit par IA
C’est probablement la fonctionnalité IA qui a le plus d’impact sur la qualité d’image au quotidien. Lightroom a revu sa réduction de bruit par IA en juin 2025 : auparavant, la fonction créait un fichier DNG supplémentaire de plus de 90 Mo à chaque application. Désormais, les réglages sont stockés dans les métadonnées sans créer de fichier annexe – un vrai gain en fluidité de workflow. DxO PhotoLab reste la référence avec son algorithme DeepPRIME XD, qui a toujours fonctionné de manière non-destructive sans fichier supplémentaire : c’est un point fort historique du logiciel. Pour ceux qui veulent aller encore plus loin, Topaz DeNoise est un outil externe spécialisé compatible avec la plupart des logiciels.
Les masques et sélections automatiques
Lightroom a ajouté en avril 2025 le masque Paysage par IA : à l’ouverture d’une photo, l’IA décompose automatiquement l’image en éléments distincts – ciel, montagnes, végétation, eau, architecture, sol – que vous pouvez retoucher séparément sans créer un seul masque à la main. Combiné aux masques Sujet et Personnes (qui sélectionnent le visage, la peau, les yeux, les vêtements), c’est un gain de temps considérable sur les portraits et les paysages. Capture One propose des masques IA équivalents, particulièrement efficaces pour les portraits en studio.
La suppression d’objets et de personnes
Lightroom a intégré en juin 2025 un outil de suppression de personnes en trop : sur une photo de monument avec des touristes, l’IA identifie et supprime automatiquement les passants indésirables en quelques clics. Photoshop va plus loin avec le Generative Fill basé sur Firefly, qui permet de supprimer des éléments et de reconstruire l’arrière-plan de façon très convaincante – c’est l’un des arguments principaux pour souscrire à la formule Creative Cloud Photo plutôt que Lightroom seul.
Le post-traitement assisté : Aftershoot, Imagen, Neurapix
Au-delà des outils intégrés dans les logiciels, une catégorie d’outils dédiés a émergé pour accélérer le post-traitement de gros volumes d’images : Aftershoot, Imagen et Neurapix. Le principe est différent des outils IA classiques : plutôt que d’appliquer un filtre générique, ces logiciels apprennent votre style de retouche en analysant vos RAW déjà post-traités, pour ensuite reproduire vos habitudes sur de nouvelles photos. Ce ne sont pas des presets : le logiciel adapte les réglages à chaque image selon les conditions de lumière, de contraste et de balance des blancs – comme vous l’auriez fait vous-même.
Concrètement, si vous avez tendance à réchauffer la balance des blancs par temps nuageux ou à désaturer légèrement les verts, l’IA va l’apprendre et l’appliquer automatiquement. Le résultat couvre environ 80 à 90% du post-traitement de base, ce qui vous laisse vous concentrer sur la retouche locale et les ajustements d’intention. Ces outils s’adressent d’abord aux photographes qui traitent de gros volumes (mariages, reportages, safaris), mais le modèle de facturation à l’image – autour de 0,045€/photo chez Imagen – les rend accessibles même pour un usage ponctuel : 100 photos reviennent à environ 5€. Neurapix se distingue par son intégration directe dans Lightroom via un plugin, et par sa compatibilité avec les deux modèles tarifaires (forfait ou à l’image).
Ce que l’IA fait bien, et ce qu’elle ne remplace pas
L’IA excelle sur tout ce qui est technique et répétitif : réduction de bruit, cohérence d’exposition sur une série, balance des blancs, corrections optiques. Elle gagne du terrain sur les sélections et masques. En revanche, elle ne remplace pas le jugement photographique : décider d’assombrir un coin d’image pour mieux guider l’œil, choisir d’amplifier une dominante colorée pour renforcer une ambiance, savoir qu’un flou ou une sous-exposition est intentionnel – tout ça relève de votre intention, pas d’un algorithme. L’IA est un assistant efficace sur le volume ; l’artistique reste entre vos mains.
Voilà, j’espère que cet article vous aura aidé à vous y repérer dans les différents logiciels et leurs fonctionnalités. Ce n’est pas si compliqué, il suffit d’avoir le bon outil pour les bonnes choses. Il existe des solutions adaptées à toutes les préférences et toutes les bourses, mais si je devais finir par un conseil, c’est de tester !
Les logiciels payants proposent en général une version d’essai de 15 ou 30 jours, qui vous permet de vous faire une idée et de savoir si vous voulez dépenser pour vous payer le logiciel ou non. Mais attention, si vous testez un logiciel excellent, vous aurez du mal à vous en passer après ! 🙂
Pour finir, je sais que certains d’entre vous sont réticents sur le principe de payer un logiciel comme Lightroom sous la forme d’abonnement, qui vient se rajouter à ceux que nous avons déjà (téléphone, internet, etc). C’est exact, et je comprends.
Mais gardons aussi à l’esprit qu’au même titre que la prise de vue, le post-traitement est une étape à part entière de la création d’une photo.
Donc si vous hésitez entre dépenser 1000€ dans le nouveau boîtier qui vient de sortir, ou bien dans le logiciel payant sur lequel vous vous sentez bien (soit 7 ans de licence Lightroom), ça mérite réflexion ! Si vraiment, vous êtes opposé à l’abonnement, prenez Dxo Photolab Essential, le meilleur rapport qualité prix à mon sens pour une licence permanente.
Et n’oubliez pas de partager l’article et d’aller faire des photos ! 🙂
Questions fréquentes sur les logiciels de retouche photo
Quel est le meilleur logiciel de retouche photo gratuit ?
Pour le développement RAW complet, Darktable est la référence gratuite : non-destructif, open source, disponible sur Windows, Mac et Linux. Il demande un peu de temps pour la prise en main mais couvre tous les besoins. RawTherapee est une excellente alternative, très précis sur le RAW. Si vous venez de la famille OM System (Olympus), OM Workspace est gratuit et traite nativement les fichiers .ORF. Pour de la retouche locale avancée sans catalogage, Affinity est désormais entièrement gratuit depuis le rachat par Canva.
Lightroom ou DxO PhotoLab : lequel choisir ?
Les deux sont d’excellents logiciels, mais avec des philosophies différentes. Lightroom Classic est le choix idéal si vous avez besoin d’un outil tout-en-un : catalogage avancé, développement RAW, retouche locale, synchro multi-appareils. C’est un abonnement à 11,99€/mois. DxO PhotoLab excelle sur la qualité d’image pure – sa réduction de bruit DeepPRIME XD est la meilleure du marché – et propose une licence permanente (~230€). Si vous ne changez pas souvent de matériel et n’avez pas besoin de catalogage cloud, DxO est un excellent choix. Sur 5 ans avec les mises à jour, l’écart de prix entre les deux est d’environ 90€.
Quel logiciel de retouche photo choisir sans abonnement ?
Plusieurs alternatives sérieuses existent. DxO PhotoLab (~230€ en licence permanente, upgrades ~60€/an en promo) est le plus complet pour le développement RAW. Capture One propose aussi une licence perpétuelle (~369€). Affinity est désormais gratuit et couvre la retouche locale avancée. Pour les budgets serrés, Darktable et RawTherapee sont gratuits et open source. La seule limite des licences permanentes sans mise à jour : pas de support pour les nouveaux boîtiers si vous changez de matériel.
Lightroom Classic est-il inclus dans l’abonnement Lightroom ?
Oui, depuis janvier 2025. La formule Lightroom (1 To) à 11,99€/mois inclut désormais Lightroom Classic, Lightroom desktop, mobile et web, ainsi que 1 To de stockage cloud. Ce n’était pas le cas auparavant – Lightroom Classic était réservé à la formule Creative Cloud pour la Photo. Si vous avez besoin de Photoshop en plus, la formule Creative Cloud pour la Photo (1 To) est disponible à 23,99€/mois.
Quelle est la différence entre Lightroom et Photoshop ?
Ce sont deux outils complémentaires avec des rôles distincts. Lightroom Classic est conçu pour les photographes : il gère le catalogage de grandes bibliothèques, le développement RAW non-destructif sur des lots d’images, et la retouche locale avec des masques intelligents. Photoshop est un éditeur pixel par pixel, idéal pour la retouche locale très poussée, les montages, la suppression générative d’objets complexes et le travail en calques. Pour 98% des besoins photographiques, Lightroom seul suffit. Photoshop devient utile pour des retouches chirurgicales (remplacement de ciel complexe, fusion d’images, retouche avancée de portraits).


tu connais Digikam ?
Excellente article ! J’ajouterais PhotoDiva à la liste des logiciels gratuits : c’est un excellent éditeur photo gratuit, très simple à utiliser, idéal pour la retouche de la peau, des yeux, bref, de tout ce dont on peut avoir besoin pour réussir un beau portrait.
Je viens de lire l’article par curiosité et finalement j’ai appris plein de choses.Je ne pensais pas qu’il existait autant d’alternatives aux logiciels classiques. Très bonne découverte, merci pour le travail !
Merci pour cet article clair et pratique.Exactement le genre de contenu que je cherchais pour mieux comprendre les options disponibles. Ça simplifie vraiment le choix.
Ravi que ça te soit utile !