Le matériel pour un safari photo

En février, je pars au Kenya pour un safari photo. Dans cette vidéo, je vous montre le contenu de mon sac photo, et je vous explique pourquoi j’ai fait ces différents choix.
L’idée n’est surtout pas de vous dire « prenez la même chose » (ce serait stupide), mais de vous expliquer ma démarche pour que vous puissiez prendre une bonne décision.

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Liste de tout ce que je prends :

  • Sac Filson Photographer’s Backpack
  • 2 Canon EOS 5D MkIII + un grip
  • Sigma 150-600mm f/5-6.3
  • Canon 16-35mm f/4
  • Panasonic GX8
  • Olympus 12-40mm f/2.8
  • Olympus 9-18mm
  • Olympus 45mm f/1.8
  • Panasonic 35-100mm f/2.8
  • Bean bag Gura Gear Sabi Super
  • Un trépied Sirui T-1204X (pas pour le safari, ça ne sert à rien)
  • Des filtres Lee Seven5 : ND1000, dégradés gris neutre et polarisant
  • des tonnes de batteries et de cartes mémoires
  • Un ordinateur portable + 2 disques SSD Samsung T1
  • 3 adaptateurs pour le courant
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Comme vous le savez peut-être si vous avez suivi les emails ces derniers temps, je pars très bientôt au Kenya, en safari pour dix jours, avec David Duchemin, grand photographe et formateur à la photo canadien.
On part dix jours pour simplement shooter la faune africaine – et je pense aussi l’Afrique tout court –, du coup je prends cette fois-ci un sac photo un peu différent de ce que je prends d’habitude. D’habitude, ce que je prends est assez léger : un hybride, deux ou trois objectifs, et c’est parti. Là, je me suis plus équipé, car pour photographier la faune sauvage, ça nécessite un matériel un peu plus évolué sur certains points. Du coup, j’ai eu envie de vous montrer ce que j’emmenais comme matériel photo ; ça me semblait intéressant parce que j’ai pas mal réfléchi à ce que j’allais emmener et je voulais vous le partager aujourd’hui.

Tout d’abord, il faut que je vous décrive un peu mon voyage : comme je l’ai dit, je pars dix jours en safari photo, donc nous allons être dans de gros Range Rover la majorité de la journée pour essayer de shooter la faune. Juste après, j’ai aussi deux ou trois jours avec une ONG, World Teacher Aid, qui s’occupe de construire des écoles au Kenya. Je vais faire des photos pour eux, ce sera forcément différent, ce sera plus du reportage et j’aurais donc des besoins différents. (Je reviendrai dessus après dans la vidéo.) Ensuite, je vais quinze jours en Thaïlande, notamment pour voir des amis, mais aussi pour me reposer, être plus au calme et avoir le temps de me recentrer un peu sur moi, sur les projets de cette année – ça me semble assez important.

Je vais être un peu moins en mode photo en Thaïlande, mais évidemment, ça m’étonnerait que je n’en fasse pas. Il faut aussi penser à ça quand on prend son matériel : l’intégralité du voyage.

Le sac photo

Tout d’abord, le sac photo. Il est juste à côté de moi. C’est un sac photo de la marque Filson, le modèle Filson Photographer’s Backpack, marque qui a conçu ses sacs en partenariat avec de grands photographes – notamment le fameux Steve McCurry qui a fait la photo de la jeune fille afghane aux yeux verts que vous connaissez sans doute.
C’est un sac que j’ai choisi, en premier lieu, parce qu’il correspondait bien à mes besoins. Je ne voulais pas prendre quelque chose de trop grand pour éviter la tentation de prendre trop de matériel. Vous voyez que tout rentre, pile. J’ai encore de la place dans la poche du dessus, ici, donc ce sera un sac qui va à la fois me servir pour le transport pour le prendre en cabine, et quand je serai sur place, je vais enlever tout ce qui est chargeur et compagnie – là, je n’ai pas mis tous les chargeurs, mais il y en aura évidement plein, je vais y revenir – et je vais m’en servir pendant la journée pour emmener mon matériel. Il sera relativement compact, pas trop lourd non plus – c’est un sac en toile, donc pas très lourd à la base –, il est aussi résistant, parce que Filson est une excellente marque de sac. C’est évidemment pas donné, mais leurs sacs sont garantis à vie, donc si dans dix ans il y a une bretelle qui lâche, je peux aller les voir et ils me la répareront gratuitement. C’est un bon service client, donc on le paye d’un autre côté. Je vous avoue que je ne suis pas grand fan des sacs en matière plastique noire, je voulais un truc un peu joli aussi, c’est mon choix, mais on peut trouver des sacs, tout à fait adaptés pour ce style de trip, moins chers que celui-ci.
Là, c’est le sac que je vais emmener, et je vais vous montrer ce que je prends comme matériel.

Le matériel

Les boîtiers

Tout d’abord, en termes d’appareil photo, je suis beaucoup plus chargé que d’habitude, car habituellement, j’ai tout simplement un seul boîtier hybride et là, je vais carrément partir avec trois boîtiers.

Pourquoi ? D’abord, j’ai un 5D Mark III que vous voyez ici, avec son grip qui va me permettre à la fois d’avoir un peu plus d’autonomie en batterie, mais aussi de bien pouvoir le maintenir quand il sera à la verticale, si je prends des photos à la verticale avec le gros zoom que vous voyez là et dont je vais vous parler tout de suite. Ça me permettra de mieux le maintenir, donc j’ai décidé de prendre le grip avec.

J’ai pris un premier 5D Mark III, et David nous a dit « prenez absolument un second boîtier, parce que si jamais votre premier boîtier ne fonctionne plus – c’est rare, mais si jamais il tombe en panne, vous serez au milieu de la savane avec des choses magnifiques à photographier et vous n’aurez pas de matériel qui fonctionne ». Ce serait vraiment dommage.

J’ai donc pris un deuxième 5D Mark III – que je ne peux pas vous montrer parce qu’il est en train de me filmer actuellement ; je l’ai remplacé dans le sac par un 7D pour l’exemple, c’est à peu près le même volume –, et j’ai également pris un hybride  dont je vais vous parler ensuite.

Les optiques

En termes d’optiques, pour les deux reflex Canon, j’ai tout d’abord pris la grosse optique de photo animalière, c’est le Sigma 150-600 mm. En l’occurrence je ne l’ai pas acheté, parce que je pars une fois au Kenya pour dix jours et qu’il est peu probable que ça me serve beaucoup. C’est Sigma qui me l’a prêté. Évidemment, vous n’aurez peut-être pas la chance de vous faire prêter du matériel par Sigma, mais c’est un type d’objectif que vous pouvez louer ; je vous conseille, pour des trips comme ça, si vous voulez éviter de dépenser 1 000 € dans une optique faite uniquement pour la photo animalière, et qui n’est pas forcément utile pour vous au quotidien, de louer les optiques, puisque vous allez faire un investissement beaucoup plus faible – vous allez peut-être payer 100 ou 150 € pour louer l’optique deux semaines et vous n’aurez pas à faire de compromis sur la qualité, puisque si vous achetiez les mêmes optiques ça vous coûterait peut-être 1 000, 2 000 ou 3 000 euros ou plus. Vous aurez ainsi une optique exceptionnelle pour un prix somme toute assez dérisoire, et même si vous ne la possédez pas après, ce n’est pas de l’argent perdu puisque vous allez ramener de meilleures images que si vous aviez acheté un zoom un peu entrée de gamme pour, finalement, trois fois plus cher. Pour moi, l’essentiel c’est les images, donc si je n’avais pas eu cette optique en prêt, j’aurais sans doute loué un gros téléobjectif pour le voyage plutôt que d’en acheter un, parce que ça n’a pas de sens puisque je ne vais probablement pas m’en resservir après.

Avec le Sigma 150-600, je vais donc aller jusqu’à 600 mm. C’est un grossissement vraiment gigantesque, il n’y a vraiment pas besoin de plus. David nous a dit « emmenez au minimum un équivalent 300 mm », là je suis carrément deux fois plus gros que ce que lui emmène – il n’emmène pas plus qu’un 300 mm. Je voulais pouvoir me rapprocher. Vous voyez qu’une fois déployé – là, il y a le pare-soleil – ça prend un peu de place, fort heureusement il se replie, et je vais pouvoir photographier la vie sauvage. Ce sera sans doute l’objectif que je vais utiliser le plus pendant ce voyage ; c’est aussi celui qui prend le plus de place et qui est le plus lourd, mais ça va valoir le coup de le prendre.

Deuxième optique que j’emmène pour les reflex, c’est un 16-35 mm f/4. Lui aussi est en train de me filmer, donc je ne peux pas vous le montrer, mais, en substance, c’est un ultra grand-angle qui va me permettre de faire des photos de paysage comme je veux ; quand il sera dans le sac, il sera fixé à un 5D Mark III, donc l’encombrement sera à peu près similaire à ce que vous voyez ici.

Ça, c’est pour mon matos de reflex, qui sera mon matériel principal durant ce voyage, mais comme il me restait un peu de place et, comme je vous l’ai dit,  que je vais ensuite faire du reportage avec des enfants dans des écoles, je n’ai pas envie de m’amener avec mon gros reflex qui peut être un peu intimidant. Vous imaginez la taille du boîtier, ici, avec le gros objectif en plus et vous regardez comme ça dedans : on n’a pas un rapport direct avec le sujet qui, je pense, est meilleur pour ce genre de photo. Donc, j’avais envie d’avoir du matériel plus discret qui me permette un meilleur contact grâce à la visée par l’écran. Bref, j’ai pris mon hybride habituel.

Je pars donc également avec le Panasonic GX8 et l’objectif 12-40 mm f/2.8, qui est un zoom transtandard qui va me permettre de faire plein de choses, et qui pourrait également me servir pendant le safari. Si jamais j’ai besoin d’une focale entre un équivalent 24-110 comme celui-ci, eh bien, je l’aurai à portée de main, je n’aurai qu’à le sortir du sac, l’allumer, et je pourrai tout de suite shooter, je n’aurai même pas à changer d’objectif. C’est un avantage dans cette situation.

Lui va surtout me servir pour photographier les écoles de World Teacher Aid et éventuellement en Thaïlande ; je pense qu’il va un peu moins me servir pendant le safari, mais c’est toujours bon à avoir.

Je le prends également avec deux autres objectifs, parce que c’est tellement petit que ce serait dommage de s’en priver. J’ai choisi un ultra grand-angle. Certes, il fait double emploi avec le 16-35 mm du Canon, mais j’ai des filtres qui sont tous adaptés – ce sont des filtres pour Micro 4/3 – aux objectifs que j’ai sur le GX8, donc si je veux faire des photos avec filtre, il me faut cet objectif-là, et comme il pèse environ 130 grammes, vous imaginez bien qu’à côté du kilo de matériel juste à côté, rien que pour un objectif, ce n’est pas grand-chose.

Donc, je prends celui-ci et je prends également une petite focale fixe de portrait – là encore, parce que ça ne coûtait pas grand-chose – qui est l’Olympus 45 mm f/1.8, équivalent 90 mm en full frame, qui fonctionne très bien, qui a une très belle qualité optique et qui va me permettre de faire des portraits des enfants. Je sais que si je n’ai pas ce type d’optique, qui pourrait me servir, je vais le regretter. Je ne l’aurais peut-être pas emporté si j’avais dû prendre une grosse optique de reflex, parce que je me serais demandé s’il allait vraiment me servir. Là, en l’occurrence, comme ça ne pèse vraiment rien du tout, je peux tout à fait l’emmener pour un investissement en poids vraiment minimum.

Les accessoires

Il y a autre chose dont je voulais vous parler et qui est extrêmement important, c’est qu’en l’occurrence, au Kenya, on ne va pas forcément avoir de l’électricité tous les soirs – a priori ce sera le cas, mais David nous a dit « soyez prudents, prenez suffisamment de cartes mémoire et de batteries pour survivre deux, voire trois jours, histoire d’être sûr de ne pas être frustré ».

Du coup, j’ai fait une pile de batteries. Ici, j’ai cinq batteries, plus les deux qui sont dans le grip, plus une autre dans l’appareil en train de filmer. Donc, ça fait huit batteries en tout. Normalement, ça devrait aller, mais je me suis dit que, finalement, comme ça ne pèse pas grand-chose et que je pars déjà avec pas mal de matériel, autant être vraiment sûr parce que je ne voudrais surtout pas être frustré. Imaginez : le troisième jour sans électricité, vous arrivez en fin de journée, il y a un beau coucher de soleil, les lions ne sont pas loin et ont un comportement magnifique, et vous n’avez plus de batterie. C’est vraiment dommage, donc j’ai considéré que c’était indispensable d’avoir suffisamment de batteries – et là, j’ai vraiment fait le plein – qui sont évidemment toutes chargées avant que je parte.

J’ai également fait le plein de cartes mémoire que j’ai mises dans ces étuis de marque PNY qui sont assez résistants. Je me suis dit qu’il valait mieux qu’elles soient dans cette protection. J’ai des cartes mémoire pour les reflex – j’ai des cartes CF –, j’ai également des cartes SD pour les reflex aussi (puisqu’ils ont un emplacement de carte SD), et pour l’hybride. J’en ai plusieurs ici, et ce que je ferai pendant le voyage, c’est que j’aurai un boîtier avec les cartes pleines et un boîtier avec les cartes vierges, comme ça je saurai toujours dans quel boîtier mettre l’ancienne carte et dans quel boîtier prendre la nouvelle de manière à ne pas me tromper et être sûr de ne rien effacer ou ne pas devoir changer de carte très souvent.

Ça, c’est un aspect « survie », puisqu’on ne va pas avoir forcément de l’électricité tout le temps.

Un autre accessoire indispensable, c’est ce que l’on appelle un « bean bag » – en français « un sac de haricots ». L’idée, c’est de le remplir de quelque chose pour qu’il soit à la fois stable, mais un peu mou, ce qui va nous permettre de poser l’appareil dessus. Par exemple, il pourra tenir debout comme ça et je pourrai poser le reflex là. Ça, c’est un « bean bag » de la marque Gura Gear, que j’ai fini par trouver en France sur le site d’Objectif Bastille. Faites attention, même si sur la photo il est présenté avec les sacs qui vont avec, il n’est pas vendu avec, donc il faut bien acheter les sacs en plus.
Ces sacs ont l’air encombrants et lourds, mais en fait, c’est extrêmement léger. Vous avez la solution de ne pas emmener ça et de remplir le « bean bag » là-bas directement en achetant sur place du riz ou des lentilles qui peuvent le remplir, c’est une solution tout à fait viable. En l’occurrence, David nous l’a déconseillé, car il nous a dit qu’il était possible que l’on mette plusieurs jours pour trouver la quantité de riz suffisante pour tout le monde. Donc, plutôt prenez ça avec. Ça ira dans ma valise, pas dans mon sac photo, sinon il n’y aurait plus la place. Une fois arrivé, je remplirai le « bean bag » avec, et juste avant de repartir du Kenya, je viderai le « bean bag », je me débarrasserai de ça, je le jetterai, tant pis, parce que ça prend trop de place. Du coup, j’aurai le « bean bag » tout plat dans le sac, ça ne prend pas beaucoup de place, et je n’aurai plus qu’à racheter ça la prochaine fois que je vais au Kenya – mais ça ne devrait pas être tout de suite -, et en plus ça ne coûte vraiment pas très cher. Je pense que pour les deux sacs j’en ai eu pour 10 € – ce n’est pas grand-chose, juste des coques de graines. Ça, c’est vraiment indispensable pour photographier dans les jeeps, parce qu’évidemment un trépied dans la jeep, ça ne va pas très bien marcher et ça, ça se pose beaucoup plus facilement, c’est plus compact, plus fluide aussi, vous pouvez plus facilement bouger. Il y a vraiment plein d’avantages.

Autre chose, évidemment, vous avez besoin de tous vos chargeurs. Moi, par exemple, je vais emmener deux chargeurs pour les batteries des reflex parce que je ne veux pas en charger une à la fois, c’est trop long. Et puis un chargeur pour l’hybride et un chargeur pour tout ce dont j’ai besoin à côté. Pensez absolument à tout.

Et pensez également aux adaptateurs, c’est important. Celui-ci, c’est un adaptateur universel qui m’a suivi aux quatre coins du monde, parce que, vraiment, là-dedans vous pouvez mettre ce que vous voulez et vous le ressortez dans ce que vous voulez. Vous avez ici la partie américaine avec les deux petites prises ici, vous avez la partie britannique qui va me servir au Kenya, parce que le Kenya a des prises de type britannique comme celle-ci. Là, j’en ai un, et je viens d’en commander deux autres sur Amazon pour pouvoir charger plusieurs choses en même temps ; parce que si je veux charger mes batteries, mon ordinateur et d’autres choses, il faut que je puisse tout faire en même temps, et c’était important pour moi d’avoir plusieurs adaptateurs de ce type. Ça, c’est vraiment super important. Je le précise – je sais que les voyageurs parmi vous le savent –, car c’est intéressant à savoir.

Dernière chose : je vais également emmener de quoi sauvegarder mes images, parce que les cartes mémoire que j’ai prises ne seront certainement pas suffisantes pour me faire tout le trip, donc j’emmène avec moi mon ordinateur – je l’emmène toujours en voyage parce que je bosse sur internet, c’est quand même important d’avoir mon ordinateur avec moi. Je ne peux pas partir un mois sans pouvoir gérer le blog, etc. Je le prends de toute manière d’habitude. Il rentre dans le sac, il y a un emplacement prévu juste ici pour mettre l’ordinateur.

Et j’emmène également de quoi faire des copies de sauvegarde, parce que mon disque dur fait 512 Go sur mon MacBook Air et ce n’est pas forcément suffisant pour contenir le système, les fichiers déjà dessus, plus toutes les photos et les vidéos que je vais charger. Évidemment, comme je vais faire de la vidéo pour vous, ça prend beaucoup de place, donc je prends deux disques comme ceux-ci. Ce sont des SSD. L’avantage, c’est que c’est extrêmement petit – vous voyez que ça fait la taille de pratiquement deux clés USB –, c’est très fin, très léger – ça ne pèse vraiment rien, ça doit peser 30 grammes –, c’est aussi, à mon sens, plus résistant au voyage, parce qu’un disque dur normal, quand on le bouge beaucoup, peut être sensible aux chocs, aux vibrations, etc., tandis qu’un SSD, pas du tout. C’est comme une grosse clé USB, concrètement, la technologie est la même, du coup si vous le faites tomber il n’y a pas grand-chose à craindre. J’en prends deux pour avoir suffisamment de capacités ; avant, j’avais acheté un 500 Go pour le voyage, là j’ai pris carrément 1 To parce qu’avec les vidéos, ça peut aller très vite, et j’ai préféré être sûr de ne pas manquer d’espace, et puis je pourrai faire une copie de sauvegarde – je préfère avoir deux copies et avoir, par exemple, un SSD dans ma poche et l’autre dans la valise dans la chambre, car je veux vraiment être sûr de ne rien perdre. C’est mon côté un peu paranoïaque. Les SSD ne sont pas encore gratuits du tout, ça coûte nettement plus cher que les disques durs, donc ne vous dites pas « il me faut absolument un SSD maintenant ». C’est une solution, si vous avez les moyens de le faire, pourquoi pas, mais gardez à l’esprit que je tourne cette vidéo en 2016, mais que probablement en 2018 ce sera le même prix qu’un disque dur et vous pourrez, dans tous les cas, très bientôt y accéder parce que les prix baissent rapidement.

Dernière chose, je vais également emmener un peu de matos vidéo. Alors, j’aurais sans doute une GoPro – qui est en ce moment prêtée à un pote – avec une ventouse pour mettre sur la voiture pour vous montrer les images de là-bas, et en plus de ça, je vais prendre une petite caméra avec moi, la DJI Osmo, qui est comme une camera de drone, elle est stabilisée et va me permettre de filmer des vidéos super stables en voyage et de vous montrer tout ça. Comme vous pouvez le voir, c’est un peu Wall-E, cette caméra est assez drôle, et ça produit une qualité très sympa parce que c’est très stabilisé – vous voyez que si je fais ça, ça ne bouge pas. On va dire que c’est mon petit gadget du moment en vidéo, ça me donne envie de faire des vidéos parce qu’on peut faire plein de choses très sympas avec ça. Et je peux la bouger facilement comme ça et vous regarder. Voilà, c’est mon petit accessoire en plus.

Alors, ça prend un petit peu trop de place à mon goût, mais vu la technologie, c’est difficile de faire plus petit. Mais comme j’ai des bagages un peu plus volumineux, j’en profite pour la prendre et vous montrer plein d’images du Kenya.

Voilà, j’espère que vous aurez apprécié cette vidéo et que ça vous aidera à construire votre sac photo en voyage. Là, je vous ai fait une vidéo où je prends beaucoup plus de matos que d’habitude pour vous montrer que ça dépend beaucoup de la situation et qu’il faut prendre en compte, évidemment, ce qu’on va faire comme photos, les situations photographiques dans lesquelles on va se retrouver, donc ne copiez pas exactement ce que je fais, ça n’a pas de sens. C’était juste pour vous montrer mon processus de pensée, comment j’ai construit mon sac photo pour ce voyage.

S’il vous reste des questions, n’hésitez surtout pas à les poser juste en dessous de la vidéo. Si je ne réponds pas tout de suite, pas de panique, je serai ou dans l’avion pour le Kenya ou sans internet pendant quelques jours, mais je vous répondrai dès que possible.
Et n’oubliez pas de vous abonner à la chaîne YouTube si vous voulez voir les prochaines vidéos.

On se revoit au Kenya et, d’ici là, je vous dis à bientôt, et bonnes photos !

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72 commentaires
  1. Bonjour,

    Dis moi, est-ce que le Lumix 100 – 300 mm f/4.0 – 5.6 peut faire l’affaire pour remplacer le Sigma 150-600 mm ? Si je ne me trompe pas, c’est l’équivalent sur un Micro 4/3 ?

    Est-il vraiment nécessaire d’avoir plusieurs appareils ?

    Merci.

  2. Bonjour Laurent,

    Je te remercie pour cet article et plus globalement pour ton excellent site, très bien rédigé et très utile.

    Je me permets de t’écrire car je suis hésitant, comme beaucoup d’autres de tes lecteurs…

    Je suis complètement novice en photographie et compte profiter de l’occasion d’un voyage en Namibie dans quelques mois pour m’y mettre et acquérir un premier reflex. Je compte réellement me former sur l’appareil que je vais acquérir afin de l’utiliser correctement. J’ai parcouru pas mal de tes articles qui ont répondu à beaucoup de mes questions. Néanmoins, je ne parviens pas à me décider et il me reste quelques interrogations, que je te soumets ici. J’espère que tu auras le temps et la gentillesse d’y répondre à moins qu’un autre lecteur expérimenté ne le fasse avant toi. Je pars dans l’idée d’acquérir un Nikon car mon frère a un reflex Nikon et qu’il me pourrait me prêter des objectifs (pas forcément que dans le cadre de ce voyage).

    Voilà donc mes interrogations :
    – Mon choix se porterait sur un D3400 ou D5500. Toutefois, après être allé voir en boutique photo, un vendeur m’a conseillé (sans me le survendre) de prendre plutôt un D7100 qu’il m’a fait essayer… Est-ce bien nécessaire pour un novice comme moi, même si je compte me mettre à la photo au retour de ce voyage ?
    – Du coup, ce même vendeur m’a indiqué qu’on pouvait avoir des appareils tout à fait corrects en occasion, en m’expliquant que la durée de vie d’un appareil allait au moins jusqu’à 130000 déclenchements et qu’on trouve fréquemment des appareils bien moins chers à moins de 10000 déclenchements. Confirmes-tu que c’est une option valable et si oui, ne vaut-il pas dans mon cas prendre un appareil un peu plus ancien ?
    – Egalement, il m’a montré un optique de 600 mm en me disant que c’était ce qu’il fallait pour faire de la photo animalière… Ce qui m’a paru grand. Je sais bien que ça dépend de la taille du capteur mais dois-je louer un optique aussi gros ou bien un 300-400 mm ferait l’affaire ?
    – La Namibie est réputé pour être un pays poussiéreux et du coup je flippe de bousiller un appareil tout neuf en changeant mon optique… Devrais-je opter pour un modèle complètement tropicalisé ou bien si je fais attention (changer optique dans la voiture, appareil vers le bas, voire abrité sous un vêtement), c’est suffisant et je suis juste un gros parano ?
    – Que penses-tu de l’intérêt d’une séance de formation/initiation avec un professionnel ? Est-ce nécessaire ou bien je peux très bien y arriver en autodidacte ?

    Je te remercie d’avoir lu cette litanie. Le voyage est en lui-même un investissement. Je ne veux pas risquer en plus d’être déçu, frustré par un appareil insuffisant alors qu’en investissant un peu plus j’aurais vraiment pu avoir mieux. Je ne veux pas non plus être dégoûté d’avoir dépensé plein d’argent dans un truc trop bien pour ce que je veux faire ou pire, que je vais casser avec mes gros doigts inexpérimentés. J’ai bien retenu que ce n’est pas l’appareil qui fait le photographe… mais bon…

    Merci et bonne continuation.

    Jérémie

    1. Salut Jérémie
      Je me permet de répondre à tes différentes questions et te donner mon avis avant d’autres que tu vas sans doute recevoir. Je pratique la photo depuis 40 ans et j’ai bourlingué quelques temps en Afrique.
      Premier point: Le D5500 est un très bon reflex qui possède un processeur dernière génération(Expeed 4)et dont l’écran arrière est réglable dans différentes positions ce qui peut rendre service.Le d7100 n’est pas mauvais mais il date de 3 ou 4 ans (Expeed 3) et pour un prix très proche je pense que le D5500 correspond mieux à tes besoins(il sera évolutif) Mais le D3400 est également une bonne solution pour débuter moins onéreuse..Concernant l’occasion, étant donné que tu débutes, je ne le conseille pas car tu as toute les chances de te faire refiler un appareil en mauvais état même si il est vrai que le trouve de très bonnes occasions encore faut il pouvoir en juger sur pièce.
      Pour les objectifs il est nécessaire de connaitre ceux que possède ton frère mais c’est une très bonne solution. Un zoom 300/400 est suffisant car avec un APSC le coef X1.5 donne un 450/600 et il y a de quoi faire avec. Bien sur il est préférable de louer cet objectif car il n’est pas évident que tu t’en resserve en fonction de tes choix photographiques futurs. Je te confirme qu’il y a souvent de la poussière sur les pistes d’Afrique mais si tu prends les précautions que tu liste il ne devrait pas y avoir de problèmes. Cependant il est nécessaire chaque soir de bien nettoyer ton matos et donc de bien emporter du matériel de nettoyage. Voilà et n’hésite pas si tu as encore des questions sur ton futur voyage.

    2. Bonjour Jérémie,
      – Pour le choix du modèle d’appareil photo, si tu hésites encore, choisis le à l’ergonomie 😉
      – Pour l’occasion cela peut être une très bonne idée pour le budget, il faudra en effet au moins pouvoir l’essayer en présence du vendeur et essayer de jauger le soin qu’il semble porter à son matériel, comprendre pourquoi il s’en sépare.
      – La location d’objectif est plutôt recommandée dans ton cas, Laurent fait référence à 2 articles amis dans un commentaire un peu plus haut ^
      Tu peux aussi louer pour essayer, et voir par toi même si 600mm c’est vraiment trop ou non à ton goût.
      – Pour la poussière, je t’invite à lire cet article 🙂
      – Pour la formation, c’est probablement le plus important. Mieux appréhender un reflex pourra d’ailleurs t’aider à mieux le choisir si tu peux en emprunter avant d’acheter et être un peu patient! Et faire le maximum d’erreurs de débutants AVANT de partir en safari me semble une bonne idée 😉
      Je te conseille donc de commencer par lire le guide « Faites vous plaisir en photographiant » si ce n’est pas déjà fait, et pourquoi pas t’inscrire à la formation de Laurent qui est faite pour les débutants.
      à bientôt!

  3. Bonjour,
    Merci pour cet article qui tombe à point nommé!
    Je pars en Tanzanie en mars avec 5 jours de safari.
    Matériel: Sony Alpha 700 + grip + 16/50 2,8 Sony + 70/300 tamron usd qui fera en fait un 450.
    Je me pose la question de la protection contre la poussière que vous n’abordez pas.
    Est ce un faux pb?
    Bon trip!
    Franck

  4. Bonjour Laurent,

    Super articles comme d’habitude, d’autant que je me sens très concerné par celui-ci, mon tour arrivant bientôt 😉

    Tu parles de louer des objectifs. Est ce que tu as des recommandations de sites ou d’endroits où l’on peut louer ? Voir un petit retour d’expérience sur le sujet ? Ça me fait mal d’investir autant dans des objectifs qui ne me serviront probablement plus après le voyage (et qui accessoirement me coûte autant que le billet d’avion ! ).

    Merci

    1. Il ne faut pas confondre passion et mode de vie. Si Laurent peut se permettre de voyager grâce à son travail (site et formation), tant mieux. Qu’il se fasse prêter du matériel pour les marques, tant mieux (cela donne de la visibilité aux marques). Après étaler tous cela dans un pseudo article je trouve cela moyen. Car oui, je trouve que tous les articles du site ne sont pas au niveau de ce que devrait produire Laurent.

      1. Mon cher Marco
        Tu as le droit d’avoir ton avis sur le site de Laurent.
        Maintenant peux tu nous montrer ce que tu produit afin que nous puissions nous faire une idée ?

          1. Effectivement, le safari est loin d’être à la portée de toutes les bourses, mais une fois fait on comprend pourquoi. 4 chauffeurs extrêmement professionnels avec d’énormes connaissances des lieux et des espèces, l’organisation totale derrière, le logement et la bouffe comprises (dans des lieux franchement exceptionnels), et surtout la garantie que ça va très bien se passer et qu’on verra de nombreux animaux, puisque David en fait depuis 5 ans. Sans compter la possibilité de se connecter avec un photographe exceptionnel.
            (et très franchement, une fois les taxes déduites, je ne pense pas qu’il se fasse une énorme marge dessus)

            Je vois ça comme un investissement pour mes images et comme une expérience photographique importante.

            Et puis bon, c’est mon métier, donc c’est assez logique que les investissements soient plus importants 🙂

            Je fais partager ce que je fais photographiquement parce qu’il semble que ça intéresse beaucoup les lecteurs du blog, d’autant plus si j’en tire des leçons photographiques à partager avec vous. Finalement, c’est un retour aux sources du blog : partager ce que j’apprends au quotidien en photo 😉

  5. Si je partais pour un safari je n’aurais pas beaucoup de choix à faire puisque même en prenant TOUT mon matériel photo je serais loin du compte… 😀

    Mais merci pour toutes ces explications, c’est très instructif. 😉

  6. Salut Laurent,
    Etrange que tu prennes deux 5D et pas ton 7D (que j’ai). Le mode rafale du 7D est quand même supérieur pour les oiseaux en vol ou les hippo dans les rivières. Il est vrai que de mon coté je n’ai pas un 600 mais le 28-300 L ce qui me fait quand même un 480mm en APS-C. Il m’a parfois manqué quelques mm supplémentaires, notamment pour les cheetahs. Après le Kenya, il faudra que tu fasses l’Afrique du Sud que je trouve encore plus intéressante que le Kenya, avec le parc Krüger et toutes les réserves privées autour.
    Bon voyage et bonnes photos !

    1. J’aurais pu effectivement, mais 1) la rafale du 7D n’est pas tant que ça meilleure (en tout cas en pratique, celle du 5D a été franchement suffisante ^^), et 2) le 7D monte assez mal dans les ISO (normal, vu son âge), et j’ai pas mal du y monter quand même mine de rien, en shootant à des vitesses rapides pour figer le mouvement.
      Mais c’était une option tout à fait valable oui 🙂

  7. wow que du matos !
    juste une question je pense m’acheter une petite caméra, la DJI Osmo, comme vous car je fais de la video pas de la photo, et elle semble super, je me pose juste la question de la qualité optique de cette camera, comparée a un 5d avec objectifs photo dans le meme film ça peut passer ou c’est vraiment en dessous? car evidemment c’est bien plus pratique qu’un glidetrack et moins lourd!

    1. C’est vraiment en-dessous en termes de qualité (le 5D étant vraiment dingue), mais si tu as de la lumière et que tu travailles bien l’image, je pense que ça peut carrément passer.
      J’ai fait des plans vidéos avec les deux appareils, donc on verra si ça passe justement 😉

  8. Rebonjour Laurent,
    merci encore pur ces conseils qui ont entraîné es discussions intéressantes

    MAIS comme tu as déjà un/des hybrides, as-tu pensé d’emmener simplement une lentille micro4/3 comme Olympus 75-300mm f4.8-6.7.
    Tu aurais l’équivalent de ton gros matériel sans tes gros boitiers ? ou est-ce que je loupe quelque concept …
    Claude Sherbrooke, QC

    1. C’était une option, mais je t’avoue qu’avec cette option, je perds pas mal en luminosité, sachant que l’optique ouvre moins, et que les micro 4/3 montent moins facilement dans les ISO du fait du capteur plus petit.

      Il y aurait eu l’option Panasonic 100-400 qui vient de sortir (mais ça aurait été chaud de l’avoir à prêter maintenant), ou encore l’Olympus 40-150mm f/2.8 avec un multiplicateur.

      Je t’avoue que les hybrides ont à mon sens 2 défauts dans cette situation :
      – Je pense que c’est un des rares cas où je préférerai un viseur optique. Je risque d’avoir beaucoup l’oeil dedans, et c’est à mon sens un peu plus reposant (en général je vise à l’écran sur les hybrides, mais sur un beanbag je me vois moins le faire).
      – Les batteries se vident beaucoup plus rapidement, puisqu’il y a un écran ou un viseur à faire fonctionner en permanence.

      Mais je pense que la prochaine fois, je tenterai le full micro 4/3 🙂

  9. un article tres intéressant ,c est top j ai moi meme le GM1 lumix que j adore mais lorgne le GX8 tu as eu les deux qu en penses tu ??J ai fait pas mal de voyages avec le lumix et étais vraiment satisfaite ,seul le viseur me manquait un peu t en sers tu bcp sur le GX8 ? et c est tellement moins lourd que le reflex moi qui ai le double ou triple de ton âge !
    on attend les photos avec hâte
    tres bon voyage
    enjoy
    (a quand une formation complete photoshop la je rame !il me semble que Lightroom a des limites malgré tout )
    merci

    1. Hello ! 🙂
      Le GX8 est un appareil exceptionnel, le meilleur hybride micro 4/3 que j’ai essayé personnellement (mon expérience est donc limitée, mais bon).

      Je ne pense pas faire de formation complète sur Photoshop dans un futur proche, voire même lointain, car je ne l’utilise presque pas. Lightroom a très peu de limites et suffit pour la majorité des usages je pense 🙂

  10. Bonjour Laurent
    Tu vas voir, les gens très accueillants et les paysages sont superbes. J’y suis aller en 2011 pour un safari photos, si mon budget me le permettait, j’y retournerais demain.
    Bon safari 🙂

  11. Allo Laurent!
    Je te souhaite un super beau voyage et tout plein de belles photos dans ce pays magnifique!
    J’ai bien hâte de voir tes photos et vidéos
    Yolande

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