Brisez les règles : l’exemple de la composition

Si vous vous intéressez de près à la photo, vous avez certainement déjà entendu parler des règles de composition. Vous savez, ces règles qui vous ont permis de réaliser vos premières photos équilibrées et harmonieuses dont vous étiez si fier !

Ceci est un article invité de Fabien du blog Astuces Photo. Vous trouverez sur son blog de nombreux conseils pour débuter la photo ou vous perfectionner. En ce moment il offre à ses lecteurs son guide 12 points clés pour réussir vos photos.

Si ces règles sont vraiment très utiles quand on débute la photo, il arrive un moment où vous allez vous sentir limité pour exprimer pleinement votre créativité. C’est pourquoi je suis convaincu (et je ne suis pas le seul ;-)) que vous avez tout intérêt à enfreindre certaines règles de temps en temps.

C’est ce que je vous propose que nous fassions ensemble dans cet article, à travers 5 cas concrets.

1- Centrez votre sujet

La règle des tiers est un principe de composition très populaire, aussi bien utilisé par les photographes occasionnels que confirmés. C’est d’ailleurs probablement grâce à la règle des tiers que vous avez appris à composer vos premières images… Il faut dire qu’elle est particulièrement efficace et simple à mettre en œuvre. Pour ceux qui auraient raté le train, voici un bref rappel. Imaginons que le cadre est traversé aux tiers par deux lignes horizontales et deux lignes verticales. La règle des tiers recommande de placer les éléments intéressants le long de ces lignes de tiers ou à leurs points d’intersection.

Et si vous décidiez au contraire de centrer votre sujet et de jouer à fond la carte de la symétrie ? Cela peut vous paraitre étrange car vous avez souvent lu ou entendu que mettre son sujet au centre de l’image, c’est mal ! C’est en partie vrai : si vous centrez systématiquement vos sujets, vos photos vont cruellement manquer de dynamisme et le spectateur va rapidement s’ennuyer.

Pourtant, de nombreux éléments (naturels ou artificiels) présentent une symétrie et peuvent être à la base de photos saisissantes. Le choix du sujet est un paramètre déterminant pour la réussite de ce type de photo. Privilégiez donc les éléments ou les scènes avec une symétrie bien marquée. Au moment de cadrer ne faites pas les choses à moitié : alignez les éléments symétriques avec soin. L’œil humain a la faculté de déceler le moindre petit déséquilibre et considèrera tout écart comme une anomalie.

photo bâtiment composition centrée symétrieLes bâtiments, les monuments et plus généralement la photo d’architecture se prêtent bien aux compositions centrées. Mais la liste des sujets potentiels est longue. Si vous voulez voir quelques exemples de ce qu’il est possible de faire, je vous invite à lire mon article, compositions centrées : maîtrisez la symétrie.

2- Osez des portraits sans tête

photo portrait sans tête enfant herbePour réaliser un portrait, il semble tout à fait naturel de photographier le visage du modèle. On considère d’ailleurs que les yeux représentent la partie la plus importante et qu’il faut donc faire la mise au point à cet endroit là. Le succès d’un portrait repose donc beaucoup sur les expressions du visage et l’émotion que transmet le modèle.

A partir de là, imagineriez-vous photographier quelqu’un sans inclure son visage dans le cadre ? Et bien, c’est ce que je vous propose de faire en réalisant des portraits sans tête. Alors bien entendu je ne parle pas de décapiter votre sujet : je décline toute responsabilité si vous aviez un accès de folie soudain en lisant cet article 😉 Non, je parle ici de cadrer de telle sorte que la tête de votre sujet n’apparaisse pas sur l’image.

Un portrait sans tête n’est généralement pas attendu : c’est un bon moyen d’interpeller le spectateur, de l’amener à se poser des questions. L’attention se porte moins sur le sujet, l’environnement occupe une place plus importante et peut avoir un rôle narratif. En ne montrant pas le visage de votre modèle vous pouvez aussi mettre l’accent sur un élément secondaire (un vêtement, un accessoire, un tatouage, etc.).

3- Cadrez large

Savez-vous quelle est l’une des principales faiblesses du photographe débutant ? Et bien je vous le donne en mille : il cadre trop large ! Le sujet se retrouve alors perdu dans l’image, entouré d’éléments plus ou moins intéressants. C’est pourquoi on recommande généralement de bien remplir le cadre avec son sujet pour réaliser des photos fortes.

Et si vous faisiez d’un cadrage large une force plutôt qu’une faiblesse ? En fait, tout n’est pas tout noir ou tout blanc. Cadrer large n’est pas forcément mauvais en soi mais il faut que ce soit fait à bon escient. Le principal intérêt de ce type de cadrage est de replacer le sujet dans son contexte. Le cadrage large est par exemple souvent utilisé en photo animalière pour resituer l’environnement naturel dans lequel évolue l’animal.

photo lion cadrage large paysageAvant d’appuyer sur le déclencheur prenez le temps nécessaire pour bien analyser ce que vous avez sous vos yeux. Vous devez vous demander si tel ou tel élément présent dans le cadre apporte quelque chose à la composition ou a plutôt tendance à la desservir. Avec l’expérience vous arriverez rapidement à voir si une scène se prête à un cadrage large ou non.

4- Pivotez l’appareil photo

photo fleur bleue ligne directriceLorsque vous prenez des photos vous faites bien attention à positionner votre appareil à l’horizontale ou à la verticale. Ce souci d’horizontalité (ou de verticalité) est tellement important que la plupart des logiciels de retouche proposent une fonctionnalité permettant de redresser une photo penchée. Prendre des photos « droites » semble donc être la norme et c’est ce que nous attendons d’une photo réussie.

Une fois encore, il peut être intéressant de prendre cette règle à contre-pied. Avez-vous déjà essayé de pivoter votre appareil photo pour trouver une meilleure composition ? En procédant ainsi, vous allez jouer avec les lignes directrices et apporter du dynamisme à vos photos. Observez bien l’image ci-contre : la ligne diagonale formée par la tige de la fleur permet de renforcer la composition.

Cette technique fonctionne également pour les portraits, qu’il s’agisse de portraits de famille ou de portraits plus officiels. Les photographes institutionnels en sont notamment friands pour illustrer le dynamisme d’une entreprise et de ses collaborateurs. En photo de paysage, cette technique est moins courante car nous percevons immédiatement un horizon bancal comme un défaut. Mais cela ne doit pas vous empêcher de l’essayer ! Dans ce cas, allez-y franchement pour que l’on sache qu’il s’agit d’un choix délibéré et non d’un manque de précision à la prise de vue.

5- Utilisez l’espace négatif

Le sujet est l’élément de base d’une photo. Même si vous n’y pensez pas systématiquement au moment d’appuyer sur le déclencheur, le sujet occupe bien souvent tout l’esprit du photographe. Vous prenez soin de le positionner correctement dans le cadre pour qu’il soit bien mis en valeur, vous faites la mise au point sur lui et vous ajustez la profondeur de champ en conséquence, etc.

Et si vous vous détourniez quelques instants du sujet pour donner un peu plus d’importance à ce qu’il y a autour ? On parle d’espace négatif pour caractériser la partie vide d’une photo. Même s’il peut sembler paradoxal de s’intéresser à cette zone de l’image c’est un bon moyen d’apporter de l’originalité à vos photos.

photo espace négatif paysageContrairement à ce que l’on pourrait penser, la présence d’une grande zone vide permet de renforcer le sujet. Pour cela, faites en sorte que l’espace négatif soit suffisamment neutre et uniforme. L’espace négatif est en effet d’autant plus efficace qu’il n’entre pas en conflit avec le sujet.

Les compositions utilisant l’espace négatif sont minimalistes et ont généralement un fort impact sur le spectateur. En photo de paysage, cette technique peut être utilisée pour donner une impression d’immensité. Imaginez par exemple un bateau entouré par une vaste étendue d’eau ou un ciel « écrasant » une petite bande de terre que vous auriez laissée en bas du cadre.

 

Vous avez maintenant quelques cartes en main pour varier vos compositions photo et pourquoi pas devenir un meilleur photographe ! Si vous êtes sages je vous proposerai prochainement un article dans le même esprit mais cette fois-ci nous nous intéresserons à l’exposition.

Et vous, vous avez déjà essayé de briser les règles de composition ? Avez-vous été satisfait du résultat ? Dites-nous tout en laissant un commentaire !
 

 

Vous avez aimé cet article ?

Ça tombe bien j’ai créé un format PDF de l’article que vous pouvez télécharger :
Cliquez ici pour télécharger

Votez pour cet article :
1 Etoile2 Etoiles3 Etoiles4 Etoiles5 Etoiles (4 votes, moyenne : 5,00/5)

Loading...

Recherches utilisées :

exemple de composition, espace negatif photographie, zoomer en mode automatique sur un reflexe, reglages reflex photos nuit, verticalité publicité composition, composition paysage plus large que long, quel est le moyen le plus efficace pour interpeller les gens et les faire réagir, centre d\interet dans une composition architecturale

Sur le même sujet

Prev
Next

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

*

55 commentaires

  • Bonjour,

    Autant pour les architectures, le cadrage semble s’imposer, mais le sans tête semble ne pas être très utile.
    L’espace négatif donne effectivement un effet terrible de grandeur et en même temps, l’image parait lourde.
    A tester sur une mer calme avec un brin de plage, le mélange des couleurs sur soleil levant doit fonctionner pas trop mal.

    Merci

    28 juin 2013
    • Je me doutais que le portrait sans tête allait faire réagir et pour le coup je ne regrette pas d’avoir mis cette photo ! Cela permet d’ouvrir le débat et c’est à mon avis l’essence même d’un blog.

      Le format de l’article ne le permettant pas, je profite de cet espace pour vous expliquer les « coulisses » de la prise de vue. Pas pour vous convaincre (enfin si vous êtes convaincu à la fin, je préfère ;-)) mais pour que vous compreniez quelle a été ma démarche.

      J’ai photographié ce garçon qui gambadait dans l’herbe à l’issu de la cérémonie de son baptême. J’ai commencé par quelques portraits plutôt classiques. L’enfant étant un « bon client », il a rapidement irradié les photos de sourires ravageurs ! Certes, ces images étaient réussies (les parents étaient d’ailleurs ravis !) mais j’ai rapidement ressenti le besoin d’aller plus loin, de proposer quelque chose de plus original.

      En partant du constat que la tenue de baptême n’était pas suffisamment mise en valeur sur mes premiers clichés (les sourires de l’enfant « occultant » tout le reste), je me suis donc mis en quête d’un cadrage alternatif. Voilà comment est « née » cette image. J’ai fait un choix franc mais je l’assume 😉

      Je pense qu’il ne faut pas concevoir la photo comme quelque chose de figé avec ce qu’il faut faire et ce qu’il ne faut pas faire. La photo est un formidable moyen d’expression, il serait dommage de ne pas en profiter. Ne vous bridez pas, soyez curieux et surtout, mettez un peu de vous dans vos photos !

      28 juin 2013
      • après, chacun a son style, certains feraient des portraits sans tête, d’autres des portraits classiques, moi je l’aurais pris en cadre large, l’enfant étant assez éloigné du premier plan, seule son veston bleu aurait tranché dans le champs de fleurs…ou alors, juste sa petite menotte cueillant une fleur (avec la mise au point dessus) si on reste dans le shoot d’une partie du corps…mais heureusement que chacun y met sa griffe dans les photos, sinon ce serait bien banal ces clichés…:-)

        28 juin 2013
  • Le « portrait sans tête » est une technique j’utilise souvent, notamment pour les mariages ou des évènements ou je veux montrer une activité.

    Cadrer sur des mains en train de se servir du champagne ou en train de tenir les alliances cela donne des points de vue originaux 😉

    28 juin 2013
    • Prendre les mains en photo, n’est pas tout à fait la même chose, mais la photo utilisée pour l’article parait « ratée ».

      Ou les circonstances ne s’y prêtent pas ici, un corps sans tête… je voie pas.

      28 juin 2013
      • Absolument d’accord.

        24 octobre 2013
  • Super article comme d’habitude.

    Entièrement d’accord avec ce point de vue : il faut parfois (voire souvent) ne pas suivre les règles. Il faut cependant absolument les connaître pour être en mesure de les contourner : l’intention photographique.

    Parce qu’après tout, elles sont là pour ça, ces règles : être contournées, n’est-il pas ? 🙂

    • Voilà, c’est ce que je répète souvent 🙂

      Bon retour Emeline, ça fait plaisir de voir Photo Synthèse de nouveau en ligne 😉

    • Je suis content de voir qu’il ne s’agissait que d’un au revoir 😉

      J’espère que tu nous prépares quelques petits articles dont tu as le secret !

      28 juin 2013
  • Pour ceux qui ne sont pas fâchés avec la langue de Shakespeare, il y a ce magnifique ouvrage de Bruce Barnbaum « The Art of Photography » (S’il ne devait y en avoir qu’un sur la composition, ce serait celui-ci) qui passe en revue les règles de la composition communément utilisées, mais qui insiste qu’en matière de règles de composition…il n’y a pas de règles. Le seul juge, est l’observateur qui est attiré, charmé ou non, par une photographie.

    28 juin 2013
    • Merci pour la référence Jérôme.

      Je ne connaissais pas cet auteur, mais nul doute qu’il va figurer en bonne place sur la liste de mes prochains achats !

      28 juin 2013
  • Bonjour,

    Bon article. Le portrait sans tête est très utilisé en publicité et permet au prospect de se projeter. Une célèbre marque de lingerie et ses leçons tout aussi célèbres ont bcp utilisé ce principe.

    Mais il faut avouer que le portrait sans tête qui illustre l’article est « raté ». Il ne s’agit pas de supprimer entièrement la tête mais une partie suffisamment conséquente pour reporter l’attention en un autre lieu.

    28 juin 2013
    • Si je te suis, il y aurait donc une façon de faire des portraits sans tête.
      Tiens, cela ressemble étrangement à une règle déguisée 😉

      Plus sérieusement, je peux comprendre que cette photo ne fasse pas l’unanimité. Mais je ne vais pas me répéter ici en paraphrasant ce que j’ai écrit plus haut 😉

      28 juin 2013
      • Non, je dis que la photo en exemple est mauvaise car elle ne montre rien, si ce n’est l’intention de couper la tête, à mon sens.

        Non, je dis aussi qu’il existe des stratégies commerciales qui régissent certaines prises de vue.

        Par contre, je pense qu’il n’existe aucun lieu sans règle. Lorsque l’on en « brise une », c’est pour mieux en suivre une autre. Ce n’est pas parce qu’on ignore la règle qu’on met intuitivement, voire inconsciemment, en pratique qu’elle n’existe pas.

        L’esprit humain rationnalise. La photographie aussi, nécessairement.

        29 juin 2013
        • Grosso modo, tu es en train de nier le libre arbitre puisque de toute façon nous somme prisonnier d’un système de règles (!!!)
          Concept philosophique intéressant, mais qui ne fait certainement pas l’unanimité, St Augustin doit se retourner dans sa tombe! A moins que Raymon Devos ait trouvé son successeur…;-)

          29 juin 2013
          • Le libre arbitre moyenâgeux ne m’intéresse pas. Savez-vous que nous sommes plutôt dans un courant de pensée post-structuraliste ?

            Il est important de s’appuyer sur les travaux des anciens, pas de s’y arrêter. C’est aussi le sens de cette phrase de Pascal que je vous laisse méditer.

            « Nous sommes des nains assis sur des épaules de géants »

            Grâce à eux, nous voyons aussi plus loin qu’eux.

            Merci pour cette parenthèse philosophique.

            29 juin 2013
  • Bonjour,

    J’aime cet article qui pose ou donne des pistes de créativité intéressante et je trouve assez bien illustré car on trouve des exemples de différents types de photo (paysage, portrait, animalière, architecture..). La règle des tiers est une base ensuite à chacun des faire composition qui lui semble pertinente au regard de ce qui veut faire ressentir dans sa prise de vue. Et là je rejoins totalement Jérôme M. quand il nous rappelle que « Le seul juge, est l’observateur qui est attiré, charmé ou non, par une photographie. »

  • J’avoue que la règle des tiers m’ennuie profondément, et l’espace négatif également sauf s’il est habité de beaux reflets (Marines – eaux floues – couchers/levers de soleil), nuages… Je décentre seulement pour les oiseaux ou animaux qui ont besoin d’une ligne de fuite, ou toute action qui a besoin d’espace (enfants qui jouent par exemple). J’aime centrer les fleurs , certaines compositions avec un insecte valorisé comme un point de mire.) et j’aime toutes compositions originales, biscornues, différentes. Je constate que hélas tout le monde fait comme tout le monde. Je suis vos newsletters avec beaucoup d’attention et j’apprécie tous vos conseils. Si vous éditez un livre reprenant toutes ces infos, je serais ravie de l’acquérir. Avez-vous des pages consacrées aux logiciels de traitement des photos ? Encore merci. Danielle

    28 juin 2013
  • Effectivement, je trouve l’exemple de cette photo sans tête plutôt raté, bien que l’utilisation puisse être intéressante, comme le souligne fort justement Heinz.
    Pour le reste, effectivement, il est indispensable de maîtriser les bases, avant d’oser se lancer dans le « décadrage » plus artistique et utile en certaines circonstances.

    28 juin 2013
  • Et bien, Fabien, je trouve ça courageux de te lancer dans ce sujet.

    Si on voit pléthore de conseils sur la règle des tiers (et avec raison puisqu’elle est le fondement de la composition), peu de personnes s’attaquent .. à la transgression.

    La seule astuce que je n’ai jamais utilisée (si je me souviens bien) : la tête coupée …
    J’ai déjà fait des têtes .. sans corps .. et bord cadre .. mais pas l’inverse.

    A bientôt, ici ou chez « toi » .. 🙂

  • merci pour cet article très intéressant, mais le portrait sans tête me gène beaucoup, je n’adhère pas du tout…ou alors juste les pieds pour montrer une action (là, l’effleurement des fleurs) mais j’aurais bien vu ce petit chérubin en cadre large, se promener dans ce champs de fleurs, non?

    28 juin 2013
  • avant d’enfreindre des rêgles il faut d’abord les maitriser
    « Comme dans tout art on ne peut se permettre de sortir du cadre … que lorsqu’on connait le cadre. Ce n’est pas parce que Picasso a fait des peintures uniques avec une représentation de l’humain loin des standards qu’il n’a pas appris et maîtrisé avant les techniques de la peinture. » Frédéric Bernard-Payen

  • La photo sans tête me gène un peu aussi……,bien que les règles sont parfois faitent pour être transgressées,en photographie ca ne fait de tord a personne et ça permet de faire des images originales voir surprenantes…….En paysage c’est autre chose on ne fait pas n’importe quoi.
    Merci Laurent,Fabien
    Bon W.End a tous

    28 juin 2013
  • La photo sans tête, pas évident à réaliser pour ma part, et souvent raté. J’ai un essai publié dans ma maigre galerie flickr qui sortait du lot, le résultat me convient. Comme Samir, je pense que ce type de composition est adaptée à une activité, surtout sportive. Pour ma part, je préfère shooter à ras du sol pour essayer de donner moins de poids au haut du corps du sujet et tenter de préserver la bonne proportion du corps au maximum.

    28 juin 2013
  • Le cadrage de l’horizon très bas fonctionne bien pour mettre une chaine de montagne en valeur.
    Le fait de ne leur donner qu’une toute petite surface dans le cadrage, paradoxalement renforce leur majesté écrasante.

    28 juin 2013
  • Je vois que la photo sans tête fait beaucoup réagir, pour moi toutes les transgressions aux règles (technique, composition, esthétique…) sont un premier pas vers l’art. Il est préférable qu’elle soient franchies par un photographe très expérimenté, il devrait ensuite avoir assez jugement (de recul) pour décider s’il doit garder son ovni si au final le résultat est intéressant.
    En aucun cas, je ne le conseillerais au débutant, c’est le meilleur moyen de rendre imbus de lui-même un élève peut être doué mais loin d’être un artiste.

    Pour ceux qui veulent s’amuser un peu je recommande sur le blog theonlinephotographer hébergé par blogspot.fr la page : /2006/06/great-photographers-on-internet.html

    28 juin 2013
  • Bonsoir

    Excellent article bien évidemment . je suis débutante (en formation actuellement grace a laurent breillat) mais ça me donne l envie déjà d essayer de ne pas respecter PARFOIS les règles de bases pour sortir des sentiers battus ; j espère que les résultats seront la ; je suis convaincue que les bases sont PRIMORDIALES mais que l important reste l image finale que l on a déjà en tête avant de shooter
    Bonne continuation à tous ; kheididja guelila

    28 juin 2013
  • Outrepasser les règles et considérer qu’il n’y en a pas, c’est très différent.

    La photo du gamin sans tête ne met rien en valeur si ce n’est un défaut de cadrage…
    Le sujet est centré (« 1.Centrer votre sujet » ?) et il est coupé pile sur les épaules ( = malaise à la lecture de l’image).

    On ne coupe pas sur une articulation, qu’on veuille outrepasser les règles ou pas… ou alors on prends absolument toutes ses photos de la sorte et on devient une référence dans ce domaine… Mais c’est pas donné à tout le monde de le faire correctement.

    Au delà des règles à respecter ou dépasser, il faut aussi savoir reconnaitre une bonne photo plutôt que de trouver des justifications pseudo-artistiques et soi-disant volontaires à des photos ratées.

    Après, il y a un autre point important: se faire plaisir à soi-même.
    Si cette photo à rempli cet objectif là, tant mieux pour toi Fabien.

    Mais mettre dans la tête des débutants qui viennent chercher de bons conseil sur apprendre-la-photo.fr que ça, c’est une photo acceptable, c’est une erreur.

    29 juin 2013
    • Parfaitement d’accord.

      Une photo qui nécessite un discours metaphysico-artistique est une photo rarement efficace.

      La preuve en image
      http://img534.imageshack.us/img534/7233/flsx.jpg

      CQFD.

      29 juin 2013
    • Certes ma photo ne constitue pas une référence du portrait sans tête. Elle ne cherche pas à être « commercialement » efficace ni à influencer le comportement de l’observateur. La confronter à l’une des séries les plus suggestives de la photo publicitaire ne me paraît donc pas approprié.

      Vos commentaires sont globalement recevables mais je trouve votre approche de la photo bien rigide. Vous semblez complètement oublier que la photo est aussi une technique au service de la créativité. Tout dépend de l’état d’esprit du photographe au moment de déclencher. Pour ma part, je ne nie pas m’être fait plaisir sur le coup en brisant les conventions. Je ne souhaitais pas plaire au plus grand nombre mais innover et prendre des risques.

      Bien sûr qu’il est nécessaire de suivre les « bonnes pratiques » présentées sur ce blog ou ailleurs pour réussir ses photos. Je ne conseillerais jamais à un débutant de ne pas les respecter mais je voulais avant tout dans cet article décomplexer ceux qui veulent oser !

      30 juin 2013
      • La créativité, est l’argument qui me semble le plus pertinent Fabien, seulement, si photo de gauche est très 3ème ou 4ème degré (on ne sait plus trop) la tienne est un exemple justement trop « sommaire », je me permets de suggérer un exemple, si l’objectif est de faire ressortir la tenue, rien n’empêche de conservé la totalité du personnage, mais avec le visage difficilement visible (flou de mouvement, tourné, en grande partie caché par un 1er plan…). Le cadrage choisi est trop violent surtout sur un enfant, on a l’impression d’une décapitation. Il faut tenir compte de notre culture dans laquelle la symbolique est omniprésente.

        30 juin 2013
      • Ce qui me semble approprié est de montrer un exemple de ce qu’est un cadrage peu consensuel qui sacrifie une partie du visage pour montrer autre chose. N’est-ce pas ce que vous avez tenté de faire ?

        Pour ma part, je trouve rigide (et surtout très incorrect) de penser que l’on est créatif principalement en dehors des règles.

        Votre photo est un mauvais exemple, en fait, elle n’est pas un exemple du tout. Bon ben voilà, on se plante tous quotidiennement, il suffit de le reconnaître et de corriger le tir plutôt que de palabrer 5 pages pour tenter en vain d’y trouver un intérêt.

        1 juillet 2013
  • si vous respectez les règles de l’art, vous passez inaperçu…. dans un monde standardisé, asceptisé, soyez créatif…c’est votre regard à l’instant T qui compte…

    29 juin 2013
  • Je trouve que certains d’entre vous sont un peu trop désagréables avec Fabien, qui nous a écrit un article qui est vraiment de qualité. Il est un peu facile de critiquer depuis derrière son écran sur un ton pareil, qui ne serait pas employé en face.

    On peut tous avoir des avis différents, et ce qu’il faut surtout comprendre c’est qu’il n’y a pas de Vérité Absolue, comme à peu près dans tout. Conséquence : on peut exprimer son opinion, mais avec humilité.

    Merci donc d’être gentil, courtois, et de vous faire plein de sourires et tout ! 😀

    • « c’est qu’il n’y a pas de Vérité Absolue, comme à peu près dans tout. »

      Ce qui en signifie pas qu’on peut faire Tout Et N’importe Quoi au Nom De La Créativité Divine qui Descend Du Ciel Pour Justifier La Pire Des Photos Ratées.

      🙂

      Bonne continuation, en souhaitant un peu de discernement aux débutants.

      1 juillet 2013
  • Il faut toujours un donneur de leçon intolérant-pseudo-intellectuel dans ce genre de débats, qui trouvera votre intervention déplacée, ou votre présence injustifiée,et si possible sous couvert d’anonymat, c’est courageux. Sans doute « Henz » est-il un peu frustré de ne pas pouvoir exercer son talent ici-bas, voire de trouver la notoriété qui sierait à sa grandeur suprême de photographe irréprochable devant l’Eternel.
    Vous trouverez sur tous les blogs du genre et d’autres genres, dans les commentaires, ces déversements gratis, et peu respectables. C’est la loi du genre. C’est déplorable. A Fabien, à Laurent, votre travail mérite respect. Et tout le monde a bien compris où vous vouliez en venir. Merci

    1 juillet 2013
    • droit de réponse 🙂

      Ah ah ^^ Pour reprendre votre formule, il faut toujours un psy du net qui pose un diagnostic via clavier interposé et reproche à autrui exactement ce qu’il fait lui-même.

      Vous semblez très bien connaître ce que vous évoquez, j’espère que vous trouverez apaisement dans votre propre problématique.

      Il me semble avoir le droit de dire et de penser que ce fameux cliché n’est pas une bonne chose à mettre dans le crâne des débutants. Et d’insister si on vient à me dire que ce cliché est tout de même bon, que tout est relatif, que c’est ça l’art… bla bla bla.

      D’autres le pensent aussi, Critidos avec plus de diplomatie, certes.

      Désolé, je n’ai vu nulle part sur ce blog : Commentaire flatteur obligatoire, ce qui serait bien intolérant pour le coup. Mais si c’est bien la règle, alors oui, je n’ai effectivement, pas ma place ici.

      1 juillet 2013
  • Beaucoup trop de blabla à mon gout. Il y a de quoi dégouter les débutants qui ne savent probablement plus à quel saint se vouer.
    Voilà la seule vraie règle : « Keep Shooting » – Bryan Peterson, donc « Sortez et shootez » et apprenez à partir de vos erreurs.
    Sachant que les premières 10 000 photos seront les plus pourries, comme disait jadis Cartier-Bresson, ne perdez plus de temps sur des forums à vous prendre le chou.

    1 juillet 2013
  • Super article qui m’encourage à ne pas suivre systématiquement les règles !
    Débutant en photographie, une de mes plus belles photos, a été la cible de « cadrage à revoir, on ne voit pas toute la cascade » !!!
    Vrai ! En m’approchant par un sentier longeant la rivière, je me suis arrêté devant ce spectacle de végétation qui laissait découvrir la cascade à partir de sa mi-hauteur. J’ai voulu montrer ce que moi auteur voyait et souhaitait montrer, et non ce que bcp aurait souhaité, la cascade de face dans toute sa hauteur et splendeur.
    Avant de critiquer, un cadrage, si nous essayons tous de nous mettre à la place de son auteur !!! Nous ne venons heureusement pas tous du même moule !

    1 juillet 2013
    • Si j’ai un conseil a te donner Franck, c’est de te conformer le plus possible aux règles pour apprendre, petit à petit, au fur et à mesure que tu les acquières (c’est à dire qu’elles feront partie de tes habitudes, tu n’auras plus à y penser) il sera possible de t’en libérer, c’est le propre du génie humain qu’on appelle souvent la créativité. Je te souhaite d’en arriver là.
      Faire n’importe quoi, ça peut donner quelque chose de très joli, mais uniquement par hasard. C’est sans intérêt, ce qui est vraiment satisfaisant, c’est réussir du 1er coup ou presque à réaliser ce que l’on a dans la tête. La photo, ce n’est pas appuyer sur des boutons au hasard des circonstances, ça ce construit avec de la technique en premier lieu et de l’art ensuite, comme toutes les disciplines artistiques.

      2 juillet 2013
  • Pour relancer le débat – et répéter que cette photo de gamin décapité est ratée malgré la noble tentative qui a précédé le déclenchement 😉 – voici un lien qu’un ami photographe a partagé avec moi au sujet des coupes non-conventionnelles : http://michaelsweetphotography.com/
    L’une ou l’autre coupe est choquante, mais au moins, là, ce qui est mis en avant sur l’image est clairement compréhensible 🙂

    2 juillet 2013
  • Chers Laurent et Fabien,

    Voilà quelques semaines que je suis, plus ou moins régulièrement, le blog de Laurent, et j’avais envie de réagir à cet article.

    Je suis globalement d’accord avec Henz pour dire que les photos présentées ici ont peu d’intérêt, y compris à titre d’exemple, car l’intérêt d’une photo centrée ou d’un portrait avec la tête coupée est de faire ressortir le sujet, ou un élément du sujet, ce qui n’est pas le cas sur ces images.

    Plus généralement, aborder son sujet sous un angle technique ne permet pas, à mon sens, d’aller bien loin. La technique photo est à la fois quelque chose d’ultra-rudimentaire (faire des images est à la portée de n’importe qui) et en même temps hyper vaste, comme en témoigne le contenu de vos blogs.

    Or la technique photo est un piège : c’est facile à comprendre et à maîtriser, il y a toujours quelque chose à apprendre, à perfectionner, et on fait toujours des photos plus jolies. Cela a quelque chose de rassurant.
    Mais le plus important, en photo, est d’avoir quelque chose à raconter, et d’être capable de le faire transparaître dans ses images. C’est beaucoup plus difficile que d’apprendre la technique, car je pense qu’il n’y a pas de méthode claire, c’est davantage un état d’esprit, être capable de se poser des questions et d’avoir une réflexion sur le sens de l’image.
    L’essentiel est d’avoir un sujet, et la démarche qui suit consiste grosso modo à avancer dans le brouillard. Il faut shooter, shooter et shooter encore, sans cesser de s’impliquer dans son sujet. La seule question qui vaille vraiment est de comment faire ressortir son sujet sur l’image, et surtout, de la manière qui permettra de traduire la façon dont on souhaite le traiter.
    Si la technique prend trop de place, on finit vite par tourner en rond, par se regarder photographier, et les images qu’on produit ne sont plus qu’un catalogue de techniques différentes, qui sont mises en avant au détriment du message des images.

    Il est facile et tentant de se laisser happer par la technique quand on shoote, parce que cela permet de rester en terrain balisé. Mais cela a un côté néfaste au propos que l’on souhaite construire avec ses images.
    J’ai lu le présent article samedi dernier, le matin ; l’après-midi je suis allé prendre l’avion. J’ai fait des photos à l’aéroport, car je travaille en ce moment sur un projet autour des gens que j’y rencontre. Je me suis senti « pollué » mentalement par ce que j’avais lu, non pas que ce qu’a écrit Fabien est faux ou mauvais, mais parce que ce rappel de la technique photo que j’avais encore en tête rajoutait une barrière entre mon sujet et moi.

    Je sais que vos blogs s’adressent à des débutants, et que connaître les rudiments de la technique photo est important – je suis passé par là moi aussi – mais en photo le sujet est le plus important, en réalité, et en particulier le sujet sous le regard du photographe ; bien loin devant l’utilisation de telle ou telle technique de prise de vue.
    Les questions à se poser sont « Quel est mon sujet ? Pourquoi suis-je attiré par ce sujet ? Qu’est-ce qui, dans mon histoire personnelle, me pousse vers ce sujet ? Quelle est ma position, mon point de vue là-dessus ? Qu’est-ce que je veux montrer ? » et pas « quelle technique utiliser ? ».

    La photo est une construction de notre propre représentation du monde qui nous entoure, et la technique, si elle permet d’être moins limité au moment de la prise de vue, ne doit pas avoir davantage de place dans ce genre de démarche.

    3 juillet 2013
    • Bonjour Manu,

      Merci d’avoir laissé ce message constructif pour nous expliquer ta vision de la photo. L’article t’a amené à te poser des questions (et à trouver tes réponses) et quelque part je suis satisfait car c’était l’un des objectifs.

      Tu as raison, mon blog s’adresse en priorité à un public débutant (je ne parlerais pas à la place de Laurent, je le laisse rebondir s’il le souhaite). Parmi les messages que je reçois, 9 questions sur 10 tournent autour de la technique photo. Pas tant qu’il s’agisse d’une fin en soi, mais parce que c’est la première chose qui limite le photographe débutant. La majorité de mes lecteurs sont donc en demande de conseils techniques simples pour réussir leurs photos.

      Je pense que tu as déjà dépassé ce stade et qu’à présent tu es capable d’exprimer ce que tu ressens grâce à ton appareil photo. C’est à mon avis ce qui explique pourquoi la technique occupe une place moins importante dans ton esprit. Tu as acquis de l’expérience et tu peux maintenant te concentrer davantage sur ton intention photographique.

      Au delà de ça, je pense qu’il faut aussi garder à l’esprit que l’implication et les motivations de chacun sont diverses. Certains veulent juste arriver à photographier correctement les moments forts de la vie quotidienne ou des vacances. D’autres veulent délivrer un message et/ou exposer leur vision du monde à travers leurs photos. Au delà de ces deux exemples volontairement simplistes, il y a tout un tas de raisons possibles qui nous poussent à faire de la photo. A chacun de faire son propre chemin 😉

      3 juillet 2013
      • Bonjour Fabien,
        je n’ai pas vraiment l’habitude d’intervenir sur un sujet, je consulte plutôt les sites pour y trouver de bonnes réponses aux débutants qui m’interrogent. La technique m’ennuie parce qu’elle fait tellement partie de moi que je ne rends plus compte des difficultés auxquelles sont confrontés les débutants. Lorsque j’ai parcouru le sujet, j’ai été tenté de donner une réponse sensiblement la même que Manu. Au final, j’ai rédigé un long article pour mon site (qui ne devrait paraître que dans quelques temps, toute publication passe par un comité de lecture). Ce n’est donc pas à proprement parler, une réponse au sujet, mais en tant qu’enseignant, je ne peux pas accepter la chose tel que. L’art est une discipline difficile d’accès, ce n’est pas rendre service à un débutant que lui dire qu’il peut transgresser les règles, voire se lancer dans n’importe quoi. Il faut apprendre aussi aux autres à faire la différence entre un Picasso et un dessin d’un enfant de 5 ans.

        Je pense que si vous vous permettez de conseiller, vous êtes bien au stade de faire ce genre de distinction, si ce n’est en peinture, au moins en photo. Il faut apporter au débutant, ce qu’il demande, et ce qu’il est capable de percevoir, il ne sert à rien d’anticiper ses compétences. Parle-t-on littérature comparée ou équation en CP? Non, on apprend à lire et écrire les mots et les nombres.

        Le débat a aussi son utilité ici, il permet au débutant de voir que s’il peut s’affranchir de certaines règles, il doit le faire avec prudence. Il y a beaucoup d’autres questions intéressantes que vous avez soulevées mais je ne voudrais pas être trop long.

        Merci en tout cas de faire la promotion de la photographie.
        Si vous êtes randonneur, vous savez sans doute qu’un chemin balisé est quand même rassurant 😉

        3 juillet 2013
        • Bonjour Martin,

          Je vois rejoins quand vous dites que ce n’est pas rendre service au débutant de lui dire de transgresser les règles. Après 3 années d’existence et plus de 200 articles publiés sur apprendre-la-photo.fr, j’ai pensé (peut-être à tort) que le lectorat était suffisamment « mature » pour ce genre d’article. Mais pour quelqu’un qui a débuté la photo depuis peu et qui tombe sur ce blog, je le conçois, cela peut être assez déroutant.

          Après, si vous lisez bien l’introduction j’avance prudemment et je dis de le faire avec parcimonie. De plus, certains points évoqués dans l’article sont quand même plutôt « soft » et je suis loin de prôner l’anarchie ;-).

          En tout cas je lirai bien volontiers votre article sur le sujet avec votre approche d’enseignant. Mes parents sont tous les deux instits et je dois dire que j’ai entendu parler de pédagogie pendant toute ma jeunesse 😉

          3 juillet 2013
          • Bonjour Fabien et Martin,

            Merci Fabien pour ta réponse, et merci Martin pour ton commentaire très instructif. Je suis moi aussi intéressé pour lire l’article que tu as écrit.

            Et désolé pour ma faible réactivité : je suis en vacances et il n’y a pas de wifi partout où je passe…

            Tu as raison Fabien de rappeler que ton public est constitué de débutants. Je ne suis pas enseignant et ne m’aventurerais pas à te donner des conseils en pédagogie. Cependant, et pour rebondir sur le commentaire de Martin, je me permets d’insister sur l’utilisation de la technique en photo.

            Je pense qu’un choix artistique peut difficilement être gratuit (j’imagine que c’est ce que Martin avait en tête quand il a parlé de la différence entre un Picasso et un dessin d’enfant de 5 ans).
            L’utilisation de telle ou telle technique, en photo, est un choix en soi. Par conséquent, je crois que plus on utilise la technique (y compris en détournant des règles, comme mentionné dans ton article), plus il est important de faire passer un message, d’avoir un sujet. Autrement, l’image risque de tomber à plat.

            Je te donne un exemple : là où je travaille, il y a un endroit prévu pour des expositions photo des employés qui désirent exposer leur travail. L’exposition en cours, ce sont des images d’éclaboussures, genre ça : http://www.wallfizz.com/art-design/eau/fond-1283.php
            En tant que telle, ce genre d’image n’apporte rien : il en existe des milliers sur internet (j’ai juste tapé « goutte d’eau » dans google et je suis tombé sur un site de fonds d’écran, c’est dire…).
            Là où les images de mon collègue pourraient sortir de l’ordinaire, c’est que sur certaines, il y a des formes qui apparaissent, comme des champignons, des parapluies ouverts ou même des petits personnages. Mais en lisant le texte qui accompagne les photos (et qui ne parle que de temps de pose, de focale, de flash et d’ouverture) et en regardant la série dans son ensemble, on voit bien que ce n’est pas quelque chose de recherché.
            En définitive, mon collègue avait un véritable univers à portée de main, mais il n’a pas creusé et n’est pas allé suffisamment loin pour présenter un travail réellement cohérent qui apporte quelque chose. Il s’est arrêté à l’aspect technique et a produit quelque chose de superficiel.

            Donc pour moi, à partir d’un certain niveau de technique, l’intention photographique doit précéder l’aspect technique de la prise de vue. Sinon, comme je l’ai dit, les images qu’on fait sont un catalogue.
            C’est là où je rejoins Martin qui dit qu’il n’est pas nécessairement souhaitable d’aller trop loin techniquement avec des débutants.

            Au contraire d’une composition très travaillée, il faut aussi se rappeler que des images très simples peuvent être extrêmement fortes, comme les portraits de Richard Avedon ou la série « la Terre vue du ciel ». Sur ces exemples, la composition est souvent (surtout dans le cas d’Avedon) réduite au minimum, et c’est pour cela que ce sont des images qui touchent le spectateur.
            Mais plus on cherche à faire des images simples, plus c’est compliqué…

            5 juillet 2013
          • OK! je vous ferai signe dès la mise en ligne.
            Cela dit, Fabien, tu n’a pas à rougir de ton travail, mais cet un autre sujet…

            5 juillet 2013
          • Comme promis, le sujet et en ligne, cliquez sur le lien ci-dessous.

            22 juillet 2013
  • Bien pour les conseils et d’accord pour chercher de nouvelles formes et cadrages d’images .

    4 juillet 2013
    • It’s good to see someone thkiinng it through.

      11 août 2014
  • Merci pour cet article ! La photo sans tête fait débat apparemment, pourtant c’est très utile pour mettre en avant une activité effectivement (et faire en sorte d’avoir des sujets qui ne soient pas reconnaissables). Bonne idée aussi l’utilisation de l’espace négatif !

    4 juillet 2013
  • Pivoter l’appareil photo, voila un petit détail qui change tout. Par contre le coup des portraits sans tetes, c’est pas mal, mais alors en gros plan, pas de loin avec juste la tet manquante!

  • merci Laurent pour toutes ces idées à explorer

    29 juillet 2013
  • Bonjour !
    Juste pour dire merci pour tous ces conseils clairs et pedagogiaues. 🙂
    Bonne journee !

    12 juillet 2014