Je vous présente la lumière

27 décembre 2010

Sans lumière, pas de photographie. Autant dire que la lumière peut être notre meilleure amie, comme notre pire ennemie. Le propre du photographe, c’est de savoir apprivoiser la lumière, et pour ça, il faut d’abord la connaître. Alors faisons connaissance !

– Salut Lumière, comment ça va ?

– Nickel, je rayonne !

– Ha ha ! On a le même humour de merde je vois ! Est-ce que tu pourrais nous parler un peu de toi ? Oui parce qu’on se voit tous les jours, mais en fait on ne se connaît pas beaucoup ! 😀

– Je suppose que tes lecteurs et toi, vous vous en foutez complètement de ma double nature, particulaire et ondulatoire ?

– Absolument, on est pas physiciens et donc on s’intéresse plutôt à ce qui peut influencer nos photographies !

– Bon, alors il faut savoir que j’ai 4 caractéristiques principales qui jouent sur le rendu d’un cliché :

(note : Bon on arrête le style interview pour le reste de l’article hein, sinon ça peut rapidement devenir lourd :P)

Prenez note d’une chose avant tout : chaque source de lumière possède ces 4 caractéristiques, et il y a parfois plusieurs sources de lumière selon la situation. Il faut donc savoir en tenir compte.

1. Mon intensité

Portrait coucher de soleil lumière

Ici, la lumière du coucher de soleil n’était pas assez intense pour éclairer correctement le sujet. Sans autre source de lumière, on devait choisir entre sous-exposer le sujet, et surexposer l’arrière-plan, soit entre la peste et le choléra. Le photographe a donc utilisé une deuxième lumière (un flash) afin d’exposer correctement à la fois l’arrière-plan et le sujet. (Licence CC BY-NC-ND R Kurtz, cliquez sur l’image pour voir en grand sur Flickr)

C’est assez facile, cela correspond à la « force », à la luminosité d’une source de lumière donnée. Ce qu’il faut savoir, c’est qu’elle est relative. En gros, les phares d’une voiture en pleine nuit vous paraissent beaucoup plus puissants qu’en plein jour.

Cette intensité pose plusieurs questions :

  • Tout d’abord, la lumière est-elle assez forte pour éclairer correctement votre sujet ? Autrement dit, allez-vous avoir des problèmes avec l’exposition de l’image ? Et si elle n’est pas assez forte, comment allez-vous résoudre le problème ?
  • Quelles sont les intensités des différentes sources de lumière, et est-ce que celle qui éclaire votre sujet est suffisamment forte par rapport à celle qui éclaire l’arrière-plan ?

Si vous pouvez contrôler une ou plusieurs des sources de lumière (si vous travaillez en lumière artificielle), la problématique est plus simple car vous pouvez en général contrôler leur intensité. Dans le cas contraire, l’intensité des sources de lumière présente est importante, et il faut la déterminer pour éventuellement pouvoir s’adapter (en déplaçant votre sujet ou vous-même si besoin).

2. Ma direction

Lumière et ombre direction

Licence CC BY-NC-SA Iain Alexander, cliquez pour voir en grand sur Flickr)

Oui, ça paraît évident mais c’est très important : la direction de la lumière influence beaucoup l’image. En plein jour vers midi, elle vient du dessus, alors qu’au lever ou au coucher du soleil, par exemple, elle vient du côté, ce qui donne des rendus très différents. Essayez un peu un portrait avec une lumière qui vient du dessus ou une lumière qui vient du côté, vous verrez que l’effet n’est pas du tout le même !

Pensez aussi à la lumière qui vient d’en face, de derrière un objet : celle qui crée des contre-jours, des effets de silhouette ou encore des rais de lumière à travers les arbres d’une forêt… Vous voyez de quoi je veux parler ? Et bien dans ce cas, la simple direction de la lumière crée une ambiance particulière, souvent un peu mystérieuse ou féérique.

Évidemment vous pouvez aussi utiliser à votre avantage une lumière qui vient de dessus. Le tout est d’être conscient de cette direction, de savoir comment elle va influencer l’ambiance de votre image, et de savoir l’utiliser à votre avantage pour produire l’effet que vous désirez.

3. Ma qualité

Portrait de bébé lumière douce

Licence CC BY-NC-SA Jeremy Kunz (cliquez sur l’image pour voir en grand sur Flickr)

Ce qu’on appelle « qualité » de la lumière se réfère en fait à une lumière douce (ou diffusée, comme par exemple la lumière du soleil par temps couvert, ou celle d’un flash enveloppé d’un mouchoir) ou à une lumière dure (non diffusée, comme par exemple celle du soleil à 14h au mois d’août en Méditerranée, ou celle d’un flash puissant). Et à moins de vouloir créer un effet particulier, une lumière douce est en général plus flatteuse (en particulier pour le portrait).

Attention de ne pas confondre une lumière très directionnelle et une lumière dure ! Par exemple, sur l’image de gauche (qui est un excellent portrait au passage), la lumière est à la fois très directionnelle (elle vient nettement d’une seule source de lumière à droite), et plutôt douce (on voit que les transitions entre zones d’ombre et de lumière sont assez progressives). Vous voyez la différence ?

La « qualité » de la lumière est directement liée à sa taille :

  • Plus une source de lumière sera petite, plus elle sera dure.
  • Plus une source de lumière sera grande, plus elle sera douce.

C’est pourquoi pour diffuser votre flash, je vous avais conseillé de l’entourer d’un mouchoir : ceci agrandit en fait la source de lumière 😉 Vous pouvez aussi utiliser ça avec de la lumière naturelle : si celle qui passe par la fenêtre est trop dure, vous pouvez placer un fin rideau, une grande feuille de papier calque… Bref n’importe quoi qui augmente la surface qui émet de la lumière !

Mais vous allez me dire : « Oui mais le Soleil, lui, il est très grand, et pourtant en plein mois d’août, il peut être une source de lumière très dure ! » Et vous avez raison, car un deuxième paramètre rentre en jeu : l’éloignement de la source.

  • Plus la source de lumière est proche du sujet, plus la lumière est douce.
  • Plus la source de lumière en est éloignée, plus la lumière est dure.

On peut difficilement rapprocher le Soleil (et puis ça se réchauffe suffisamment comme ça, évitons d’empirer les choses ! :D). Par contre cette notion peut vous être d’un grand secours quand vous utilisez une source de lumière artificielle. Mais n’oubliez pas que si vous rapprochez votre source, elle va sans doute paraître plus intense (car moins de lumière sera perdue), et qu’il pourrait falloir adapter son intensité !

4. Ma température de couleur

L'heure dorée golden hour température couleur lumière chaude froide balance des blancs

Prise vers le coucher du soleil, l’ambiance de l’image fait la part belle aux couleurs chaudes. (Licence CC BY Anemone Jones)

Vous connaissez déjà un peu ce concept, qu’on a pu aborder en parlant de balance des blancs. En effet, toute source de lumière a une dominante colorée : elle peut être plus ou moins chaude (rouge, orange) ou froide (bleue). Ceci influence beaucoup l’ambiance générale de votre image. Il n’est pas possible de modifier cette température quand vous travaillez en lumière naturelle, mais bonne nouvelle : si vous shootez en RAW, vous pourrez aisément choisir votre propre balance des blancs grâce au développement numérique, et ainsi donner une ambiance plus ou moins chaude (ou froide) à votre image. Vous verrez, c’est souvent l’un des réglages qui interviennent en premier au développement, et un choix photographique important !

– Merci Lumière, et à bientôt à travers le viseur ! 😉

Voilà, j’espère que cette présentation de la lumière vous servira. D’ailleurs, j’ai un petit exercice pour vous. A chaque fois que vous êtes dans une situation photographique, demandez-vous :

  • Quelle est l’intensité de la lumière ?
  • Quelle est sa direction ?
  • Quelle est sa qualité ?
  • Quelle est sa température de couleur ?

Et surtout, jouez avec ces paramètres, et adaptez-vous selon le rendu que vous souhaitez pour vos images ! N’hésitez pas à poser vos questions à la lumière en commentaire, elle n’hésitera pas à vous répondre, et pensez à vous abonner à la newsletter si ce n’est pas déjà fait 😀
 
Et n’oubliez pas de partager l’article ! 🙂
 

 
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62 commentaires

  • Un petit commentaire pour apporter une petite précision au niveau de la température.
    Il ne faut pas confondre la température de la lumière et la « température » d’une couleur.
    Effectivement si le bleu est une couleur froide et le rouge ou le jaune sont des couleurs chaudes, à contrario une lumière à dominante bleue à une température plus élevé qu’une lumière à dominante rouge ou jaune.
    C’est un peu perturbant au début mais on finit par s’y habituer.

    28 décembre 2010
    • Oui, effectivement, car la température d’une couleur est déterminée selon celle d’une étoile qui aurait cette couleur. Or les étoiles les plus chaudes sont bleues (environ 12 000 K°), tandis que les étoiles les plus froides sont rouges (environ 1200K°).

      Un bon moyen mnémotechnique pour les logiciels de développement : quand vous baissez le curseur de température (vers 1200 K°), cela rend les couleurs plus froides. Ça peut paraître illogique puisque 1200 K° correspond à une température de couleur plus chaude.
      Mais en fait, quand on fait ça, c’est comme si on disait au logiciel : « la température de couleur était chaude (1200 K°), donc compense en conséquence ». Donc le curseur ne sert pas à indiquer quelle température de couleur on veut, mais quelle était la température de couleur au moment de la prise de vue.
      Je l’explique dans la vidéo sur la couleur dans RawTherapee 😉

      28 décembre 2010
    • Bonsoir. Un grand merci pour cette article qui éclaire ma lanterne de débutant en quête de réponses à ses erreurs. Merci beaucoup.

      20 mai 2014
  • Expliquez moi en quoi plaquer une feuille de papier calque contre un flash augmente la surface de la source de lumière.

    (en fait il ne s’agit pas d’augmenter sa taille, mais bien de diffuser une lumière unidirectionnelle pour en faire une lumière plus douce car diffusé dans toute les directions.)

    Attention donc aux quelques gaffes 😉

    1 janvier 2011
    • Je n’ai pas parlé de papier calque utilisé avec un flash, et encore moins plaqué contre. Effectivement, plaquer du calque contre un flash ne diffuserait pas beaucoup la lumière.
      Attention, je l’ai dit clairement dans l’article : il ne faut pas confondre une lumière unidirectionnelle et une lumière dure, c’est différent ! Une lumière dure n’est certes pas unidirectionnelle, mais elle est surtout très focalisée : elle n’enveloppe pas le sujet. Un pointeur laser produit une lumière très focalisée par exemple.

      Une lumière omnidirectionnelle ne peut pas être dure, mais une lumière quasi unidirectionnelle peut être douce.

      Attention donc de ne pas lire en diagonale 😉

      1 janvier 2011
  • Article très intéressant une fois de plus. Merci Laurent.

    7 janvier 2011
  • Bravo pour ces articles bien adaptés aux débutants. C’est clair et concis. Il est clair que vous maitrisez bien votre sujet. Vos illustrations sont vraiment bien adaptées.

    Il y a juste le choix du terme « intensité » qui pose problème car il est lié à la source lumineuse en photométrie. L’intensité lumineuse n’est pas une grandeur adaptée à la photographie. Une source lumineuse placée à 1 mètre aura 4 fois plus d’intensité qu’une source placée à 2 mètres, etc. C’est pour se débarrasser de cette grandeur trop liée à la source et sa distance que les photographes ne prennent en compte que la lumière reflétée par la scène. C’est la façon dont est éclairée la scène qu’on appelle l’éclairement en photométrie. Les lux et les IL ont été inventés pour se passer de cette notion d’intensité lumineuse et ils définissent l’éclairement. Le niveau d’éclairement en IL d’une scène est constant quelle que soit la distance à laquelle on se trouve.

    Alors je sais bien, que pour un public non expert, il est inutile d’entrer dans les détails. Mais pour ceux d’entre eux qui évolueront vers une bonne expérience de photographe notamment en studio, ils risquent d’être confrontés à des confusions. Pour cette raison le terme intensité doit être employée dans son contexte en photographie.

    Dur d’utiliser des termes neutres :
    peut être « force de la lumière » ? et rajouter 3 lignes pour dire que les spécialiste l’appellent « éclairement » et que ça se mesure en IL
    Ou bien conserver le terme intensité et mettre en garde qu’il a un sens particulier en photographie.

    Mais cela n’enlève rien à la qualité de votre article.

    7 juillet 2011
    • Bonjour Daniel,

      Merci pour ces précisions très… éclairantes ! 😀 La différence entre intensité de la lumière et éclairement est très intéressante.

      Comme tu le dis, pour un public de débutant, ce genre de détail risque plus de prêter à confusion qu’autre chose. J’essaye de n’aborder qu’une seule grande notion par article, sans aller jusqu’aux détails pas forcément utiles (surtout que je ne les connais pas toujours 😉 ).
      Pour cette raison, je ne pense pas modifier l’article, puisque ton commentaire résume bien la différence, et que 99% des lecteurs ne seront pas confrontés à cette difficulté avant de maîtriser les bases de la photo.

      Merci pour ton commentaire, par ailleurs ton blog m’a bien aidé à comprendre les affres de la gestion des couleurs (même si je n’ai pas encore pris la peine d’essayer de synthétiser tout ça simplement !).

      7 juillet 2011
  • A ce sujet, il pourrait être intéressant de nous aider à mieux utiliser un flash notamment lors d’un portrait.
    Je dis ça parce que je ne sais que faire des chiffres notés au dos d’un flah externe.
    En espérant, qu’un jour ma requête trouve réponse 😉

    8 août 2011
  • bonjour,
    j’ai actuellement un EOS 1000D que j’utilise avec un objectif 70-300mm pour de la photo animalière, cependant j’ai bcp de mal à faire ressortir « l’ambiance » lumineuse des scènes que j’observe, pourtant j’ai essayé de diminué les ISO, ou de jouer sur la vitesse d’obturation, mais je ne suis pas satisfait du résultat, ce matin encore , impossible de rendre le coté doux du levé de soleil dans la brume… je trouve le rendu trop dur… comment faire???
    Mercci

    3 septembre 2011
    • Peut-être jouer sur le contraste ou/et la luminosité en post-traitement ?

      11 octobre 2011
  • ok, là c’est bcp clair pour moi, merci laurent

    17 septembre 2011
  • Bonjour Laurent,

    Merci beaucoup pour toutes ces explications qui sont très très claires ! Je suis vraiment débutante et je commence à lire ton guide qui m’a envoyé vers ce lien. Il y a un point que j’ai du mal à saisir : tu dis que « Plus la source de lumière est proche du sujet, plus la lumière est douce. Plus la source de lumière en est éloignée, plus la lumière est dure. » Quand j’utilise mon flash, je n’ai pas l’impression que lorsque je m’approche du sujet la lumière est moins « violente ». Bref, je suis un peu perdue… J’espère que ma question est assez claire et que tu pourras peut-être m’aider. Merci pour ce site qui est vraiment bien fait !

    Laura

    16 février 2012
    • Oui, Laura, je me joins à toi pour poser la même question….Je n’ai pas bien saisi le propos..

      28 décembre 2014
    • Effectivement, moi non plus je ne comprends pas bien ce point. Laurent, pourrais-tu enfin nous l’expliquer mieux

      30 septembre 2015
  • Ca fait des heures que je saute de sujets en sujets (non, non pas sur..)et que j’en apprends ainsi plus que de la manière empirique de mon expérience passée. Le pourquoi du comment… Et en plus, on ne s’en lasse pas avec une telle pédagogie.
    Un grand merci Laurent.

    17 février 2012
  • Bonsoir,
    je suis une fana de photos, et je suis sur le point de racheter du matériel.. tout en sachant ce que je veux, je ne sais pas quoi acheter.. je surfe..et voilà que je tombe par hasard sur votre site.. que je trouve au passage génial et très complet… pour l instant, je survole un peu le tout pour me rendre compte de la richesse de vos propos..
    un grand merci de partager vos savoirs
    au plaisir…

    23 février 2012
  • Je découvre avec émerveillement ce blog qui me permet d’apprendre beaucoup de choses (balance des blancs, …). Je suis une débutante en quête d’infos pour ne pas rater mes futurs photos de vacances en Guyane. Je pars avec un Compact (pour débuter et surtout ne pas abîmer un Réflexe avec l’humidité de 85%) et espère faire tout de même de jolies photos à garder à vie !
    Merci Laurent.

    22 juin 2012
  • Au détour de mes recherches j’ai eu la chance de tomber sur votre blog que je consulte avec intérêt jusqu’au commentaires des autres abonnés. Une question a été posée par Laure mais n’a pas trouvé réponse. Je me permets donc de la reprendre pour mon compte car j’avoue avoir eu un froncement de sourcils en lisant la partie de l’article qui l’interroge et aimerai aussi comprendre. Merci et félicitation

    24 février 2013
  • Bonsoir,
    Bravo pour votre blog !
    Pour la 1 ere photo, l’expositiona ete enregistre sur le ciel ?

    3 juillet 2013
  • Merci pour votre générosité.

    12 septembre 2013
  • Bonjour,
    je suis débutant en Photographie et j’aimerais savoir comment régler l’ouverture de mon diaphragme pour créer un effet de fuite de lumière ( surtout utilisé dans la photographie automobile ) et sans non plus avoir une surexposition du sujet.
    Merci.

    3 novembre 2013
  • Très bonne présentation .
    Je reviendrai

    7 décembre 2013
  • bonsoir j ai une question stp stp aider moi pour que je trouve une reponse merci
    – sachant qu une camera  » voit  » la sequence a visionner par l intermediaire de son objectif et enreqistre la lumiere reflechie par les divers elements de la scene.
    quelle est alors selon vous la difference avec la photographie?

    1 janvier 2014
  • Super Laurent l’article date de 3 ans mais est toujours d’actualité

    20 février 2014
  • Bonjour,

    Merci pour ce très bon article, je suis très contente d’être tombée sur vos publications qui sont très simples à comprendre pour la néophyte que je suis. Il reste cependant un point que je n’arrive pas à éclaircir de moi même (balo pour un article sur la lumière… humm bref) Donc. :

    Plus la source de lumière est proche du sujet, plus la lumière est douce.
    Plus la source de lumière en est éloignée, plus la lumière est dure.

    Je n’arrive pas du tout à visualiser cela, pour moi c’est le contraire, quand vous avec une lampe de poche braquée à quelques centimètres de la tempe, j’ai l’impression que cette lumière est plus duce que lorsqu’on l’éloigne d’un demi mètre. Auriez-vous un exemple (j’avoue que vos exemples sont très intuitifs et me permettent de comprendre beaucoup mieux !) pour illustrer ce propos ??

    Merci d’avance!

    Bien à vous,
    Vanessa

    20 février 2014
    • Bonjour Vanessa,

      Ce que tu dis dans ton dernier paragraphe est pourtant exactement ce que je dis 😉 (enfin, si je suppose que duce veut dire douce)
      Fais le test : prends une seule lampe dans une pièce pour éclairer quelqu’un ou quelque chose. Plus tu vas la rapprocher, plus tu vas voir le contour des ombres s’adoucir.

      20 février 2014
      • Bonjour,

        Merci à toi pour tout ce partage d’informations et le soin sur la pédagogie qui y est associé.

        Je voudrais rajouter une petite déduction concernant ton dernier commentaire qui devrait peut-être permettre d’éclairer un peu plus 😉

        Ce qu’il se passe concrètement quand on rapproche la lumière du sujet (comme comme précédemment suggéré par Laurent) c’est justement que l’on en augmente sa taille par rapport au dit sujet. Et c’est pourquoi la lumière s’adoucit. Car sa surface augmentant par rapport au sujet elle devient plus enveloppante.
        S’en suit probablement un réglage de sa puissance car son rapprochement aura bie’ entendu un impact sur son intensité par rapport au sujet… Mais la encore une fois tout est très bien expliqué dans l’article 🙂

        22 juillet 2014
      • Ok! je comprends mieux , dite comme ça, ta réponse du 20 Février et celle d’Olivier du 22 Juillet…Merci à vous deux…

        28 décembre 2014
  • c’est très clair!

    22 juillet 2014
  • Un grand merci Laurent,

    Je viens de m’inscrire et j’ai commencé la lecture de « Faites-vous plaisir en photographiant ! » qui m’a envoyée sur ce lien. J’ai donc lu avec attention et compris bien des choses… enfin… jusqu’au commentaire de Monsieur Daniel Metz qui a bien embrouillé les choses en coupant les cheveux en quatre…

    Me voici donc repartie pour une relecture de votre article en oubliant son intervention et tout est redevenu bien plus clair.

    Votre site me semble être destiné bien d’avantage aux néophytes, comme moi, qu’aux professionnels qui ont eu la chance (ou la malchance qui sait) de faire des études dans l’art de la photographie… et Monsieur Metz semble avoir oublié qu’à force de trop vouloir compliquer ce que d’autres, comme vous, essayent de rendre plus simple, on fini par court-circuiter les neurones de ceux qui débutent.

    Un grand merci à vous, donc, pour ces explications que votre humour rend moins pesantes et donc plus agréables… mais non certes à Monsieur Metz qui aurait plutôt tendance à jouer les professeur critiques et non les lecteurs intéressés… enfin, soit.

    8 novembre 2014
  • Bonsoir Laurent,

    Je me permets, aussi, de vous soumettre un problème auquel je me heurte en ce moment.

    Plusieurs centaine de mes anciennes photos se trouvaient (temporairement et pour cause de reformatage de mon PC) entreposées sur un DVD qui, malgré vérification à la gravure, se trouve être défectueux.

    Heureusement (ou malheureusement selon que l’on soit positif ou non) le lecteur bluray de mon home cinéma parvient encore à lire les fichiers qui me préoccupent. Impossible donc d’en récupérer les fichiers via PC.

    Par contre, sur la TV et en mode diaporama, je sais photographier ce que je vois à l’écran à image fixe, sans flash et dans le noir en utilisant un trépied.

    Je puis donc récupérer mes photos (qualité potable ce qui est mieux que rien) sans problème, mais j’ai constaté qu’elles semblent toutes recouvertes d’un voile bleu qui modifie la couleur de façon plus ou moins importante selon le cas.

    Ma question est la suivante : quel filtre pourrais-je adapter à mon objectif pour corriger ce défaut car ces photos me sont précieuses ? Peu importe, donc, si je dois tout recommencer. Je vous remercie d’avance pour votre réponse.

    8 novembre 2014
    • laurent breillat vous avez quelque chose contre les
      phisitien. lol
      très bonne article sinon

      7 juin 2015
  • Bonjour Laurent, Bonjour à tous,
    Je profite de cet article sur la lumière pour poser une question concernant l’éclairage en studio.
    Sur les sites marchands, on trouve des éclairages fixes ou flashs dit de studio qui apparemment n’ont rien à voir avec des cobras. Comment sont alimentés ces éclairages? Secteur ou batteries qui semblent être appelées générateurs.
    Ces flashs de studio peuvent-ils être synchronisés avec l’appareil photo. Si oui comment?
    Excellente formation et excellent site, merci pour votre réponse.
    Bonne journée.
    G. Le Camus

    23 août 2015
  • Bonjour laurent, juste pour vous dire Merci pour le temps que vous prenez pour les néophytes que nous sommes, j’ai pris il y a peu votre « faites vous plaisir en photographiant » et j’ai commencé à le lire, ainsi que cette première page sur l’éclairage qui m’à indubitablement fait comprendre que je n’étais pas une lumière en photographie, ce pourquoi je m’attelle à lire vos articles, qui j’espère me feront voir mon appareil sous un nouveau jour. Je viens de me porter acquéreur d’un Nikon 1 J5 afin de me faire la main, et peut être plus tard prendrais je un reflex (la taille de ces appareils me posent problème pour le moment), et puis il ne sers à rien d’acheter une Ferrari si tu n’as pas encore ton permis…. donc encore Merci et peut être reviendrais je si j’ai qq questions qui me trottent dans la tête. Bonne continuation

    24 août 2015
  • Bravo,
    Je commençais à m’ennuyer à lire tes recommandations liminaires, enfin tu nous donne quelques clés de réflexion, c’est ce que j’attendais de ta part.
    J’ai lu le livre « Manuel d’éclairage photo » il est très bien, je le recommande à mes collègues, c’est un livre qu-il est indispensable d’avoir lu si l’on veut être photographe.
    Merci Laurent, continue à nous donner de tels conseils.
    Au revoir et à bientôt.
    Henri TOURTOULOU

    30 novembre 2015
  • Bonjour, et bravo pour ce blog d’abord,
    On sent le travail du passionné et cela fait plaisir de lire tout ça.

    J’ai une remarque quant aux deux lois que vous utilisez en milieu d’article, sur lesquelles j’aimerais beaucoup échanger, car cela me passionne moi-même :

    Tout d’abord, je ne suis pas d’accord avec cette formule :
    Plus la source de lumière est proche du sujet, plus la lumière est douce.
    Plus la source de lumière en est éloignée, plus la lumière est dure.

    Je pense qu’il serait plus correct de dire :

    Plus la source de lumière est proche du sujet, plus la lumière est CONTRASTEE.
    Plus la source de lumière en est éloignée, moins la lumière est contrastée.

    C’est la loi de Lambert, du carré inverse, peut-importe comment vous la nommez.
    Le fait est que plus la lumière est proche du sujet, plus la différence de luminosité entre deux points de ce sujet sera importante.

    Je reviens ensuite sur l’exemple du soleil.
    Effectivement, le soleil est très gros. Pourquoi alors crée-t-il une lumière dure?
    Simplement car vu d’ici, il est très petit, il s’assimile donc à une lumière ponctuelle 🙂

    La seconde formule sur laquelle je veux revenir n’est donc pas :

    Plus une source de lumière sera petite, plus elle sera dure.
    Plus une source de lumière sera grande, plus elle sera douce.

    MAIS

    Plus une source de lumière RELATIVE AU SUJET est petite, plus elle sera dure.
    Plus une source de lumière RELATIVE AU SUJET est grande, plus elle sera douce.

    Je suis très volontier disponible pour échanger sur ces points de vue, en tout cas encore bravo pour ce site, et bonne continuation,

    Jonathan

    30 juin 2016
  • Merci beaucoup pour cet article trés pédagogique.
    La maîtrise de la lumiére est donc plus simple s’il celle ci est artificielle.
    Par contre est ce que les capacités techniques d’un appareil réflexe par exemple peuvent suffire à maîtriser la lumiére naturelle en extérieur? Ou doit on par moment être dans l’obligation de bouger le sujet ou bouger soit même pour avoir « une bonne lumiére » ou l’effet voulu?

    2 août 2016