Et si vous pouviez capturer le monde avec un niveau de détail et de fidélité colorimétrique que seul le moyen format peut offrir, le tout dans un boîtier à peine plus lourd qu’un hybride plein format haut de gamme ? C’est exactement la promesse du Hasselblad X2D II 100C, dévoilé en octobre 2025 et commercialisé au tarif de 7 200 € (boîtier nu).
Successeur du X2D 100C lancé en 2022, ce nouvel hybride moyen format conserve le capteur BSI CMOS de 100 mégapixels (44 x 33 mm) qui a fait la réputation de la gamme, mais corrige les faiblesses de son aîné sur deux points cruciaux : l’autofocus, désormais continu et assisté par un système LiDAR inédit en photographie, et la stabilisation capteur, annoncée jusqu’à 10 stops de compensation, un record sur le marché.
Positionné en face du Fujifilm GFX 100S II (5 500 €), son concurrent direct en moyen format, le X2D II 100C joue la carte du haut de gamme absolu dédié à la photo. Aucune fonction vidéo n’est embarquée : Hasselblad assume un positionnement de puriste. Le boîtier arbore un design en aluminium gris graphite mat, sobre et reconnaissable entre mille, avec son célèbre déclencheur orange. Compatible avec la monture Hasselblad XCD, il donne accès à un parc optique certes restreint, mais d’une qualité remarquable, intégrant un obturateur central dans chaque objectif.
Si vous n’avez pas encore arrêté votre choix sur un type d’appareil ou que vous hésitez entre plusieurs options, commencez par consulter notre guide quel appareil photo choisir avant de plonger dans ce test. Voyons ensemble si ce Hasselblad mérite sa place dans votre sac photo.

Caractéristiques techniques du Hasselblad X2D II 100C
Voici les caractéristiques techniques de cet appareil photo Hasselblad X2D II 100C :
- Nom : Hasselblad X2D II 100C
- Prix de lancement : 7 200 €
- Date de sortie : Octobre 2025
- Taille de capteur : Moyen format (44 x 33 mm)
- Définition du capteur : 102 Mégapixels (BSI CMOS, sans filtre passe-bas)
- Processeur : Non communiqué
- Plage de sensibilité ISO native : 50 – 25 600 ISO
- Visée : Électronique, OLED 5,76 Mpx, grossissement 1x, rafraîchissement 60 Hz
- Écran : 3,6 pouces OLED, 2,36 Mpx, tactile, inclinable sur 2 axes (90° vers le haut, 43° vers le bas), luminosité maximale de 1 400 nits
- Monture d’objectif : Hasselblad XCD
- Rafale : 3 images/seconde (RAW 14 bits) en obturation mécanique (obturateur central) et électronique ; buffer d’environ 30 images RAW
- Stabilisation : Oui, capteur 5 axes, jusqu’à 10 stops de gain annoncés
- Obturation : Obturateur central intégré aux optiques (jusqu’à 1/2 000 s ou 1/4 000 s selon l’objectif) ; obturateur électronique jusqu’à 1/6 000 s
- Stockage : SSD NVMe interne de 1 To + 1 emplacement CFexpress Type B
- Vidéo : Aucune fonction vidéo
- Connectique : USB-C (10 Gbps), prise télécommande 3,5 mm, griffe flash
- Dimensions : 149 x 106 x 75 mm
- Poids : 840 g (avec batterie et carte mémoire)
- Tropicalisation : Oui, certification IP53 (résistance à la poussière et aux projections d’eau), boîtier en aluminium
- Batterie : Batterie lithium-ion 3 400 mAh propriétaire
- Autonomie : 327 images (norme CIPA)
Prise en main et ergonomie du boîtier
Un boîtier compact pour du moyen format
Avec ses 840 g sur la balance, le X2D II 100C fait figure de poids plume dans sa catégorie. Pour mettre les choses en perspective, c’est plus léger que le Nikon Z8 (910 g) et une quarantaine de grammes de moins que le Fujifilm GFX 100S II (883 g). Sur le terrain, la différence avec un hybride plein format reste modeste : comptez à peine une centaine de grammes supplémentaires par rapport aux boîtiers les plus compacts du segment 24×36.

Finitions et qualité de construction
Le X2D II 100C est tout simplement l’un des plus beaux boîtiers du marché. La robe en aluminium gris graphite mat dégage une élégance sobre, renforcée par un revêtement texturé original sur le grip, entre le caoutchouc et la peau de reptile. Les lignes mêlent courbes et angles dans un style industriel et minimaliste, très éloigné des rondeurs habituelles des appareils japonais. Les portes de connectique, dotées de joints d’étanchéité et de fermetures magnétiques, inspirent confiance. L’assemblage est irréprochable : chaque commande, chaque molette transmet une sensation de solidité et de précision.

Le boîtier est d’ailleurs certifié IP53, ce qui lui confère une résistance aux poussières et aux projections d’eau. Sous une pluie battante, il continue de fonctionner sans broncher.
Équilibre et prise en main
La prise en main est franche, le grip offrant un maintien solide. Avec une focale fixe compacte comme le XCD 90 mm f/2,5 V (551 g), l’ensemble est bien équilibré et se manipule avec plaisir pendant de longues heures. En revanche, monté sur le zoom XCD 35-100 mm f/2,8-4 E, l’attelage dépasse 1,7 kg et le centre de gravité bascule vers l’avant, ce qui peut devenir fatigant sur des sessions prolongées. Cette caractéristique est accentuée par la conception des optiques XCD, dont l’obturateur central intégré (permettant la synchronisation flash à toutes les vitesses) augmente le volume et la masse des zooms par rapport à leurs équivalents en monture plein format.

Ergonomie et commandes
Hasselblad a adopté une approche minimaliste pour les contrôles physiques : peu de boutons, pas de surabondance de molettes, mais tout tombe naturellement sous les doigts. On trouve deux molettes cliquables (avant et arrière, assignables à des fonctions personnalisées), un joystick 5 axes à l’arrière pour déplacer le collimateur AF ou naviguer dans les menus, et un bouton personnalisable sur le dos du boîtier. Sur l’épaule, un petit écran monochrome affiche les paramètres de prise de vue essentiels.

La vraie pièce maîtresse, c’est le grand écran arrière OLED de 3,6 pouces. Lumineux (jusqu’à 1 400 nits), il reste parfaitement lisible en plein soleil. Son tactile réactif rappelle celui d’un smartphone récent et fonctionne même avec des gants. Il s’incline vers le haut (90°) et vers le bas (43°), ce qui convient à la visée en contre-plongée ou à hauteur de taille. On regrette toutefois qu’il ne soit pas orientable en position portrait, un manque déjà présent sur le modèle précédent.
Le viseur électronique OLED (5,76 Mpx, 60 Hz, grossissement 1x) offre un bon confort de visée. On note cependant une latence perceptible lors du basculement entre viseur et écran, qui peut gêner lors de changements rapides de cadrage.

Côté interface logicielle, Hasselblad se distingue radicalement de la concurrence. Les menus sont clairs, épurés et entièrement pensés pour le tactile. On navigue comme sur un smartphone, avec une logique simple que l’on maîtrise en quelques minutes. Après des années passées dans les labyrinthes de menus de certains constructeurs japonais, c’est un véritable soulagement.
Enfin, côté connectique, le boîtier reste sobre : un port USB-C (charge et transfert), une prise télécommande 3,5 mm et une griffe flash. Pas de prise casque ni micro, ce qui est cohérent avec l’absence totale de vidéo. La connexion sans fil (Wi-Fi 6 et Bluetooth 5.2) fonctionne remarquablement bien avec l’application Phocus Mobile 2 (iOS/iPadOS), qui propose un pilotage à distance fluide et même un module d’édition avancé.

Réactivité de l’appareil
Le Hasselblad X2D II 100C marque un vrai tournant pour la gamme en matière de réactivité. Là où le modèle précédent souffrait d’un système de mise au point lent et limité au mode ponctuel, cette nouvelle version introduit des améliorations significatives sur tous les fronts.

Autofocus
C’est sans doute le progrès le plus spectaculaire. Le X2D II 100C abandonne le système AF uniquement ponctuel de son prédécesseur pour proposer un autofocus continu (AF-C) assisté par un capteur LiDAR, une première sur un appareil photo. Ce module, hérité de la technologie du groupe DJI (maison mère de Hasselblad), projette un nuage de points laser pour mesurer la distance au sujet. Combiné à une détection de phase sur capteur portée à 425 points (contre 294 auparavant), il rend la mise au point nettement plus fiable et rapide.

Sur des sujets statiques ou modérément mobiles, le système se montre précis et réactif, comparable aux performances des hybrides plein format de milieu de gamme. La détection des sujets (visages, yeux, animaux de compagnie, véhicules) fonctionne avec une bonne fiabilité, et le suivi oculaire en particulier offre un taux de réussite élevé, même à pleine ouverture avec les focales fixes de la gamme V.
En basse lumière, le LiDAR apporte un coup de pouce appréciable : il fournit une mesure de distance indépendante du contraste de la scène, ce qui améliore la fiabilité de la mise au point dans des conditions où les systèmes classiques peinent davantage. Cette assistance reste toutefois efficace jusqu’à une distance limitée (une dizaine de mètres environ). Au-delà, ou lorsque le module est masqué par la main du photographe, le système doit se contenter de la détection de phase seule et peut se montrer moins fiable.

Pour les sujets très rapides ou aux trajectoires imprévisibles, le X2D II 100C montre encore ses limites. Il ne rivalise pas avec les meilleurs boîtiers orientés sport ou action du marché, et peut perdre le suivi dans des scènes complexes. Mais comparé au néant qu’offrait le modèle précédent en matière de suivi, la progression est considérable.
À noter : l’AF-C n’est compatible qu’avec les optiques XCD les plus récentes (séries V, E et P), chacune nécessitant une mise à jour firmware.
Rafale et buffer
Soyons honnêtes : la cadence de prise de vue ne sera jamais l’argument de vente de ce boîtier. Le X2D II 100C plafonne à 3 images par seconde (en RAW 14 bits), que ce soit en obturateur central ou électronique. C’est en retrait face au Fujifilm GFX 100S II (7 i/s) et très loin des cadences des boîtiers plein format orientés sport.

Le buffer accepte une trentaine d’images RAW avant de saturer, soit environ dix secondes de rafale continue. Une fois plein, le temps de vidage vers le SSD peut atteindre une trentaine de secondes, pendant lesquelles une partie des commandes reste inaccessible. Autant dire que la photographie d’action n’est pas le terrain de jeu de ce Hasselblad.
L’obturateur électronique est disponible, mais sa vitesse de lecture lente génère un rolling shutter prononcé. On le réservera aux situations où le silence est impératif et le sujet parfaitement immobile.
Stabilisation
C’est l’un des atouts majeurs de cette nouvelle version. La stabilisation capteur 5 axes, annoncée jusqu’à 10 stops de compensation, représente un bond par rapport aux 7 stops du modèle précédent. Sur le terrain, les résultats sont impressionnants : il est possible de réaliser des poses stables à main levée sur des durées inhabituellement longues, ouvrant la porte à la photographie de nuit sans trépied ou à la pose lente créative en plein jour sans filtre ND.

Les valeurs réelles de compensation se situent en pratique quelques crans en dessous des chiffres constructeur, comme c’est le cas chez tous les fabricants. Reste que cette stabilisation transforme l’usage du boîtier : là où un capteur moyen format de cette définition sanctionnait la moindre vibration par une perte de netteté, le X2D II 100C se montre étonnamment tolérant et permet de tirer parti des 100 mégapixels dans des conditions qui auraient imposé un trépied auparavant.
Qualité d’image du Hasselblad X2D II 100C
Le X2D II 100C s’appuie sur un capteur qui a déjà fait ses preuves, mais Hasselblad a su en optimiser l’exploitation pour proposer des fichiers d’une richesse remarquable.
Capteur et définition
Le capteur BSI CMOS moyen format de 102 mégapixels (44 x 33 mm) produit des fichiers RAW en 16 bits pesant environ 200 Mo chacun. Cette profondeur d’encodage, supérieure aux 14 bits des boîtiers plein format, offre une palette de nuances considérablement plus étendue : quatre fois plus de niveaux par canal primaire, ce qui se traduit par des dégradés plus fins et plus naturels, particulièrement visibles dans les ciels complexes et les transitions tonales subtiles.

La restitution des détails est tout simplement exceptionnelle. Le niveau de piqué, combiné à la surface capteur 68 % plus grande qu’un plein format, permet des recadrages généreux sans perte de qualité perceptible, ou des tirages en très grand format.
Plage dynamique
La sensibilité de base abaissée à 50 ISO (contre 64 ISO sur le prédécesseur) offre un léger gain en plage dynamique. Le constructeur annonce jusqu’à 15,3 stops, ce qui place ce boîtier parmi les meilleurs du marché.

En pratique, la latitude de correction en post-traitement est généreuse. On peut remonter significativement les ombres sans voir apparaître de bruit rédhibitoire, et récupérer les hautes lumières sur plusieurs valeurs d’exposition avant de constater un écrêtage définitif. Cette marge de manoeuvre se révèle particulièrement précieuse dans les scènes très contrastées (intérieurs avec vue sur l’extérieur, contre-jours puissants, photographie de nuit urbaine) où le capteur encaisse des écarts de luminosité que les plein formats gèrent avec moins d’aisance.
Montée en ISO
À sa sensibilité de base, le capteur délivre des images d’une propreté parfaite, totalement exemptes de bruit. Les fichiers restent excellents jusqu’à 800 ISO, avec un grain qui commence à se manifester timidement à 1 600 ISO, principalement dans les zones les moins exposées. Jusqu’à 3 200 ISO, le rendu demeure très exploitable, avec un grain fin et maîtrisé. Au-delà, les artefacts deviennent plus visibles et le traitement JPEG interne lisse davantage les détails.

Il faut garder à l’esprit que la très haute définition du capteur rend le bruit plus perceptible à fort agrandissement. Les photosites de 3,76 µm restent de bonne taille pour du moyen format, mais le traitement logiciel du bruit chez Hasselblad se montre moins performant que celui de Fujifilm dans les JPEG haute sensibilité. Les fichiers RAW conservent toutefois une latitude de débruitage intéressante en post-production, et l’application Phocus Mobile 2 intègre désormais un algorithme de réduction du bruit efficace.
En résumé, le X2D II 100C donne ses meilleurs résultats dans les plages ISO basses à moyennes. Ce n’est pas un boîtier conçu pour la nuit à sensibilité élevée, mais sa stabilisation exceptionnelle compense largement en permettant de rester à basse sensibilité plus longtemps.
Colorimétrie
Hasselblad jouit d’une réputation exceptionnelle en matière de rendu des couleurs, et le X2D II 100C ne fait pas exception. Le système HNCS (Hasselblad Natural Color Solution) est le seul profil d’image disponible, et il vise une restitution fidèle et naturelle des teintes, calibrée pour correspondre à la perception de l’oeil humain.

Les tons chair sont restitués avec une grande justesse, ce qui en fait un outil de premier choix pour le portrait et la photographie de mode. Les contrastes sont bien marqués, les nuances riches et les dégradés d’une douceur remarquable. Les JPEG sortis de boîtier sont suffisamment aboutis pour être publiés tels quels dans un contexte éditorial.
Hasselblad propose également un mode HDR (en HEIF ou JPEG Ultra HDR), exploitant le gamut étendu P3 et la luminosité de l’écran OLED pour offrir un aperçu en temps réel de la plage dynamique élargie. Si cette fonctionnalité ne modifie pas les fichiers RAW en eux-mêmes, elle transforme l’expérience de prise de vue en permettant de mieux évaluer l’exposition et les zones à risque d’écrêtage directement sur le terrain.
Points forts et points faibles

Comparaison du Hasselblad X2D II 100C avec les appareils concurrents
Voyons maintenant comment le Hasselblad X2D II 100C se positionne sur le marché. Vous pouvez aussi lire notre comparatif des meilleurs appareils photo, régulièrement mis à jour, pour voir si le Hasselblad X2D II 100C y figure (évidemment, s’il n’y est pas, ce n’est pas qu’il est mauvais).
- Fujifilm GFX 100S II (~5 500 €) : le rival le plus direct. Il partage le même format de capteur moyen format 102 Mpx et propose une rafale nettement supérieure (7 i/s), une meilleure autonomie (530 images CIPA) ainsi que des fonctions vidéo complètes. Son traitement JPEG du bruit en haute sensibilité est aussi plus performant. En revanche, le Hasselblad le surpasse par sa stabilisation record, son SSD intégré, la qualité de son écran OLED, sa synchronisation flash universelle via l’obturateur central et son ergonomie logicielle plus fluide. Le choix entre les deux se fera selon vos priorités : polyvalence et cadence chez Fujifilm, plaisir d’usage et stabilisation chez Hasselblad.


- Fujifilm GFX 100 II (~7 500 €) : le haut de gamme moyen format de Fujifilm. Il offre une cadence de 8 i/s en obturateur mécanique, un autofocus plus mature pour l’action, de la vidéo 8K et une ergonomie de boîtier pro avec poignée intégrée. C’est le choix pour les photographes qui ont besoin de polyvalence et de réactivité en moyen format. Le X2D II 100C répond par sa compacité, son design unique, sa stabilisation supérieure et son expérience utilisateur centrée sur l’image fixe.


- Sony A7R V (~4 200 €) : le champion de la définition en plein format avec ses 61 Mpx. Il propose un autofocus parmi les meilleurs du marché, une rafale à 10 i/s, la vidéo 8K et un écosystème d’optiques très vaste. Pour un budget nettement inférieur (boîtier + optiques), il offre une polyvalence incomparable. Le Hasselblad justifie son surcoût par un capteur plus grand et plus défini, des fichiers 16 bits à la latitude de retouche supérieure et un rendu colorimétrique distinctif. Le choix dépend de votre besoin : si la qualité d’image brute prime sur tout le reste, le moyen format conserve un avantage mesurable.


- Phase One : l’autre acteur du moyen format haut de gamme, positionné sur un segment encore plus exclusif (prix dépassant souvent les 30 000 € pour un dos numérique). Les lancements sont rares et le système s’adresse principalement aux studios professionnels. Le X2D II 100C se positionne comme une alternative bien plus accessible et mobile.
- Prix
- Note
- Date de sortie
- Capteur
- Sensibilité ISO
- Visée
- Ecran
- Objectif
- Vitesse de la rafale
- Buffer en RAW
- Stabilisation
- Carte mémoire
- Vidéo
- Dimensions
- Poids avec batterie
- Tropicalisation
- Voir l'offre
-
Hasselblad X2D II 100C
Hasselblad
- 7200 €
- 2025
- MF - 102Mpx
- 50 - 25600
- électronique - 5,76 Mpx
- 3.6″ - 2,36 Mpx - tactile - inclinable
- -
- 3 i/s
- 30
- oui
- 1 CFexpress Type B
- -
- 149 x 106 x 75 mm
- 840 g
- oui
- Voir le prix sur

-
Fujifilm GFX 100S II
Fujifilm
- 5500 €
- 2024
- MF - 102 Mpx
- 40 - 102400
- électronique - 5,76 Mpx
- 3.2″ - 2,36 Mpx - tactile - inclinable
- -
- 7 i/s
- oui
- 2 SD
- 4K 30 i/s
- 150 x 104 x 87
- 883
- oui
- Voir le prix sur

-
Fujifilm GFX100 II
Fujifilm
- 7899 €
- 2023
- MF - 102 Mpx
- 80 - 12800
- électronique - 9,44 Mpx
- 3,2'' - 2,36 Mpx - tactile - inclinable
- -
- 8 i/s
- 302
- oui
- 1 CFexpress Type B + 1 SD
- 8K 30 i/s - 4K 60 i/s - 1080p 60 i/s
- 152 x 117 x 98 mm
- 1030 g
- oui
- Voir le prix sur

-
Sony A7R V
Sony
- 4439 €
- 2022
- FF - 61 Mpx
- 100 - 32000
- électronique - 9,44 Mpx
- 3,2'' - 2,1 Mpx - tactile - inclinable
- -
- 10 i/s
- 200
- oui
- 1 SD + 1 CFexpress
- 8K 25 i/s - 4K UHD 60 i/s - 1080p 120 i/s
- 131 x 97 x 82 mm
- 723 g
- oui
- Voir le prix sur

Est-ce l’appareil de vos rêves ?
Le Hasselblad X2D II 100C est un appareil à part. Dans un marché où la majorité des constructeurs empilent les fonctionnalités (vidéo 8K, rafales stratosphériques, connectivité tous azimuts), Hasselblad prend le contrepied et propose un boîtier entièrement dédié à l’image fixe. Et il le fait remarquablement bien.

Ses points forts parlent d’eux-mêmes : une qualité d’image parmi les meilleures du marché, portée par un capteur moyen format de 102 Mpx en 16 bits et une colorimétrie de référence. Une stabilisation record qui libère le photographe du trépied et ouvre de nouvelles possibilités créatives. Un autofocus enfin crédible grâce au LiDAR, accompagné de la détection et du suivi des sujets. Un SSD intégré de 1 To qui simplifie le flux de travail. Et une ergonomie logicielle qui fait figure de modèle dans l’industrie.
Ses limites sont tout aussi claires : pas de vidéo, une rafale minimaliste, une montée en ISO en retrait face à Fujifilm et une autonomie qui impose de prévoir des batteries supplémentaires pour les grosses journées. Le parc optique XCD, bien que qualitatif, reste restreint et onéreux.

Ce boîtier s’adresse aux photographes de paysage, de portrait, d’architecture et de studio qui privilégient la qualité d’image absolue et le plaisir de la prise de vue. Il conviendra aussi aux photographes de reportage posé et aux professionnels de la mode ou de la photographie d’art qui travaillent dans des conditions maîtrisées. En revanche, les amateurs d’action, de sport, de vidéo ou les photographes recherchant un outil polyvalent devront se tourner vers d’autres systèmes.
À 7 200 € boîtier nu, le X2D II 100C n’est pas un investissement anodin. Mais si l’on considère qu’il coûte moins cher que certains hybrides plein format haut de gamme tout en offrant une qualité d’image supérieure, le rapport prestation/prix prend une toute autre dimension. Retrouvez-le dans notre comparatif des meilleurs appareils photo pour le situer face à la concurrence. Et si vous hésitez encore sur le type de boîtier qui vous convient, notre guide quel appareil photo choisir peut aussi vous aider à trancher.

Et vous, vous avez déjà eu l’occasion de prendre en main ce Hasselblad ? Si c’est le cas, n’hésitez pas à partager votre expérience en commentaire : ce que vous avez adoré, ce qui vous a frustré, les surprises bonnes ou mauvaises. Votre retour peut aider d’autres photographes à faire le bon choix !
Où trouver cet appareil ?
- Hasselblad X2D II 100C sur MN Photo Vidéo
- Hasselblad X2D II 100C sur Digit-Photo
- Hasselblad X2D II 100C sur MPB