Fujifilm GFX100 II

Le Fujifilm GFX100 II est le tout dernier fleuron des appareils photo moyen format de Fujifilm. Il vient succéder au GFX100S et au GFX100, en apportant des améliorations techniques majeures à tous les niveaux.

Avec son capteur de 102 mégapixels moyen format, sa rafale ultra rapide de 8 images/seconde, son autofocus assisté par l’IA, sa stabilisation de 8 stops et ses capacités vidéo poussées jusqu’à la 8K, ce GFX100 II entend séduire les photographes à la recherche de la meilleure qualité d’image possible.

Fujifilm GFX100 II

Caractéristiques techniques du Fujifilm GFX100 II

Voici les caractéristiques techniques détaillées du Fujifilm GFX100 II :

  • Nom : Fujifilm GFX100 II
  • Prix : 7999€ neuf au lancement en France
  • Date de sortie : Septembre 2023
  • Taille du capteur : Moyen Format de 33×44 mm (soit 1,7 fois plus grand qu’un capteur plein format 24×36 mm), technologie BSI (rétro-éclairé).
  • Définition du capteur : 102 mégapixels (fichiers de 11 648 × 8 736 pixels)
  • Plage de sensibilité ISO native : 80-12 800 ISO (extensible de 50-102 400 ISO)
  • Processeur d’image : X Processor 5 avec moteur de traitement Deep Learning (commun avec le Fujifilm X-T5, X-H2 et X-H2S)
  • Autofocus : Autofocus hybride avec détection de phase et contraste, couverture quasiment intégrale du capteur
  • Reconnaissance de sujets par l’IA : Humains, yeux, visages, animaux, oiseaux, voitures, motos, vélos, avions, trains, insectes, drones
  • Vitesse de la rafale : 8 images par seconde en obturation mécanique
  • Obturateur : jusqu’à 1/4000s en obturateur mécanique, et jusqu’au 1/32000s en électronique
  • Stabilisation : Stabilisation mécanique sur 5 axes, efficacité revendiquée jusqu’à 8 stops
  • Viseur : électronique OLED de 9,44 mégapixels, grossissement de 0,86x, et fréquence de 120 fps
  • Écrans : Écran tactile arrière inclinable sur 2 axes (comme le X-T3 ou X-T5) de 3,2 pouces (8,1 cm), 2,36 millions de points. Large écran LCD N&B sur le dessus.
  • Monture d’objectif : Monture G de Fujifilm pour objectifs moyen format
  • Vidéo : 8K 30p avec crop / 4K 60p sans crop, enregistrement ProRes possible en interne
  • Connectiques : USB-C 3.2, HDMI Typ-A, prise casque, prise micro, RJ-45 Gigabit
  • Stockage : Double emplacement carte : 1 CFexpress Type B + 1 SD/SDHC/SDXC compatible UHS-II
  • Dimensions : 152 x 117 x 98 mm
  • Poids : 1030 g (avec batterie)
  • Tropicalisation : Résistance à la poussière et à l’humidité grâce à des joints d’étanchéité
  • Batterie : Batterie rechargeable Li-ion NP-W235 (compatible X-T5, X-T4, X-H2s, X-H2, GFX 100S, GFX 50SII)
  • Autonomie : 540 photos annoncées par charge (norme CIPA), possibilité de la tripler avec un grip.

Avec cette fiche technique de haute volée, le GFX100 II se positionne clairement comme l’appareil MF numérique le plus abouti du marché. Voyons maintenant ce qu’il vaut dans le détail !

Prise en main et ergonomie

Dès le premier coup d’oeil, le GFX100 II impressionne par l’élégance de son design, dans la plus pure tradition esthétique des appareils Fujifilm. La finition est superlative, digne des standards les plus élevés de la marque (comme la gamme X-H). Bref, la qualité de fabrication est celle d’une montre suisse 🙂

Malgré son capteur de 102 mégapixels, le boîtier affiche des dimensions et un poids assez contenus. Avec ses 152 x 117 x 98 mm pour seulement 1030 g avec batterie et cartes, il se montre presque aussi compact qu’un boîtier plein format comme le Nikon D850 !

C’est un tour de force d’avoir réussi à rentrer un capteur moyen format et tant de technologie dans ce volume, et on imagine bien que les ingénieurs ont dû se creuser la tête pour optimiser chaque millimètre cube 🙂

Pour rappel de son positionnement dans la gamme GFX, le GFX100 II fait suite au GFX 100 (hybride monobloc massif sorti en 2019, le 3ème en partant de la droite ci-dessous) et au GFX 100s (sorti en 2021, le 2e en partant de la droite), ayant les même caractéristiques dans un gabarit plus réduit. Tous les trois ont un capteur de 102 Mpx 🙂 Voici une image des tailles relatives qui sera plus parlante :

Fujifm GFX100 II, GFX100S, GFX100 et Nikon D850
De gauche à droite : Fuji GFX100 II, GFX 100s, GFX 100, Nikon D850 © Camerasize

Enfin, mentionnons le GFX 50S II, du même gabarit que le GFX 100S mais avec un capteur de “seulement” 51 Mpx.

La prise en main GFX100 II est excellente, avec une poignée profonde et un revêtement spécial “BIHAMON-TEX” qui assure une adhérence parfaite, même pour de longues séances de prise de vue. L’appareil reste parfaitement stable quand on le tient d’une seule main. Les boutons et molettes tombent parfaitement sous les doigts. Petit rappel pour les non-adeptes Fuji, l’ergonomie de la série GFX est assez classique, contrairement celle de la série X avec son approche argentique tout en molettes 🙂

arrière du GFX100 II
L’arrière du GFX100 II

Bref, l’appareil est un régal à prendre en main et donne immédiatement envie de photographier.

Le viseur électronique est évidemment plus que confortable avec 9,44 Mpx, et presque deux fois plus défini que celui du X-H2 et X-H2S à 5,76 Mpx (et honnêtement, pas sûr que la différence vous saute aux yeux !) L’écran de contrôle du dessus est plus large que sur les GFX100 et GFX100s, et légèrement incliné vers l’arrière comme on le devine sur la photo ci-dessus.

Comme sur le GFX100 et le GFX50s, le viseur est amovible : en le montant sur l’adapteur EVF-TL1, vous pouvez le faire pivoter à l’horizontal et à la verticale, pour l’utiliser sans avoir à vous contorsionner (par exemple si vous shootez avec l’appareil à la taille).

viseur du  GFX100 II
Le viseur du GFX100 II monté sur l’adapteur EVF-TL1

Côté robustesse, disons-le, le GFX100 II est construit comme un tank : l’alliage de magnésium du boîtier dégage un vrai sentiment de robustesse. Il est tropicalisé pour résister à la poussière, au sable et à l’humidité grâce à des joints d’étanchéité placés aux endroits stratégiques. Vous pourrez l’emmener sans crainte pour photographier les Ours au Canada, dans la poussière du désert de Gobi, ou affronter la moiteur d’un climat tropical 🙂

Autofocus et réactivité

La rapidité et la précision de l’autofocus constituent des aspects cruciaux du GFX100 II par rapport à ses prédécesseur. Fujifilm a clairement mis le paquet.

Grâce à l’association du processeur X Processor 5 et des algorithmes d’intelligence artificielle issus de la gamme X et H, l’autofocus se montre d’une réactivité jamais vue sur un appareil moyen format. Vous pourriez croire que vous êtes sur un X-H2 sauf que vous avez bel et bien un capteur moyen format entre les mains 🙂

La détection des visages et des yeux est bluffante de rapidité et de précision. Et ce n’est pas tout, puisque le GFX100 II pousse encore plus loin la technologie de reconnaissance de sujets.

Outre les humains, il est capable d’identifier et suivre toute une série de motifs : animaux, oiseaux, voitures, motos, vélos, avions, trains, insectes etc ! Peu importe le sujet, l’AF verrouille la mise au point de façon quasi-instantanée. Le suivi est tenace et précis même sur des scènes complexes avec du mouvement.

Dans des conditions de très faible luminosité descendant jusqu’à -5.5 EV, l’autofocus demeure fiable et réactif. Il est capable d’accrocher des zones à faible contraste à la manière d’un X-T5 ou des X-H2. Bien sûr, la couverture AF couvre quasiment 100% du capteur, comme la plupart des hybrides modernes.

Côté vitesse, le GFX100 II peut déclencher à 8 images par seconde, et ce même en pleine définition 102 mégapixels avec suivi AF/AE activé. Et attendez car ce n’est pas tout, car bien souvent le buffer est la maillon faible de la rafale. Ici, le buffer peut absorber plus de 1000 images en JPEG et une cinquantaine de RAWs à cette vitesse. Il écrabouille littéralement sur ce point le X-T5 dont le buffer sature rapidement. De quoi largement satisfaire les besoins de certains photographes de sport ou de faune, ce qui est une première sur moyen format. Notez tout de même que ces vitesses d’écritures ne sont possibles qu’avec carte CFexpress, les cartes SD atteignant leurs limites avec de tels flux.

Le double slot CFexpress Type B + SD UHS-II

En deux mots, le GFX100 II casse les codes des appareils hybrides moyen format, qui restaient jusqu’à présent en retrait en terme de réactivité et d’autofocus, obligeant le photographe à ralentir, à anticiper.

Cela dit, cette approche photographique plus lente est très formatrice pour progresser, donc si vous avez un modèle antérieur de GFX, ne le jetez pas à la poubelle pour autant (donnez-le moi plutôt 🙂 )

Stabilisation et obturation

Fujifilm a intégré dans le GFX100 II un système de stabilisation mécanique (IBIS – In Body Image Stabilisation) sur 5 axes d’une efficacité redoutable. La marque annonce un gain jusqu’à 8 STOPS (aussi appelés EV ou IL), soit 8 paliers de vitesse d’obturation.

Concrètement, pour des sujets immobiles comme le paysage, cela signifie qu’il est possible de photographier à main levée avec des vitesses jusqu’à 1/2 seconde tout en conservant une image nette. Je vous conseille évidemment de prendre ces 8 STOPS avec “a grain of salt“, comme disent les anglais, et de faire vos propres tests. Habituellement, avec 8 STOPS de stabilisation, il faut quand même se méfier dès qu’on se rapproche de la seconde. Et ne pas oublier que cela ne sert à rien pour figer des sujets en mouvement !

Cette stabilisation de pointe se montre également très efficace pour stabiliser l’image dans le viseur et faciliter la composition. Un atout indéniable lorsqu’on photographie au téléobjectif.

Pour les sujets en mouvement, l’obturateur mécanique permet des vitesses allant jusqu’à 1/4000ème de seconde. C’est déjà très honnête pour la plupart des situations, mais on peut monter encore plus haut grâce à l’obturateur électronique qui débloque des vitesses très rapides jusqu’à 1/32000ème de seconde. Ces vitesses peuvent vous être utiles à grande ouverture en plein soleil par exemple, et vous épargner l’usage d’un filtre ND.
L’ensemble offre donc une grande polyvalence pour gérer aussi bien les sujets statiques que dynamiques.

Fujifilm GFX100 II
le GFX100 II et son capteur moyen format

Qualité d’image

Venons-en à l’essentiel car on ne va pas se mentir, si vous salivez devant ce boîtier c’est surtout pour ça : la qualité d’image. Sans surprise, elle se montre renversante de détails et fidèle à la promesse d’un capteur 44×33 mm haute définition de 102 mégapixels.

D’abord, il y a la définition des images: chaque photo pèse dans les 130 Mo et affiche des dimensions titanesques de 11 648 x 8 736 pixels. Même en recadrant allègrement, on conserve un niveau de détails à couper le souffle. Chaque image est une invitation à plonger dans les profondeurs du cliché pour en explorer toutes les subtilités. Attention tout de même, ne passez pas du côté obscur de la photo en scrutant vos images en zoom 100% tel un biologiste avec son microscope 😉 Souvenez-vous que vous pouvez faire des tirages A1 avec un micro 4/3 !

La dynamique des clichés RAW offre une immense latitude en post-traitement. On dispose d’une marge de manœuvre considérable pour récupérer les informations dans les hautes lumières brûlées et dans les ombres bouchées. Un peu comme si l’amplitude des curseurs de votre logiciel de post-traitement ne suffisaient pas ^^ Le traitement RAW dévoile des détails insoupçonnés dans les deux extrêmes de la plage de contraste.

Cette finesse extraordinaires de dégradé des tonalités sombres aux tonalités claires est une des spécificités du moyen format, donc ce n’est pas vraiment une surprise que le GFX 100II s’en sorte très bien !

Le bruit numérique reste très contenu même à des sensibilités élevées. À 6400 ISO, le grain demeure extrêmement fin et homogène. Ce n’est qu’à partir de 25 600 ISO qu’il commence à véritablement poindre, mais reste parfaitement contrôlé (si vous shootez en format RAW of course). Donc ne soyez pas inquiet, la montée en ISO se passera plutôt bien 🙂

Côté colorimétrie, Fujifilm a toujours excellé dans le rendu naturel et fidèle des couleurs, notamment les tons chair. Et heureusement, le GFX100 II ne déroge pas à cette tradition.

Vous l’avez compris, la qualité d’image est à la hauteur des promesses.

L’écran inclinable sur deux axes

Fonctionnalités vidéo

Je ne vais pas trop développer cette partie puisque ce blog s’appelle Apprendre.photo, mais la vidéo est un domaine où le GFX100 II brille tout particulièrement et se démarque clairement de la concurrence. C’est simple, ses capacités sont tout simplement extraordinaires pour un appareil moyen format.

Tenez-vous bien, vous pouvez filmer par exemple filmer en 4K à 60 fps par seconde sans recadrage ! Vous exploitez alors l’ensemble de la surface du capteur pour recadrer ou faire des ralentis fluide. Il y a aussi un mode 8K 30 fps avec recadrage (1,53).

A signaler aussi, la possibilité d’enregistrer en ProRes en interne (alors que beaucoup d’appareils nécessitent un enregistreur externe), pour une flexibilité maximale en post-production.

USB-C, HDMI, prise casque, prise micro, et RJ-45

Notez enfin que l’autofocus et la stabilisation fonctionnent très bien en vidéo, ce qui permet de filmer sans souci des scènes en mouvement.

Le GFX100 II répondra donc aussi aux exigences de certains vidéastes professionnels et peut constituer donc un outil de travail polyvalent.

Simulations de film et ratios d’aspects

Fujifilm est aussi connu pour ses simulations de films, qui peuvent être appliquées directement sur les JPG du boîtier, ou sur les RAW comme profil de départ dans les logiciels de post-traitement comme Lightroom. Et le GFX100 II ne déroge pas à la règle !

Vous retrouverez dans le GFX100 II la présence des fameuses simulations de films qui font le succès de la marque (20 au total) : Velvia, Classic Chrome, Eterna, Nostalgic Neg (le fameux !)… En bonus, Fujifilm inaugure un nouveau profil baptisé “Reala” s’inspirant d’un film à la reproduction tonale étendue. Peut-être que ce profil sera pas la suite intégré aux autres boîtiers Fujifilm via une mise à jour, nous verrons.

Classic chrome
Simulation de film “Classic Chrome”
Velvia
La même photo avec la simulation de film “Velvia”

Un point important que je vérifie sur tout les appareils : la possibilité d’utiliser les différents ratios d’aspect dès la prise de vue (notamment le 4/3 que j’affectionne particulièrement en vertical, et qui n’est pas sur les Fujifilm X-T4) : rien à signaler ici, ils y sont tous 🙂

Points forts et points faibles du Fujifilm GFX100 II

Points forts :
  • Qualité d’image incroyable avec 102 Mégapixels
  • Plage dynamique étendue en RAW
  • Autofocus ultra rapide et chirurgical grâce à l’IA
  • Rafale très véloce à 8 images/seconde en pleine définition
  • Excellente gestion du bruit même au dessus de 12800 ISO
  • Stabilisation efficace jusqu’à 8 stops
  • Ergonomie soignée et tropicalisation
  • Impressionnantes capacités vidéo (8K, 4K 60p, ProRes, AF)
  • Viseur OLED amovible de 9,44 mégapixels
  • Double emplacement pour CFexpress et SD UHS-II
Points faibles :
  • Prix très élitiste à 7999€, et ce n’est que le boitier nu sans objectif !
  • Poids et taille qui reste conséquents
  • Autonomie perfectible (540 vues)
Le GFX100 II vu de dessus

Le Fujifilm GFX100 II se positionne au sommet de l’offre des appareils moyen format numérique du marché. Voyons comment il se compare face à ses principaux concurrents.

Comparaison avec la concurrence

Hasselblad X2D 100C

Le Hasselblad X2D 100C est l’autre appareil moyen format embarquant un capteur de 100 mégapixels. Mais contrairement au Fujifilm, il mise sur un design ultra-compact grâce à son obturateur central intégré dans les objectifs. Et accessoirement, il coûte plus de 8500€ 🙂

Hasselblad X2D 100C

Côté performances pures, le GFX100 II le surpasse largement avec son autofocus bien plus rapide et sa rafale pouvant grimper jusqu’à 8 images/seconde contre seulement 5,7 images/seconde pour le X2D. Le Fujifilm offre également une bien meilleure stabilisation (8 stops contre 7).

En revanche, le Hasselblad conserve l’avantage du format très compact, et se concentre sur la photographie et laisse de côté la vidéo qui est absente.

Fujifilm GFX100S

Le GFX100S est le prédécesseur direct du GFX100 II dans la gamme Fujifilm. Il arbore le même capteur de 102 mégapixels mais dans un boîtier plus compact et moins cher.

Fujifilm GFX100S

Comme on l’a dit, le GFX100 II le surpasse sur presque tous des points : notamment l’autofocus plus rapide, la rafale doublée à 8 ips, la stabilisation accrue, l’ajout de la vidéo 8K, le double emplacement de cartes. Le GFX100S est néanmoins plus léger et compact, et une meilleure autonomie.

Fujifilm GFX100

Le GFX100 original avait créé la surprise en 2019 en lançant le premier moyen format 100 mégapixels stabilisé à un tarif abordable. Mais la technologie a beaucoup progressé depuis.

Fujifilm GFX100

Par rapport à lui, le GFX100 II est beaucoup plus compact, ajoute le processeur X Processor 5, un AF plus moderne avec reconnaissance de sujets, une rafale beaucoup plus rapide, une meilleure stabilisation et des capacités vidéo étendues.

Le Fujifilm GFX100 II est-il l’appareil photo ultime pour vous ?

Le Fujifilm GFX100 II est un appareil photo d’exception, vous l’avez compris, mais même si vous avez le budget, il ne conviendra pas forcément à votre pratique photo.

Voici donc quelques profils types de photographes qui pourront tirer profit du GFX100 II. Bien sûr il s’agit juste d’exemples pour mieux comprendre ses points forts, pas une liste exhaustive 🙂

Le photographe en quête de la qualité d’image ultime

Le GFX100 II s’adresse avant tout au photographes poursuivant la quête de la qualité d’image ultime. Typiquement, imaginez que vous êtes Albert Watson et qu’il vous prend l’envie de partir sur l’Île de Skye pour un projet personnel (c’est une des leçons de sa Masterclass sur maitres.photo !)

Son capteur moyen format haute définition de 102 mégapixels assure une finesse de détail inégalée. La dynamique et la gestion du bruit sont bluffantes. Pour qui recherche la meilleure définition possible, pour faire des panoramas géants, imprimer en très grand format, ou pour recadrer (presque) sans limite, c’est tout simplement le nec plus ultra.

Son autofocus ultra-rapide, sa stabilisation de pointe et sa rafale à 8 ips en font également un appareil polyvalent adapté à de nombreux usages comme le reportage (et si vous avez le budget, pourquoi pas l’utiliser en photo de mariage ?)

Bref, malgré son prix, c’est l’appareil rêvé du photographe exigeant la meilleure qualité d’image que lui offre la technologie actuelle.

Il est aussi adapté pour la photo d’action pour des sujets pas trop rapides, mais ne pourra pas rivaliser avec les cadors du secteur (Nikon Z9, Sony A1, etc)

Cela dit, je vous assure que la plupart du temps ce n’est pas le matériel qui vous limite à retranscrire vos émotions mais l’apprentissage du langage photographique. De plus, le poids du boîtier et des objectifs pourraient être un calvaire à transporter pendant plusieurs heures, et à cet égard un modèle de la gamme X bien plus léger peut être plus adapté.

Le portraitiste en studio pour la douceur du rendu

Avec son capteur offrant des transitions tonales très douces et progressives, le GFX100 II va intéresser les photographes de portrait en studio. Mannequins, stars et people apprécieront la finesse incomparable qu’il capture sur leur peau. Ce n’est dont pas un hasard si le grand Albert Watson, dont je vous parlais juste avant, utilise un appareil moyen format pour son travail de commande. On peut justement le voir à l’œuvre avec un Hasselblad et plusieurs assistants dans sa Masterclass (oui, rien que ça !)

Portrait de Sean Connery par Albert Watson
Portrait de Sir Sean Connery © Albert Watson

De plus, la stabilisation, l’autofocus sur l’œil et les techniques de “focus stacking” qu’il autorise permettent des portraits très nets de la mèche de cheveux jusqu’au fond.

Conclusion

Avec le Fujifilm GFX100 II, Fujifilm signe le meilleur appareil photo moyen format du moment. Les performances en photo comme en vidéo sont juste renversantes et repoussent les limites du possible sur du moyen format.

Son autofocus ultra-rapide empruntées aux X-H2, sa rafale rapide de 8 images/seconde en 102 mégapixels et ses impressionnantes capacités vidéo jusqu’en 8K le distinguent des modèles précédents. Mais tout cela a un prix, puisqu’il est venu 7999 € boîtier nu (cela dit, si Leonardo DiCaprio vous a booké en shooting, ça devrait être rapidement amorti ^^)

Où trouver le Fujifilm GFX100 II ?

 

 

Clément Belleudy
Je connais Laurent depuis le tout début d’Apprendre.Photo. Depuis 2020, je lui prête main forte sur la création de contenu, et comme apprendre est plus efficace en s’amusant, j’ai à cœur de créer des contenus pédagogiques et plaisants à lire, sans jamais trop se prendre au sérieux !
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