Le noir et blanc pour gérer les lumières difficiles

23 avril 2014

En photographie, on est souvent confronté à des lumières qui sont difficiles, ou en tout cas ne correspondent pas au résultat qu’on souhaiterait obtenir : temps trop nuageux ou au contraire gros soleil qui font des ombres trop dures ou marquées, énorme contre-jour… on aimerait parfois pouvoir changer ça d’un claquement de doigts. On ne peut pas changer la lumière, mais on peut changer ce qu’on en fait. Voyons comment, en passant tout simplement en noir et blanc ! 🙂

Avant de commencer, il faut bien réaliser qu’on ne photographie pas un sujet, mais la lumière qui se réfléchit dessus. Autrement dit, vous êtes encore plus dépendant de la qualité de la lumière (et de sa quantité), que du sujet lui-même. Je dis souvent « on ne peut pas photographier sans lumière, il n’y a pas de miracle », mais plus généralement, il faut aussi faire avec la lumière qu’on a.

Alors que faire quand on a une « mauvaise » lumière, qui ne correspond pas au résultat qu’on veut obtenir ? Il y a 2 attitudes possibles :

1) Ne pas prendre la photo, et accepter que les conditions ne sont tout simplement pas réunies pour faire ce qu’on veut. Ça m’est arrivé très récemment à Seattle : j’étais sur les hauteurs, à l’endroit DU point de vue célèbre duquel on peut admirer à la fois la Space Needle (le gratte-ciel en forme de soucoupe volante emblématique de la ville), et le Mont Rainier en arrière-plan. C’est une vue tout ce qu’il y a plus de classique, mais que voulez-vous, c’est magnifique au coucher du soleil et j’avais envie de le voir (et de le photographier) 😉

Problème : le premier soir, la lumière était franchement pourrie. Il y avait des nuages à l’ouest, et aucune jolie lumière sur le mont, comme ça arrive quand le temps est dégagé. Et bien je n’ai tout simplement pris aucune photo, et je suis revenu le lendemain (où j’ai eu plus de chance, je vous raconterai ça dans un prochain article 😉 ).

 

2) Adopter l’approche inverse : accepter la lumière telle qu’elle est, et essayer d’en faire quelque chose, en utilisant ses avantages. C’est se dire « il n’y a pas de mauvaise lumière, il n’y a que des photographes qui l’utilisent mal (ou pas du tout) ». Aujourd’hui je vais donc vous montrer qu’on peut mieux utiliser ces lumières difficiles simplement en passant en noir et blanc ! Faisons le point sur les différentes situations possibles.

1. Le ciel tout gris

Une des lumières qui posent le plus de souci aux photographes débutants, c’est celle des jours où le ciel est couvert. On est en vacances, le paysage est joli, mais la météo, sans être catastrophique, n’est pas au rendez-vous. On aimerait bien faire une photo avec un grand ciel bleu, mais ce n’est pas possible. Alors on essaye quand même, mais le résultat est franchement décevant : couleurs ternes et fades, ciel d’un gris clair uniforme et sans détails, bref, c’est loin du paysage rêvé !

photo plage bois ciel voilé gris

Pas terrible hein ?

En passant en noir et blanc, on peut contourner pas mal de ces problèmes : les couleurs ternes ne sont évidemment pas un problème, et on peut profiter des nuages pour créer une ambiance différente. Plus dramatique, moins joyeuse peut-être, mais intéressante. En effet, parfois il ne sert à rien de se battre contre les conditions : s’il fait moche, vous n’allez pas faire une photo qui inspire le soleil, le printemps et les tongs. Autant jouer avec ce que vous avez (et que vous ne pouvez pas changer), plutôt que de se battre contre.

 

Dans ces conditions, l’exposition semi-automatique de l’appareil (dans les modes créatifs bien sûr) va parfois se tromper, et un peu surexposer le ciel : il sera tout blanc, laiteux, sans détails. Le décor, quant à lui, sera souvent trop sombre. Vous ne vous en rendez pas forcément compte car votre œil fait la gymnastique, mais c’est aussi une situation où la lumière est contrastée.

Pour avoir un bon rendu au final, il faut vous assurer d’une chose à la prise de vue : que votre histogramme soit « à droite », sans zones surexposées. Si vous n’avez pas compris un mot de cette phrase, pas de panique ! 😉 Lisez simplement mon article sur le sujet, j’explique tout en détail. Indice : l’outil le plus simple pour ça est la correction d’exposition. Perso, je l’utilise tout le temps ! 🙂

 

Ensuite, vous allez forcément devoir passer par la case post-traitement pour :

  • sous-exposer un peu le ciel, pour lui redonner un peu de détails, une teinte un peu moins laiteuse, et sans doute accentuer les nuages pour leur donner de la présence (vous pouvez faire ça simplement avec les filtres gradués) ;
  • remettre un peu de lumière dans les ombres, pour qu’on n’ait pas l’impression que votre paysage soit entièrement plongé dans l’ombre (un coup de curseur Ombres, et c’est réglé).

Voici quelques exemples des résultats qu’on peut obtenir par ce temps en noir et blanc 😉

2. La lumière dure du milieu de journée

Le lendemain, vous avez de la chance, il fait super beau : grand soleil, et ciel bleu sans nuages. Youpi, vous allez pouvoir faire de jolies photos ! Sauf qu’en pratique, ce n’est pas forcément une lumière très facile non plus. Quand vous avez le soleil dans le dos, ça va, vous allez souvent parvenir à avoir de jolies couleurs, et un résultat « soleil / printemps / tongs ». Mais dès que le soleil est plus ou moins en face de vous (ou vaguement sur le côté), c’est plus compliqué d’obtenir un bon résultat. Sans compter les grosses ombres bien dures un peu partout, qui en y regardant de plus près, ne sont pas très esthétiques.

photo chapelle ciel bleu oiseau église Oiseaux d'Hitchcock

Pas si mal, mais pas génial non plus hein ?

C’est sans compter sur l’aide de notre copain le noir et blanc ! En effet, le noir et blanc fonctionne particulièrement bien sur des images qui présentent déjà de forts contrastes. Et bonne nouvelle, les ombres bien dures créent du contraste (par définition). C’est donc une situation où l’utilisation du noir et blanc peut donner un vrai plus à votre photo, et lui donner une signification supplémentaire ! Je sais, c’est contre-intuitif de passer en noir et blanc une photo avec un ciel tout bleu, mais essayez, vous pourriez être agréablement surpris 🙂

photo chapelle ciel bleu oiseau église Oiseaux d'Hitchcock noir et blanc

De suite, l’ambiance est différente ! (et oui, vous l’avez peut-être reconnue : c’est l’église utilisée dans Les Oiseaux d’Hitchcock, ce qui explique peut-être pourquoi le noir et blanc lui va si bien 😉 )

3. Le fort contre-jour (temps ensoleillé de fin de journée)

La dernière situation est à mon goût la moins difficile, et en tout cas la plus évidente. C’est le contre-jour. Typiquement, vous êtes en fin d’après-midi, surtout en hiver ou au début du printemps, et vous avez un grand ciel bleu. Le soleil est encore loin d’être couché, mais il est déjà bas dans le ciel, et projette des ombres très longues sur le sol. C’est une lumière qui a un fort potentiel (personnellement, c’est une de mes lumières préférées), mais qui n’est pas forcément toujours facile à gérer en situation. Et en couleur, le gros souci est que si vous incluez le ciel dans l’image, vous allez avoir une grosse partie toute blanche, et une partie vaguement bleue. C’est assez peu esthétique.

Photo de rue noir et blanc ciel voilé gris

Dans le ciel, clairement, ce n’est pas joli…

Tandis qu’en désaturant, vous allez éliminer totalement ce problème de ciel pour commencer : de manière presque surprenante, le noir et blanc s’accommode très bien d’un ciel complètement blanc, sans que ce soit particulièrement choquant. D’ailleurs si vous regardez d’anciennes photos de grands maîtres en argentique (Cartier-Bresson et autres photographes humanistes par exemple), vous verrez parfois des ciels surexposés sans complexe, et qui rendent très bien.

 

Photo de rue noir et blanc ciel voilé gris

En noir et blanc, plus de problème !

En plus de ça, comme je l’ai dit plus haut, le noir et blanc s’accommode très bien du contraste, et le contre-jour est LA lumière la plus contrastée que vous pourrez rencontrer. Vous aurez souvent des parties de l’image complètement surexposées (blanches) et d’autres complètement sous-exposées (noires). Et ce que je vous conseille ici, c’est de complètement l’assumer, voire de le rechercher ! Ça peut donner des effets très intéressants, et c’est une lumière qui vous permettra de mettre en valeur les textures, les reflets, les ombres, et que le noir et blanc sublimera en supprimant la couleur qui pourrait en détourner l’attention.

 

À la prise de vue, n’hésitez pas à « cramer » certaines zones. Ce n’est pas grave si le ciel est tout blanc. Exposez pour votre sujet (c’est-à-dire faites en sorte qu’il soit ni trop clair ni trop sombre), et laissez faire le reste. Quelques astuces :

  • Si vous avez le soleil en face, essayez de ne pas l’inclure directement dans votre image. Cachez-le derrière un mur, un bâtiment, un arbre, un passant, ou une tong (oups, mauvais paragraphe :P). Ça donne les avantages sans les inconvénients.
  • Au contraire, vous pouvez aussi carrément l’inclure et volontairement créer des flares, ces reflets dans l’objectif qu’on cherche souvent à éviter, mais qui peuvent renforcer cette impression de grand soleil. (Personnellement je n’aime pas trop l’effet, mais ça peut être sympa si c’est volontaire, recherché, et que ça a un sens.)
  • Pensez bien l’orientation de votre lumière. Elle est forte et prend une place importante dans votre image. Essayez des lumières latérales sur vos sujets, ça peut très bien fonctionner.
  • Regardez ce que font les ombres, et pensez à les inclure dans l’image, voire à les prendre comme sujet, plutôt que l’objet (ou la tong :P) qui les projette.
  • Soyez attentif aux reflets de la lumière sur les différentes textures : vieille peinture sur un mur, reflets sur les pavés, flaques d’eau de la dernière averse, etc. Elle peut vraiment la mettre en valeur !

 

Voilà, j’espère que la prochaine fois que la lumière ne vous plaira pas, vous ne râlerez pas en disant « rho la la, la lumière est pourrie aujourd’hui, on ne peut rien faire », mais plutôt que vous songerez à en profiter pour en faire autre chose, en noir et blanc ! 😉 Et vous, qu’est-ce que vous faites quand la lumière ne vous plaît pas ?
 

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142 commentaires

  • A mon humble avis, la « street photo » rend mieux en N&B

    23 avril 2014
    • Tout dépend du style de Street Photo que vous faites.
      Il y a de la street photo superbe en couleur, qui rendrait moins bien en N&B.

      Si la couleur fait partie du projet, de la série, et est pensée avant la prise de vue, alors ce sera superbe.
      Et ça vaut aussi pour le N&B.

      On ne photographie pas pareil en couleur et en n&b, on ne recherche pas les mêmes contrastes / analogies / répétitions.

      7 août 2014
  • merci pour ce rappel de la photo en noir et blanc je vais l’expérimenter !
    tu positionnes l’appareil tout simplement sur la molette « nor et blanc  » je suppose

    merci pour tous tes conseils

    23 avril 2014
    • Les apn ( même les reflex ) ont des fonctions qui ne servent à rien : la position N&B par exemple .
      personnellement je ne l’ai jamais utilisée . Le logiciel de développement permettra de transformer en N&B et de filtrer les couleurs comme le faisaient en argentique les filtres colorés , ce qui te permettra d’assombrir ou d’éclaircir le gris du ciel par exemple en jouant avec le curseur bleu , sans toucher aux autres parties de l’image .

      23 avril 2014
      • La fonction n&b n’est pas vraiment utile pour réaliser du n&b directement sur le boîtier. Par contre ce mode peut s’avérer fort utile si l’on shoot en RAW. Je l’utilise personnellement très souvent lors de mariages et de shootings en extérieur. Grâce à cela mon oeil n’est pas distrait par les couleurs lorsque de je regarde l’écran au dos de mon appareil. Je me concentre plus sur le contraste, la composition et l’expression de mon modèle. Les couleurs me sont peut importantes lorsque je shoote car dans +95% des cas je pourrais les corriger en post contrairement à la composition de l’image ou l’expression de mon modèle.
        Cette technique ne fonctionne pas pour tout, ni pour tous. Certaines fois il est important de voir les couleurs en shootant et cela sera peut-être déroutant pour certains photographes. Mais je remarque que cela m’aide beaucoup à améliorer mes compo’ et corriger mes modèles.

        24 avril 2014
        • Très utile ce retour d’expérience de terrain … Cela confirme par ta pratique ce que j’avais écrit à Daniel dans mon dernier commentaire tout en bas …
          Bonne soirée, Didier

          24 avril 2014
    • Je pense qu’il est préférable d’affiner le noir et blanc en prenant la photo en couleur, en raw et en post traitant le n&b, j’avais lu un article de Laurent à ce sujet.

      23 avril 2014
    • Pour répondre sur le N&B directement sur l’appareil, je suis d’accord avec Quentin : comme de toute manière je shoote en RAW (qui enregistre les couleurs, même si on sélectionne « monochrome » comme style d’image sur l’appareil), je garde l’information de couleur, essentielle pour faire une bonne image en noir et blanc.

      Par contre, le fait de voir directement la scène en noir et blanc (avec la visée par écran) ou de regarder le résultat en noir et blanc après coup (visée au viseur) m’aide à mieux voir le potentiel de la scène, et à composer en fonction. J’ai appris à voir les contrastes sans avoir un besoin vital de cette fonction, mais une confirmation est toujours utile 🙂

      27 avril 2014
  • Merci Laurent,
    Je commence à accepter l’idée que progresser est possible…même pour un débutant avec son « Bridge Sony » !

    23 avril 2014
  • Merci Laurent pour cette nouvelle panoplie de conseils !
    J’adore la couleur, par nature, pour la jouissance visuelle qu’elle procure à l’œil. Pour son pouvoir de séduction. Pour la manière dont certaines harmonies de nuances ravissent le regard.
    En revanche, je dois reconnaître que les photos noir et blanc sont souvent plus parlantes. Plus dramatiques (au sens théâtral du terme). Comme tu le soulignes, l’œil n’y est pas distrait par la couleur, il capte l’image dans ses lignes fortes, ses contrastes, sa profondeur.
    Peut-être ces informations sont-elles transmises à une autre partie du cerveau que les données chromatiques… (à vérifier). Un message plus rationnel, analysé par des cellules qui l’interprètent davantage avec la raison, suscitant le questionnement (même inconscient).
    Je me réjouis de mettre ces conseils en pratique, en particulier dans des environnements « historiques » (paysages marqués par l’empreinte de l’homme, monuments anciens, espaces de mémoire…) où cette interpellation de l’image prend beaucoup de sens !
    Merci, Gery

    23 avril 2014
    • Merci pour ton commentaire Gery, ça résume bien ce que je pense 🙂 J’ai mes périodes, parfois je préfère le noir et blanc, parfois la couleur, selon l’humeur 🙂

      27 avril 2014
  • C’est vrai, la photo noir et blanc permet souvent d’aller à l’essentiel, et d’avoir un message plus universel. Tes photos en témoignent.
    Conseillerais-tu de prendre les photos en couleur puis de les convertir en noir et blanc ou de les prendre direct en noir et blanc avec l’appareil ?
    Merci de nous faire des propositions motivantes !…

    23 avril 2014
  • Bonjour Laurent,
    Encore merci pour cet article.
    Je rejoins un peu Annick dans ma question : est ce mieux d’utiliser la fonction noir et blanc de l’appareil ou de photographier « normalement » et d’agir ensuite en post traitement ?
    Bonne photo à toi et a tous.
    Belle journée. Ici, en Belgique, il fait ensoleillé. Lumière pas trop mal ….
    Myriam.

    23 avril 2014
    • J’adore 🙂 T’es où en Belgique très ensoleillée ? 😉

      Ceci dit ta question est très pertinente, faire confiance aux programmeurs de la marque,
      ou, tripoter les curseurs sur son ordinateur jusqu’à ce que le résultat nous plaise ?

      23 avril 2014
    • Pour vous répondre Annick, Myriam, et Daniel, et comme je le disais un peu au-dessus… les deux ! 😛

      Si vous photographiez en RAW, l’information de couleur est retenue : c’est important pour faire de bons noir et blancs (et d’une manière générale un bon post-traitement). Par contre, j’aime bien sélectionner le mode N&B sur l’appareil pour bien voir les contrastes de tonalités (clair/sombre) et faire disparaître les contrastes de couleurs (saturé/moins saturé, rouge/bleu, etc.)
      Attention, ne le faites QUE si vous photographiez en RAW, sinon faites en couleurs.

      27 avril 2014
  • Attention à vouloir faire des articles à tout va, ils perdent un peu de leur pertinences… d’une manière générale. Je vous suis depuis longtemps et vous respecte, mais vous semblez donner de plus en plus dans la démagogie. Amitiés.
    Adam

    23 avril 2014
  • Bonjour
    J’ai fait pas mal de N&B dans le passé (que les – de 20 ans…) et au tirage il fallait faire « monter les ciels » ou mettre un filtre orange ou rouge (effet drame!) à la prise de vue. Avec l’informatique on fait aussi, et on peut aussi filtrer à la prise de vue… Voilà, et bonnes prises à Tous

    23 avril 2014
  • Merci de ces conseils Laurent,mais faut il déja regler l apareil photo en noir et blanc ou desaturer la photo apres lors du postraitement?

    merci
    Denis

    23 avril 2014
  • Bonjour Laurent,

    Au début il n’y avait que le N/B, enfin presque, disons le monochrome.

    C’est un peu un retour aux sources que tu nous proposes, et il est toujours bon de revoir ses fondamentaux.

    La manière d’aborder le sujet, devant ou derrière l’appareil, est totalement différente. Mais l’esprit s’y fait et laisse à chacun tout loisir de reconstituer son chromo.

    Pour ce qui me concerne, je le précise, la grande qualité du N/B est d’obliger le photographe à se concentrer sur le sujet et la maîtrise des ombres.

    Merci d’ouvrir cette discussion.

    23 avril 2014
  • Merci pour cet article très intéressant. je prends note et ça sera ma prochaine mise en application. 😉 Merci!

    23 avril 2014
  • merci mille fois pour cet excellent article et bonne route à toi, Laurent…rapporte nous encore de belles images et prodigue nous tes bons conseils!

    23 avril 2014
  • Un tout grand merci Laurent pour ce superbe article, toujours aussi riche de détails et de conseils précieux.

    Ce grand rappel m’aurait été très précieux pour mes deux dernières semaines de vacances en Bretagne, où je n’ai pu avoir que du ciel tout (très/trop) bleu, ou blanc, aucun nuage, et accessoirement une mer toute plate.

    Tu rejoins ce que je pense en lisant souvent d’autres professionnels de la photo, comme Scott Kelby lors d’une de ses dernières apparitions dans son émission The Grid, qui parlent de penser aux bonnes heures et aux bonnes conditions pour prendre des photos.

    Il y a des moments où on peut être dans les bonnes heures pendant les vacances, comme ma dernière photo.

    Par contre, souvent pendant tes vacances, tu ne peux faire autrement que de prendre en compte les conditions présentes.

    Je joins un exemple à Santorin l’année dernière où le temps était désastreux https://www.flickr.com/photos/didierhannot/8794365202/

    Et un exemple tout récent de ces deux dernières semaines en Bretagne
    https://www.flickr.com/photos/didierhannot/13679037643/

    Alors merci pour ce résumé, avec une certitude que beaucoup de chose devront/pourront être réalisées pendant la phase de post traitement.

    A ce sujet, je l’utilise souvent, je recommande le filtre de Nik by Google Silver Efex Pro d’une part, ou encore les filtres dans Perfect B&W de OnOne Software, dont la dernière version, incluse dans le Perfect Photo Suite 8, apporte toutes les options de travail nécessaire.

    A bientôt, et encore un grand merci pour ce partage
    Didier
    http://www.facebook.com/didierhannotphotography

    23 avril 2014
    • Oui, c’est indispensable de savoir que faire des lumières « pourries », à savoir celles qu’on rencontre le plus souvent, en particulier quand on est en vacances. J’essaye toujours d’être dans un endroit sympa quand le soleil se couche, mais le reste du temps, il faut savoir s’adapter 🙂

      27 avril 2014
  • Bonjour Laurent,
    Toujours intéressant à te lire. En passant la photo Cannon Beach, Oregon, USA est à l’envers 😉

    23 avril 2014
  • Bonjour,
    Que de bons conseils, comme d’habitude.
    Personnellement je trouve que le N&B donne un caractère exceptionnel, pour certaines photos (notamment en cas de manque de lumière). Je n’utilise jamais les prises de vue directement en N&B, ainsi que les autres corrections proposées par l’appareil. Tout est au format brut (Raw) et c’est ensuite au post-traitement que je corrige mes photos, sous Lightroom depuis ses dernières versions, avec aller/retour optionnel sous Photoshop.
    Avant je pratiquais le HDR (avec 3 ou 5 photos), mais toujours depuis les dernières versions de Lightroom je l’ai abandonné : ses réglages recréent les avantages du HDR, sans ses inconvénients (je parle du HDR en étendue de la dynamique, pas de ses effets spectaculaires et exagérés que personnellement je trouve horribles).
    Je ne sais pas comment faire paraître des photos ici, mais je suis parti d’un essai en sous-bois par temps de brume, complètement raté. Très sous-exposé, car je prends mes photos le plus souvent en mode manuel, en imposant le temps d’exposition pour éviter le flou de bougé, l’ouverture pour contrôler la profondeur de champ et l’ISO pour limiter le grain. Ce qui fait que sans lumière, ce n’est pas terrible.
    Ma photo a donc été prise au 1/60, f8 et 400 ISO, avec un Canon EOS 6D et un objectif 24-70 2.8 en position 29mm. Normalement, bonne à jeter, pas de détails, beaucoup trop sombre.
    Mais en corrigeant sous Lightroom (uniquement), tout a changé : l’exposition est parfaite, les détails et la couleur sont apparus, tout en conservant l’ambiance particulière de l’effet de brume. J’utilise les techniques de développement de l’argentique, appliquées au numérique.
    Puis je l’ai traduite en N&B, avec là aussi un caractère particulier.
    Pour le N&B, je pars d’une prise de vue classique, en couleur. Puis je force les couleurs et le contraste, avant de passer en N&B sous Lightroom. Avec la puissance de ses réglages N&B en fonction des teintes, les possibilités de création et de retouches sont infinies. On agit ainsi sur tous les détails de la photo, selon sa sensibilité et le message à faire passer.
    En conclusion, la photo c’est la lumière, c’est vrai. Mais avec les techniques modernes on peut facilement aboutir à de bons résultats, en mode Raw et rester créatif. Contrairement à l’argentique, il est très rare que je doive jeter une photo en raison des conditions de sa prise de vue.
    Si c’était possible, je ferais bien paraître mes trois photos : brute trop sous-exposée, retouchée couleur et retouchée N&B.

    23 avril 2014
    • Je partage ton avis Jean-Jacques sur les capacités de Lightroom LR pour un passage en N&B.

      As-tu déjà aussi essayé de compléter les capacités d’interprétation des tonalités, avec un ajout d’ombres et de lumières, ou de plus ou moins de contraste, via l’outil radial ou l’outil pinceau. Cela donne encore une autre dimension à ton image, comme le fait aussi par exemple Jean-Michel Berts.

      Tu peux également y adjoindre, selon l’esprit créatif, le split toning, à savoir renforcer une teinte pour tes ombres, renforcer une teinte pour les hautes lumières, et adapter en plus la balance entre les deux.

      Je l’ai fait sur une de mes dernières photos de Bretagne sous ce lien https://www.flickr.com/photos/didierhannot/13786966715/

      Quand Laurent aura validé mon commentaire précédent, tu verras que l’on peut aussi faire appel à de très bons plugin externe, comme ceux de Nik avec Silver Efex Pro, et ceux de OnOne Software, comme Perfect B&W.

      Les capacités sont déjà ainsi dans les développements quasi illimitées.

      Il ne reste plus qu’à trouver la denrée rare, à savoir … le temps 😉

      A bientôt, Didier

      23 avril 2014
      • Moi aussi, je partage tout à fait ton avis sur l’emploi des outils Radial et Pinceau. L’outil Radial pour ajouter un cadre plus sombre et dégradé sur le pourtour de la photo et mettre en valeur l’objet principal par un effet de lumière également dégradé (avec augmentation du contraste, de la clarté et de la netteté). Et l’outil Pinceau pour agir sur de petites zones, de la même manière, pour des effets d’ombres et de lumières. Cela donne effectivement une autre dimension aux photos, également avec l’emploi du split toning (ou virage partiel) pour une touche de créativité.

        Le résultat est très bien montré par tes photos, que je suis allé voir et que j’ai adorées. Elles sont tout simplement super !

        J’ai également beaucoup pratiqué les filtres de Nik Software, mais moins maintenant toujours en raison des dernières versions de LR. Mais ses points de contrôles sont quand même géniaux.

        23 avril 2014
        • Grand merci Jean-Jacques pour avoir été voir mes photos, et pour ton compliment très apprécié …

          A propos des filtres NIK, je dirais que même avec les avancées de LR et ses capacités, les filtres NIK reste à mon humble avis bien sûr, beaucoup plus puissants et apportentn encore à mon humble avis un bruit très bien maîtrisé.

          Il n’y qu’à voir la différence sur l’aspect chaleur des photos en travaillant la teinte de la balance des blancs dans LR, ou ncore les options du blocs TSL (teinte/saturation/luminance), par rapport au filtre Brilliance/Warmth de Nik, qui apporte une chaleur remarquable … Bien sûr il n’y a pas que les aspects techniques, il y a aussi le goût de chacun …

          Grand merci pour cet échange.
          As-tu une galerie Flickr ou Facebook ? Où publies-tu tes photos ?

          A bientôt, Didier

          23 avril 2014
      • Je confirme ce que dit Didier, rajouter un peu de retouche locale peut faire une jolie différence dans certaines images. L’outil de Filtre radial est une bénédiction 😀

        Je m’en suis d’ailleurs servi sur la photo de Patrick’s Point State Park dans cet article, pour éclaircir la falaise à droite.

        27 avril 2014
    • Bonjour Jean-Jacques ! 🙂

      Effectivement, on fait des miracles avec Lightroom aujourd’hui, et je suis d’accord que le résultat est souvent meilleur (et en tout cas plus naturel) qu’un HDR (qui à mon avis, sera obsolète très bientôt).

      Pour ce qui est de tes photos, tu peux les mettre sur une galerie en ligne et mettre des liens. Pas possible de mettre directement des images par contre.

      Pour rebondir sur ce que tu racontes, je pense quand même qu’il vaut mieux avoir la meilleure exposition possible à la prise de vue. Ici, tu pouvais facilement monter à 800 ISO, voire 1600 ISO si besoin, sans créer trop de bruit. Le post-traitement doit servir pour les petits ajustements : si tu as une photo très très sous-exposée, c’est que tu as fait une erreur à la prise de vue.
      Tu peux vérifier ton exposition en regardant l’histogramme sur l’écran de l’appareil.

      Quelques articles qui pourraient te servir dans ton cas :
      http://apprendre-la-photo.fr/lhistogramme-le-comprendre-lutiliser/
      http://apprendre-la-photo.fr/le-tout-manuel-ca-craint/
      http://apprendre-la-photo.fr/nayez-pas-peur-des-grandes-sensibilites-iso/

      27 avril 2014
      • Bonsoir Laurent,
        Et merci pour les liens.
        Il ne s’agissait pas d’une erreur à la prise de vue, simplement un de mes derniers essais en HDR, que je voulais effacer. Puis, je me suis demandé s’il me serait possible de rattraper la dernière qui me restait, la sous-exposée.
        Et finalement je me retrouve toujours à hésiter sur les réglages de l’appareil : en mode Programme, en faisant varier soit la vitesse, soit l’ouverture en fonction du résultat attendu. En mode priorité Ouverture ou bien priorité Vitesse. Ou encore en mode Manuel, en imposant Vitesse et Ouverture. Et, finalement, pour couronner le tout, avec les ISO en Automatique ou imposés. Tantôt je penche pour une solution, tantôt pour une autre.
        La photo c’est la lumière, alors parfois je me sers d’un flash en éclairage indirect. Il est vrai que je fais souvent des photos en manque de lumière, à l’intérieur d’édifices sombres ou le flash est interdit. Avec un exemple typique de photos de Birmanie, où le ciel était le plus souvent plombé (mais les habitants très gentils, d’accord pour les photographier).
        Mais je vais aller voir tes liens, qui je suis sûr me seront d’un grand secours et je mettrai les miens également.

        27 avril 2014
        • Plus une autre question : vaut-il mieux paramétrer l’appareil photo (un Canon EOS 6D, réputé pour son bon traitement du bruit) pour que le bruit soit traité à la prise de vue (bruit d’ISO élevés et/ou bruit pour les expositions longues) ou annuler ces paramètres pour laisser le soin de la correction au post-traitement ?
          La correction de Luminance peut faire des merveilles, mais la netteté s’en ressent. On peut alors augmenter le Gain pour compenser, mais alors le bruit repart à la hausse. En pratique j’ai trouvé un juste milieu : un peu de correction de Luminance, avec en contrepartie une augmentation du Gain (en correspondance inverse), puis un traitement au Pinceau sur certaines zones, avec uniquement son curseur Bruit très poussé.

          27 avril 2014
          • Bonjour Jean-Jacques.

            Dans ma pratique, j’active la réduction de bruit au niveau de l’appareil (Nikon D5200) à partir de 1600 ISO. Cet appareil gère très bien la montée d’iso jusqu’à 3200, mais activer la réduction du bruit donne un petit coup de pouce 😉

            Il y a plusieurs niveau possible au niveau de ce paramètre de l’appareil, et je le mets en moyen. Il met arriver l’année passée en Savoir d’être de nuit devant un concert local où j’ai monté les paramètres de l’appareil au maximum. Tu peux voir le résultat sur cette photo.

            https://www.flickr.com/photos/didierhannot/9416394599/

            Pour ce qui est de la gestion du bruit avec LR, je travaille sur la luminance et la couleur selon les nécessités.

            En complément, je rajoute un peu de gain selon la règle de base 100 – Luminance. Ainsi avec une luminance de 40, j’ajouterai un gain de 60. Attention, cette formule n’est pas une règle, mais plus un repère. Ensuite l’appréciation sera visuelle.

            Pour répondre à l’ajout de bruit, avec le gain, tu as une option « Masque » (dernier paramètre).

            Si tu appuies sur ALT tu passes dans un mode noir et blanc de ton image. Le gain sera appliqué dans les zones blanches, tandis que les noirs ne seront pas impactés. En bouchant le curseur vers la droite, tu peux ainsi mieux déterminer où le gain sera appliqué, et par exemple ne pas en retrouver plein ton ciel. Si tu as d’autres questions, je te laisse aussi mon email : didier.hannot@hotmail.com

            A bientôt, Didier

            28 avril 2014
          • Bonjour Jean-Jacques,

            La correction du bruit d’exposition longue est apparemment appliquée sur le RAW, mais pas la correction du bruit à ISO élevés. Cette dernière est donc inutile si on bosse en RAW.

            Pour la correction du bruit dans Lightroom, j’en avais parlé dans cette vidéo : http://apprendre-la-photo.fr/photo-basse-lumiere-lightroom-bruit/

            29 avril 2014
      • Bonjour Laurent.

        Content que tu apprécies mon intervention dans cet article, où je retrouve à la fois un très bon sujet et une approche avisée.

        Concernant le HDR, je ne pense pas pour ma part qu’il sera bientôt obsolète.

        Il s’agit simplement d’une voie parmi d’autres dans la grande famille des chemins du développement.

        Comme dans tout, il faut rester ouvert, chaque chemin conduisant à différents résultats en fonction des tournants que l’on prend.

        Bien sûr, chacun regardera son histogramme pour se donner une idée de l’exposition. Par contre pour ma part, je constate qu’il est souvent difficile avec l’écran arrière de se rendre compte de la vision de la scène.

        Vu que ne peut pas souvent retourner à un endroit, genre le cas des vacances, et que même en y retournant les conditions météo ne seront plus les mêmes, il m’arrive à un même endroit de prendre plusieurs séries de photo du même sujet, en pensant à différentes voies de développements, basées sur différents jeux d’exposition, éventuellement avec des compensations IL.

        Je peux ensuite rentré à la maison apprécié la vue sur un grand écran, et décidé ensuite une voie pour le développement, soit dans un principe de fusion HDR, soit dans le mélange de deux ou plusieurs photos de mon choix (blending).

        C’est un peu comme le travail dans une maison. Beaucoup d’outils peuvent servir à atteindre un résultat donné 😉

        @ Bientôt, Didier

        28 avril 2014
        • Bonsoir Didier,

          En ce qui concerne la traitement du bruit dans LR, Laurent l’avait traité ici : http://apprendre-la-photo.fr/photo-basse-lumiere-lightroom-bruit/
          J’ai essayé, ça me paraît être tout à fait ce qu’il faut faire. Je connaissais la règle du complément à 100, mais je l’avais abandonnée car je trouvais que cela ne fonctionnait pas bien.
          Je n’ai jamais besoin de traiter la correction Couleur, que je laisse à 25 par défaut.
          Finalement j’ai fait une série d’essais, avec une photo d’intérieur selon différents réglages ISO : de 50 à 102 400. Je me contente d’une correction du bruit à 50% de zoom et c’est ainsi que j’ai pu constater qu’il était parfaitement traité jusqu’à 6400 ISO. Au-delà ça se dégrade de plus en plus, naturellement (à 102400 c’est même quasiment inexploitable).
          J’ai donc paramétré mon appareil pour qu’il utilise la plage ISO 100-6400 (en modes Programme, Priorité vitesse et Priorité ouverture). Mais cela me laisse la possibilité de monter en ISO si besoin est, jusqu’à 102400. Bien sûr, je l’éviterai, mais si je voyais un martien et qu’il me faille utiliser 102400, je n’hésiterais pas. 🙂
          Pour cela, je suis obligé d’annuler la priorité hautes lumières, sinon mes ISO sont toujours bloqués à 6400.
          Quant la gestion du bruit par l’appareil photo, j’ai tout annulé : comme le dit Laurent, c’est ignoré en Raw et je ne fais que du Raw.
          Merci pour tes remarques.
          À bientôt.
          Jean-Jacques

  • En fait, c’est amusant mais je passais déjà en noir et blanc de façon totalement naturelle dans ce type de cas.

    23 avril 2014
  • Merci pour cet article!
    Je me faisais justement la réflexion sur des photos de mes vacances à Copenhague qui devenaient mille fois mieux en N/B!

    Petite question technique: J’ai sur mon réflex l’option pour basculer tout de suite en N/B. Je me demandais si cela changeait quelque chose, ou si ce n’était pas la peine de basculer de la couleur au noir et blanc toutes les 5 min; de tout garder en couleurs et de faire le noir et blanc en post traitement dans tous les cas?

    Merci d’avance pour ta réponse! 🙂

    23 avril 2014
    • Bonjour Didier.

      Dans ma pratique, je garde toujours la couleur et je passe en N&B dans le post traitement.

      Je travaille soit intégralement avec Lightroom, en augmentant préalablement les contrastes et la saturation de la version couleur, et je compense après dans les N&B.

      Ou je peux partir de LR, et passer par des plugins plus spécialisés, comme Silver Efex de Nik by Google, ou encore Perfect B&W de OnOne.

      Tu peux voir un exemple sur cette photo https://www.flickr.com/photos/didierhannot/13679037643/ et d’autres sur ma galerie Flickr, accessiible sur mon nom en bas de cette réponse.

      A bientôt.

      23 avril 2014
  • Félicitations pour ce magnifique tuto
    superbe photos à très vite pour d’autres astuces

    23 avril 2014
  • je repose la question, qui est deja evoquer dans un des commentaire, la photo en N&B tu selectionne sur l’appareil ou tu le fais avec un logiciel sur son ordi ? a noter le N& B c’est la base

    23 avril 2014
    • Je t’invite à regarder ma réponse à ce sujet, juste un peu plus haut, ou dans mon intervention initiale à ce bel article de Laurent.

      A bientôt, Didier

      23 avril 2014
  • Bonjour Laurent

    et bravo pour ce nouvel article qui ouvre des portes sur une nouvelle approche pour capter les lumières difficiles. Je vais m’y essayer dès que possible.

    Dans ton article tu précises qu’il faut « exposer pour son sujet » d’où ma question : dans les photos que tu donnes en exemples tu ne précises pas le mode de mesure de la lumière (matricielle, spot ….) et je penses que dans certains cas cela a beaucoup d’importance.

    23 avril 2014
    • Bonjour !

      Elles sont toutes en mesure évaluative/matricielle (= sur toute l’image). Si ça ne suffit pas pour obtenir l’exposition que je souhaite, je préfère maintenant faire une correction d’exposition plutôt qu’un mode de mesure différent, je trouve ça plus intuitif. D’ailleurs, maintenant, je commence à deviner à l’avance la correction d’exposition nécessaire, ça en deviendrait presque inquiétant, je suis en train de fusionner avec mon appareil 😛

      27 avril 2014
  • Super intéressant. J’ai beaucoup aimé. Surement que j’en ferai l’expérience. Bon voyage et continuer à nous informer de vos supers trucs.

    23 avril 2014
  • Merci Laurent pour ces conseils. J’ai cependant une question: certains noirs semblent vraiment très « bouchés » et je me demande si ça passe à l’impression. Il serait intéressant de vérifier avec l’histogramme de Lightroom que le petit triangle des noirs ne « s’allume pas ». Je suis ton cours « devenez un photographe accompli » et je retiens tes leçons….!!!

    Bonne ballade

    Alain

    23 avril 2014
    • Bonjour Alain, tu as l’oeil, content de voir que tu retiens les leçons ! 😀

      J’ai développé exprès pour l’article sur mon portable (calibré, mais d’une qualité forcément médiocre), donc je reverrai ça sur un vrai écran en rentrant. Cela dit, il n’y a que très peu de zones totalement bouchées (même si ça ne me dérange pas plus que ça par endroits).

      27 avril 2014
  • Je fais un « 365 project » en N&B depuis le 1er janvier, au format carré uniquement.
    Je n’arrive plus à me passer de ce format, l’article est très juste et les possibilités sont infinies !

    23 avril 2014
    • Le format carré est une formidable leçon d’éducation de l’œil, tu as parfaitement raison. Mais je dis carré, carré, et pas rectangle retaillé qui laisse beaucoup plus de liberté, et que je pratique allègrement aussi 😉
      J’ai pratiqué le ‘blad et le Mamya 220 qui ne te laissent pas d’autres choix, mais toujours avec mes croisillons par-dessus, ça aide.

      pour la météo, là on ne peut rien faire, en revanche pour l’heure je signale un petite application sur ios ou android qui permet de visualiser à distance l’endroit où sera le soleil à une heure donnée : « Sun Surveyor »
      sacrément pratique pour préparer une sortie ou un voyage.

      23 avril 2014
  • Merci Laurent pour ce nouvel article.

    Déjà instinctivement , quand une photo en couleur me semblait fade, plate, surexposée , sous-ex ou même bonne à mettre à la poubelle, je la passais en N/B , m’amusais avec les curseurs et je me suis parfois retrouvée avec de bonnes surprises .
    Les effets d’ombre et de lumière ne sont pas toujours visibles en couleur par les « débutants » dont je fais partie

    Fabienne

    23 avril 2014
  • C’est pas si simple que ça le noir et blanc finalement 🙂

    23 avril 2014
  • Salut Laurent,
    Bonne idée lorsque la lumière n’y est pas de passer au N&B ou pourquoi pas au sépia dans certains cas,perso j’essaye presque a chaque fois si la compo en vaut la peine au lieu de jeter systématiquement mon cliché.
    Merci pour ton article
    p’titJo

    23 avril 2014
  • Merci Laurent pour ces astuces auxquels nous ne pensons pas toujours et qui donnent du ton aux photos. Une bonne leçon sur le noir et blanc à retenir et à mettre en pratique.

    23 avril 2014
  • TRES BON ARTICLE, TRES INSTRUCTIF DONNANT DE BONS TRUCS A L’AMATEUR QUE JE SUIS
    MERCI…

    23 avril 2014
  • bonjour Laurent
    merci pour tes conseils et tes articles super.
    Mais je ne suis pas tout a fait d’accord au sujet du noir et blanc.
    pour moi le noi et blanc n’est pas une photo couleur que l’on change a la maison. Bien sur on peut le faire sans arriere pensee car l’informatique est la pour ca.
    Mais ne crois tu pas que le NB est un art a part entiere. Lorsque je sors pour faire du noir et blanc je shoot en NB car c’est une autre facon de penser la composition de la photo c’est une autre photo et pas une roue de secours pour une photo moyenne en couleur que l’on tente de recuperer en la passant en NB. Cela frise ton excelent article sur les photos mauvais gout que l’on passe en NB avec un joli cadre tout blanc.
    Voila continues ton magnifique travail que je suis avec interet et plaisir

    23 avril 2014
    • Bonsoir Alain.

      Je pense qu’il ne faut pas être aussi catégorique. Plusieurs chemins mènent à Rome. La plupart d’entre nous, grâce notamment aux très bons conseils de Laurent, et à ses cours, savent ce qui renforce un N&B et sur quoi on doit porter un intérêt majeur.

      Faire croire qu’il n’y a qu’en pensant en N&B que l’on fait peu faire de beau N&B est pour le moins réducteur …

      Certes, il appartient à chacun de se donner des challenges et/ou des contraintes pour son propre plaisir … Je parie que tu as déjà vu de superbes N&B, et que fort probablement pour certains, ils sont issus d’un post-traitement, même parfois extrêmement simples.

      On peut aussi voir la situation à l’envers. Nous ne faisons que profiter de tous les moyens mis à notre disposition. Que ferait les grands de l’époque argentique, si ils avaient un DSLR dans les mains, et toute la panoplie des outils de post traitement …

      Pour relier l’article également très réducteur de Laurent sur le bon et mauvais goût, il faut aussi laisser des portes ouvertes. Ainsi, pour rebondir sur un de ses articles où on doit retirer des enseignements des grands peintres, ils ne laissaient jamais non plus une de leur toile sans leur signature, et bien souvent, quand on regarde leur toile aujourd’hui, elles sont aussi encadrées …

      Un beau cadre blanc bien proportionné sur un beau N&B peu aussi bien mettre en valeur une photo. Ce n’est pas simplement essayer de bien présenter une photo râtée … Une photo bien présentée peu aussi être l’intérêt que met son auteur à finaliser son travail, et à ne pas se limiter à une simple publication de masse …

      Bref, restons ouverts, et laissons une place à la créativité et surtout à la liberté …

      Je te souhaite une bonne soirée …
      A bientôt, Didier

      PS: il y a aussi une part des personnes qui n’ont simplement pas les connaissances techniques pour traiter de beaux N&B en post production …

      23 avril 2014
      • Bonsoir Didier,

        Lorsqu’on photographie en N/B depuis l’appareil, sauf erreur de ma part tu obtiens un format JPG, qui est le fruit de l’image captée et retravaillée par le logiciel de l’APN + les filtres et corrections que tu auras pu ajouter.
        Mais initialement le capteur enregistre au format RAW ou brut, lequel contient toutes les informations qui vont servir à faire le cliché N/B.

        Donc, et toujours sous réserve de ne pas me planter dans mon raisonnement, si tu photographies en RAW et que tu « développes » ta photo en N/B, en désaturant toutes les couleurs qu’il contient, et en apportant les corrections que tu juges utiles et tu obtiendras un cliché personnel que tu enregistreras en JPG ou autre format.

        L’APN, dans la première hypothèse, lui va te délivrer un JPG tout fait réalisé par un logiciel issu de la péréquation de millions de photos prises de par le monde, mais ce ne sera pas toi qui l’aura créé.

        Il est bien sûr possible de retravailler dans une certaine mesure un JPG, mais c’est beaucoup plus souple et plus subtil en RAW.

        Mon point de vue à deux sous 😉

        23 avril 2014
        • Bonsoir Daniel.

          Je ne trouve pas que ton raisonnement est à deux sous …
          Je pense qu’il vaut bien plus que quelques Euros 😉

          Je n’ai jamais expérimenté le mode scène N&B direct de mon appareil.

          Je dirais donc que si tu n’actives pas une option qui te permet de garder le RAW (en parallèle de ton autre sortie en général JPEG), tu as raison …

          Il y aura une interprétation faite directement entre le capteur et le format final, sur base d’un algorithme de chaque constructeur.

          Donc oui, ce ne sera jamais à la base ton propre choix, mais bien celui d’une machine. Tu pourras certes le faire évoluer un peu.

          Tu n’auras jamais cependant à ta disposition autant d’information que toutes celles contenues dans ton RAW d’origine à partir desquelles tu pourras travailler ton post traitement.

          Par contre, et je pense à cela en t’écrivant, une option intéressante pour se familiariser davantage avec le fait d’apprendre en N&B peut-être de placer ton appareil dans le mode scène, de passer par une vue sur ton écran arrière, pour te rendre compte sur ton écran de ce à quoi pourrait ressembler ta potentielle photo en N&B. Si cela en vaut la peine, alors tu rebascule en mode normal, tu prends ta photo couleur dans un format RAW.

          Attention aussi que selon mon raisonnement à deux sous, l’image que tu vois sur ton écran arrière est aussi une forme de JPEG préparer par l’appareil, ce n’est pas le reflet direct de ton RAW, mais bien une interprétation de l’appareil, pareil pour la couleur d’ailleurs …

          Voilà, j’ai aussi des raisonnements sans doute à 2 sous, et n’hésitez pas à rectifier 😉

          A bientôt, Didier

          23 avril 2014
          • Didier et Daniel, je suis d’accord avec vous deux, et merci pour votre activité et votre apport de valeur dans les commentaires 🙂

            Pour te répondre Alain, je ne dis pas que le N&B est une roue de secours. Si tu me lis bien, je dis que ça peut être un outil intéressant dans des situations où on aurait tendance à se dire que la lumière ne vaut rien et qu’on ne peut rien avoir de bon. Ce que je dis en fait, c’est que le N&B t’aide à accepter que toutes les lumières sont bonnes et qu’on peut en faire quelque chose, notamment parce que c’est un outil puissant pour gérer les lumières traditionnellement considérées comme « pourries ».

            Mais je préfère moi aussi penser mes photos en N&B dès la prise de vue, car du coup je compose plus en fonction des contrastes de tonalités, des ombres, des reflets, etc.

            Mais il m’arrive de passer en N&B des photos que j’avais originellement pensées en couleurs, ce n’est pas honteux 😉

            27 avril 2014
  • Voilà Laurent, à la lecture de certains commentaires qui prétendent qu’une photo en N&B doit être pensée en N&B, ce que je ne crois pas forcément, je me suis lancé dans un développement d’une de mes photos couleur qui me plaisait déjà, dans une vision N&B.

    A voir ici https://www.flickr.com/photos/didierhannot/13965327006

    A bientôt, Didier

    24 avril 2014
    • Ta remarque n’est pas fausse Didier, à ceci pret, qu’il vaut toujours mieux exposer pour les ombres en Noir et Blanc, contrairement à la couleur où il veut mieux exposer pour les hautes lumières, car comme le fait remarquer Laurent, une photo n&b pourra s’accommoder d’un ciel blanc mais nécessitera de la matière dans les ombres 🙂

      Mais bien évidement certaines images qui marchent en couleurs marcheront aussi en n&b…

      24 avril 2014
  • merci Laurent ,moi je préféré tirer en argentique directement et développer moi même en labo , que je pratique encore car l’argentique nais pas encore mort , merci pour ton article ,

    24 avril 2014
    • Salut Alain,

      Non l’argentique n’est pas encore mort …. heureusement.

      Mais il semble que le blog s’adresse surtout à ceux qui veulent débuter et apprendre à photographier, je devrais plutôt dire faire de la photo.

      Dès lors, imagine apprendre à conduire, aujourd’hui, à un néophyte sur une De Dion-Bouton …

      Cela n’enlève pas les qualités de l’une ni de l’autre, mais n’est plus tout à fait en phase avec le monde de ce jour. Les choses évoluent, heureusement, et malheureusement parfois, mais il faut faire avec 😉

      24 avril 2014
  • Merci pour tout ces conseils vraiment enrichissants !!! Élève de vos cours je me régale toujours à la lecture de vos articles … Et chaque nouveau cours un régal !!!!! Merci de nous faire partager votre passion …. Avec grande sympathie !!!!!!! Une fan !!!!!

    24 avril 2014
  • bonjour, voilà de bonnes astuces mais le noir et blanc après traitement ou en prise de vue ??

    24 avril 2014
    • Sauf en argentique, si tu travailles en numérique tu n’auras jamais un N/B direct, tu devras passer dans un mode spécifique, bien que je crois avoir lu qqpart qu’il existe un appareil monochrome.

      A mon humble avis, la seule réponse est de faire un essai avec ton appareil sur pied.
      Tire un cliché dans le mode proposé N/B et dans la seconde suivante déclenche la même image en mode RAW que tu vas retravailler pour obtenir un N/B et compare.

      C’est toi qui détient la réponse 😉

      24 avril 2014
  • Bonsoir Laurent, un article qui nous donne une fois de plus l’Astuce pour s’en sortir et « sauver » nos images, certains d’entre nous peuvent le savoir mais une piqure de rappel nous fera le plus grand bien! Je dois être un des derniers pour le signalé, mais j’aime beaucoup ta nouvelle devanture et surtout longue vie à ton blog, et merci pour tes conseils!!

    24 avril 2014
  • Bonsoir,

    Excellent article encore une fois. Pour avoir eu pas mal de fois ces « soucis » de lumière et les avoirs « réglés » la plupart du temps grâce au passage en N&B je dois dire que je me retrouve plutôt bien dans cet article, au passage très complet.
    Pour rejoindre d’autres commentaires, il est vrai que j’ai la sensation que la « street photography » rend mieux en noir & blanc. Certainement car comme le précise brillamment Quentin Decaillet notre œil sera moins attiré par les variations de couleurs et de teinte et nous seront ainsi plus à même de nous concentrer sur le sujet. Le n&b permet bien évidemment aussi de renforcer certains aspects contrastés d’une photographie.

    Néanmoins pour le dernier exemple, avec la lumière rasante de fin de journée d’hiver/printemps, j’ai un peu expérimenté les deux (couleurs et noir & blanc) et je dois dire que je ne saurais dire lequel convient le mieux. Biensûr comme d’habitude il n’y a pas de « recette miracle » mais j’avoue être assez mitigé sur ce point dans le sens ou le noir & blanc peut parfois perdre en gaité contrairement aux tons et couleurs chaudes du soleil de fin de journée.

    Je vais tâcher de retrouver quelques exemples que j’ai en tête.

    Encore merci et bonne soirée à tous.

    Matthieu Daubin | http://matthieudaubinphotographie.fr/

    24 avril 2014
  • Bon article qui offre une belle alternative.
    Mais quid du Sépia, c’est mieux ou moins bien que le N/B ?
    A utiliser que dans certaines situations ou à proscrire ?
    Merci

    25 avril 2014
    • Christophe, Laurent à écrit un article sur les effets de mauvais goûts récemment 🙂
      (2nd degré)

      25 avril 2014
      • Un article sur le mauvais goût qui a très bien servi son premier but : faire un Buzz avant tout … Sans doute Laurent avait-il besoin de se laisser aller à un coup de folie, lui qui dans ses habitudes, nous donne toujours des informations précises, bien étudiées et constructives.

        Cet article sur le mauvais goût était au antipode de ses habitudes, et beaucoup de ses considérations relevait plus d’un dicdat que d’un conseil …

        Bien sûr, on a bien le droit de se défouler une fois de temps en temps … 😉

        25 avril 2014
    • Bonjour Christophe.

      Il n’y a pas de mieux ou moins bien.
      Cela est simplement différent, et dépend ce que l’artiste souhaite exprimé dans sa démarche créative et/ou artistique.

      Le N&B dans l’absolu rejoint la gamme des monochromes. Donc penser à un virage partielle vers le sépia reste dans la même famille …

      Le sépia aura probablement comme effet immédiat de faire penser à une époque plus lointaine, ou de créer une ambiance vieille époque.

      Cela dépend donc encore une fois de la volonté du photographe.

      Il faut laisser autant de portes ouvertes que possibles, la liberté d’expression créant la diversité culturelle.

      Bonne journée, et déjà un bon weekend.
      Didier

      25 avril 2014
      • Bonjour Didier,
        Merci pour ce commentaire, cela me conforte dans mon idée.
        Et merci Laurent pour cet article qui m’ouvre les yeux sur un univers que j’avais peu exploré et qui peut dans certains cas être très intéressant.

        26 avril 2014
      • Oui, je suis d’accord avec Didier. Personnellement, j’aime bien les N&B « vraiment » monochromes (c’est-à-dire sans virage partiel vers le chaud, le froid, ou autre), je trouve que ça conserve une plus grande force et un côté plus dramatique. Le sépia n’est pas de mon goût, mais je n’irai pas jusqu’à dire qu’il est de mauvais goût ;P

        27 avril 2014
  • Très sympa ce sujet 😉

    25 avril 2014
  • Merci Laurent pour cet article très intéressant. J’ai justement eu pas de situation de contre-jour et lumière dure ces derniers jours, je vais surement en améliorer certaines en passant en noir et blanc.

    27 avril 2014
  • Salut !
    Petite question sur les photos en N&B :
    Vaut-il mieux prendre les photos directement en noir et blanc avec l’appareil ou bien les prendre en couleur et les mettre en N&B en post-traitement ?

    Merci 🙂

    27 avril 2014
    • Bonjour,
      C’est une question qui revient souvent. Si vous prenez la photo en N&B avec l’appareil photo, c’est lui qui décide du résultat final. Si vous la prenez en couleur, puis la transformez en N&B en post-traitement, vous aurez la maîtrise totale sur le résultat final. Avec les curseurs de LR, par exemple, vous pourrez agir sur la façon dont sera interprétée chaque teinte, en tonalité de gris : rouge, orange, jaune, vert, bleu-vert, bleu, pourpre et magenta. Avec OneOne Perfect Photo Suite 8 (Perfect B&W), vous pourrez même aller encore plus loin dans les réglages. Il est même conseillé de forcer un peu sur les couleurs auparavant (toujours en post-traitement), afin de pouvoir mieux les interpréter ensuite en N&B.
      Je conseille d’aller voir les photos de Didier Hannot, dont le lien est donné plus haut, c’est fantastique.

      27 avril 2014
  • Merci pour l’article !

    28 avril 2014
  • C’est magnifique les photos en noir et blanc! Je trouve personnellement que cela capte bien plus l’œil qui va chercher à mettre des formes et un nom sur les ombres!

    28 avril 2014
  • Comme je visionne toutes mes photos dès que je les glisse sur mon dd, je commence par éliminer. Puis les passe sur un logiciel de retouches. 95% des prises sont d’office saturées puis équilibrées en lumière. Je recadre éventuellement puis les visionne en N&B : plus de la moitié de mes photos sont en N&B et toutes celles qui sont du portrait ou avec des droites ou des courbes intéressantes(immeubles, routes, barques…)le sont.
    Je dis souvent que la couleur est au vin rouge ce que le N&B est au vin blanc (les adeptes de la dégustation comprendront).

    29 avril 2014
    • Bonjour Pat,

      « les adeptes de la dégustation comprendront » écris-tu.

      Ben non, je ne saisis pas très bien le rapport. Désolé 🙂

      29 avril 2014
  • Merci Laurent, je tenais à témoigner toute ma reconnaissance pour ce blog qui m’a mis le ‘pied à l’étrier’. Jour après jour, je prends plaisir à shooter (pas encore en RAW, mais ça va venir). Pour faire une pirouette sur l’article précédent, je voulais témoigner d’une séance photo faite un jour à Londres où la lumière était particulièrement mauvaise (temps gris, où rien ne se distingue correctement). je suivais aussi les apprentissages de Anne Laure Jacquart (dont je ne saurais pas suffisament remercier par ailleurs, et dont je rappelle l’ouvrage que tu avais référencé sur ton blog, Composer, régler, déclencher…) où elle préconisait de savoir jouer sur les couleurs, donc pour cela il faut aiguiser son oeil et les voir. Alors, ce jour là à Londres, où je n’avais que 24h pour shooter, le matin, le midi et après les réunions le soir – et pas le choix sur la lumière, je suis passée en mode désaturation en focalisant sur le rouge (et ben oui!, je l’ai fait avant que tu ne publies ton article!), et j’ai réalisé de formidables photos qui ont bluffé mes collègues de bureau qui n’avait jamais regardé leur quartier sous cet angle: beaucoup de rouge à Londres, comment échapper à la fameuse cabine téléphonique! Sur une même vue, j’ai capté une cabine, un taxi londonien et un bus, tous rouges et cadrés sur une belle diagonale dans un environnement désaturé gris du plus belle effet. Quand je suis tombée à l’angle d’une rue sur une perspective de façade de bureau en contre-plongée, ruelle étroite et toute une façade avec de toutes petites fenêtres… rouges et 2 business men qui déambulaient dans cette ruelle en parlant au téléphone! et oui encore du rouge, de la perspective, une touche humaine et voilà j’ai fait une superbe photo de rue. J’ai été époustouflée quand 50m plus loin je suis tombée sur une rangée de velibs londoniens, tous flanqués d’une publicité bleu turquoise au nom d’une banque célèbre. en passant en désaturation bleue, j’ai saisi ‘au vol’ cet instant magique avec un cycliste aussi un peu plus loin dans le cadre en pull à manches… bleues. j’ai fait un montage avec picasa en combinant 5-6 vues du plus bel effet, façon carte postale! que j’ai partagé avec mes collègues de bureau pour leur apprendre à ouvrir les yeux en allant au bureau!
    Tout cela pour dire, que si, on peut ‘intentionellement’ user de la désaturation, pour mettre en valeur son sujet, et aussi s’affranchir d’une mauvaise lumière :).
    pour finir, j’ajoute que j’ai un petit compact SOny DSC-WX 300, que j’ai toujours sur moi, – un vrai petit bijou qui peut remettre en question beaucoup d’a priori sur les compacts. je recommande pour perfectionner sa capacité à composer/cadrer. un zoom X20 avec un autofocus qui tient la route même à grande focale. je suis passée au reflex ensuite, un autre style (ne tient pas dans la poche pour saisir la vie au quotidien).

    Merci Laurent pour m’avoir contaminée par le virus de la photo… très facile avec ton blog

    29 avril 2014
    • Bonjour,

      Comme quoi le plus important, en photo, c’est l’œil du photographe, pas le matériel. Par contre, un matériel sophistiqué permet d’aller plus loin ou de prendre des photos en conditions plus difficiles.
      J’ai commencé avec des reflex, puis j’en ai eu assez de porter tout ce matériel lourd et encombrant et je suis passé à un compact de bonne qualité. Mais maintenant je suis revenu au Reflex numérique, en shootant en Raw. Et c’est définitif.
      Pour ceux que cela pourrait intéresser, voici le lien de ma dernière présentation avec des photos de Birmanie (tout le contraire du N&B 🙂 ) :

      • Bonjour Jean-Jacques.

        Complètement EPOUSTOUFLANT. Ici nous avons Jean-Jacques Edler, mais sur Viméo JJ Meyer … Sans doute des noms d’artistes 😉

        Un maître de l’image et du montage. Je trouve 85% des photos splendides, avec des compositions toujours au millimètres, et du côté post-traitement, tu es un champion, même si cela a du te prendre quelques heures. J’ai ouvert un compte VIMEO juste pour pouvoir te laisser un message.

        En voyant la qualité de tes images, je me demandais quel genre d’équipement tu avais pris pour aller en Birmanie (reflex ou bridge) et si reflex, avec quel objectif …

        Cela fait longtemps aussi que je me tatonne pour faire de petits montages photo en vidéo. Le tien est sublime, avec des musiques en crescendo, et des transitions dynamiques. Un grand bravo …

        Mais avec quel outil as-tu réalisé cela ?

        Merci pour toute info. Je te laisse mon email : didier.hannot@hotmail.com

        A bientôt, Didier

        29 avril 2014
        • Bonjour Didier,
          Et merci pour ton commentaire. Mon vrai nom c’est Jean-Jacques MEYER. 🙂
          Chaque photo me prend environ de 10 minutes à 1/2 heure en post-traitement, sous Lightroom 5.4 et Photoshop CC. Je ne fais plus de HDR depuis ces versions et peu de Nik Software également.
          Mon matériel, pour la Birmanie en novembre 2012 était un Canon EOS 7D, avec un objectif Tamron EF 24-70 2.8 Di VC USD et un Canon EF 70-200 2.8 L IS II USM.
          Depuis je suis passé au Canon EOS 6D, avec en plus un Canon EF 24-70 2.8 L II USM, un Canon Fisheye EF 8-15 4.0 L USM et un Canon Macro EF 100 2.8 L IS USM (plus quelques autres objectifs).
          Le post-traitement s’effectue en Raw 16 bits Prophoto (surtout sous Lightroom, Photoshop étant principalement utilisé pour redresser les monuments, les perspectives et effacer l’indésirable). Optionnellement également avec Kolor Autopano Pro 3.5.1 pour les panoramiques (et accessoirement Kolor Panotour Pro 2.0.1 pour les visites virtuelles 360°).
          Puis je crée mes diaporamas mi photo/mi vidéo à l’aide de Photodex Proshow Producer 6. Avec des sorties en DVD, Blu-ray et MP4 (cette dernière servant à la visu sur PC, iPad et Viméo sur Internet, en HD 1080p.).

          • Je partage complètement l’avis de Didier. Ces photos de Birmanie sont magnifiques, elles donnent l’envie immédiate de visiter ce pays. Le post processing est très réussi, le rendu des couleurs et de la lumière est superbe.

            30 avril 2014
    • Une intervention très intéressante et très enrichissante Magali. Merci.

      29 avril 2014
  • Merci de partager ton expérience et ton savoir-faire dans cet article instructif. Je convertis aussi en N&B lorsque je ne réussis pas à gérer correctement la balance des blancs sur une image prise en lumière artificielle comme cette scène qui étaient éclairée par des spots bleu et rouge. https://www.flickr.com/photos/chenucat/8864662245/in/photostream/
    Ou encore lorsque le sujet ne se détache pas vraiment d’un fond dont la couleur n’est pas uniforme comme cette scène de plage : https://www.flickr.com/photos/chenucat/9601627862/in/set-72157627151408969

    29 avril 2014
    • En effet, superbes photos. Le N&B donne un caractère irremplaçable, beaucoup plus artistique (ou dramatique) que la couleur.

  • Des photos en noirs et blancs m’impressionne toujours, c’est expressif et même on peut dire que c’est toujours une photo réussie.

    • Permets-moi d’en douter un peu 😉
      Une photo floue en couleur sera toujours floue en NB.
      En revanche le rendu ne sera pas le même, et ceci peut influencer sur la perception de celui qui regarde la photo : là je te donne raison 😉

      2 mai 2014
  • Moi, quand je veux des photos en N&B, je les prends toujours en couleurs après je fais des retouches pour leur donner cet aspect!!

    6 mai 2014
    • Bonjour,
      justement, est-ce que prendre une photo en noir et blanc OU prendre une photo en couleur et ensuite la traiter en noir et blanc revient à la même chose ?

      9 mai 2014
      • Pas tout à fait.

        Lorsque tu règles ton APN sur le mode N/B, le capteur prend une photo couleur et la transforme en N/B dans l’appareil selon un ou des algorithmes calculés sur la base de millions de photos. Ta marge d’intervention est très faible et est programmée d’avance.

        Si tu prends un Raw, toujours en couleur, et que tu le développes en N/B après-coup à l’aide d’un logiciel de retouche tu conserve toute ta liberté de manœuvre et tu peux interpréter ta photo comme tu le sens.

        Simple exemple la fonction « tons foncés/tons clairs » va permettre de déboucher les ombres, respectivement dans les clairs d’aller retrouver des détails à priori grillés.

        9 mai 2014
  • Merci pour ces infos! Si l’on utilise Lightroom ou d’autres logiciels un peu sophistiqués, on peut aussi jouer avec la luminosité de chaque couleur pour donner plus de contraste – par exemple rendre le bleu du ciel plus foncé pour avoir un meilleur contraste avec les nuages …

    12 mai 2014
  • Un petit rappel des fondamentaux toujours bon à se remettre en mémoire.
    Merci pour ce partage.

    20 mai 2014
  • comment

    6 juin 2014
  • Encore une fois vidéo très intéressante à bientôt

    7 juin 2014
  • Laurent j’ai toujours un soucis pour télécharger le logiciel RawTherapee pour mon PC afin que je puisse m’amuser pour les fichiers ras.
    Bonne journée
    Désiré

    26 juin 2014
  • merci for the information!

  • J’ai une question! J’ai commencé la photo depuis très peu de temps et j’apprécie beaucoup le noir et blanc mais… vaut-il mieux prendre la photo directement en noir et blanc, quand c’est l’effet souhaité ou ajouter le N&B en post traitement?
    Merci d’avance 🙂

    1 février 2015
  • Article vraiment très intéressant ^^
    J’aime beaucoup la photo N&B, mais celle que je fais ont tendance à être fades (plutôt grisonnantes…)
    La plupart de mes ami(e)s disent que mes photos sont « superbes ». Mais perso, je les trouve plus que passables…

    Question de vie ou de mort, qui n’a rien à voir avec la photo.
    La chanson qui passe à la fin de ta vidéo « Les 5 astuces pour l’effet « WAOUH! » » C’est quoi le titre?

    9 juin 2015