La photo panoramique

Cet article invité a été rédigé par Régis Moscardini du blog de photo animalière Auxois Nature. Sur son site, il propose en téléchargement un recueil des conseils des meilleurs photographes animaliers ainsi qu’un guide d’achat du débutant en photo.

Un peu de définitions

Avant d’entrer vraiment dans la technique, désolé d’en passer par là, je suis obligé de vous donner deux définitions pour savoir de quoi on parle.

Qu’est-ce qu’un panorama ?

Au sens large (sans jeu de mots), un panorama est une vue sur un vaste paysage. Une autre définition, bien plus précise celle-ci car empruntée à l’Académie française (accrochez-vous quand même car ça ne rigole pas !) : « un panorama est un grand tableau circulaire et continu, disposé de manière que le spectateur placé au centre voit les objets représentés, comme si, placé sur une hauteur, il découvrait tout l’horizon dont il serait environné. » Ça va toujours ?

Qu’est-ce qu’une photo panoramique ?

Du point de vue du spectateur : malgré son aspect très encyclopédique, cette dernière définition est la base de la notion de photographie panoramique. Avez-vous déjà observé une grande photo panoramique dans une exposition ?  J’ai eu cette chance lors du dernier festival de photo nature et animalière de Montier-en-Der et c’est exactement ce que j’ai ressenti : placé au centre de la photo, je découvrais tout l’horizon devant moi, un véritable panorama.

Du point de vue du photographe : c’est l’assemblage de plusieurs photos entre elles. Ainsi, c’est le rapport longueur/largeur qui va déterminer le format d’une image. Un célèbre format est celui des cartes postales : il est de 3/2, dit en centimètres, ça donne une image de 10 cm x 15 cm. Une photo panoramique, on y arrive, n’a pas du tout le même rapport longueur par largeur :  il est de 1/2, 1/3, ou plus. Quand la longueur mesure 1 cm, la largeur fait elle 2 cm, 3 cm ou plus. C’est donc un format d’image allongé. On peut même aller vers des rapports comme 1/7 qui donnent des photos tout en longueur, typiques des photographies en 360° degrés.

Le numérique a mis un sacré bazar dans ces histoires de formats d’images avec l’apparition de nouveaux supports. Par contre, il a énormément facilité le travail des photographes dans la création photographique, la photo panoramique en est le meilleur exemple. Tout photographe n’est plus limité comme il l’était au temps de l’argentique !

Pour résumer cette intro qui n’est peut-être pas très digeste mais nécessaire : une photo est panoramique quand elle est plus large que longue ou allongée … c’est vrai que sans les chiffres c’est bien plus simple ! Vous avez maintenant bien mérité de lire la suite 🙂 .

Que prendre en photo panoramique ?

Commençons par une règle fondamentale : une photo panoramique sert à mettre en valeur un sujet. Ne faites pas de panoramique juste pour créer une image allongée, c’est à la portée de tous. Non, pour se démarquer du commun des photographes, je le répète, le format panoramique a pour seul objectif de sublimer un élément particulier de l’horizon. Alors quoi ?

Voyons quelques exemples :

  • un arbre isolé
  • un phare sur la mer
  • un immeuble particulier
  • un coucher / lever soleil (attention, c’est difficile)
  • une maison de campagne
  • un grand mammifère, …

Comme toujours en photographie, votre imagination sera votre limite … et aussi ce que vous avez devant les yeux ! Je rappelle  qu’une photo panoramique est la prise d’un vaste paysage. D’accord pour l’arbre isolé mais en ayant beaucoup, beaucoup d’horizon en face de vous.

Une astuce pour bénéficier de conditions optimales, est de se mettre en hauteur. N’allez pas jusqu’à grimper au sommet d’un arbre avec appareil, objectifs et trépieds. Souvent, se placer juste sur un rocher, sur un poteau voire sur le toit de votre voiture (!) vous fera accéder à point de vue que 99 % des personnes ne voient pas. Fidèles lecteurs de ce blog, Laurent répète souvent de se mettre à ras de terre en pleine ville pour changer de point de vue, moi je vous dis le contraire 😉 En photo panoramique, levez-vous et faites-vous grands !

Dans l’exemple ci-dessous, la scène environnante permet de montrer l’isolement du phare. On est d’accord, le format panoramique est au service du sujet choisi, et non l’inverse : la star c’est le phare, le pano un faire valoir (vous pouvez compter, il y en a douze, c’est bien un alexandrin 🙂 )

Panoramique phare bretagne

Résumé

  • Choisir un sujet et l’entourer de son environnement
  • Trouver, si possible, un point de vue en hauteur
photo panoramique paysage montagne
Voici typiquement la photo panoramique sans intérêt : un paysage et c’est tout

Bien choisir votre équipement

Il faut absolument que votre appareil soit débrayable : il doit vous permettre d’accéder aux réglages manuels, bref, d’abandonner le tout automatique. Si vous n’êtes pas prêt pour ça, vous risquez d’être déçu du résultat. Ok, certains appareils possèdent des modes scènes appelés Panoramique, et ça doit certainement bien fonctionner … mais honnêtement, quel plaisir prendre à photographier en laissant l’appareil tout faire ? Soyez actifs, ne laissez pas réfléchir des processeurs à votre place !

Alors pour quelles raisons le mode manuel est indispensable ? Les photographies qui composeront votre image doivent être exposées à l’identique. Même obligation pour la balance des blancs. Donc, avec le mode Auto, l’appareil pourrait très bien shooter une première photo avec un réglage particulier et la suivante avec un autre réglage ! Vous allez bien rigoler par la suite pour assembler les deux avec des expositions différentes ! Il vous donc faut garder la main sur l’exposition, la balance des blancs et ne rien changer sur les prises de vues successives.

Sans aucune contrainte de budget, la configuration idéale serait la suivante :

  • Un reflex
    Je ne m’attarde pas sur ce point, votre reflex conviendra forcément, et si vous avec un compact, le passage en mode manuel ira très bien… par contre l’objectif imposé n’est pas optimal.
  • Un objectif à focale fixe
    Là, c’est très important ! Une photo panoramique étant l’assemblage de plusieurs photos, cette association se fait en collant les bords des photos … problème, ces parties périphériques sont là où se concentrent les défauts des images ! Un bon objectif pour la photo panoramique est donc celui qui réduit les défauts sur les bords. Les défauts embêtants pour l’assemblage sont les suivants :

    • Le vignettage : assombrissement des coins de la photo
    • La perte de netteté par rapport au centre
    • Les distorsions : courbure des lignes droites

    A priori, les objectifs à focale fixe, c’est-à-dire sans zoom, sont ceux qui réduisent le mieux ces défauts. Il faudrait un article entier sur ce sujet passionnant de l’optique, ça n’est pas le sujet ici. Ceux qui sont à fond sur ce thème peuvent y aller dans les commentaires !

    Gardez à l’esprit que les photos prises avec des objectifs décrits ci-dessus s’assembleront normalement mieux. Je pense que l’utilisation de focales allant du 28 mm au 50 mm est très intéressante (équivalent 24×36, soit environ 18 à 35mm sur un capteur APS-C). Aucun intérêt à utiliser un ultra-grand angle car les distorsions sont très présentes.

  • un bon trépied
    Il doit être bien stable (c’est quand même un minimum pour un trépied). Si vous êtes satisfaits du vôtre, gardez-le, il conviendra très bien.

Avec un peu d’entrainement, on peut très bien prendre des photos à main levée qui s’assembleront bien, mais vous mettrez toutes les chances de votre côté avec un trépied. On verra pourquoi plus loin.

Résumé

  • Avoir un appareil photo en mode manuel, le mieux étant un reflex.
  • Avoir un objectif à focale fixe de 28 mm à 50 mm équivalent 24x36mm.
  • Posséder un trépied.
photo panoramique paysage montagne randonneur
Le format panoramique de cette photo est idéal pour mettre en valeur le sujet : un randonneur contemplant l’horizon

Réglages de l’appareil

On l’a vu, laissez tomber les réglages automatiques car ils peuvent changer vos expositions d’une image à l’autre et ainsi ruiner votre panorama.

Comment définir la bonne exposition

C’est un moment important, indispensable, mais pas très difficile à mettre en œuvre. L’idée ici est de faire une mesure moyenne de la lumière sur l’ensemble de la zone à photographier. Les appareils actuels sont tous pourvus de posemètres intégrés efficaces : mesures de la lumière matricielles et autres systèmes multizones fonctionnent très bien, peu importe la marque utilisée.

Le principe étant posé, à présent comment mesurer la lumière sur le panorama.  Suivez le guide :

  • Réglez votre appareil sur priorité ouverture.
  • Choisissez une ouverture de paysage comme f/8 ou f/11, et ne la changez plus.
  • Trouvez une zone de l’horizon avec une luminosité moyenne : facile, ça n’est ni la partie la plus foncée, ni la plus claire 🙂
  • Prenez une photo de cette zone.
  • Observez l’histogramme affiché par le reflex : il doit normalement être bien équilibré.
  • Si les autres zones du paysage ne sont pas trop à l’ombre ou pas trop lumineuses, conservez vos réglages.
  • Par contre, si la luminosité est trop extrême à ce moment, vous pourrez faire une correction d’exposition afin de retrouver un histogramme identique à celui de la première photo.

Comment régler la balance des blancs

Un petit rappel : la balance des blancs est en gros ce qui donnera le ton de la couleur à l’image. C’est aussi ce qu’on appelle la température de couleur.

Vous avez deviné j’espère ! Encore ici le réglage manuel est de mise. Laissez choisir l’appareil et voilà ce qu’il peut se passer : une première photo en mode soleil, la suivante en mode nuageux, et la troisième en mode ombre ! L’assemblage de ces trois images aux températures de couleur disparates donnera un panorama … bizarre.

Désactivez la balance des blancs automatique et optez pour celle correspondant à la situation d’ensoleillement. Comme vous serez toujours en extérieur ce sera généralement « soleil » ou « nuage ». Que ce soit pour la lumière ou la température de couleur, le maitre mot est la cohérence.

Note de Laurent : Si vous travaillez en RAW, il n’y a aucun problème, puisque vous pourrez fixer la même balance des blancs pour toutes les images lors du développement 😉

Résumé :

  • Réglez la molette sur priorité ouverture.
  • Choisissez une ouverture comme f/8 ou f/11.
  • Prenez une photo d’une zone à la lumière moyenne.
  • Vérifiez que les écarts de lumière ne sont pas trop importants.
  • Si c’est le cas faites les corrections d’exposition nécessaires.
  • Désactivez la balance des blancs automatique.
  • Choisissez le mode « soleil » ou « nuage » et gardez-le jusqu’à la fin.

La prise de vue

Idéalement, le trépied sur lequel est fixé l’appareil doit être de niveau. Possible que votre trépied en soit pourvu, sinon, des accessoires peuvent se mettre sur le porte griffe du reflex. Et si vous n’avez rien de tout ça, tant pis, ne vous cassez pas la tête, réglez à vue d’œil ! On ne va pas se priver de prendre une photo juste parce qu’on n’a pas de niveau à bulle. Et puis oubliez le niveau de bricolage, trop lourd et trop encombrant 😉

Intuitivement, on a plutôt envie d’orienter son appareil en mode paysage, normal puisqu’on prend un paysage 🙂 . Juste une chose : rappelez-vous que le but est en fin de compte d’assembler des photos entre elles : un mode portrait (vertical) donnera un rapport plus équilibré entre la hauteur et la largeur. N’hésitez donc pas à tester cette orientation !

Fin prêt, il ne vous reste plus qu’à déclencher. Commencez par la gauche (vous préférez à droite ? Ok !), shootez et pivotez le reflex vers la droite en prenant grand soin de faire chevaucher chaque nouvelle image d’environ 25 à 30 pour cent sur la précédente. Perso, un de mes collimateurs (les petits carrés de mise au point) placé au bon endroit dans le viseur me sert comme point de repère. Sinon, utilisez des éléments du paysage : un arbre, un bâtiment, un nuage, … Cette astuce est primordiale : si vous ne pensez pas à faire se chevaucher les images successives, votre ordinateur sera incapable d’assembler les photos, faute d’éléments communs.

Enfin, à moins de vouloir tenter l’effet du siècle, je vous déconseille de faire des photos panoramiques par temps venteux, au moins le temps de faire vos armes. Les feuilles, les herbes au premier plan pourraient être floues, et l’assemblage risque d’être problématique. Le problème peut être facilement réglé avec une vitesse d’obturation élevée, pensez-y !  Même chose avec les vagues : une vitesse lente devrait produire un bel effet de filé, sauf qu’à nouveau l’assemblage sera difficile. Sinon, tentez le coup, juste pour voir : si c’est un raté, personne n’en saura rien 😉

Résumé

  • Assurez-vous que votre trépied est à niveau.
  • Orientez le reflex en mode portrait.
  • Faites chevaucher les prises de vues successives de 25 à 30%.
  • Soyez prudents sur les effets de filé en vitesse lente.

Assembler vos images

Vous venez de faire le plus dur ! La partie technique d’assemblage est très facile … à condition d’avoir bien travaillé lors des précédentes étapes !

Je me dois de vous dire qu’il faut impérativement un logiciel dédié à cette tâche. Heureusement, il en existe de nombreux : des gratuits, des payants, des cher, des pas cher, des bons des moins bons. Peut-être existe-t-il une fonction prête à l’emploi sous Raw Therapee. Si oui, Laurent pourrait nous faire une petite vidéo ?
Note de Laurent : Non, RawTherapee fait uniquement du RAW, pas du pano 😉

assemblage photo panoramique logiciel Microsoft Ice
Une capture d’écran du bon logiciel gratuit de Microsoft : Ice

Voici ci-dessous une liste non exhaustive de quelques outils :

  • Microsoft Ice de Microsoft : gratuit
  • Hugin : gratuit (Note de Laurent : et libre de surcroît, j’en ai entendu beaucoup de bien 😉 )
  • Autopano de Kolor : payant, de 120 à 240 €
  • ImageAssembler de Panavue : payant, de 50 à 150 €

Il y en a d’autres, à partir du lien donné en fin d’article, vous aurez davantage d’informations.

Vous vous en doutez, je ne vais pas, pour chaque logiciel, expliquer pas à pas les procédures. Je n’ai pas le temps, et vous non plus d’ailleurs ! Je ne me défile pas pour autant, voici, en règle générale, la méthode à appliquer pour n’importe quel logiciel :

  • D’abord charger les images à assembler dans le logiciel concerné.
  • Renseigner les informations demandées : l’objectif utilisé, la focale employée, …
  • Gardez tous les réglages par défaut, ne vous embêtez pas trop. Laissez notamment l’alignement automatique des meilleurs résultats.
  • Appuyez sur … Entrée, Ok, Validez, bref, le bouton de lancement de l’opération.
  • Après quelques instants dont la longueur dépend de vos photos, de votre ordinateur et du logiciel, votre superbe panorama est enfin là !
  • Courage, c’est presque fini ! Assurez-vous maintenant de couper les bords à l’extérieur, il se pourrait qu’il y ait des zones noires à enlever
  • C’est bon, vous êtes arrivés à destination. Enregistrez la nouvelle image obtenue dans le format de votre choix : Jpeg pour le partage, PSD pour la retouche dans Photoshop ou ailleurs.

Résumé

  • Choisir un logiciel d’assemblage gratuit ou payant.
  • Suivre les indications données par le logiciel.
  • Exporter votre photo dans le format choisi.
  • Éventuellement retravailler la photo.

Note importante

Avec ce que vous venez de lire, vous devriez faire de beaux panoramas. Ces conseils sont suffisants pour réaliser des photos très intéressantes. Mais je dois être honnête avec vous : ça n’est qu’une toute petite partie de ce qu’il est possible de faire. Car comme dans bien des domaines, s’il l’on creuse un peu, on peut aller très loin dans la photo panoramique : réglages très poussés, matériels dédiés, logiciels perfectionnés, la seule limite sera votre temps … et votre argent !

Vous avez réalisé quelques pano sympas et souhaitez justement vous améliorer ? Il y a un site grâce auquel vous saurez tout sur tout. Particulièrement bien fait, c’est une mine d’or. Cliquez ce lien pour visiter le site d’Arnaud Frich : Guide de la photo panoramique

Amusez-vous bien !

Si vous êtes plus particulièrement intéressés pas la photographie animalière et de nature, je serais heureux de vous accueillir sur mon blog www.auxoisnature.com

Et n’oubliez pas de partager l’article ! 🙂

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70 commentaires
  1. Très intéressant.Je débute et débuterai toujours car j’ai simplement un Compacr Canon Ixus 860 et ai une vue plutot mauvaise pour faire de la photo avec un réflex.En revanche j’ai travaillé les aspects optique. Informatique, physique et esthètiques de la photo. Pour le panoramique, j’ai fusionné avec Photostich de Canon et aussi Merge de Photoshop et je cherche des explications sur la géométrie des diverses mèthodes d’assemblage telles que Photoshop les propose et aussi quel est geometriquement l’effet de la focale sur l’assemblage

  2. Bonjour,

    J’ai lu beaucoup de commentaire et je dois dire qu’il y a beaucoup de choses fausses ou mal comprises.
    Dans ton article, il
    Manque certains points essentiels.
    Le fait de prendre des panoramiques par assemblage est bien plus compliquer que cela même si c’est un bon début.
    Il manque surtout un des points important sur la pupille d’entrée lors d’un emploi sur trépied et la façon de prendre le panoramique a main levée.
    Il manque aussi les filtres a me pas utiliser comme les filtres polarisés par exemple…
    Certains pensent que me pas tourner autour de la pupille peut être rattrapé par le soft… Non! Les erreurs sont rattrapée dans certains cas par le smartblending mais pour les petites erreurs!
    Et pourquoi des focales fixes? C’est faut! Cela fait longtps que les softs corrigent la distordrions et le vignetages que possèdent d’ailleurs aussi les fixes!
    Le panoramique est une photo, la composition de l image en est que plus visible !
    Et les têtes panoramiques ne sont pas si cher que ça. Certaines marques sont moins cher comme panosaurus par exemple.
    Et en faire une avec un peu d’huile de coupe n est pas difficile.
    Sur mon blog vous trouverez quelques tutoriels mais vous trouverez beaucoup plus sur le site de panophoto.org.
    A bientôt !


  3. Dany:

    Article super intéressant… Pour avoir essayé, je sais que le logiciel ne fait pas tout, loin de là. Pour ma part, j’utilise Hugin qui fonctionne merveilleusement et pour autant, j’ai rarement été satisfait du résultat. Je comprends mieux pourquoi

    pour moi dans le panoramique y a deux problemes…. dejà la pupille d’entrée et ensuite l’exposition… si on fait un 360° on a forcément le soleil quelque part ou alors on fait des panos par mauvais temps.

    la pupille d’entrée c’est simple comme tout mais les marchands en profitent pour prélever leur dime (tete panoramique) alors qu’il suffitt de faire une plaque solide entre la fixation sur l’appareil numerique et la fixation sur le trepied avec le repere de la pupille d’entrée au dessus de la colonne du trepied. et ensuite ca marche tres bien.

    l’exposition, c’est pas tres dur non plus… faut prendre l’endroit le plus contrasté, se mettre à f/11 et ensuite noter la vitesse du ciel, celle des parties claires du sujet, des parties moyennes du sujet et les parties sombres et à chaque rotation on prends à 1/800 le ciel, 1/400 sujet clair, 1/125 sujet moyen et 1/30 les ombres.

    le pano c’est de la technique. Pour réussir on doit etre rigoureux.


  4. Dany:

    Article super intéressant… Pour avoir essayé, je sais que le logiciel ne fait pas tout, loin de là. Pour ma part, j’utilise Hugin qui fonctionne merveilleusement et pour autant, j’ai rarement été satisfait du résultat. Je comprends mieux pourquoi

    pour moi dans le panoramique y a deux problemes…. dejà la pupille d’entrée et ensuite l’exposition… si on fait un 360° on a forcément le soleil quelque part ou alors on fait des panos par mauvais temps.

    la pupille d’entrée c’est simple comme tout mais les marchands en profitent pour prélever leur dime (tete panoramique) alors qu’il suffitt de faire une plaque solide entre la fixation sur l’appareil numerique et la fixation sur le trepied avec le repere de la pupille d’entrée au dessus de la colonne du trepied. et ensuite ca marche tres bien.

    l’exposition, c’est pas tres dur non plus… faut prendre l’endroit le plus contrasté, se mettre à f/11 et ensuite noter la vitesse du ciel, celle des parties claires du sujet, des parties moyennes du sujet et les parties sombres et à chaque rotation on prends à 1/800 le ciel, 1/400 sujet clair, 1/125 sujet moyen et 1/30 les ombres.

  5. une info sur cette …. de pupille d’entrée… sur les télé objectifs la pupille est à l’arriere de l’objectif.

    aussi y a une astuce pour la simuler… vous prenez une table avec des carreaux, diaph diaph, et mise au point identiques.

    prenez une photo A avec un repere en dessous du point de fixation du trepied
    prenez une photo B avec ce repère en dessous de la pupille d’entrée

    sous gimp vous ouvrez A puis B sous forme de calques… A calque du dessus et alors vous corrigez la perspective de A de facon à superposer la perspective de B

    ensuite lorsque les deux superposent, A est comme si on avait tourné selon l’axe de la pupille d’entrée et économie de payer des tetes machin à prix d’or.

  6. Je mets en deux messages… maintenant sur les différences de luminosités.

    j’ai lu un tuto en anglais (aie 🙁 ) qui dit de prendre les trois photos sur chaque vue… apparemment sur un autre de vos articles vous dites d’en prendre neuf (pour avoir un capteur pro ou l’equivalent).

    disons que le pano demande 10 photos pour du 180°, ensuite on prends trois photos pour le hdr.

    en fait ca fait une matrice

    A1 A2 A3 —> hdr
    B1 B2 B3
    C1 C2 C3

    J1 J2 J3 —> hdr

    on lance le pano sur A1 … J1 Vers PHDR1.tif
    on lance le pano sur A2 ….J2 vers PHDR2.tif
    on lance sur A3 … J3 vers PHDR3.tif

    On lance le programme de fusion hdr et terminé…

    attention à avoir le hdr (exposition 0 ev) qui ait des plages sombres et des plages lumineuses en commun avec les expositions -2 et +2 si on utilise cela. sinon le align_image_stack va faire des tas de fantomes.

    et le probleme de cela c’est que hugin calcule pas forcément en phase les troiis panoramiques. Il mets pas les mêmes points de contrôle. Pour cela le tutorial sur le pano hdr copie les fichier A1.tif …. J1.tif dans A … J.tif et fait les points de controles.

    ensuite il recopie A2.tif J2.tif et assemble (les points de controle sont faits).

    et pareil dans A3.tif … J3.tif et assemble… ca fait donc PHDR1.tif PDHR2.tif et PHDR3.tif

    attention à pas bouger entre A1 A2 et A3.CR2 sinon seule solution que de faire l’align_image_stack des trois…

    align_image_stack ca fait les points de controle et ca repere les vecteurs et les décalages en translation et en rotation !!!! faut faire des dossiers et des sous dossiers pour gérer tout ca.

  7. j’en fait des panoramiques… c’est souvent galere à assembler sous hugin à cause de cette affaire de pupille d’entrée…

    sur vos appareils vous faites une petite expérience… vous prenez un balai, pied photo et vous prenez une premiere photo le balai aligné avec une fenetre, meuble, porte, belle mere !!! ce que vous voulez. ha faut pas que la belle mere bouge… ni le balai non plus… donc sur la photo le balai est aligné avec l’arriere plan. souvent le bord d’un meuble. Ensuite vous tournez pour mettre le balai à gauche de la photo suivante… et alors en comparant les deux photos le balai (premier plan) n’est plus aligné avec l’arriere plan.

    et ca dans les logiciels c’est vraiment la galere à resoudre. Le probleme est lié au fonctionnement des logiciels d’assemblage… ils mettent des points de controles communs à plusieures images.

    par exemple un pylone sur la premiere photo est aligné avec le mont blanc. sur la seconde en admettant qu’ill le soit toujoiurs les coordonnées de l’intersection est de x1 y1 pour la premiere photo et pour la seconde x2 y2. alors ca permet de calculer l’angle de rotation de l’appareil entre les deux photos et de recalculer la réalité et de déformer les images de facon à former le panoramique….

    Mais si dans la rotation, le pylone se retrouve plus être aligné avec le mont blanc mais avec autre chose. alors le logiciel d’assemblage doit repérer le deplacement du mont blanc par rapport au pylone et rentrer ca de facon à calculer la distance de la rotation par rapport à l’axe « pupille d’entrée » et faire les corrections.

    ou alors ce qui se fait c’est de faire acheter des têtes panoramiques qui permettent de régler l’axe de rotation sur cet axe précis. Ensuite c’est pour un panoramique plat…. pour faire le sphérique, faut egalement tourner sur l’axe horizontal passant par le point… Et les vendeurs en profitent pour blinder les prix des tetes qui ne sont que des axes reglables via des pas de vis.

    Moi je serais partisan d’etre radical, à savoir prendre un objectif « oeil de poisson » et mettre l’appareil à plat sur le sol. on prends à 360° et 180° horizontal, vertical… en une prise de vue.

    des fisheye on en a à 300 euros pour une qualité valable . on mets l’appareil sur une table objectif vers le haut… ensuite on rentre un tangage de 90° et on lance le pano et on a ce que l’on veut sans probleme. en astronomie c’est comme cela qu’ils font pour stellarium.

  8. Les tutoriels cités par Elmer permettent d’une part de découvrir le logiciel Hugin pas à pas, puis de réaliser un panoramique (sphérique ou non) en partant de la base. Un pack d’images est même fourni… (Je suis l’auteur de ces tutoriels, que je partage gratuitement, je n’ai aucune actions ni intérêts dans le logiciel Hugin, il me convient et fonctionne très bien, pour peu qu’on passe 5 min à le découvrir et apprendre comment il fonctionne … )

  9. Salut Laurent,

    Ca fait un petit moment que j’ai découvert ton site. Je ne vais pas être très original, il est exceptionnel! Félicitations pour ton super boulot.

    Par rapport à ce sujet sur les photos panoramiques, je me pose une question. Pour avoir la même exposition sur toutes les photos, il faudrait probablement bloquer la mémorisation d’exposition mais sur mon canon 450D, la mémorisation ne reste que quelques secondes, ce qui est insuffisant pour faire toutes mes photos. Alors, comment faire?

  10. Bonjour, j’ai (enfin) publié mon article qui était prêt depuis quelques semaines sur la photo panoramique. Il ne me manquait qu’un exemple en image … Je ne veux pas détourner l’article de Laurent vers mon blog, mais nos travaux me paraissent complémentaires et étant amateur, je ne vis pas de mon blog et ne je ne fais pas la course aux visiteurs. Je pense que Laurent connait bien ma philosphie, similaire à la sienne, la photo sans prise de tête et le partage de l’information.
    Voici donc mon article pour ceux que ça intéresserait, très similaire aux données de Laurent sur la prise de vue, mais je détaille l’utilisation de Hugin, qui reste cependant très simple d’accès même sans Tutoriel. http://amp-photographie.com/technique/panoramic.html . Pour amener quelques précisions complémentaires à ce travail, le montage que j’ai réalisé pour cet article était seulement mon troisième avec Hugin (17 photos), les deux précédents étaient des test avec 3/4 photos. Je ne connaissais absolument pas Hugin avant, qui demeure un logiciel libre, et comme laurent et grace à lui, je suis sous RawTherapee pour le reste du traitement. J’avoue que je suis très satisfait du résultat de Hugin à titre d’amateur et débutant complet en panoramique.

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