[Making-of] Histoire d’une photo en 59 secondes

20 novembre 2013

Une des meilleures façons d’apprendre la photo, c’est de décrypter des images qui fonctionnent, de comprendre pourquoi, et d’en retirer des conclusions pour sa propre pratique photo (c’est ce qu’on appelle s’inspirer). Mais c’est parfois difficile de le faire par soi-même, alors quoi de mieux que quand c’est l’auteur qui l’explique ? Il y a d’ailleurs beaucoup de livres sur le sujet qui fleurissent en ce moment, de grands photographes comme Steve McCurry ou Michael Freeman qui décryptent leurs images et en racontent l’histoire. Inutile de vous dire que vous y apprendrez énormément ! Modestement, j’avais déjà fait la même chose. Ça avait eu du succès par le passé, mais je ne le fais pas si souvent car je fais majoritairement de la photo de concert, pour laquelle il n’y a pas si souvent à décrypter quelque chose. Par contre, en photo « de rue » (ou ici de musée), le plus souvent c’est un peu plus intéressant. Je vais donc vous expliquer toute la démarche photographique qui m’a permis de faire la photo suivante, qui a eu pas mal de succès (elle a notamment fait instantanément l’Explore de Flickr), et surtout, que j’aime beaucoup.

"Le dessin est la probité de l'art." - Ingres photo musée statues femme qui dessine

« Le dessin est la probité de l’art. » – Ingres

Des débuts timides

J’étais au Louvre dimanche dernier, dans la partie sculpture. Quand je vous ai dit que je m’efforçais d’inspirer beaucoup de belles choses pour finir par expirer du beau, je ne mentais pas 😉 Je me sentais d’ailleurs d’une humeur particulièrement photographique ce jour-là, où j’ai pris beaucoup de photos que j’aime beaucoup sur l’espace d’une journée (et c’était pareil le lendemain). J’étais de bonne humeur, reboosté, en forme, et la lumière dehors était celle que je préfère : celle d’un après-midi d’automne ou d’hiver, quand il fait froid et sec, et que le soleil bas dans le ciel fait des pieds et des mains pour nous réchauffer, en vain. Il y a une lumière rasante permanente, propice aux contre-jours, jamais trop dure ou alors joliment dure. Bref, j’avais l’appareil autour du cou et la déclenchite aigüe, et j’avoue qu’au Louvre, je cherchais plus des scènes attirant mon regard qu’à admirer les Chevaux de Marly (pourtant sublimes).   Bref, je passe dans ce grand hall magnifique où sont exposées de nombreuses sculptures, certaines proprement monumentales. Beaucoup d’étudiantes en art sont là, assises par terre avec un crayon et un calepin, et dessinent. Je ne vois pas un mec (comme quoi le cliché est vrai), mais un enfant de 10 ans peut-être, qui dessine mieux que tout ce que j’ai jamais fait. Tout ça m’incite à être un peu plus attentif : moi qui aime l’humain et surtout les artistes, je sens mon esprit photographique titillé. Plusieurs scènes s’offrent à moi, mais pas une ne déclenche (sans jeu de mots) vraiment mon envie. Je passe à côté d’une fille qui dessine debout, mon œil frétille comme un saumon qui remonte le courant en automne, cherche un angle de vue, mais au bout de 2 secondes elle remballe. Tant pis pour la photo spontanée. Et puis je trouve ce qu’il me faut. Une étudiante, à l’air presque enfantin, dessine Amphitrite, de Jacques Prou (oui, j’ai recherché sur le site du Louvre pour trouver le nom :D). Immédiatement, de l’endroit où je suis, je vois une image. Je peux en faire quelque chose, je le sais, je le sens. J’espère que vous avez déjà eu cette sensation, car je l’adore. Seulement voilà, vu comment je veux cadrer (face à elle en me plaçant plus ou moins derrière la sculpture), elle va forcément me voir. Même avec un hybride, ce sera absolument évident que c’est elle que je photographie. Alors je dois l’avouer humblement, sur le moment, j’abandonne l’idée. Je tourne un peu dans le musée, mais je suis terriblement frustré, et j’ai cette hypothétique image qui me reste devant les yeux, un peu comme une vive lumière s’imprime sur la rétine quelques minutes. Pour être honnête, j’ai bien dû tourner 10 minutes avant de me dire que franchement, je pouvais toujours demander, et que ça ne coûtait rien. Surtout que j’ai fait des trucs bien plus flippants, mais que voulez-vous, on a tous des moments de manque de confiance. Je me suis donc simplement dirigé vers elle :

– Bonjour, je suis photographe, et ça fait 10 minutes que j’ai une image qui me trotte en tête, et je n’arrive pas à m’en défaire. Il se trouve que t’es dedans ! Ça ne te dérange pas si je prends quelques photos ? – Non, bien sûr ! 🙂 – Ok super, continue juste ce que tu faisais !

Oui, c’est tout. Pas de quoi en faire un plat. Tout ça pour vous dire que tout le monde a peur d’aller demander, et qu’il n’y a pas de quoi. Les gens vous diront oui. Et avec le sourire en plus. Surtout les artistes : son « bien sûr » était révélateur. Les artistes comprennent ce besoin de sortir quelque chose, car ils ont le même.

La prise de vue

Assez parlé poésie, et parlons prise de vue ! L’appareil est réglé en priorité ouverture, à f/1,7, l’ouverture maximale, car je veux l’isoler du reste de l’image, même si elle ne sera pas très près et donc que j’aurai quand même une assez grande profondeur de champ (la distance de mise au point étant assez lointaine). Je suis en RAW bien sûr, et en noir et blanc, car c’est comme ça que je vois la photo à ce moment-là. Même si le RAW apparaîtra en couleurs dans le logiciel, ça me permet de voir plus facilement comment se répartissent les tonalités.   Je commence par me placer là où je le voulais dès le départ : derrière la statue, légèrement à la gauche de la jeune fille, de manière à avoir la statue en premier plan un peu flou. Je cadre assez précisément, sans couper la statue, en positionnant mon sujet au mieux, et je prends un premier cliché.

"Le dessin est la probité de l'art." - Ingres photo musée statues femme qui dessine

(JPEG sorti de boîtier, comme les autres photos brouillons de la série)

Je remarque 2 défauts : c’est beaucoup mieux si elle regarde la statue quand je déclenche (évidemment), et les lignes ne sont pas forcément très bien alignées avec les coins ou les bords du cadre. Je les corrige dans une deuxième image, 17 secondes plus tard. P1030577   Seulement voilà, il manque quelque chose à cette image. Ce n’est pas mauvais, mais quelque chose ne colle pas. La composition manque d’équilibre : les éléments principaux (la jeune fille et la statue) sont mal placés entre eux. Son pied est recouvert par la main de la statue. De plus, les lignes diagonales ne le sont pas assez pour donner une vraie force à l’image et servir le sujet. Si je me déplace à droite, je serais trop de profil par rapport à elle, considérant que je veux voir son visage. Si je me déplace un peu à gauche, je centre un peu plus les 2 éléments et l’équilibre de l’image est encore moins bon à mon sens, et en tout cas moins dynamique. Considérez que j’analyse tout ça a posteriori, mais que sur le moment je fais simplement de petits mouvements et que je vois que ça ne fonctionne pas.   Mentalement, de façon semi-consciente, je passe en revue tout ce que j’ai comme outils à ma disposition pour améliorer la composition. Je ne le pense pas de manière consciente sur le moment, mais je vais choisir de me placer de manière frontale par rapport à mon sujet, et donc de me décaler vers ma gauche. Je vais donc placer la statue à droite de la jeune fille, et non l’inverse. Ce positionnement a un double avantage (là encore, c’est une analyse a posteriori : sur le moment, je me dis juste « ah oui, ça c’est bien ! ») :

  • Il me permet d’éliminer le problème des lignes formées par les marches, qui deviennent horizontales et vont donner une assise à l’image (au propre comme au figuré). Par la même occasion, j’élimine l’escalier à l’arrière-plan. Ce dernier devient plus complexe mais finalement moins gênant car la composition est plus simple et claire. On pourrait se dire qu’il était possible d’exploiter les lignes pour mener le regard vers le sujet. On verra que le premier plan un peu flou qui agit comme un semi-cadre dans le cadre permet également d’obtenir cet effet-là.
  • Il me permet de placer la jeune fille par rapport à la statue de manière plus souple, et donc d’équilibrer mon image.

Je prends donc une nouvelle photo, 33 secondes après la précédente : "Le dessin est la probité de l'art." - Ingres photo musée statues femme qui dessine J’aime beaucoup la composition, mais trop excité d’avoir trouvé le bon placement, j’en oublie d’attendre qu’elle lève les yeux. Je ne bouge pas mon cadrage, et 9 secondes plus tard je prends la bonne.

"Le dessin est la probité de l'art." - Ingres photo musée statues femme qui dessine post traitement

(JPEG boîtier aussi, histoire de vous montrer la différence après post-traitement)

D’où le titre de cet article : 59 secondes se sont passées entre la première et la quatrième et dernière image, la bonne. Mais évidemment, j’avais hésité 15 minutes avant, ça m’a donné le temps de mûrir mon idée 🙂 Elle voit que je suis satisfait, me lance un regard, je lui murmure un merci de loin, et je m’en vais.

Le post-traitement

Le travail ne s’arrête pas là bien entendu ! Il faut ensuite sublimer son image au post-traitement, pour lui donner le traitement qu’elle mérite. La première chose que je remarque est que l’image est clairement sous-exposée. À la prise de vue, de peur de rater l’instant, je n’ai même pas vérifié mon histogramme (ça arrive à tout le monde ! :D). Fort heureusement, à f/1.7, 1/60s et 400 ISO, si j’avais surexposé à la prise de vue j’aurais de toute façon monté les ISO, ce qui revient plus au moins au même que de monter le curseur d’exposition au post-traitement (les 2 créent du bruit). Après un passage en noir et blanc puisque c’est ce que je voulais, je commence donc par monter l’exposition à +1,5. C’est déjà bien mieux. L’image est lumineuse, et mon sujet, habillée de manière plus sombre, se détache bien sur l’arrière-plan (car le contraste attire l’oeil). Par contre les zones d’ombres sont un peu claires, du coup je baisse mes Noirs à -15, histoire de leur donner un peu de présence. Je rajoute également +25 de Clarté, c’est-à-dire de micro-contraste, pour mettre en valeur les textures et donner un rendu un peu moins lisse. Malgré tout, je ne suis pas tout à fait satisfait du rendu, il me faut ajouter du contraste. J’essaye d’abord directement avec l’outil de Contraste, mais pour cette image ça manque de subtilité : mon sujet devient trop sombre et l’environnement trop clair. Je passe donc par l’outil Courbe des tonalités pour prendre la main. Comme l’aurait fait l’outil Contraste, j’augmente la luminosité des Hautes lumières (+20) et des Tons clairs (+10), mais par contre je ne baisse pas celles des Tons sombres (qui correspondent à la jeune fille), et encore un peu ceux des Ombres (-20). Je suis presque content. L’image me va comme ça, mais je veux lui apporter un soin particulier, étant donné que je l’aime beaucoup. Je fais donc autre chose, et reviens sur mon image plus tard (c’est très utile pour prendre du recul par rapport à son propre post-traitement).   En la regardant de nouveau, je vais remarquer que mon œil a tendance à aller vers le haut de l’image. C’est normal, il y a des zones lumineuses et contrastées. Je l’avais vu à la prise de vue, mais pour les virer de l’image, il aurait fallu me placer plus haut, et ça aurait donné un point de vue que je n’aimais pas sur mon sujet : je la voulais à ma hauteur. Je vais donc appliquer un Filtre gradué pour assombrir le haut de l’image, avec une Exposition de -0,5. Ça permettra de moins attirer l’attention dessus. Il passe sur la tête de la statue, mais ça ne choque pas. J’aurais sans doute pu aller jusque -1 s’il n’y avait pas eu cette tête. J’applique ensuite une amélioration de la netteté et une réduction du bruit classiques, et puis voilà !

"Le dessin est la probité de l'art." - Ingres photo musée statues femme qui dessine noir et blanc

« Le dessin est la probité de l’art. » – Ingres

J’espère que cette histoire vous a plu et vous aidera dans votre pratique photo ! 🙂 N’hésitez pas à laisser un commentaire pour me donner votre avis sur l’image oui pour raconter vous aussi l’histoire d’une photo. Et si la jeune fille à la statue passe par là, je serais ravi de lui offrir un tirage 😉
 

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76 commentaires

  • Jolie prise de vue et jolie histoire ! Tu aurais pu aussi prendre son numéro pour lui offrir le tirage 😉
    Est-ce qu’une petite surexposition locale (avec le filtre radial sous Lightroom par exemple) sur la jeune fille n’aurait pas permis sur mettre encore un peu plus en valeur ton sujet ?

    20 novembre 2013
    • Je suis d’accord avec François pour la surexposition locale qui aurait fait ressortir la dessinatrice. Je trouve mes yeux partir vers la statue plutôt que la dessinatrice, ce qui est un peu dommage selon moi.

      21 novembre 2013
  • bravo Laurent, j’adore cette photo…et quelle jolie histoire!
    merci de partager avec nous tes hésitations et tes craintes que tu as pu vaincre. C’est une belle leçon de modestie!

    20 novembre 2013
  • Bonjour,

    Merci pour cette balade au Louvre (je ne savais pas qu’on pouvait faire des photos dedans!). J’aime beaucoup la photo bien sur, mais aussi l’analyse et notamment le « a postériori » et « ça c’est bien » -> je comprends mieux d’un coup le processus, que toute cette analyse ne doit pas se faire d’une telle façon sur le coup, mais que notre petit doigt nous le suggère en parlant de « ça »!

    Merci 🙂
    A+
    Karine

    20 novembre 2013
    • Bonjour Karine,

      J’imagine qu’il n’y a pas de souci pour prendre des photos dedans dans l’absolu, d’autant plus que du personnel du musée m’a vu et ne m’a rien dit. Par contre, le flash est interdit il me semble.

      21 novembre 2013
  • Vraiment une jolie histoire, et une tres belle photo…

    20 novembre 2013
  • Bonjour Laurent je vois que tu as un compte flickr et je voudrais savoir ce que tu pense de mes photos  » les dernières » par exemple ,si cela te dérange pas ,j’aimerais avoir un avis critique pour avancés,merci par avance,et pour tous ce que tu nous transmets.

    20 novembre 2013

    • lebas:

      Bonjour Laurent je vois que tu as un compte flickr et je voudrais savoir ce que tu pense de mes photos  » les dernières » par exemple ,si cela te dérange pas ,j’aimerais avoir un avis critique pour avancés,merci par avance,et pour tous ce que tu nous transmets.

      mon compte flickr jerome35690

      20 novembre 2013
  • Bonjour Laurent,

    Merci pour ce joli « avant, pendant et après ».

    Tu es dans mes favoris et je te suis sur flickr.

    Bravo et merci pour toutes tes belles photos.

    20 novembre 2013
  • bonjour Laurent
    Ce cadrage est bien mieux que les précédentes.
    Mais j’aurais aimé quelle regarde la statue et pas le Photographe..

    amitié
    Claude

    20 novembre 2013
    • Bonjour Claude,

      Effectivement, quand on regarde bien, elle regarde dans l’objectif et non la statue (je n’avais pas capté ça à la prise de vue). Je trouve qu’à une taille de visualisation normale, le doute persiste. Finalement j’aime plutôt cette incertitude, de ne pas savoir vraiment ce qu’elle regarde. En fait, j’ai presque l’impression qu’elle regarde dans le vide, ce qui est peut-être encore mieux.
      Le mystère subsiste, et finalement j’aime bien 🙂

      21 novembre 2013
  • Bonsoir LAURENT
    Merci pour cet article cela montre bien les analyses et les étapes avant de
    déclencher .

    20 novembre 2013
  • Merci pour ce cheminement qui nous éclaire tous j’en suis sûr.

    20 novembre 2013
  • on voit bien que tu es jeune et beau gosse , les minettes te laissent les photographier …
    ce n’est pas toujours le cas ; j’ai essuyé un refus ferme et appuyé ce dimanche .
    sinon , ta composition est un modèle d’enseignements , encore merci pour ce cours magistral !
    j’ai hâte de lire tes prochains posts.
    a bientôt,
    Guy

    20 novembre 2013
    • Bonjour Guy,
      Je ne sais pas si ça a forcément quelque chose à voir avec l’âge. Il y a toujours des gens qui accepteront et d’autres qui refuseront, à toi ou à moi, l’essentiel est de ne pas avoir de regrets 😉

      21 novembre 2013
  • Salut,

    petit rajout technique de proportion sur cette belle image…
    • La dessinatrice est bien positionnée au 1/3 supérieur 2/3 gauche
    • et n’oublions pas la superbe diagonale qui sépare l’image en 2… cela donne du style… sublime…
    • dommage un léger petit pas à gauche + un léger pas en arrière auraient donner un peu plus de place au cadrage à Amphitrite la statue, mais surtout aurait détaché d’avantage la dessinatrice du fond… les deux statues d’arrière plan sur leur pied d’ éstale aurait été isolées toutes les deux, ne touchant plus la dessinatrice pour celle de gauche, et ne touchant plus la statue du premier plan pour celle de droite…

    Sinon développement impek… et comme quoi faut demander pour shooter…
    on a rien à perdre… à part une belle photo…
    idée: pour bien avoir en permanence de toutes petites cartes de visites sur papier standard avec son adresse émail que l’on donne, permet au sujet photographié d’envoyé plus tard ses propres coordonnées pour qu’on puisse lui renvoyé le cliché en haute résolution…
    a++

    20 novembre 2013
    • Salut Phil,

      Effectivement, la diagonale est importante !

      En ce qui concerne le positionnement, c’est toujours difficile de juger sans y être. En gros, me reculer aurait rendu la statue moins floue, qui ne l’est déjà pas beaucoup (j’aurais aimé plus mais j’étais ouvert à fond). Je voulais également bien remplir le cadre, et fermer le bas et la droite de l’image en coupant légèrement la statue. J’aime assez ce type de cadrage « rentre dedans », ça donne un peu plus l’impression d’être présent dans la scène pour le spectateur (Willy Ronis utilise un peu la même tactique dans les amants de la Bastille).

      De mémoire, je ne pouvais pas isoler les statues de l’arrière-plan sans inclure les escaliers sur les côtés. C’aurait été possible de le faire en me rapprochant et en utilisant un plus grand-angle, ou de les exclure en m’éloignant et en utilisant une focale plus longue. Mais j’étais en focale fixe.

      Le pire, c’est que j’avais des cartes de visite avec moi, mais que je ne voulais pas la déranger plus que ça (je suis assez fasciné par le dessin, je trouve que c’est un processus de création très beau, j’aurais presque eu l’impression de toucher au sacré).

      21 novembre 2013
  • Bonjour Laurent,

    J’aime cet article ; tu expliques clairement l’analyse que tu fais avant de déclencher. Je ne pense pas souvent à tout cela quand je shoote. J’ai peur de louper l’instant magique, peur qu’il disparaisse et je shoote un peu n’importe comment. C’est seulement après que j’analyse mon cliché, alors que c’est le contraire que je devrais faire. J’y penserais peut-être la prochaine fois.
    Encore bravo pour ce cliché, j’adore.

    Christian

    20 novembre 2013
    • Bonjour Christian,

      Ce qu’il faut aussi se dire, c’est que l’instant magique ne sert à rien si la photo n’est pas travaillée. Donc il faut faire le compromis entre les deux : l’instant magique sans composition ne sert à rien, et inversement.
      Comme tu le vois ici, ça peut être assez court comme démarche (ça vient avec l’habitude aussi hein), et en observant les mouvements répétitifs d’une personne, on peut aussi le prévoir 😉

      21 novembre 2013
  • J’aime beaucoup l’article. Nous nous réunissons ce soir avec notre petit groupe de photographes (amateurs). Sûr qu’on va en discuter (d’autant que je leur ai immédiatement envoyé le lien sur l’article)

    20 novembre 2013
  • Bonsoir, Laurent, merci pour cette jolie photo et la description des instants avant la prise de vue et les après très intéressants. Je souhaiterai te poser une question, je suis tes conseils et je prends maintenant des photos en manuel avec mon bridge Canon, que mon époux m’a offert, peux-tu me dire si je me mets sur le site Flickr pourras-tu me dire ce que tu penses de mes photos pour je puisse corriger mes erreurs. Merci pour ta réponse.

    20 novembre 2013
  • Il est toujours intéressant de savoir et comprendre comment une photo a été prise, quelle était l’intention de départ, comment la composition a permis de traduire cette intention et finalement comment le post-traitement a permis de renforcer cette intention et sublimer la photo. C’est vrai que de plus en plus de photographes de renom font cet exercice et publient cela dans des articles voire des livres mais parfois je pense qu’ils poussent tellement loin leur analyse que je ne suis pas convaincu qu’ils ont pensé à tout ce qu’ils mettent a posteriori dans leurs commentaires !!!

    20 novembre 2013
  • Bonsoir Laurent,

    Pourquoi n’as-tu as demandé son e-mail à cette jeune fille? Lorsque je demande l’autorisation à une personne de la photographier, suite à son assentiment je lui demande son e-mail pour lui adresser une copie avec copyright.

    20 novembre 2013
  • Article très intéressant, c’est effectivement très instructif que de partager le processus qui entoure cette photo ! Et hop, dans mes favoris sur FlickR. Merci pour cette histoire.

    20 novembre 2013
    • That’s 2 clever by half and 2×2 clever 4 me. Thskan!

      12 août 2014
  • bonsoir,

    merci beaucoup pour cette démonstration : très claire et efficace
    et chapeau pour la photo !

    20 novembre 2013
  • Dans le même processus … ou quasi … moi qui suis artiste peintre admettons que je flashe sur une de vos photos seriez vous ok pour que je puisse « reproduire » en peinture une de vos photos ? … Difficile aussi pour un peintre de faire cette demande auprès d’un photographe, il m’est arrivé quelques fois de trouver une photo sur le net formidable et de la reproduire avec plus ou moins d’exactitude sans rien demander au photographe par peur d’un refus … sachant tout de même que je n’affirme jamais que c’est une création personnelle mais d’après photo.

    20 novembre 2013
    • Bonsoir Nathalie,mon épouse de son côté est artiste en peinture et en sculpture.

      Moi, je serais honoré si un artiste souhaitais travailler à partir d’une de mes photos, sans même parler de refaire cela quasi à l’identique.

      On a tous besoin de s’inspirer …

      20 novembre 2013
    • Bonjour Nathalie,

      En ce qui me concerne, ça ne me poserait aucun souci, j’en serais même très heureux ! 🙂

      21 novembre 2013
  • Salut Laurent,
    Je ne sais pas ce que je retiendrai le plus,ta photo ou la belle histoire…….. (je rigole)……j’agrandi l’image……hé mais tu te garde bien de dire que c’est toi qu’elle regarde……tu as son mail j’espère…… 😉
    Sérieusement super,fait ça plus souvent.

    p’titJo

    20 novembre 2013
  • Merci Laurent pour la belle histoire. Ce qui me touche le plus, c’est sa relative sincérité …

    En parlant de ta photo, et loin de moi l’idée de jouer au Pro, elle est jolie, mais plusieurs choses interpellent mes yeux dans sa lecture, et bien sûr comme tout ressenti, cela est personnel et donc très subjectif.

    Je suis tout de suite pris par un point de composition fort souvent répété dans maints articles ou livre, la force du trois. Je suis donc tout de suite attrapé par le triangle formé par les 3 statues principes (celle de devant, et les deux derrière l’artiste). As-tu intégré cela dans ta réflexion de composition ?

    Ensuite, le cadrage me bloque, en ce sens que je trouve qu’il n’y a pas asses d’air autour de la statue en avant-plan … Sa tête est presque au bord supérieur, et les pieds sont presque dans le coin inférieur droit. Quand j’ignore ton histoire, cela fait naître en moi un sentiment d’hésitation, ou de vouloir tout mettre.

    Le jeu de lumière proposé par ton développement ne me permet pas de voyager de la façon décrite par ton histoire. La lumière principale que je ressens est clairement sur la staute en avant-plan, je dirais même sur les reins et les fesses. Toute cette photo me fait plus penser à « Avez-vous vu ces reins et ces fesses de la statue ? » Et seulement ensuite  » Ah là-bas, il y avait une petite artiste en train de croquer la statue ? » Au développement, j’aurais dés lors plus assombri légèrement le bas du dos de la statue, et renforcé par un filtre radial un éclairage d’appoint sur l’artistte, qui est très sombre.

    Dans un des premiers livres que j’ai acheté, celui d’Anne-Laure Jacquart, elle soulevait un point intéressant, parmi de nombreux autres, à savoir toujours regarder sur le tour de sa photo ce qui pouvait perturber la lecture. Dans le cas préset, la moitié de statue sur le tiers supérieur gauche perturbe énormément ma lecture (et j’ai bien dit ma lecture Hein !!!)

    Question de goût sans doute, je trouve aussi que la photo reste largement dans des mêmes tonalités de gris, et que ce N&B manque de « force », dans l’idée en plus d’un pseudo streetView, en mode musée … et préparé avec l’artiste.

    Par rapport à la démarche d’explication, bravo. Très utile de lire qu’un Pro passe par des étapes de réflexion, de pratique, de comparaison. Cela confirme qu’une photo est rarement le fait d’un seul déclenchement …

    Par ailleurs, il arrive qu’on soit dans un cliché qu’on ressent et qu’on peut préparer, soigner, affiner … On peut alors plus l’expliquer. A d’autres moments, il faut aussi oser admettre qu’il y a une part d’instinct, de réflexe, d’opportunité qu’on ressent et qui nous demandent de réagir très vite … Il y a aussi à laisser une place au hasard et à la chance …

    Nous intégrons la production photographique depuis la prise de vue, maîtrisée ou moins, jusqu’au développement et à la post production, qui nous permettre de renforcer et/ou d’ajouter le côté ressenti de cet instant qui nous a titillé l’oeil ou les sens … ou les deux.

    De grands auteurs se sont lancés ou se lancent dans cette tentative de donner leur vision de certaines photos … notamment Duchemin. Je me pose par contre la question « Est-on certain de pouvoir croire qu’ils ont pensé au moment de leur déclenchement à tout ce qu’ils disent dans leur livre ? » Pour moi la réponse est clairement NON !!! C’est aussi un danger de la lecture a posteriori d’une photo, pour essayer de décrire le processus créatif … Fort probable que des choses sur lesquelles nous porterons notre attention n’étaient en rien dans l’esprit du photographe au moment du déclenchement…

    Bonne soirée.
    Didier
    http://www.facebook.com/didierhannotphotography

    20 novembre 2013
    • Bonjour Didier,

      Merci pour ton commentaire 🙂

      Bon effectivement, il y a forcément une part de subjectivité (surtout de ma part :D). Ce que je dis toujours, c’est que l’essentiel est d’abord que nos photos nous plaisent à nous-même 🙂

      Pour te répondre plus précisément :
      – Je n’ai pas intégré le triangle consciemment dans ma réflexion. En réalité, c’est de moins en moins conscient chez moi. Je me laisse dorénavant plus porter par ce que je vois : en gros je bouge jusqu’à temps que mon oeil et mon cerveau me disent (me hurlent !) « c’est ça ! ». J’agis plutôt à l’intuition maintenant, même s’il y a évidemment certaines choses conscientes comme je l’explique dans l’article (et une partie que je peux déduire a posteriori).

      – En ce qui concerne le cadrage « rentre dedans » de la statue, j’ai répondu plus haut à Phil :

      Je voulais également bien remplir le cadre, et fermer le bas et la droite de l’image en coupant légèrement la statue. J’aime assez ce type de cadrage « rentre dedans », ça donne un peu plus l’impression d’être présent dans la scène pour le spectateur (Willy Ronis utilise un peu la même tactique dans les amants de la Bastille).

      – Idem pour l’assombrissement de la statue/l’éclaircissement de la jeune fille, j’ai fait une réponse générale plus bas.

      – Concernant la réflexion a posteriori, je suis assez d’accord avec toi. En fait, il y a pas mal de choses qui sont semi-conscientes finalement. Cela dit, j’ai volontairement écrit l’article peu après pour ne pas trop fabuler des choses 😛

      21 novembre 2013
  • Très intéressant et formateur. Pour terminer la leçon, peux-tu me dire quel appareil tu as utilisé et quel logiciel de retouche.
    Accessoirement, que penses-tu du nouveau Lumix GM 1 ? Pas mal pour la rue, non ?
    Bien amicalement
    CChristian

    20 novembre 2013
    • Bonjour Christian,
      C’est peu important, mais j’ai utilisé un Panasonic GX1 + 20mm f/1.7 (équivalent 40mm) et Lightroom 5.

      Le GM1 est intéressant. J’ai pu le prendre en mains au Salon de la Photo : il est vraiment très petit, c’est étonnant ! Son défaut est qu’il n’a pas de molette pour changer son réglage rapidement, il faut passer par la roue, peu pratique. Ca m’énerve un peu, car ça n’aurait pas augmenté la taille de l’appareil, c’est juste pour protéger le GX7 qu’ils ont fait ça…

      21 novembre 2013
  • Bravo Laurent. La photo a un je-ne-sais-pas-quoi qui attire et accroche …jolie histoire que l’on aimerait tous vivre un jour avec une fin aussi heureuse…
    Bonsoir.

    20 novembre 2013
  • bonsoir laurent
    tout d abord merci de nous faire partager tes photos
    superbe prise dommage que la fille te regarde

    20 novembre 2013
  • Super article.
    La photo me plait beaucoup et l’histoire derrière est intéressante, bravo !

    20 novembre 2013
  • Bravo Laurent, elle a une poésie dans le regard, c’est là que tout passe, du coup je regrette de ne pas plus connaitre le « modèle », voir ce qu’elle dessine par exemple, mais çà lui laisse son mystère…

    20 novembre 2013
  • Un photographe nous expose sa totale réflexion quant à sa prise de vue (avant, pendant, après …). Très rare sur un blog.

    Perso je retiens deux leçons, la scène se présente, va t’elle s’évanouir dans l’instant ou il y a probabilité qu’elle va se poursuivre (cas présent).
    Dans les deux cas je shoote l’instant, quitte à réfléchir et choisir ensuite d’autres paramètres si la scène perdure, et ce en vue d’améliorer la prise de vue.
    La prise de vue n’est pas tout, il reste le PT qui peu tout changer, améliorer ou annihiler l’instant de la prise de vue.

    20 novembre 2013
  • oh oui elle m’a plu cette histoire, Bravo Laurent et surtout merci 🙂

    20 novembre 2013
  • Article très intéressant ! Encore merci Laurent !

    20 novembre 2013
  • Merci Laurent et bravo pour la photo et son analyse à posteriori. Très instructif sur le plan de la composition, du cadrage, et du post traitement. Une question toutefois : Je comprends la démarche de ce genre de photos prises « dans leur jus »: authenticité et spontanéité; mais puisque le contact fut établi avec le sujet, pourquoi ne pas lui avoir demandé de cacher sa pochette plastique située à sa droite, vu le contexte (musée du Louvre) ?

    21 novembre 2013
    • Bonjour Tom,

      Honnêtement, je n’y ai même pas pensé. Ma démarche n’était vraiment pas d’arranger la scène, et ça fait partie de ça finalement. En plus de ça, je ne voulais pas la déranger plus que ça dans son processus de création à elle 😉

      21 novembre 2013
  • Personnellement je préfère la troisième, je trouve que lorsque son regard est tourné vers son dessin, bien qu’on ne voit pas ses yeux, ça laisse imaginer sa passion pour le dessin.

    21 novembre 2013
  • Tres beau article encore et belle histoir car toute les photo on une histoir a raconter c’est ce que j’aime dans la photographie.
    Et en parlant des histograme je devrai les noter car j’oublie toujours apres et c’est frustrant.
    Mais j’ai encore pu apprendre des choses ,merci pour cette article.

    21 novembre 2013
  • bonjour, Laurent quel magnifique cliché qui comme d’habitude donne l’envie d’apprendre et de se découvrir dans l’univers de la photo.. savoir analyser n’est pas inné en soi.. on parle de surexposition locale qu’est ce exactement, pour quelle ouverture as-tu opté s’il te plait.

    21 novembre 2013
  • Bonjour à tous et merci pour vos commentaires,

    Je réponds d’un coup à une remarque que j’ai vue plusieurs fois : celle d’illuminer un peu plus la jeune fille (avec un filtre radial), voire d’assombrir la statue.
    Le gros souci, c’est qu’en éclaircissant une zone sombre et en assombrissant une zone claire, on diminue en réalité le contraste. Or on ne rendra jamais la fille plus lumineuse que la statue : donc on ne peut que se reposer sur le contraste pour attirer l’oeil vers elle. Le diminuer serait donc plutôt contre-productif je pense.

    Et puis c’est normal que l’oeil soit attiré par la statue : c’est le second sujet de l’image, il est logique qu’on voyage entre les deux.

    21 novembre 2013
    • Bonjour Laurent.

      Merci pour tes réponses, aussi à mon précédent commentaire.
      En ce qui me concerne, mon oeil ne prend pas la statue de l’avant-plan comme second sujet, mais comme le premier, encore plus avec cette lumière sur les reins et les fesses. La fille ne vient presque pas en second sujet, mais en troisième. En second sujet, j’ai tout de suite ce triangle des trois statues qui me saute aux yeux …
      Mais bien sûr, tout cela reste assez personnel et subjectif
      Content que nous nous rejoignions dans les études à posteriori …

      @Bientôt,
      Didier
      http://www.facebook.com/didierhannotphotography

      21 novembre 2013
  • Bonjour,

    au moment ou tu as compris que tu avais une Bonne photo pourquoi n’as tu pas demandé le mail de la jeune fille ,

    Sachant qu’un artiste aime avoir un retour sur ses « œuvres » je pense qu’elle aurait apprécié le geste !

    Cordialement !

    21 novembre 2013
  • Salut,
    En photo je ne connais pas encore grand choses, je suis en train de découvrir la théorie, mais je me passionne pour vos photos superbes, et les explications fournies avec le cliché m’aiderons certainement a mieux les comprendre et a progresser.
    Je suis désormais un lecteur assidu, et j’apprécie beaucoup le guide « Faites-vous plaisir en photographiant ».
    Merci encore pour vos suggestions

    21 novembre 2013
  • Personnellement c’est la seconde prise qui m’intéresse. Elle aurait sans doute gagné à être cadrée légèrement plus haut c’est évident. Mais j’imagine aisément en regardant la scène, Amphitrite donnant à la jeune élève impressionnée, les conseils indispensables au dessin de sa personne. Une statue qui parle, une frêle jeune fille qui l’écoute, cela se voit rarement, sauf sur ce cliché non?
    Quant à l’image aboutie, que de fesses! Et quelle affreuse bouche de ventilation toute noire entre les statues d’arrière plan!
    Mais ce n’est là que mon ressenti et merci Laurent pour ta démarche toujours intéressante.
    Cordialement.

    21 novembre 2013
  • merci pour cette leçon ludique..pour le Louvre les photos sont permises mais pas au musée d’Orsay
    bonne soirée

    21 novembre 2013
  • J’aime bien cette démarche d’analyse de photo.
    De plus tu as le don d’écrire de manière aussi pédagogique que tes photos le sont.
    bravo

    21 novembre 2013
  • Bravo, pour la pédagogie, l’humour et … résultat. Une vrai source d’inspiration pour ceux qui comme moi déclenchent trop vite dans analyser l’intérieur du cadre (ou sa composition)
    Au-delà de la technique photographique pure, ce qui manque souvent dan la littérature ou les blogs, ce sont les considérations sur la composition et plus encore sur l’analyse objective d’une photo qui conduit à la stratégie des retouches à faire.
    Merci

    C.G.

    21 novembre 2013
  • Tu recommandais il y a peu « L’oeil du photographe et l’art de la composition  » et c’est exactement la démarche que tu nous commentes ici avec cette très belle illustration , les premiers essais infructueux puis la fraction de seconde de jubilation quand « ça y est, j’y suis , il manque plus que le regard ». C’est bien d’avoir une intention mais ce qui fait la différence avec beaucoup d’entre nous et t’a permis de réussir l’image pensée, réfléchie, c’est que tu as eu la présence d’esprit d’aller lui parler et ça , ça demande beaucoup de maturité.
    Merci

    21 novembre 2013
  • Salut Laurent

    Je suis encore novice en photo, mais c’est ce genre
    d’études de cas qui me donnent envie d’aller plus loin

    A voir si d’autres débutants seraient aussi interessé par un livre
    regroupant plusieurs autres cas

  • Curieux que personne n’ait parlé de la manière dont la dessinatrice se loge dans la courbe de la statue. Cela donne de la chaleur à ta photo. J’aime bien ton cadrage de la statue qui fait pénétrer vigoureusement dans la scène.
    J’aurais aimé une focale plus longue, en me reculant. Cela aurait donné plus d’ampleur à la dessinatrice et peut être élliminé les 2 statues en AR plan (centrer sur le thème).
    Ce que tu dis est vrai, c’est souvent sur le vif que je constate « voilà le bon angle », sans intellectualiser, simplement par le ressenti. Mais, quel beau complément ton analyse
    Que peux tu conseiller de lire sur ce thème de l’analyse critique, pour nourir ma sensibilité. Bravo, Laurent, de tout mon coeur pour ta délicatesse.

    22 novembre 2013
  • Intéressant ce décryptage! Je suis juste un peu gêné par le sac en plastique à côté de la jeune fille mais bon… fallait-il lui demander de l’enlever? Vaste question!

    23 novembre 2013
  • merci…ces analyses sont fort plaisante pour comprendre les mécanismes

    23 novembre 2013
  • merci

    c est bien utile ces constructions image step by step

    23 novembre 2013
  • Bonjour Laurent. Je ne suis pas vraiment un débutant. J’ai pris mes premiers clichés à 12 ans et j’en ai 65. J’ai saisi des milliers de clichés, mais tout comme un vieil automobiliste qui se dit qu’il serait peut être judicieux de repasser son permis, j’ai eu envie de me remettre avec humilité dans la peau du débutant. Je me rends compte que je maitrise quelques bases mais je peux faire de sérieux progrès. Alors grand merci pour tes articles et tes conseils.

    23 novembre 2013
  • Heureusement que c’est du numérique, parcequ’a une autre époque avec de l’argentique votre maladie de la déclenchite vous aurai couté cher en développement !!!

    25 novembre 2013
  • Super anecdote et en même temps tout ce que vous décrivez ici n’est quún reflet réaliste de l’histoire des photos, les photographes voient les photos avant même qu’elles ne soient prises : c’est parfois une lumière ou une main dans des cheveux qui vont donner le déclic. Moi je n’hésite jamais à demander même si les premières fois ce n’est pas évident, les gens sont toujours contents d’avoir les photos après! J’aime beaucoup prendre des photos avec mon argentique car je les tire et encadres les plus belles après pour les exposer dans mon appartement.

    25 novembre 2013
    • Great common sense here. Wish I’d thuhogt of that.

      12 août 2014
  • Très bien fait Laurent, une superbe histoire très bien raconté.
    En ce moment, je laisse un peu tomber les réglages de l’appareil et j’essai de travailler mes compos et de réfléchir comme tu l’as fais ici et bien la conclusion : c’est qu’il faut que je m’entraine encore ^^.
    Merci pour ce super article ….

    30 novembre 2013
  • Avec une photo noir et blanc l’histoire est d’autant plus magique 🙂 merci pour le partage!

    5 décembre 2013
  • Attention, il me semble qu’elle regarde les pieds de la statue qu’elle est en train de dessiner, donc rien de gênant dans son regard…
    J’oserai peut-être demander maintenant !

    13 février 2014
  • Quel objectif a été utilisé pour cette magnifique photo ?

    26 mars 2014
  • Bonjour Laurent;
    Merci pour cette approche très didactique sur ta composition en lien avec la vidéo formation 25.
    Pour compléter le sujet le Ministère de la Culture vient de définir une charte dans les musées nationaux pour un prochain article peut être :
    http://www.culturecommunication.gouv.fr/Ressources/Documentation-administrative/Tous-photographes-!-La-charte-des-bonnes-pratiques-dans-les-etablissements-patrimoniaux
    Bonne soirée.
    Amor.

    16 juillet 2014
  • Bonjour Laurent,

    Félicitations pour cette très belle photo et merci pour avoir pris le temps de nous la raconter en détails.

    15 septembre 2014
  • Très intéressant! Et jolie histoire.
    Merci Laurent.

    15 septembre 2014
  • La photo me plaît énormément. La lecture que tu nous livres est extrêment intéressante et m’ouvre des horizons insoupconnés jusqu’alors. Merci de bon et beau travail et du partage que tu en fais !

    16 septembre 2014
  • Super idée la photo « expliquée », ça apprend vraiment plein de choses, ces petits trucs qu’on « sent » mais qu’on a du mal à formuler.

    J’aime aussi beaucoup l’ambiance de cette image. Le contraste entre la statue blanche et la jeune fille noire comme entre le côté moderne de la jeune fille et l’ancien de la statue.Très belle image !
    Durant l’été, je me suis lancée pour la première fois en noir et blanc en essayant de réaliser une série. Mais j’en suis restée au paysage, je n’ai pas encore eu le courage comme vous, de demander ;-).
    La démarche photo en noir et blanc est vraiment différente de la couleur mais c’est très intéressant; je conseille à tous de tenter l’expérience au moins une fois.

    25 septembre 2014
  • Bonjou,

    Prise par d’autres projets, j’étais peu présente sur le net ces temps derniers, et c’est avec un immense plaisir que je reviens te lire.
    Cet article m’a particulièrement intéressée (comme ton précédent sur le même sujet), car ça aide vraiment à réfléchir, je t’en remercie donc infiniment. D’autant plus que je ne photographie plus beaucoup ces temps-ci et que ça m’a donné envie de m’y remettre. 😉
    Quant à la photo, c’est exactement le genre de tableau que j’aime (au premier regard, c’est indéfinissable, mais on est accroché)et ton choix de cadrer avec la statue occupant tout l’angle me plaît également beaucoup (d’ailleurs, il participe grandement à la force de la photo, à mon avis).
    Concernant l’anecdote, je sais qu’il faut que j’ose davantage demander et ton retour d’expérience est de nature à ôter le complexe de le faire.
    D’autant que j’ai déjà connu l’autre côté : un jour que je croquais sur le motif, un photographe m’a gentiment demandé s’il pouvait prendre ma main, pas dans la sienne mais en photo, car il faisait une série sur les mains. Je n’allais pas refuser… mais j’avoue que j’aurais aimé voir la série complète(pas seulement ma main), ensuite. Je n’ai pas eu la présence d’esprit de lui demander son nom, absorbée par ma contemplation et par le fait que les ombres bougeant et l’aquarelle séchant, il ne fallait pas que je perde de temps.

    22 octobre 2014