Ne soyez pas un extrémiste de l’ouverture !

15 février 2012

Quand la lumière est abondamment disponible, on a l’avantage de pouvoir choisir totalement librement son ouverture, d’avoir toute latitude entre l’ouverture maximale (f/2.8 par exemple, parfois plus) et l’ouverture minimale (f/22, voire f/32). Alors pourquoi se limiter à ces deux extrêmes ?

En effet, en regardant un peu les données EXIFs des photos des débutants (notamment pour Dimanche Critique Photo), je me rends compte que ce sont souvent les extrêmes qui sont utilisées, et pas les ouvertures intermédiaires. Et je le comprends bien, car je suis moi aussi passé par là 😉

Et la lumière fût

Vous débutez, et vous essayez de comprendre comment ça fonctionne, la photo. Vous cherchez un peu, et vous tombez sur ce blog. Hop, «par où commencer». Vous découvrez le concept de l’ouverture, et son influence sur la profondeur de champ. Vous faites quelques essais, et là : magie ! Vous avez tout compris. Vous pouvez maintenant jouer avec la profondeur de champ comme un pro.

Avec un peu de chance, vous craquez même pour une petite focale fixe très lumineuse du genre 50mm f/1.8, et à vous les joies des très faibles profondeurs de champ.

C’est joli, et du coup vous shootez toujours à f/1.8, tout le temps. Bon ok, pas tout le temps. Quand vous faites un paysage, vous avez bien compris qu’il faut une grande profondeur de champ, et donc une petite ouverture. Vous tournez donc frénétiquement la molette de votre appareil, histoire d’arriver à l’ouverture minimale, f/22 voire f/32. Comme ça vous êtes bien sûr d’avoir toute l’image nette, on ne sait jamais. En plus il y a du soleil, alors même tout fermé la vitesse d’obturation reste correcte.

Oui, mais double mais.

Mais techniquement…

… ce n’est pas optimal. Je ne m’attarderai pas trop sur ce point, car vous le savez déjà si vous lisez le blog depuis quelques temps : il existe une ouverture optimale de votre objectif. (Re)lisez l’article pour bien comprendre, j’explique tout en détails avec des exemples en images.

Pour résumer, à l’ouverture maximale, votre optique ne délivre pas toujours son meilleur piqué, tandis qu’à l’ouverture minimale (et même un peu avant), le phénomène de diffraction provoque une détérioration de la qualité de l’image.

 

La plupart du temps, pour avoir une image entièrement nette (une profondeur de champ d’un point très proche jusqu’à l’infini), vous n’avez pas besoin de fermer au maximum. Pour du paysage, f/16 est bien souvent plus que suffisant (voire f/8 si votre premier plan est relativement éloigné). Et pour vérifier vous pouvez utiliser le bouton de test de la profondeur de champ (dont je parle dans les articles que j’ai liés plus haut).

Ça dépend évidemment des autres paramètres influençant la profondeur de champ, comme la focale par exemple, et à ce sujet je vous invite à relire l’article sur l’hyperfocale, dans lequel je donne un lien vers un calculateur de profondeur de champ.

 

Cela dit, la technique c’est bien, et vous devez la garder en tête, mais ce n’est pas franchement LA raison pour laquelle j’écris cet article. Parce qu’artistiquement, utiliser toujours les extrêmes, c’est un peu caricatural.

Mais artistiquement…

Ce n’est pas toujours optimal non plus. J’ai eu l’idée de cet article alors que je me posais tranquillement au bord du Jait Sagar, un très beau lac à Bundi (Rajasthan), au bord duquel s’est jadis installé Rudyard Kypling (vous savez, le Livre de la Jungle ? 😉 ).

 

 

Plus sérieusement, j’étais assis dans une sorte de petit jardin, et prenais quelques clichés du superbe paysage qui s’étalait sous mes yeux. Je ne suis pas vraiment un photographe de paysage, mais je sais que c’est rapidement ennuyeux à mes yeux s’il n’y a pas quelque chose pour y rajouter de l’intérêt, comme une présence humaine par exemple. Le paysage reste le sujet, mais l’humain y rajoute quelque chose.

Chance, 2 indiens arrivent et se posent à quelques mètres de moi, me donnant ainsi un sujet rêvé pour enrichir la scène. Je ne veux pas changer de position pour ne pas qu’ils captent que je les photographie et qu’ils restent naturels, et j’ai besoin d’un angle de vue qui reste large, pour englober le paysage. Ca tombe bien, mon ultra grand-angle (un Tokina 11-16mm f/2.8 pour devancer les questions) est monté sur mon boîtier 😉

 

Se pose donc la question : est-ce que je veux la scène entièrement nette, ou est-ce que je veux vraiment me concentrer sur le sujet et flouter l’arrière-plan ? Mon idée sur le moment est que je peux utiliser une grande profondeur de champ, car ma composition doit être assez forte pour que l’œil arrive sur le sujet tout seul. En effet, utiliser une faible profondeur de champ pour mettre en valeur un sujet est parfois un peu « facile » je trouve.

Je décide donc de fermer, et sans prendre le temps de calculer l’ouverture nécessaire, je choisis f/11 à vue de nez (l’expérience aide à appréhender ce genre de chose instinctivement, mais a posteriori j’aurais pu ouvrir plus sans souci). Ce qui semble en effet suffisant. Vous noterez que je n’ai pas fermé à fond, car ce n’était pas la peine : mon sujet était à 4m environ, j’étais à une très petite focale (11mm), bref la profondeur de champ était déjà grande.

 

photo paysage lac ouverture appareil photo

(Ca manque encore de post-traitement, mais bon :P)

 

Pour cette raison, si j’avais voulu un arrière-plan flou, la focale aurait été trop faible et la distance de mise au point trop importante pour l’obtenir de toute façon. Même avec un sujet plus proche, j’aurais eu un arrière-plan légèrement flou mais reconnaissable.

 

Mais que se passe-t-il si je veux cadrer mon sujet plus serré (hop je passe au Tamron 17-50mm f/2.8), en utilisant le paysage comme décor. C’est-à-dire que l’humain devient vraiment le sujet principal, et que le paysage passe au second plan (comme toujours, l’intention est très importante !).

Dans ce cas, je vais zoomer (augmenter ma longueur focale) et/ou me rapprocher du sujet, ce qui va diminuer ma profondeur de champ. Ce n’était pas mon intention ici, mais j’ai quand même pris 2 ou 3 clichés histoire de vous montrer.

 

Si je veux obtenir un arrière-plan juste légèrement flou, ouvrir à f/2.8 va sans doute être un peu «too much». On ne distinguera presque plus le paysage, ce qui n’était pas l’idée. Par contre, en fermant un peu mais pas trop, on peut obtenir un arrière-plan reconnaissable. J’ai ici choisi f/5.6 :

 

photo paysage lac ouverture appareil photo flou arrière plan

 

Ce n’est pas l’effet que je voulais ici, donc je ne choisirai pas cette image, mais c’est pour insister sur le fait que les ouvertures intermédiaires existent, et ne sont pas là pour rien : elles sont parfois la solution pour faire passer ce que vous voulez avec l’image. Un arrière-plan légèrement flou se découvre après coup, et peut permettre au spectateur d’être un peu surpris, ce qui ajoute toujours de l’intérêt à une image forcément. Mais attention à ce que ce soit un vrai choix, et non pas un accident 😉

Et ça ne concerne pas que l’ouverture

L’idée m’est venue avec l’ouverture, mais à bien y réfléchir ça peut s’appliquer aux autres réglages comme la vitesse d’obturation ou la sensibilité ISO, mais aussi à la longueur focale par exemple : autant je vous déconseille de ne pas bouger du tout et de juste zoomer/dézoomer pour cadrer, autant je vous déconseille également de tomber dans l’extrême inverse et d’utiliser un 18-55mm comme si c’était une double focale fixe de 18mm et 55mm. Le précédent article sur le choix de la distance et de la focale vous aidera à trouver le juste milieu 😉

 

Et vous, avez-vous tendance à ne choisir que des ouvertures extrêmes ? 😉
 

 

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47 commentaires

  • Bonjour,

    Je viens de découvrir depuis peu votre site et j’apprécie beaucoup les conseils que vous nous donnez. Je suis une fana de la photographie depuis mon plus jeune âge, et après avoir eu 1 CANON bridge « powershot S2IS » je viens de me faire plaisir en prenant 1 CANON EOS 550 D avec un objectif (Tamron) 18-200 mm. Pour l’instant je fais essentiellement des photos AF maios je voudrais comprendre la photo est utiliser le mode « manuel ». Merci pour vos conseils.

    16 février 2012
    • perso je suis partisan des focales fixes quitte à changer d »objectif… apres tout lorsque on fait une sceance photo comme paysage, on aura tendance soit à prendre le 50mm et prendre des détails ou alors le 18mm et prendre une etendue… ou alors le 300mm pour choper le ragondin ou le piaf sur une branche.

      j’ai une expérience en faveur des focales fixes… j’ai un boulevard eclairé parallele à ma cour. mais les éclairages sont quand meme à une bonne distance. Je prends alors le zoom alors j’ai posté partout pour avoir la solution à ce souci. résolu sans le prévoir en mettant le 50mm 1.8

      un objectif ce sont des compromis ! le constructeur veut qu’il ouvre grand à 1.8 et alors c’est au prix d’autre chose. On veut un super piqué en télé mais il va ouvrir à 8 maxi.

      le probleme des zooms c’est que l’on ne peut que calculer le meilleur à une focale et une ouverture précises. par exemple un zoom ouvre à 3.5 et la meilleure netteté c’est à 7.1 que l’on la trouve.

      et c’est pas forcément à 18mm que l’on a le meilleur piqué mais à 35mm… pour savoir là ou son zoom est meilleur pas dur !!!! je mets sur un pied et ensuite je prends 18mm et je me mets en priorité diaph… iso 100 et je prends le toit en face.. je remarque tout de suite là où c’est meilleur. ca mets meme pas un quart d’heure.

      8 avril 2014
  • bonjour,
    Manifestement « Casse » n’a pas compris le fond de ton article !
    Passer d’un bridge pour son confort photographique (en laissant de coté les photos en faibles éclairages ou les sujets en mouvements) vers un 550D avec son capteur 16.3MPx pour l’équiper d’un 18-200mm médiocre c’est une hérésie ! Autant garder son bridge.
    Développement des arguments impossible dans ce cadre.
    myrddin13

    16 février 2012
    • Croyez-vous que votre commentaire peut-être constructif pour CASSE qui débute sur du Rflex ? je ne le pense pas !!!

      16 février 2012
    • ce n’est pas étonnant, il y a tellement de bla-bla que l’on est noyé…

      22 août 2013
  • Bonjour,
    Encore un sujet bienvenu, et exact. Pour les inconditionnels des extrémes, les essais dans plusieurs ouvertures sont payant et donne une idée réelle des possibilités offertes par le manuel. Tout comme il vaut mieux avancer de quelques métres que zoomer a fond
    Pour réagir à la réponse de « casse », le 550d est un exellent btier avec un capteur de 18 Mpx, comme le 7d , certes le 18.200 tamron est trés moyen et au méme prix il y a bien mieux
    Il faut un début, les « erreurs » en font parti.
    Tu feras de trés bonnes photos malgré tout, tu changeras l’obj. avec l’expérience,
    Laisse parler les gens. A+

    16 février 2012
  • Visiblement sevère (myrddindu13) à l’égard de (Casse) qui debute sur du reflex 🙁

    16 février 2012
  • Je ne partage pas ton point de vue Myrddin13.

    Le Tamron 18/200 n’est sans doute pas l’objectif le plus adapté pour profiter d’un Eos 550d, mais
    – c’est le choix qu’a fait Casse et à ce titre il est respectable.
    – si Casse investit dans un reflex, et se retrouve sûr ce blog, sa pratique va se développer, tôt ou tard il découvrira qu’il existe des objectifs pas cher comme le 50mm f/1.8 qui permettent des merveilles et s’apercevra qu’il préfère -ou pas- garder son 18 200. Tout est affaire d’expérience personnelle.

    Pour répondre à ta question, Casse, je te recommande le mode priorité ouverture (mode A sur mon Nikon) qui te permettra d’avoir la bonne quantité de lumière (car la vitesse est choisie par l’appareil) et de jouer avec l’ouverture. En prenant un paysage, que se passe t il si tu ouvres à 3.5 ? Et à 16 ? Qu est ce que tu préfères ? Et pareil pour un portrait, qu est ce que ça change… etc.
    Et lis ce blog, encore, encore, encore. Belle découverte de tous les possibles !

    Belle journee à tous !

    Armand

    16 février 2012
    • Belle réponse pour CASSE, merci pour lui !!!!!

      16 février 2012
      • 100 % d’accord

        16 février 2012
        • …Et moi aussi !

          16 février 2012
  • Très sympa ce site ! les articles hyper interessants ! Merci, Laurent. Bon, j’ai pas mal de lecture à rattraper….A +
    Graziella

    16 février 2012
  • Bonjour Laurent,
    je partage entièrement ton avis : on a trop tendance à gérer les paramètres avec des automatismes, par exemple celui-ci : faible profondeur de champ égale forcément la plus grande ouverture possible. Et ce n’est pas bon. Déjà parce que ce n’est pas dans les extrêmes que les qualités optiques des objectifs sont les meilleures. D’autre part parce qu’il faut souvent gérer des compromis qui dépendent de beaucoup d’autres paramètres et aussi du contexte. Par exemple, si je manque de lumière, ne vaut-il pas mieux que j’augmente un peu la sensibilité plutôt que d’ouvrir encore un peu le diaphragme, voire augmenter un peu le temps de pose? En fait la réponse dépend du contexte et du choix artistique que l’on veut faire.
    Mais il faut beaucoup de pratique pour bien connaître son matériel et savoir manipuler tous les réglages avec une bonne anticipation du résultat final.
    Bravo pour ton blog!

    16 février 2012
  • @ Casse : pour sortir du mode automatique je te conseillerais de passer d’abord par les modes « semi-automatiques  » : Tv (priorité à la vitesse) ; Av (priorité à l’ouverture). C’est très simple, il suffit de tourner la molette ! Ensuite en ce qui concerne le zoom à grande amplitude, c’est une erreur courante au début, mais effectivement tu en reviendras vite… Mais chaque chose en son temps : d’abord acquérir les connaissances de base, et ensuite le matériel ! (et pas l’inverse ;)).
    En ce qui concerne l’article de Laurent je suis on ne peut plus d’accord, notamment avec cette phrase : « utiliser une faible profondeur de champ pour mettre en valeur un sujet est parfois un peu « facile » » (tu as vu Laurent tu es désormais un auteur cité ! ;)). Je trouve que c’est une tendance assez lourde chez les photographes en ce moment, du fait de la démocratisation des objectifs à grande ouverture sans doute, tout comme d’autres effets « faciles » (par exemple le vignettage). Moi-même j’essaie de sortir de ces travers. En effet je trouve que les compositions les plus fortes sont celles où le cadre de la photo est utilisé en entier, avec différents plans à explorer dans l’image. Mais évidemment ça demande de passer du temps à la composition…

    16 février 2012
    • « Mais chaque chose en son temps : d’abord acquérir les connaissances de base, et ensuite le matériel » Chaqu’un ca methode. Moi j’ai en preimier lieu au mon petit compact. Et c’est de la que je me suis mise a apprendre les bases.

      29 juillet 2014
  • Bonjour et merci pour la fin de l’article!
    Ayant peu de moyens j’ai acheté d’occasion un objectif sigma 28/300 pour sa polyvalence. or je m’apperçois que je suis très souvent déçue du résultat… Il n’est pas stabilisé, je n’ai pas de pied car j’aime faire des photos rapides, volées, des instantanés que personne ne me voit prendre… bref, c’est tout le temps flou! J’ai donc dû ralentir ma façon de faire, et j’utilise souvent priorité vitesse pour être sûre de ne pas trop bouger. Dois-je penser à changer d’objectif? est-il indispensable d’avoir toujours un sac bourré de matériel, donc lourd et peu discret… parfois je regrette mon petit apn qui était si léger. Oups! ne soyez pas trop sévères avec moi, je me ballade sur les sites photos et il y a de très beaux clichés avec des tel portables. Le plus important c’est l’oeil non?
    Bon si vous avez des conseils je suis preneuse! merci à tous.
    bonne journée!
    PS: en ce moment, le lac Léman est magique avec des sculptures de glace tout autour. Mais, vite! ça fond!

    16 février 2012
  • Pas de panique, Lola, un peu de patience…. des essais, aussi.
    Le lac Leman est un régal pour les yeux, tous les matins, c’est un nouveau lac qui s’offre aux spectacteurs…c’est magique !
    je ne connais pas cet objectif, je fais de la photo depuis peu.
    Si, il n’est pas stabilisé, un trépied serait bien, sinon, essaie différents réglages en jouant avec la vitesse et l’obturation et tu trouveras les bons réglages. Ta motivation te rend impatiente, respire et vas-y tranquilement…..Tiens- nous au courant 🙂
    Graziella

    16 février 2012
  • euh, la vitesse et l’ouverture !!

    16 février 2012
  • Bonjour Laurent,
    Je prends toujours beaucoup de plaisir à venir lire tes articles. Et puis j’essaie de mettre en pratique… Il y a des jours ou ça marche mieux que d’autres, mais c’est bien ça apprendre non ? En tout les cas, avec toi j’apprends et c’est bien…
    Merci Laurent

    16 février 2012
  • Salut encore merci pour cet article , je vois que vous parlez tous de ce fameux 50mm 1.8 est il vraiment aussi bien ? Je m’amuse souvent avec la profondeur de champ et je photographie souvent mes collègues voiturier avec leurs belle voitures dans un endroit sombre donc je pense que le 50mm 1.8 pourrait faire parti de ma panoplie d’objectif que je cherche a étoffer , le quel me conseillerez vous pour un nikon d500
    merci

    16 février 2012
  • Un article intéressant car nombre de photographes (dont je suis) utilisent « par défaut » le mode priorité ouverture.

    Quelques compléments :
    La pleine ouverture est quelquefois peu facile à gérer. Utiliser un 85mm sur un portrait à f/1.8 c’est prendre le risque de n’avoir qu’un oeil de net si la personne tourne un peu la tête. Dans ce cas,il vaut mieux fermer un peu (f/2.5) si on veut une faible PdC.
    Attention aussi aux erreurs de mise au point avec une longue focale et une ouverture importante : ça ne pardonne pas.

    Pour les faibles ouvertures, on peut avoir des raisons de « fermer » autant que possible : augmenter la PdC en macro ou obtenir des effets « étoile » sur les lumières en photo de nuit par exemple, mais hormis dans ces cas particuliers, il est effectivement plus sage de ne pas aller sur les valeurs extrêmes.

    Pour Casse et les autres amateurs de zooms « à tout faire » : j’ai commencé avec un EOS 30 (argentique) et un 28-200 Tamron. Ce type d’objectif est un compromis : netteté perfectible, peu lumineux, distorsion importante aux courtes focales. Leur seul intérêt : pouvoir à peu près tout faire !
    Deux utilisations : 1. si vous ne voulez pas trop vous investir dans la pratique photographique 2. Si vous voulez absolument « voyager léger ».
    Je les déconseille pour toute autre utilisation car vous serez rapidement tenté d’acheter autre chose.

    16 février 2012
  • Pour ceux qui ne veulent pas trop s’embêter à changer souvent d’objectif, la solution est peutêtre d’en avoir 2 : par exemple un 17-70 et un 70-200 ou 300 (je ne cite pas de marque à dessein). Cette solution permet quand même un certain confort d’utilisation et aussi d’avoir du matériel performant avec de biens meilleurs résultats qu’en utilisant un 18-200 ou autre du même style.
    Perso, avec un 17-70 et un 55-300, je couvre à peu près tous les sujets qui m’interressent.

    16 février 2012
  • Bonjour Laurent,
    C’est mieux en effet l’article complet. Article de qualité, comme toujours qui nous fait réfléchir sur l’intention et le rendu de la photo avant même de la prendre.
    à méditer

    16 février 2012
  • merci à ceux qui m’ont donné des conseils, pour ce qui est de l’objectif Tamron 18-200 c’est un question de budget car les autres marques sont chères et puis je verrai par la suite de toute façon je recherchai qq chose de pratique sans avoir à changer sans arrêt d’objectif car je voyage et je veux prendre des photos sur le vif.

    16 février 2012
  • Bonjour,
    Si je peux me permettre de partager une petite expérience : quand j’ai acheté mon 1er réflex (canon 60d + 100 macro), j’étais comme Casse (personne n°1 qui a débuté ces commentaires), à savoir que je n’y connaissais rien en photo avec un réflex (avant, j’avais un compact et je ne m’occupais de rien). J’ai donc décidé de « faire des gammes », c’est-à-dire que le même sujet, je me mettais en priorité ouverture et je le photographiais à toutes les ouvertures car je n’avais aucune expérience pour savoir s’il fallait mieux ouvrir à 2.8 ou 5.6…pour moi, c’était du chinois. Et petit à petit, en regardant les résultats sur mon ordi, j’ai vu la différence que ça fait au niveau de la profondeur de champ (en macro), et j’ai vu que mon objectif n’était pas très bon à partir de 18 d’ouverture. Au début, je ne comprenais pas pourquoi mon bouton de coquelicot n’était pas net partout et ça me désespérait ! et puis, à force de faire des gammes, je me suis rendu compte que l’ouverture 2.8 en macro donne très peu de profondeur de champ. Voili, voilà, et je continue à faire ainsi, à tâtonner puisque je n’ai personne sous la main pour critiquer mes photos et me faire progresser.
    Modeste témoignage pour dire qu’il ne faut pas hésiter à shooter et reshooter pour se rendre compte, c’est comme ça que l’on peut apprendre aussi.
    Bien cordialement à vous tous.

    16 février 2012
  • Bonjour
    néophyte en photo je parcours depuis longtemps les sites . J’ai mis celui de Laurent en favoris et y revient souvent .
    merci de nous partager ton expérience avec pédagogie .

    16 février 2012
  • Bonjour à tous !

    Je me reconnais bien dans les travers décrits par Laurent… J’ai souvent tendance à privilégier la plus grande ouverture de mes objectifs. C’est promis, je vais tenter de me corriger.

    Un petit mot sur sur le prétendu manque de qualité des objectifs à fort range.

    J’ai acquis récemment le Tamron 18-270 VC PZD. Je l’ai fait en toute connaissance de cause. Le côté « couteau suisse » de cet objo m’intéressait vivement. Voilà un caillou – stabilisé – proposé à un tarif très raisonnable (500 Euros) qui me permet de faire face à n’importe quelle situation en extérieur.

    J’entends déjà hurler les puristes ! Ben oui… Mais moi je suis ravi de ne pas exposer mon boîtier en changeant d’objectif en conditions difficiles (poussière, embruns, vent…)

    Bref, je ne regrette pas un instant cet achat. Ce n’est pas l’objo que j’utilise le plus, mais je suis bien content de l’avoir sous la main en cas de besoin !

    Ensuite, j’exècre le snobisme de certains commentaires (rares sur ce forum, plus fréquents sur d’autres.) Qu’un photographe professionnel – qui VIT – de ses clichés, ou que des amateurs exigeants qui impriment au format A3 ou plus ne jurent que par des caillous siglés « L », je le comprends parfaitement.

    Mais, pour l’immense majorité d’entre nous, à quoi riment ces séances de bran….. intellectuelle autour du vignetage, de l’aberration chromatique, ou de la distorsion en barillet, alors que nous nous contentons de tirages petit format, quand ce n’est pas un simple visionnage sur un écran d’ordi – non calibré, évidemment.

    Vous l’aurez compris, le photographe du dimanche que je suis se satisfait amplement de la qualité des photos produites par ce caillou.

    Lorsque je foire une photo, ce n’est pas mon boîtier ou mon objectif qui sont en cause… C’est moi !

    Bonne soirée à tous…

    16 février 2012
    • Sur le fond tu as probablement assez raison avec tes histoires de branlettes. Toutefois, il est un point sur lequel le premier néophyte et même non photographe voit la différence très rapidement sans le savoir : le piqué.
      Et là ça ne pardonne pas, et certains objectifs bas de gamme devraient passer à la trappe sans plus de de procès.
      Je précise que je connais aucun des long trans-standards qui émaillent les commentaires ici ou là, de mon côté j’ai un 18-55 de kit (que je souhaite changer, le piqué n’étant pas vraiment au rendez-vous) et un 55-300 histoire de tout couvrir.

      17 février 2012
  • Laurent ,merci pour cet article. Tous ces conseils sont précieux, ainsi que ceux ajoutés dans les commentaires des internautes.
    Déjà, j’avais suivi ton conseil en ce qui concerne l’ouverture optimale (et non « maximale ») de l’objectif.
    Pour ma part, je me retrouve souvent confrontée au problème de la gestion du triangle de l’exposition en contexte de lumière « limite » (environnement sombre) quand je dois me contenter d’utiliser mon appareil à main levée (impossibilité d’utiliser un trépied). Du coup, la marge de manoeuvre devient très restreinte, et je me retrouve souvent acculée à l’ouverture maximale (f/2). Bref, je tâtonne…

    16 février 2012
  • Hello, comme beaucoup je débute. j’ai trouvé de chouettes livres sur ebay (surtout un de scott kelby qui est génial). Plus le blog de Laurent evidement … J’ai suivi le conseil de Laurent en achetant (en fait je me le suis fait offrir pour mon anniversaire)un 50 mm 1/8. Mais déception pas d’af … Donc je dois faire le point  » a la main  » et il faut avouer que c’est compliqué. Donc si je peux donner un conseil c’est de prendre un 50 mm mais avec af (c’est plus cher mais quel plaisir ca doit etre). bonne soirée et bonne photos …

    16 février 2012
  • j’ai découvert ton blog il y a peu, mais je me régal, et j’ai bcp de lecture à rattraper pour sur !
    Je vais bientot investir dans un D7000 et j’hésite encore sur l’objo à prendre. Car pour les voyages, un seul objo du type 18/200 Nikkor me plairait bien, mais j’ai peur d’etre limitée aux extremes…et d’avoir du piqué. Alors peut etre un 16/85 + un autre qui irait jusqu’à f300 ? je ne sais pas…peur de me trimballer les obj et de changer tout le temps. Par contre, je vais me racheter un 50 mm f1.8 (que j’ai actuellement sur mon konika Minolta 5D) et j’adore ! une tuerie…dont je ne sais plus me passer ! il est monté sur mon boitier en permanence. Pour prendre des enfants…le pied ! et faire d’eux de beaux portraits 😉

    17 février 2012
  • c’est toujours un plaisir de lire vos articles ,j’ai beaucoup apprécié et compris la façon de réussir des images nettes en photo de paysage votre simplicité d’explication pour obtenir cette netteté m’a séduit . Bel article et le renvoi vers d’autres liens ne fait qu’ajouter à la compréhension .

    17 février 2012
  • Salut Laurent,

    Je découvre ton site et franchement, il regorge d’informations. J’ai acheté un réflex en décembre dernier, un D3100 de chez NIKKON et je dois dire que j’amuse beaucoup avec.

    Cependant, comme tu le dis si bien dans ton article, en tant que grand débutant, j’ai souvent tendance à utiliser les extrêmes un peu à toutes les sauces. Si je veux mettre l’accent sur un objet ou un personnage, boum j’ouvre à fond et crée le « flou du siècle »; alors que pour un paysage je ferme assez fort en tapant dans les f/18 voire f/20 pour avoir une profondeur de champ énorme (inutile?).

    « Un arrière-plan légèrement flou se découvre après coup, et peut permettre au spectateur d’être un peu surpris, ce qui ajoute toujours de l’intérêt à une image forcément. »
    C’est bête mais je n’avais jamais vu les choses comme ça, comme quoi ! J’ai encore beaucoup de choses à apprendre sur le sujet et je pense que ton blog me sera d’une grande aide !

    Donc sans plus attendre, dans les favoris 😉 !

    A bientôt.

    19 février 2012
  • Bonjour à tous , je voulais savoir quels types d’objectifs as tu utilisé , pour ton voyage , car beaucoup préconise ,un objectif en f 2.8 , afin d’améliorer la qualité de lumière et par définition le rendu de la photo , mais le problème de ces objectifs parfois , c’est leur prix , alors que choisir ?

    20 février 2012
  • Je vais probablement vous étonner mais j’utilise quasi exclusivement les ouvertures comprises entre f:4 et f:5.6.
    Parce que:
    – c’est probablement les ouvertures qui offrent la pleine puissance de votre objectif (définition – micro contraste)
    – pour éviter les désagréments des ouvertures extrêmes, telles les abbérations chromatiques ou le flare!
    – bon compromis pour garder des vitesses suffisamment élevées et éviter la montée trop rapide des iso.

    Mais je suis aussi un fan des f:1.7 /1.8 pour obtenir un joli bokeh ou quand la lumière vient à être faible…

    Pour info, j’utilise un µ4/3 GF1 et son fabuleux 20mm f:1.7 (qui correspond à un 40mm en 24×36)

    27 février 2012
  • Bonsoir Laurent,

    Bravo et Félicitations pour l’ ensemble de tes interventions faciles de compréhension ainsi que par la Richesses de tes Astuces, c’ est Super SYMPA !

    En ce qui me concerne et depuis 33 Ans de PASSION pour l’ Image, j’ utilise un Minimum de réglages afin de me concentrer principalement sur mon Sujet .

    Avec un Reflex + Objectifs inter-changeables voici mes réglages :

    Mode sur A = Priorité Aperture correspondant à l’ Ouverture du Diaphragme en privilégiant la Qualité optique et la puissance lumineuse avec les Ouvertures suivantes :

    – Soleil voilé en réglant de f. 4 jusqu’ à f.5,6
    – Soleil avec ciel bleu de 11h à 19h / Mars à Octobre de f.8 à f.11 au maximum et jamais de f.16 à f.32 à proscrire .
    ( ou Réglage sur M à 100 isos avec f.8 au 1/500e de seconde et si utilisation avec un Hyper télé objectif prévoir f.5,6 au 1/1000e de seconde pour éviter les flous de bougés )

    Avec un Compact ou mieux encore un Bridge voici mes réglages :

    Mode sur A = Priorité Aperture correspondant à l’ Ouverture du Diaphragme en privilégiant la Qualité optique et la puissance lumineuse avec les Ouvertures suivantes :

    – Soleil voilé en réglant de f. 4 jusqu’ à f.5,6 au maximum
    – Soleil avec ciel bleu de 11h à 19h / Mars à Octobre de f.4 à f.8 au maximum et jamais de f.11 à f.16 à proscrire .
    ( ou Réglage sur M à 100 isos avec f.5.6 au 1/1000e de seconde et si utilisation avec un Hyper télé objectif prévoir f.4 au 1/2000e de seconde pour éviter les flous de bougés )

    Nota : j’ Aime par principe avoir des images biens exposées et pour ce faire, j’ utilise systématiquement le Flash pour déboucher les ombres dans 90% de mes clichés et même en utilisation Macro avec un réflecteur / diffuseur .

    Cordialement de Bretagne SUD .

    A+ Yann

    11 mars 2012
  • Un autre problème qui se pose quand on choisi une faible ouverture c’est que les saletés sur le capteurs apparaissent de plus en plus… A partir de f/16 (voir f/8) ça devient franchement crado sur le miens. Alors il y a toujours un bon nettoyage mais il reste toujours des petites choses à enlever en post traitement.

    C’est vraiment le truc qui me gêne le plus en numérique surtout pour la macro et le paysage…

    5 juin 2014
  • Bonjour Laurent, Bonjour à tous,
    Concernant la focale, je suis en train de lire un ouvrage sur l’éclairage. L’auteur parle d’objectif et précise qu’il ne faut pas confondre une focale f:1,2 (noter la virgule) avec f: 1.2 (noter le point), j’ai beau chercher sur le net, je ne trouve pas la différence. Quelqu’un peut-il éclairer ma lanterne?
    Merci à tous et bonne journée.
    G. le Camus

    23 août 2015
  • Bonjour,
    Très bon article.
    J’ai un 35mn (~50mm) qui ouvre à f1.4.
    Au début, je faisait le malin : « ouais j’ai un objectif super lumineux, j’ouvre à f1.4 et je pourrais prendre des photos toute la soirée. Les portraits seront super ! »
    Mais …
    Les gens sont rarement tous sur le même plan
    Avec la plus petite profondeur de champ, j’ai une personne nette sur la photo et les autres un peu flou ou beaucoup.
    Bilan :
    Je serais resté à 2 ou 2.8, la sensibilité aurait augmentée
    (mais sur le X-T1 on s’en fou) et j’aurais des photos avec tout le monde net.

  • Bonjour,

    Je tombe à l’instant sur votre super site. Petite question:
    On m’a prêté un 5D Mark II et un Canon 28mm f/1.8.
    Si j’ai bien compris vos articles, pour photographier tout Paris depuis un point élevé, 1/2h avant le lever du soleil, et avec des flous de phares des voitures passant à quelques mètres, vous me déconseillez donc de fermer à f/22 et de le laisser ouvert pendant 15′ ou 30′ ?
    Il vaut mieux que je réduise le temps de pause et que je ferme à f/6 maximum ?
    Merci beaucoup !

    30 décembre 2015
    • Bonjour Victor!
      Avec un trépied et un temps de pose long, vous pouvez également vous permettre plus de liberté dans le choix de votre ouverture en effet! 🙂
      C’est selon ce que vous souhaitez obtenir comme image :
      – par exemple, plus vous souhaitez que les trainées de voiture soient longues, plus long devra être le temps de pose, et réciproquement. Il faudra alors adapter la sensibilité et l’ouverture pour que l’exposition de la scène reste correcte 😉
      – si vous souhaitez que la profondeur de champ permette de voir toute la ville nette, restez à f/22 (ou du moins au dessus de f/11), mais si vous souhaitez en « flouter » une partie, à vous de choisir l’ouverture qui permette cette profondeur de champ 😉