La photo de concert
Quel photographe n’a pas eu envie un jour à se confronter à la photo de concert ? La difficulté n’est pas que technique, il s’agit également de retranscrire un moment vécu par le biais d’une image fixe.
Aujourd’hui, je vous propose un article invité, écrit par Rémy Lapleige, qui m’a gentiment proposé d’écrire un article concernant la photo de concert, son domaine de prédilection (et un des miens également !). Vous pouvez consulter ses photos sur son portfolio, et également consulter le site de Raw Magazine dont il s’occupe. Je laisse donc la place à son article !
Des conditions très particulières
Les conditions pour réaliser ce type de photos sont relativement difficiles :
- Peu de luminosité : la lumière ne provient que des spots de multiples couleurs, beaucoup de contre-jour, la lumière change et bouge beaucoup.
- Les acteurs/musiciens bougent : Ils sont très souvent en mouvement. Même si leur position est statique, leurs gestes sont en mouvements.
- La composition : beaucoup d’éléments peuvent la gêner : les micros, les câbles en tout genre. De plus, sur les gros concerts ou festivals, vous n’êtes pas seul(e)s … Imaginez que vous êtes dans un concert de funk ou de métal, les musiciens bougent, et les photographes bougent également.
- La place du photographe : cette position est très délicate car toutes les salles ne sont pas équipées de crash barrières ou de fosse, et il ne faut en aucun cas gêner le groupe sur scène et le public. N’hésitez pas à protéger votre matériel. Je suis déjà rentré d’un concert de Metal (Ultra Vomit à l’EMB Sannois) avec des cotes fêlées et des traces de pied sur l’appareil, alors que j’étais en plein dans la fosse… N’oubliez pas que vous pouvez également shooter de loin, vous aurez une vue sur toute la scène.

Luke @VLG. J’ai trouvé intéressant mettre le focus sur le public, partie intégrante et essentielle à un bon concert.
Ces difficultés sont inhérentes à toutes les salles de concerts et de spectacles.

Nosfell @ Clamart. L’ambiance de ses chansons s'est ressentie au niveau de l’éclairage. Il a été très difficile de faire face aux conditions lumineuses.
Maintenant que vous savez à quoi vous en tenir : comment jouer avec son appareil et comment le régler pour en tirer le meilleur ?
Comment y faire face ?
Avant toute chose, il faut prendre conscience qu’il faut obligatoirement maîtriser son boitier : être capable de passer en manuel s’il le faut, et connaitre les limites de son appareil. Le tout est d’en tirer le maximum possible et de sortir des automatismes.
Quels sont les réglages adéquats ?
Attention à ce point. Il n’existe pas de réglage parfait valable dans toutes les situations. Les réglages que nous vous proposons dans l’article sont « de base ». A vous bien évidemment de les faire évoluer, suivant votre pratique, suivant les salles et suivant vos besoins artistiques.
Avant l’arrivée du groupe sur scène, les ingénieurs sons et lumières font quelques tests. Cela peut vous donner une idée des lumières que vous aurez sur scène. Je me cale sur ces moments pour effectuer les réglages (même si je prépare toujours mes appareils avant) et les teste avant le concert. Maîtrisez les commandes en aveugle de son boitier est selon moi primordial.
La Sensibilité
Il faut savoir que pour faire des photos de concerts et d’évènements, vous allez devoir vous confronter à des problèmes de luminosité. Or une partie de l’ambiance du concert est retranscrite par les lumières.
Je pars toujours toujours sur 800 ISO. Il s’agit de la sensibilité où le bruit numérique atteint une limite acceptable. Je ne monte au-dessus que si la vitesse d’obturation alors définie par l’appareil est très lente. Il peut m’arriver de shooter en 100, 200 voire 400 ISO lorsque je suis en extérieur. Les boitiers types Canon 5D, 7D et Nikon D700 ou D3 peuvent monter sans souci à 3200 ISO, voir 6400 ISO.
(Note de Laurent : Effectivement, les boîtiers d’entrée de gamme sont assez limités en termes de gestion du bruit, et je vous déconseille également de monter au-delà de 800 ISO. Cela dit, n’hésitez pas à taper le 1600 ISO si vous en avez réellement besoin, il vaut mieux ça qu’une photo floue : il existe de bons outils pour éliminer le bruit en post-traitement.)
Lorsque je shoote en argentique, j’utilise une pellicule Ilford 3200 ISO et qui peut être utilisée en 1600 ISO.
Mesure Spot, évaluative ou pondérée centrale ?
(Note : pour mieux comprendre vous pouvez lire l’article sur les modes de mesure de la luminosité
)
La mesure évaluative (ou matricielle) permet de doser la lumière sur la totalité de l’image. La mesure à pondérée centrale joue ce rôle sur environ 15% à partir du centre de l’image et la mesure spot effectue la même chose mais sur 3% au centre de l’image. Les écarts de lumières sont malheureusement trop importants et directifs. N’hésitez pas à tester par vous-même et à choisir ce qui vous convient le mieux.
(En ce qui me concerne, j’utilise systématiquement la mesure spot qui permet de bien exposer votre sujet dans ces conditions de lumière changeantes, ce qui est quand même l’essentiel. Certaines photos sont surexposées à cause d’un spot qui arrive pleine puissance vers vous, mais c’est une toute petite minorité.)
Balance des blancs
Chacun sa méthode de travail. Avant toute chose, il faut prendre ses photos en RAW (concerts ou pas d’ailleurs). Cela vous permettra de modifier la balance des blancs en post-traitement. La lumière rouge est parfois trop présente sur scène et personne n’aime voir des photos rouges, cela passe très mal.
Sur mes boitiers, j’ai tendance à rester en mode automatique pour la balance des blancs. Celle-ci est très bien sur mes boitiers Nikon, et comme dit précédemment, au pire des cas, je repasse en post-traitement pour ré-équilibrer le tout.
Mode Manuel ? Semi-automatique ? Priorité à la Vitesse ou à l’Ouverture ?
Tout dépend de vos habitudes. Il m’arrive par moment de passer en mode manuel mais en dans 90% des cas, je suis en mode « priorité ouverture » (« Av » sur Canon et « A » sur Nikon). Je travaille régulièrement avec des objectifs qui ouvrent à f/2.8, très lumineux et qui ont pour but de beaucoup jouer avec la profondeur de champ en détachant les éléments de la photo.
Une des règles générales et importantes est que la vitesse ne doit pas être en dessous de la focale. Par exemple, si vous utilisez un 28mm, évitez de descendre en dessous de la vitesse 1/42ème (N’étant pas en full frame, mon boitier à un facteur de conversion de 1.5, donc 28mm donne en réalité un 42mm sur un capteur APS-C). Descendez au minimum en dessous de 1/42 afin d’éviter « le flou de bougé du photographe ».
(Pour la conversion entre les différentes tailles de capteurs, un article viendra dans le futur vous éclairer sur le sujet, mais pas d’inquiétude si vous ne comprenez pas ce concept
)
Le Flash … oui ou non ?
L’utilisation de flash est interdite pendant les concerts, sauf si vous avez une autorisation du groupe ou des organisateurs. Étant un « anti-flash » (étant musicien également, cela me dérange énormément, même si c’est la famille qui vous prend en photo ^^), je ne m’amuse même pas à ramener mon flash cobra. De plus, pour des questions de rendu, j’ai trouvé peu de photos de concert faîtes au flash convaincantes. En backstage, je ne dis pas non, mais sur scène, je trouve que cela gâche le moment. Avis totalement personnel. (NdL : c’est le mien aussi, et celui de beaucoup d’autres photographes pros ou non.) Vous pouvez faire de très jolies choses au flash mais dans la mesure où cela est interdit, je vous le déconseille fortement.
La composition
Pour être franc, oubliez la règle des tiers et autres règles. Remettez-vous en au feeling. Avisez sur le moment, en fonction de là où vous êtes placés. Repérez le lieu. Pourrez-vous bouger ? Visez avec votre œil et déclenchez avec votre doigt. L’avantage des photos de concerts, c’est d’avoir une certaine forme de liberté en photographie.
(Je ne suis pas tout à fait d’accord. Les règles ont pour moi la même place qu’ailleurs : elles doivent être respectées ou prises à contre-pied. Mais effectivement, il vaut mieux déclencher pour capturer le bon moment plutôt que de trop réfléchir à sa composition. Cela dit, avec la pratique, composer correctement une photo deviendra une seconde nature pour vous.)
J’essaye par exemple d’utiliser un micro gênant en le plaçant dans le cadre. Cela n’est pas facile du tout. Combien de fois ai-je fait la mise au point sur le micro et non sur les yeux ? N’oubliez pas, pour les portraits, de faire une mise au point sur les yeux. J’utilise également des objectifs fish-eyes (NdL : très grand angles qui déforment l’image). Etant féru d’instruments, ces derniers font également partie intégrante du concert, selon moi.
Un peu de matériel
J’utilise aussi bien du numérique que de l’argentique. En numérique, j’utilise deux reflex numériques Nikon (D80 et D200). Ils me suffisent à l’heure actuelle car les photos terminent souvent sur le web et leur résolution permet largement à un magazine de sortir du A4 (et A5).
Au niveau des mes objectifs, j’aime beaucoup mon Nikkor 50mm f/1.4. J’utilise également un fisheye Zenitar 16mm f/2.8, et un Sigma 28-70mm f/2.8.
(Pour plus d’infos sur une autre optique qui possède une très grande ouverture maximale comme les optiques que cite Rémy, pensez à lire mon article sur le 50 mm f/1.8 !)

The Outburst @ Scène Bastille. Utilisation du fisheye. Ce type d’objectifs, ainsi que les Ultra Grand Angle sont beaucoup utilisés dans la musique métal.
Concernant l’argentique, des pellicules Ilford 3200 ISO montées sur un canon A1 et des objectifs 28mm f/2.8 et un 105mm f/2.8 (pratique pour les batteurs). Étant relativement près de la scène, je n’ai pas besoin d’autres objectifs, cependant, posséder un téléobjectif pour les festivals en plein air comme le 70-200mm f/2.8 peut s’avérer royal.
Chacun de mes boitiers est donc pré-réglé et équipé d’un objectif différent. Cela évite de constamment perdre du temps à changer d’objectif. Les capteurs sont par ailleurs souvent nettoyés.
Quelques conseils
Ces conseils sont assez génériques mais joueront en votre faveur plus tard, surtout si vous souhaitez poursuivre dans cette voie. N’oubliez jamais que le monde de la musique est petit, très petit, et qu’il est difficile d’y entrer. Nombre de photographes essaient d’y rentrer sans toutefois y arriver.
- N’espérez pas vivre de la photo de concert. C’est quasiment impossible. La plupart des photographes n’exercent cette activité qu’en passe-temps.
- Constituez-vous un portfolio, cela permettra d’avoir des clichés à montrer et de se faire connaitre un peu.
- Entraînez-vous avec de petits concerts près de chez vous, salles des fêtes, etc … Contactez les artistes et montrez leur ce que vous avez fait. Ils ont besoin de photos (attention à ne pas les donner non plus, vous avez fait un travail…), et vous avez besoin de leur avis, de leur concert. Un échange est toujours intéressant.
- Pas d’accréditation, pas de photos … Le fameux sésame est assez difficile à avoir, surtout si les groupes sont pros. N’oubliez jamais que nous n’êtes pas seuls à les demander. Il faut également être patient. Attention cependant à rester dans la légalité, sinon cela peut vous coûter très cher. Si l’on vous donne une autorisation par mail, n’oubliez pas d’aller le jour du concert avec le mail imprimé. Il m’est arrivé de me faire refuser l’entrée mais avec le mail tout s’est bien passé. Il s’agissait d’un oubli tout simplement.
- Soyez courtois et respectez les règles. Ceci est essentiel. Le monde de la musique est petit, les tourneurs donnant les accréditations font souvent tourner plusieurs groupes et sans le savoir, vous serez amener à les côtoyer à nouveau. En voyant votre travail et s’ils apprécient, il se peut que vous soyez présent au prochain concert de l’artiste… La plupart du temps, on vous donnera une accréditation pour les 3 premières chansons. Injuste ? Et oui, il faut se dire que vous n’aurez que ce temps-là pour réaliser des photos sans flash alors que le public va constamment utiliser le flash, filmer tout le concert avec leur téléphone, le tout pour se retrouver sans autorisation sur Youtube. Hélas, c’est un fait, mais pensez que vous n’aurez pas accès aux mêmes endroits. Imaginez que le groupe ou le tourneur aime les photos et vous contacte par la suite… Cela m’est arrivé et cela m’a permis de collaborer avec un artiste pour son projet solo. J’ai réalisé la pochette, la totalité des photos de son album ainsi que ses photos promos. Je collabore actuellement avec d’autres artistes pour les mêmes projets. Il faut être patient et à l’écoute. Avoir l’avis des artistes eux-mêmes peut s’avérer énorme.
- Intéressez-vous à ce que fait l’artiste avant le concert. Connaissez leur musique. Cela peut vous permettre d’anticiper des actions (sauts, braveheart, focalisation sur le guitariste qui va jouer un solo, etc …) Ceci est très important. C’est ce que j’appelle l’improvisation contrôlée en musique.
J’espère que cet article aidera les photographes de concert en herbe à réaliser des clichés dont ils rêvent, ce qui n’est pas facile dans ce contexte. Pensez à consulter le portfolio de Rémy Lapleige, et laissez un commentaire si vous avez des questions ou des remarques : je me ferai un plaisir d’y répondre !
Article du 18 novembre 2010.
- Laurentbreillat1 sur Blogasty
- Les tweets qui mentionnent La photo de concert | Apprendre la photo — Topsy.com
- La photo de concert | Apprendre la photo « PHOTOS NEWS
- Les liens photo – Décembre 2010 | Blog sf.photos
- Déclenchez moins pour gagner plus
- Dimanche Critique Photo juillet 2011 : Ombres et Lumière











il y a environ 1 an
Pour ce genre de photos, il n’y a pas de doute qu’on fera un meilleur travail avec un grand angle voir un 50 qui ouvre bien, plutôt qu’un zoom. Bravo, très bon article. Cordialement
il y a environ 1 an
Non, on utilise rarement des grands angles parce que ce qu’on veut avoir c’est surtout des portraits rapprochés des artistes. Le 70-200 f2.8 est l’objectif standard pour ce genre de travail. Il est vrai qu’un grand angle marche beaucoup mieux pour arriver à rendre l’ambiance globale du concert.
Concernant l’article, j’ajouterai un conseil supplémentaire : toujours avoir des bouchons d’oreille
.
il y a environ 1 an
Bonne précision pour les bouchons d’oreille !
Pour ce qui est de l’optique utilisée, un 70-200 f/2.8 (excellent caillou) ne se révélera utile que si on est assez loin de la scène. Dans les salles de taille modeste (et même dans d’assez grandes salles) où la fosse est directement devant la scène, 70mm c’est déjà trop. À mon dernier festival, j’ai même trouvé une ou deux fois que 50mm c’était un peu long ! Encore faut-il avoir une accréditation pour accéder à la fosse évidemment
il y a environ 1 an
Je ne sais pas ce que tu entends par « assez grandes salles », mais dès qu’il y tiens plusieurs milliers de spectateurs, un 50mm sera très juste pour ramener un portrait sympa. Je shoote chaque année au Nice Jazz Festival et à Jazz à Juan, on y est 30 ou 40 photographes, je t’assure qu’on a *tous* un 70-200.
Exemple :
http://www.flickr.com/photos/glaurent/4894339728/in/set-72157624605271061/
Maintenant je suis d’accord, une optique plus courte est bien plus appropriée pour rendre l’ambiance générale, avec un 70-200 tu isoles l’artiste du reste. En général on commence par les portraits (parce que c’est ce qui se vend), puis on passe au grand angle. J’en connais qui font tout au 70-200, mais je ne crois pas en connaitre un qui fasse tout au grand angle.
il y a environ 1 an
J’avais en tête quelques salles lilloises où la fosse est suffisamment proche de la scène pour ramener du portrait/en pied avec un 50mm. Je pensais à l’Aéronef qui peut accueillir 2000 personnes (et qui est une salle très importante dans là région). Je n’y ai jamais vu plus de 10 à 15 photographes, et encore rarement, donc ce n’est effectivement pas le même terrain de jeu
Après je ne connais pas les salles des autres régions. Toujours est-il que je suis d’accord avec toi : le 70-200 f/2.8 est indispensable en photo de concert à un certain niveau (mais ce n’est pas donné ^^). Par contre quand on débute, on est amenés à bosser dans des petites/moyennes salles, et 70mm ça peut être un peu grand, sans compter que l’optique est un peu chère
il y a environ 1 an
Non, par ici ce genre de petite salles actives manquent (on en a une seule, le Théâtre Lino Ventura – je leur fais un peu de pub au passage). Mais si tu vas dans une salle type Zenith, là tu es certain de vouloir un 70-200.
Mais bon, nous sommes d’accord, j’ai débuté dans des petits trucs avec le 50mm f1.8, et ce petit caillou là a du en faire démarrer plus d’un
. Et c’est vrai, le 70-200 coute un bras, mais il faut considérer que c’est un achat pour la vie. L’engin est construit comme un tank, j’ai un pote qui a le sien depuis 15 ans et il marche encore parfaitement. De plus il perd peu de valeur à la revente.
il y a environ 1 an
J’en ai déjà fait et j’aime beaucoup? C’est très technique. Quand on aime la musique de groupe, ca peut être vraiment jouissif, enfin je parle pour moi:-)
Jamais de flash pour ma part.
il y a environ 1 an
Hello,
je n’utilise pas le 80-200 f2.8. Je n’en ai pas ;-( Mais même sans cela, il serait rare de me voir avec, surtout dans les salles parisiennes, qui sont très petites (Scène Bastille, etc …) mais là où ce type d’objo est idéal, c’est également pour prendre les batteurs, qui sont malheureusement les musiciens les moins pris en photo.
Des salles comme l’Elysée Montmartre ont une scène très haute et par moment, vaut mieux être dans le public pour faire de « meilleures photos » (tout dépend de ce que l’on aime bien sûr).
Il m’est arrivé des fois de mettre de côté le 50mm car j’étais trop prêt (c’était le cas pour Ultra Vomit à l’EMB Sannois).
Le plus difficile c’est de partir avec tout le matériel possible, surtout lorsqu’on ne connait pas la salle. A l’inverse, lorsqu’on connait la salle, on peut se permettre de ne pas tout prendre.
Chacun voit la photo comme il l’entend et c’est ça qui est sympa justement ^^
il y a environ 1 an
Bonjour,
Je viens de découvrir ce site et trouve le sujet intéressant. Je pratique moi-même la photo de concert, occasionnellement et pour le plaisir (et par sympathie pour plusieurs groupes locaux
) depuis quelques années.
En ce qui me concerne, au niveau objectif, je navigue entre un 18-55 et un 70-300. Le deuxième a l’avantage de permettre des gros plans, des portrait sympathiques.
Je photographie beaucoup en bar ou en pleine air.
Pour ce qui est du flash, j’essaie d’éviter même en faible luminosité.
il y a environ 11 mois
Bonjour,
voilà je suis une amie qui fait parti d’un groupe de musique à plusieurs reprise j’ai eu la chance de pourvoir la photographier. Mais je rencontre toujours le même problème, pas assez de lumière, car se sont des petite salle, voire des bars, restaurants. J’ai un 50mm à 1.8 et un 17-70mm à 2.8-4. Si je reste en mode « prio à ouverture » j’ai souvent du floue soit bougé soit les personnes qui bougent trop, car la vitesse ne descend pas assez. J’ai peur de passer en manuel et de ne pas savoir gérer!
Une petite astuce peut être ?
Merci
il y a environ 11 mois
Bonjour Nicolas,
Effectivement, je photographie pas mal de concerts en bars, et la luminosité est souvent très insuffisante. Ce que je fais pour gérer ce problème:
Résultat : l’appareil va décider d’ouvrir au maximum de l’objectif. Tes photos seront peut-être sous-exposées, mais ça peut se rattraper en post-traitement dans une certaine mesure.
).
Tu remarqueras que ça équivaut quasiment à shooter en manuel à 1/80ème et f/1.8 d’ailleurs : n’aie donc pas peur de t’aventurer en manuel, ne serait-ce que pour quelques clichés
Mais cette technique a l’avantage de fermer le diaphragme s’il y a soudainement un flash de lumière (ce qui est cela dit rarement le cas dans les bars
Par contre, il ne faut pas se faire d’illusions : si ton boîtier a du mal à monter haut dans les ISO, ce sera très difficile d’avoir des photos qui ne sont pas très bruitées. Moi-même, je trouve ces situations très compliquées à gérer, mon 450D ne montant qu’à 1600 ISO (et encore, en bruitant beaucoup).
il y a environ 11 mois
Bonjour Nicolas,
pour compléter ce qu’à écrit Laurent, j’ajouterai juste que personnellement j’utilise 90% du temps le mode manuel. Ensuite, soit je monte dans les iso, soit j’utilise un flash cobra (souvent les deux d’ailleurs). Attention ! Je ne le pointe jamais en direction du groupe, mais vers le plafond (ou un mur parfois, ou j’utilise un diffuseur ou les deux
) et je le règle au minimum, de façon à ne pas « brûler » l’ambiance. Je le règle parfois également en mode 2ème rideau ce qui permet des effets. Cela demande un peu d’essai et d’échauffement avant la séance mais fonctionne bien. Autre chose, suivant les bars et l’ambiance, j’essaie d’utiliser un trépied, au moins pour une partie des photos (l’inconvénient du trépied c’est son encombrement, pas facile de se faufiler dans la foule avec
).
Dernier article de Rémi : Commune N°21 – Chauchigny
il y a environ 4 mois
Bonjour à vous
Alors, c’était un spectacle de danse, et j’aurais mieux fait de lire l’article avant (je suis resté en priorité ouverture et je suis monté beaucoup trop haut dans les iso pour avoir une vitesse suffisante. Résultat, c’est (à peu près) net, mais il y a un bruit horrible !
qu’il monte « bien » à 6400.
J’étais à 12800 (oups !) sur un D3100 dont on dit (je l’ai depuis une semaine
Si je me mets en priorité vitesse que je modifie en fonction de ma focale, je n’aurais pas mon problème de bougé, le reste sera « optimal » dans des conditions très difficiles de lumière uniforme et faible (pas de spots = pas de point particulièrement lumineux), mouvements rapides du sujet et un 18-105 à 3.5-5.6.
Au delà des questions matérielles :
Le bruit que j’ai en moins si je passe à 6400 ou 3200 iso, je l’aurais en plus si je corrige au post traitement mon exposition non ?
Ma seule possibilité, ou plutôt le meilleur choix que je puisse faire quand je suis aux limites matérielles des conditions de lumières, c’est d’avoir une photo non pixellisée, net et trop sombre.
C’est bien ça ?
Et de changer d’objectif évidemment, mais ma question est plus théorique que matérielle.
il y a environ 4 mois
Oui, effectivement.
En tout cas, nette. Que tu choisisses d’augmenter l’exposition (et donc le bruit) à la prise de vue (en augmentant les ISO) ou au post-traitement, le résultat ne sera pas très différent.
C’est ta seule solution pour le moment effectivement, mais je te conseille fortement une optique plus lumineuse que la tienne
il y a environ 11 mois
Ok merci pour tous ces conseils. Je vais les mettre en application à ma prochaine sortie.
Mon boitier est un D90, il monte assez bien jusqu’à 1600 ISO, il me semble.
il y a environ 9 mois
Tout à fait d’ accord avec l’ article, balance des blancs sur auto, mesure spot ( souvent) 70-200 f 2.8 et des réglages personnels pour la densité des couleurs, le contraste etc…
http://www.flickr.com/photos/hansenne_robert/sets/72157627103859676/
il y a environ 7 mois
La photo de concert semble pousser le matériel dans ses derniers retranchements…
J’ai une question : j’ai vu que Rémy as trois boîtiers et un peu plus d’objectifs. Comment fait-il pour « trimbaler » autant de matos durant le concert ? Ça ne doit pas être facile !
il y a environ 7 mois
Je suis super balèze c’est pour ça
Je déconne, je suis petit et j’ai mal au dos ensuite
En réalité, j’ai un sac photo, précisément une sacoche d’épaule et un sac à dos. Avant le concert, je prépare tout mon matériel. Depuis peu, je ne mets qu’un objo par boitier, tout dépend du recul que je pourrais avoir.
Donc en général, 50mm et 70-200. Le troisième objo reste dans le sac à dos, des fois je prends aussi mon fisheye suivant les groupes, la musique et la salle. L’envie et l’humeur aussi
Je pose mes affaires au sol (quand je peux) et j’ai un gilet style pêcheur où je garde 1 ou 2 batteries de rechange + cartes mémoires pour aller plus vite tout simplement.
Pendant le concert, je ne shoote qu’avec un boitier, le second est tout prêt allumé dans la sacoche d’épaule. Il m’arrive également que mon matos déconne donc je change automatiquement de boitier.
Bref, tout est une question de goût en matière photo, il m’est déjà arrivé de n’avoir qu’un objo et un boitier, c’est bien aussi d’essayer de composer avec ce que l’on a …
Et des fois, je prends aussi mon argentique, mais c’est plutôt rare.
Il m’est arrivé de rencontrer des photographes qui étaient beaucoup mieux et plus équipés que moi et là je dis chapeau …
Mais il ne faut pas oublier que la plupart du temps, pour les artistes connus, comme tu n’as que 2 ou 3 chansons, avoir autant de matos est inutile. Se renseigner sur les salles n’est pas toujours simple …
J’oubliais aussi le truc important … les bouchons d’oreilles
il y a environ 7 mois
Par contre, il m’arrive de faire des concerts et le flash, direct ou indirect, c’est super dérangeant … que ce soit un reflex ou un compact … ;-(
il y a environ 7 mois
Merci Rémy !
Mon cousin est dans un ou deux groupes et fait parfois des concerts (Simzinho – il a d’ailleurs jouer de la trompette pour accompagner Selah Sue à la fête de la musique organisée par Taratata cette année
Fier du cousin
). Peut-être bien qu’il acceptera que je leur fasse quelques photos
D’après ce que je comprend, pour le choix du matériel avant le concert, il faut y aller un peu au filing ( fill-in mais sans le flash
) En tous cas, je retiens qu’il faut parfois se casser le dos
J’ai eu droit à mon quart d’heure de gloire
dans un amphi lorsque j’étais étudiant (guitariste dans un groupe pour la fête du lycée) et je me souviens que le projecteur me gênait terriblement. J’en avais des sueurs froides… Je supposes que les flashes doivent avoir le même effet à la longue… Je n’aime pas utiliser le flash. Je ne l’utilise qu’en dernier recours en fill-in. J’aime aussi me faire discret : non seulement pour que les sujets conservent leur naturel mais surtout parce que je n’aime pas déranger. Bref… Si j’ai l’opportunité de couvrir un concert de mon cousin, je n’utiliserais pas mon vieux SB-28.
Je suis équipé d’un D90 avec un 35mm f1,8, un 16-85 et un 70-300. Le premier à une bonne ouverture mais j’ai peur qu’il manque de proximité avec les sujets (je regrette un peu de ne pas avoir prix le 50mm à la place). Les deux autres manquent d’ouverture mais sont équipé du VR pour compenser. Je verrais bien, si ça se fait…
Merci pour les bouchons d’oreilles : je n’y aurais pas penser
il y a environ 7 mois
Hé hé
bien joué le coup du filing
Je préfère un projo braqué sur moi qu’un flash. Le projo tu peux te retourner (quand tu es sur scène) ou à la rigueur aller ailleurs. Le flash, c’est le photographe qui potentiellement peut te suivre. Lorsque tu es sur une scène assez haute, tu aveugles aussi le public et tu le gènes.
Le flash m’a déjà aveuglé quelques fois et pas simple à gérer pendant un solo
le 35 te permettrait d’avoir des vues d’ensemble … Sinon faut monter en iso pour tes autres objos.
Mais bon, c’est bien pour les grosses scènes. Par exemple, j’ai eu la chance de faire quelques photos de Katie Melua, je tournais aux alentours de 400 voir 600 iso … dans les petites salles, bars, théâtre, c’est souvent l’enfer, et là il faut limite avoir un autre boitier comme un D700, D3 … mais ce n’est plus du tout les mêmes tarifs
il y a environ 7 mois
C’était ma première et dernière scène et j’avoue que le trac m’avait cloué sur place… J’étais comme un lapin face aux phares d’une voiture
J’imagine même pas si j’avais dû faire un solo
J’espérais ne pas avoir besoin de monter trop haut en iso mais je ne me faisais pas trop d’illusion. Tant pis… Si je ne dépasse pas les 800-1600 ça ne devrait pas être trop moche et même peut-être donner une certaine atmosphère à la photo ?
Les capteurs font de plus en plus de progrès niveau sensibilité… Espérons que Nikon nous sorte un D400 avec un bon capteur. Le D7000 ne semblent pas beaucoup mieux que le D90 pour ce qui est de la montée en ozizos.
Merci pour ton retour d’expérience, Rémy. Je n’ai plus qu’à faire la mienne
il y a environ 6 mois
Chouette article
Depuis que j’ai mon appareil, je fait beaucoup de photo de concert. Faut dire que je traine beaucoup dans la petite salle du coin
Cependant, je viens à peine de trouver comment régler mon appareil cette semaine!
Le tout en manuel mais avec les iso en auto! Franchement, j’étais sur le cul de voir que certaines photo en vitesse 1/200ème, j’étais sous les 1000 iso! Et donc bien pratique, surtout avec les tarés qui étaient sur scène.