Faut-il mettre la sensibilité ISO en automatique ?

2 septembre 2014

C’est une question qui est revenue souvent ces temps-ci, et comme il n’existe pas de réponse simple (en tout cas pas de « oui » ou « non »), je me suis dit que ça méritait un article.

portes rouge de l'enfer

Ce qui vous attend si vous utilisez le mode vert 😉
By: Trey RatcliffCC BY-NC-SA 2.0

En effet, si vous êtes sans doute convaincu maintenant de l’utilité des modes semi-automatiques (et que le mode manuel n’est pas le Saint Graal), vous vous demandez peut-être si laisser la sensibilité ISO en automatique est bon pour votre karma photographique, ou si vous allez brûler dans les flammes de l’enfer avec ceux qui utiliseront toujours le mode vert 😉

Rassurez-vous, pas de damnation pour vous !

 

Rappel : la sensibilité ISO, à quoi ça sert ?

Pour rappel, la sensibilité ISO est l’un des 3 paramètres de l’exposition (avec l’ouverture et la vitesse d’obturation), qui vont déterminer si l’image va être plus ou moins lumineuse (= l’exposition). Si vous n’avez pas bien ça en tête, relisez d’abord les articles dont je viens de mettre les liens.

Je l’appelle souvent la « soupape de sécurité », car augmenter la sensibilité ISO est un dernier recours, une fois que vous avez épuisé toutes les ressources de l’ouverture et de la vitesse d’obturation. Ça peut se passer dans deux cas :

  • Vous ne pouvez pas faire mieux techniquement: par exemple si vous avez atteint l’ouverture maximale, et/ou si une vitesse plus lente provoquerait du flou de bougé.
  • Vous êtes limité par votre intention photographique : par exemple si vous souhaitez une grande profondeur de champ, et/ou figer un sujet rapide.

 

Dans ces cas-là, la sensibilité ISO peut vous sauver la vie, en vous permettant d’avoir une image bien exposée (= suffisamment lumineuse). Elle a cependant un inconvénient : elle provoque du bruit sur les images, du grain si vous préférez, qui peut devenir désagréable voire franchement moche si vous tirez trop sur la corde. (Elle diminue aussi un peu la dynamique des photos, mais c’est un peu moins visible.) Cela dit, il ne faut pas non plus avoir peur de pousser la sensibilité ISO, car la plupart des appareils modernes la supportent assez bien, jusqu’à 1600 ISO, voire franchement au-delà.

 

sensibilité ISO en automatique ville 51 200 ISO ciel bruit photo

Vous voyez ces petits points dans le ciel ? Du bruit, ici à 51 200 ISO !
(By: Lijesh KCC BY-NC-SA 2.0)

Pourquoi mettre la sensibilité ISO en automatique ?

À mon sens, il est tout à fait acceptable d’utiliser les modes semi-automatiques, comme la priorité à l’ouverture par exemple : tant que la vitesse choisie par l’appareil ne pose pas de souci technique (flou de bougé) ou artistique (flou de mouvement d’un sujet), il n’est pas important pour vous de savoir quelle sera la vitesse exacte.

Pour moi, c’est exactement pareil pour la sensibilité ISO : tant qu’elle ne pose pas de souci (trop de bruit sur l’image), il n’est pas très important qu’elle soit de 600 ou 800 ISO.

 

Choisir une sensibilité ISO automatique apporte donc de nombreux avantages :

  • En priorité ouverture, si la lumière vient à manquer, l’appareil va le plus souvent augmenter intelligemment la sensibilité ISO pour éviter que la vitesse d’obturation ne devienne trop lente.
    À l’inverse, si vous fixez la sensibilité à 100 ISO par exemple, l’appareil va choisir une vitesse lente si besoin est, car sa priorité est de bien exposer l’image (et donc vous aurez une image floue).
  • En priorité vitesse, si la lumière vient à manquer, l’appareil va le plus souvent jouer d’abord sur l’ouverture. Cela dit, quand l’ouverture maximale sera atteinte, il pourra encore jouer sur la sensibilité ISO pour avoir une bonne exposition.
    À l’inverse, si vous la fixez, l’appareil ne pourra plus jouer sur rien : il ira jusqu’à l’ouverture maximale, et si ce n’est pas suffisant, votre image sera trop sombre !

Bref, utiliser la sensibilité ISO automatique vous permet de vous assurer d’une bonne exposition le plus souvent. Mais évidemment, il y a un mais ! 😉

 

Pourquoi ne PAS mettre la sensibilité ISO en automatique ?

Tout irait pour le mieux au pays des bisounours si la sensibilité ISO maximale possible sur votre appareil créait un bruit acceptable. Admettons par exemple qu’elle soit de 3200 ISO, et qu’à cette valeur, avec un peu de post-traitement, vous puissiez réduire le bruit à un niveau qui ne rende pas votre photo toute moche.

Dans ce cas, ce serait très simple : l’appareil monterait la sensibilité ISO autant que nécessaire, et vous n’auriez jamais trop de bruit sur vos images. Magie ! S’il ne pouvait plus rien monter, et bien vous auriez une photo trop sombre, mais ce serait vraiment dans les cas extrêmes.

 

Seulement voilà : guerre de constructeurs oblige, ceux-ci aiment bien afficher de gros chiffres faramineux pour impressionner le chaland. Du genre « jusqu’à 100 000 ISO et 45 Megapixels ! » (on entendrait presque crier « il est frais mon poisson ! » 😛).

Sauf qu’en pratique, ces chiffres sont irréalistes : la sensibilité ISO maximale théorique disponible sur un appareil donne toujours un résultat catastrophique en termes de bruit. Autrement dit, si vous allez jusque les 100 000 ISO promis, vous aurez une photo bruitée toute moche, du genre compact sorti en 1992.

photo poissons bruit appareil photo 100 000 ISO

Il est frais !
(By: Steven FeatherCC BY-NC-SA 2.0)

 

C’est là que rentre en jeu un concept que j’appelle la sensibilité ISO maximale acceptable (appelons-la SIMA) : c’est-à-dire celle qu’il est réaliste d’utiliser dans les situations de la vie courante, en étant sûr d’avoir un résultat exploitable.

 

Comment déterminer la sensibilité ISO maximale acceptable ?

Ne cherchez pas ça dans le manuel de votre appareil, ce ne sera jamais marqué. Ce serait admettre que leur poisson est un peu moins frais que prévu 😉

humour distance appareil photo photographe sensibilité ISO maximale animal

Vous êtes peut-être un peu près. Peut-être.
(By: Doug BrownCC BY-NC-SA 2.0)

Alors comment la déterminer ? Tout d’abord, précisons que c’est purement subjectif : ce qui est acceptable pour vous ne le sera peut-être pas pour moi, ou inversement. Je tiens quand même à vous avertir d’un danger : celui de regarder les photos à zoom 100 % sur votre ordinateur. C’est véritablement l’équivalent de coller votre nez à une affiche en 4 par 3.

Ce qu’il faut savoir, c’est à quel point le bruit est perceptible à une taille de visualisation normale, c’est-à-dire en plein écran sur un ordinateur, voire imprimé en A4 ou A3. D’autant que plus l’image est grande, plus on recule pour la regarder, moins on voit le bruit.

 

La méthode simple

tableau noir équations

Vous pouvez prendre votre tableau noir de poche. Ou une calculette.
(By: Chris HendenCC BY-NC-SA 2.0)

Ceci dit, j’ai remarqué que dans la plupart des cas, il fallait prendre la sensibilité ISO maximale théorique (celle annoncée sur l’ardoise du poissonnier 😉 ), et la diviser par 4. Par exemple, s’il est annoncé 25600 ISO, comptez sur 6400 ISO plutôt. S’il est annoncé 6400 ISO, comptez plutôt sur 1600 ISO. Et ainsi de suite…

Attention, je n’ai pas testé cette théorie sur tous les appareils existants, mais ça semble se confirmer pour l’instant, non seulement pour moi mais aussi pour d’autres personnes. C’est donc à prendre avec des pincettes, mais c’est un bon indicateur je pense.

 

La méthode complexe

Si vous souhaitez être un peu plus rigoureux, vous pouvez prendre votre appareil, et tester directement vous-même. Voici un pas-à-pas le plus simple possible, conçu pour tester dans des conditions les plus proches possible de la réalité (c’est-à-dire pas en plein jour, quand on n’utilise jamais de hautes sensibilités ISO 😉 ) :

  1. Prenez votre appareil chez vous, le soir, éclairé à la lumière artificielle (pas non plus Versailles hein, juste une ou deux lampes de puissance moyenne).
  2. Placez vous en priorité vitesse, 1/80s environ, avec un objectif à grande ouverture si vous avez, et relativement grand-angle (pas 200mm quoi, plutôt entre 20 et 50mm disons).
  3. Si vous avez un appareil récent (moins de 2 ans) et à grand capteur (micro 4/3, APS-C, Full Frame), vous pouvez commencer tranquillement à 800 ISO : vous n’aurez sans doute pas de bruit. S’il est plus ancien, vous pouvez commencer à 400 ISO.
  4. Prenez ensuite plusieurs photos de la même scène, avec des parties sombres (important), en doublant à chaque fois la sensibilité ISO.
  5. Sur votre ordinateur, appliquez une correction du bruit à chaque image, comme vous le feriez pour une photo normale : c’est-à-dire sans trop lisser les objets non plus.
  6. Regardez à partir de quelle sensibilité le bruit n’est plus acceptable pour vous.

Et voilà, vous avez votre vraie SIMA ! 🙂

(Si vous photographiez en JPEG, ce n’est pas bien, mais vous pouvez faire la même chose en appliquant une correction de bruit basse sur votre appareil si l’option est disponible.)

 

La limite de sensibilité ISO

J’arrive enfin à la réponse au titre de cet article : faut-il mettre les ISO en automatique ?

Vous l’avez compris, si vous allez trop haut en ISO, vous allez avoir trop de bruit sur vos images. Et si vous laissez en automatique, vous allez forcément arriver trop haut. Mais ce n’est pas pour ça qu’il faut l’enterrer tout de suite, car les constructeurs ont pensé à tout !

 

En effet, il existe sur certains appareils une fonction qui permet de limiter la sensibilité ISO automatique à un maximum, défini par vos soins. Cette fonction est absolument parfaite pour ce qu’on veut faire : avoir la flexibilité et le côté pratique de l’automatisme, sans le bruit trop important et les images toutes pourries. Joie !

Il suffit donc de chercher cette fonction dans les menus de votre appareil (regardez dans le manuel si besoin), et de choisir comme valeur maximale la fameuse SIMA que vous venez de déterminer ! Et dans ce cas, vous pouvez dormir sur vos deux oreilles, vous n’avez plus qu’à laisser les ISOs en automatique, et vous êtes tranquille 🙂

 

Que faire si vous n’avez pas cette fonction ?

Si vous n’avez pas cet outil, il va falloir faire un peu attention. Vous avez 2 stratégies qui s’offrent à vous :

  1. Laisser la sensibilité en automatique, et bien vérifier qu’elle ne monte pas trop haut quand vous êtes en basse lumière. Si c’est le cas, reprenez la main, et réglez la sensibilité ISO sur la SIMA.
  2. Toujours fixer la sensibilité manuellement : à chaque prise de vue, il faut vérifier si vous avez une vitesse suffisante (en priorité à l’ouverture) ou si l’ouverture maximale n’est pas atteinte (ce qui est souvent indiqué par un clignotement de cette ouverture, en mode priorité à la vitesse). Augmentez la sensibilité ISO si nécessaire pour avoir une photo bien exposée.

 

Les 2 stratégies se valent. La première est plus simple à mon sens : il faut simplement concentrer votre vigilance sur les conditions de basse lumière.

 

Voilà, j’espère que cet article aura répondu en détail à cette question et que vous savez maintenant quoi faire avec votre appareil. Et vous, est-ce que vous utilisez la sensibilité automatique ? Laissez un commentaire 🙂
 

 

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119 commentaires

  • « En effet, il existe sur certains appareils une fonction qui permet de limiter la sensibilité ISO automatique à un maximum, défini par vos soins »

    Cette fonction est présente sur le Nikon D5300 … et c’est magique !!

    2 septembre 2014
    • sur le d5100 ca marche aussi.

      mais je l’arrête tout le temps parce que quand je suis sur pied (photo) et que la vitesse descende en dessous de celle indiquée il me monte les ISO rapidement. Dans un sens c’est normal, l’appareil ne peut pas détecter que l’on soit sur pied. Mais il faut quand même aller dans des menus qui sont touffus pour desactiver la fonction.

      3 février 2017
  • Pour moi, tant que les iso nont pas d’inflence « Artistique » sur l’image comme l’ouverture et la vitesse, je te suis Laurent. En automatique avec un maximum de 1600 ISo sur mon 600D.
    Dernierement, cependant j’ai vu l’utilite de regler les ISo manuellement et de depasser le SIMA, dans une grotte avec faible eclairage, flash interdit et sans trepied. Soit je depassais, soit toutes les photos etaient floue. Et le resultat est tout a fait acceptable.

    2 septembre 2014
  • Cool cet article ! Alors perso avec mon boitier APS-C canon 650D je me fixe à 400 ISO max/Auto. Je passe en manuel et j’indique la vitesse et l’ouverture que je souhaite avoir (en fonction de mon sujet) j’espère ne pas faire une erreur ?

    Par contre en photo de concert, j’ai fais un test (suite à tes conseils) et je suis allez à 1600 ISO (il parait qu’il faudrait pas dépasser 800ISO avec le 650D) et le résultat n’est pas trop mal.

    Par contre tu parle d’un gros détail qui vraiment m’intéresse: celui de regarder les photos à zoom 100 % sur votre ordinateur. C’est exactement ce que je fais. (oui je sais, c’est pas bien) d’ailleurs je perd en qualité, sans doute parce que je cherche à trop lisser (peur de voir le bruit sur papier 10×15 ou 20×30) Un conseil ?????

    2 septembre 2014
    • Salut!
      Pour les photos de concert, si tu ne l’as pas fait, essaye en mettant le mode de mesure sur spot.
      Pour le zoom sur écran, mets-le à 50% plutôt qu’à 100%, tu devrais déjà moins voir le bruit, moins chercher à lisser et donc garder plus de netteté.

      3 septembre 2014
      • Salut, j’avais en effet testé la photo concert et je suis monté à 1600 ISO oui oui 1600 lol mais ct franchement pas si mal ( à ma grande surprise ) je vais tester à 50% merci du conseil 🙂

        8 septembre 2014
  • Bonjour Laurent,
    Tout d’abord merci pour cette article de grande qualité comme toujours. Pour ma part je règle les Iso en auto verrouiller à 400 Iso max. Sinon en manuel à 100 voir 200 Iso.

    Bonne continuation à toi et à bientôt pour de nouveaux articles.

    3 septembre 2014
  • super article et tres utile.

    je pense que dans la  »vie de tous les jours » se caler sur

    800 isos est largement envisageable sur les apn recents moyen de gamme et 1600 sur la gamme superieure (?).

    par contre je suis surpris que certains apn recents n’aient pas cette fonction des isos limites au  »programme » car c’est quand meme tres utile et vont par contre proposer des gadgets .

    bonne journee

    3 septembre 2014
  • Pour mes réglages d’ISO, je reste sur 100 en manuel la plupart du temps, je sais jusqu’où je peux les monter et le fais quand il y a besoin.
    Par contre, j’avais aussi utilisé l’étape SIMA auparavant, en mettant la limite à 1600 et en adaptant la vitesse minimale à la focale de l’objectif monté (sur le D7100 donc APS-C, je mettais par exemple la vitesse min sur 1/50s avec mon 35mm DX).

    3 septembre 2014
  • Bonjour !

    Merci pour cet article ! Par contre j’ai eu le problème inverse sur mon sony nex 5, en priorité ouverture: il lui arrive de me mettre des ISOs légèrement trop basses par rapport à la focale, ce qui fait que dans certains cas j’ai des photos floues si je ne met pas l’ISO moi-même, car temps d’obturation trop grand.
    Du coup, faisant surtout de la photo de paysage, j’ai tendance à tout le temps laisser à 400 ISO ou 800 ISO, ce qui me donne la plupart du temps des temps d’obturations suffisamment rapides pour éviter le flou de bougé, et ce quelque soit la focale (de 18 à 150mm en gros). Et les rares fois où ca ne va pas, j’augmente légèrement.

    3 septembre 2014
  • Merci Laurent pour cet article. Justement j avais un peu d appréhension avec le choix des iso en automatique. En plus sur mon canon 70 D je peux régler le sima mais ça me faisait quand même un peu peur les iso automatiques avec tous les commentaires sur le bruit des photos que je bannissais ce mode. Je vais pouvoir shooter plus tranquillement grâce à cette article comme d habitude depuis que je suis ton blog et ta formation.

    3 septembre 2014
  • Salut à tous, je ne laisse généralement pas de commentaires, pourtant fan de ton site…
    Article intéressant, je me suis penché sur le sujet aussi et ai remarqué que mon appareil (NEX-6) avait tendance à sous-estimer la capacité du stabilisateur optique et pousser « inutilement » les ISO, je ne sais pas s’il en est de même sur d’autres boîtiers…
    Je n’utilise donc pas les ISO auto, car je m’en sors généralement à moindre mal avec un ou 2 « crans » en-dessous de la valeur recommandée…

    3 septembre 2014
  • Bonjour Laurent,

    Excellent article merci. Juste une petite question..
    Mon appareil indique(en clair) un ISO maxi à 12800.
    Cependant on peut pousser jusqu’à Hi 2.0, qui semble correspondre à.. 51200
    Est-ce qu’il faut faire 12800/4= 3200 Iso max?
    Ou bien 51200/4= 12800 ?

    Pour info, j’ai fait quelques essais à 6400 qui sont très acceptables (pour moi :-). Et même à 12800 ça reste exploitable à mes yeux.

    Bref 12800/4 ou 51200/4, Quelle est la règle?
    That is the question..

    Merci

    3 septembre 2014
    • A mon sens, c’est la « vraie » sensibilité maximale, donc 51 200 ici. En effet, certains appareils appellent ces sensibilités « High 1 » ou « High 2 », et d’autres non, mais ça reste le maximum possible théoriquement.
      Après, c’est une règle générale de diviser par 4, à toi de voir si c’est acceptable ou non 🙂

      3 septembre 2014
  • Bonjour.
    Pour ma part j’utilise l’iso manuel. En faite je suis photographe de concert de jazz et je ne peut pas utiliser de flash. Mes objectifs ne sont pas très lumineux, donc je photographie presque tout le temps à 3200 iso. Je joue un l’équilibriste, mais quel plaisir au résultat ! Vive la photo, vive le jazz 😉

    3 septembre 2014
  • Merci Laurent pour tes conseils, toujours tres utiles et super bien détaillés.

    3 septembre 2014
  • C’est ce que je pratique au quotidien, valeur max du 60D à 3200 et ISO auto. Cependant je me met depuis peu à la pose longue, et là il est impératif de reprendre la main, car sinon le boîtier monte en ISO pour améliorer la vitesse et adieu effet escompté avec le ND400, c’est logique et ça a l’air bête, mais la première fois je n’y ai pas pensé… On a parfois de ces absences… Donc effectivement, selon le résultat voulu, bien être vigilant à ce genre de détail et savoir abandonner les automatismes boîtier.

    3 septembre 2014
    • Oui effectivement, bonne remarque, en pose longue il faut reprendre la main et mettre à la sensibilité minimale.

      3 septembre 2014
  • sur mon nikon d 90 j’ai la possibilité de choisir mais ne sachant que faire je la bloque a 200 iso , après cette explication je vais sans doute ( réfléchir ) la bloquer sur 800 iso .A voir ? essais à faire .
    Merci , bien cordialement

    la glo

    3 septembre 2014
    • Salut!
      Sur le site DxO (décidément quel bon site), tu peux voir en temps réél la différence de rendu d’une image selon les réglages ISO de ton appareil http://www.dxomark.com/Cameras/Nikon/D90—Measurements en sélectionnant la mesure SNR 18% et en pointant l’échelle de droite avec la souris, ils ont noté le passage de la zone verte à la zone orange sur le D90 à 977ISO, donc il doit être largement exploitable à 800, après c’est aussi selon ton appréciation.

      4 septembre 2014
  • Article intéressant.
    Personnellement je préfère me mettre en manuel, car à part passer de l’extérieur à l’intérieur d’un bâtiment comme une église les écarts ne seront pas énormes
    On connaît déjà l’éclairement d’une scène qu’on doit photographier et prévoir avant les réglages
    Patrick

    3 septembre 2014
  • Bonjour Laurent

    Merci pour votre excellent travail

    Mon problème est le suivant.

    Je photographie des Marathons, ceci implique un nombre de participants importants, et quelques fois plusieurs passages.
    J’ai un Canon eos Mark IV avec objectif 70 200 f/28 L is usm.
    je me mets en mode Manuel, f/8, 1/320, iso automatique et ce pour les raison suivantes.
    Grand nombre de photos env. 3500
    Laps de temps très court env. 44
    La profondeur de champ doit être grande
    Le problème, c’est que toutes les photos se ressemblent, la variable étant les ISO
    Je n’ai pas trouvé la possibilité d’untiliser le mode AV ou TV avec succès.
    Pouvez-vous m’aider

    Merci d’avance

    3 septembre 2014
  • Bonjour
    merci encore une fois pour ces conseils, mais où trouve-t-on la sensibilité maxi du constructeur, pub, faire valoir de certains(?), notices? Dans ces dernières ce n’est pas clairement énoncé. J’espère me tromper?
    Bonne journée à Tous

    3 septembre 2014
    • Bonjour René,
      Tu peux trouver ça sur le descriptif de l’appareil, dans le manuel, en faisant une recherche Google, ou en regardant jusqu’où tu peux monter sur ton appareil 🙂

      3 septembre 2014
  • Bravo pour cet article, très clair et très précis, j’utilise cette méthode aussi depuis peu, étant toujours en prio ouverture, je n’ai que le paramètre de la vitesse a gérer (a vérifier), et encore car je viens de trouver que je pouvais le règler aussi en fonction de la focale de mon objo (comme quoi on apprend tous les jours)et c’est au même endroit que pour les iso en fait.
    Réglages pour des photos de tous les jours (famille …) sinon pour la macro, ce que je préfère, je passe en full Manuel avec maintenant iso auto .

    3 septembre 2014
  • Bonjour Laurent,
    Je dois prochainement aller prendre des photos pour des jeunes filles qui présentent un show floral en intérieur.
    J’ai un Sony A450 et je vais employer un objectif DT 35 mm F1.8.Comment dois-je régler mon appareil ? merci.

    Cordialement.

    3 septembre 2014
    • Je pense qu’il faudrait travailler (en RAW) en mode ouverture et justement en Iso auto jusqu’à la SIMA (si à main levée). Un joli bokeh à f1.8 est parfait pour un joli bouquet de fleurs. 🙂

      3 septembre 2014
  • j’utilise l’ISO automatique, sauf quand je ne veux pas utiliser le flash et que la photo est trop sombre. Mais le max de mon appareil est 1600, avec ça on ne va pas loin !!
    merci pour ce petit cours très intéressant

    3 septembre 2014
  • d’apres mon experience il faut la desactiver quand on fait des photos au flash. ca n’apporte que des problemes quand elle est activee . donc attention pour les photos d’interieur

    3 septembre 2014
  • Salut Laurent ! très bon article.

    Pour ma part, l’iso en automatique est avant tous un choix qui dépend de la prise de vue, à savoir dans quel lieu je me trouve avec quelle lumière et en fonction du mode utilisée (AV ou M).
    De nuit sur trépied mieux vaut la fixé soit même comme les autres paramètres.
    Pour les concerts/spectacles, je fixe mes réglages en M en laissant comme tu dis « une soupape de sécurité » avec les iso bloqués sur la SIMA.
    De plein jour, l’iso peu être en auto car elle sera souvent sur une valeur basse avec un couple ouverture/vitesse convenable (tout dépend encore si l’on est sur une plage ensoleillé ou en pleine foret un jour de grisaille). La sensibilité automatique est avant tous un outils pratique.
    Avec l’acquisition d’un boitier plus ancien comme le 5DI sans l’iso auto, j’étais frustré car habitué à l’utiliser mais, avec le temps, on apprend à connaitre son matériel ainsi que la lumière pour savoir déterminer une valeur de sensibilité en fonction des conditions. Je trouve à présent plus simple d’utiliser le mode tous manuel en fixant une ouverture, une sensibilité et par la suite ajuster la vitesse en fonction de la lumière. Encore une fois, tout dépend du lieu et de l’intention photographique.

    Bonne continuation à tous !

    3 septembre 2014
  • Salut Laurent,

    Article très intéressant comme à l’accoutumée.
    Effectivement, on a souvent la possibilité de mettre en ISO automatique avec une limite max. à positionner.
    En règle générale, sauf si la lumière est changeante en intensité (photos de concert par ex.) c’est bien de fixer sa sensibilité iso à 100 en extérieur et 400 en intérieur pour le cas général.
    Ensuite, effectivement, se positionner en iso automatique avec une limite à la SIMA, voire un peu en dessous est un excellent choix (pour ma part, j’essaye de rester au max à 1600 mais il m’est arrivé de « pousser » à 3200 avec un bruit acceptable sur un Nikon D7000).
    Enfin, faire des tests reste le meilleur moyen d’appréhender son matériel et de savoir dans quels cas on peut le « pousser » au max.

    3 septembre 2014
  • sujet très interressant et super bien traité à mon goût

    3 septembre 2014
  • Très bon article qui rejoint ma pratique : je shoot toujours en mode ouverture avec les Iso auto (3200 avec mon K30).
    L’appareil compense la manque de lumière et mes images sont tout le temps telles que je veux qu’elles soient concernant la profondeur de champs.

    3 septembre 2014
  • Bonjour;je dois faire des photos de nuit dans un parc animalier et décorations de jardins, seulement par place il manque de la luminosité !
    Je possède un Nikon reflex avec zoom 18/118 et le 70/300
    les lumières des illuminations sont fortes (des décos). Je mets …priorité vitesse 1/400, iso 400, sensibilité lumière -3 et j’ai de superbes photos.
    Seulement lorsque je veux faire des paysages avec pour seul éclairage quelques bougies au sol, trop noir !! Comment dois-je donc régler mon appareil ? (pour certain, ils disent de se procurer une lampe de poche et d’éclairer le lointain ? ! je dois dire que leurs photos sont belles, mais cela ne me dis toujours pas le réglage?
    Merci à vous de me répondre, prochaine nocturne le 13 de septembre.
    Bien à vous Sonia

    3 septembre 2014
    • Salut Sonia, perso j’utiliserai d’abord un trepied, puis une grande ouverture pour gagner en luminosité, puis des iso bas pour garder une bonne dynamique et ton Nikon devrait automatiquement régler une vitesse lente pour bien exposer la scène. A main levée il faudra pousser sur les iso par contre et profiter du stabilisateur.

      3 septembre 2014
      • merci pour ta réponse, j’essaierai donc comme dit 🙂
        Je vais d’ailleurs directement l’écrire sur mon carnet de bord de sortie.
        …et je t’en dirai des nouvelles lors de ma sortie.

        3 septembre 2014
        • Salut!
          Si c’est trop sombre, tu peux sur-exposer un peu (ou mettre l’exposition à 0 si tu l’as laissé sur -3, les appareils numériques ont tendance à la base à sur-exposer légèrement, je règle souvent le mien sur -0.7). Sinon je suis assez d’accord avec mastapoops, si tu ne dois pas figer le sujet (en paysage c’est rare), utiliser des temps plus longs et des iso plus bas en mesure matricielle devrait déjà permettre un meilleur rendu, et donc trépied ou au pire le poser sur surface stable.

          5 septembre 2014
  • merci Laurent, pour ces précieux conseils, je vais voir les isos d’une autre façons

    3 septembre 2014
  • Encore une fois, Laurent, un grand merci pour ces éclaircissements. Avec déjà un peu de pratique à son actif, on est sensé savoir tout cela, mais ça fait du bien de se rafraîchir les idées.
    Combien de fois me suis-je posé la question ici abordée, sans toujours y apporter une réponse efficace à 100% !
    Je profite de ce message pour te poser qques questions.
    Question 1 : j’ai une tendance forte à assombrir certains types de photos (à la prise de vue), ce qui fait dire au photographe pro qui me fait mes tirages grands formats que c’est mon côté sombre qui ressort. Est-ce grave, docteur ?
    Je me demande si ce n’est pas aussi l’habitude de les visionner le plus souvent sur un écran (étalonné) qui m’a poussé vers ce « travers ». Et je suis partiellement d’accord avec lui (a posteriori). C’est lorsqu’on passe à l’impression qu’on se rend davantage compte de cela.
    Question 2 : bien qu’étant conscient que tu ne sais plus où donner de la tête, je serais heureux de t’envoyer quelques spécimens de ce que je fais actuellement pour les soumettre à ta sagacité. Cela est-il possible sans abuser de ton temps et, si oui, quelles dimensions (ou poids) d’images sont préférables ?
    Question 3 : Je travaille avec un Sony Alpha 7 + 55mm / f2,8 + macro Sigma 105mm / f 2,8 (lourd, mais quels résultats !). Quel(s) zoom(s) du type 24-70mm me conseillerais-tu, sachant que le Sony 24-70 / f 4 n’est pas le plus efficace (vignettage et aberrations chromatiques importants) ? Voilà des semaines que je farfouille sur internet pour trouver soit un 24-70, soit, à la limite, un focale fixe du type 24mm ou 28mm de qualité…
    Enfin, pour info, je compte me mettre sérieusemnt à la photo en basse lumière (ciels nocturnes, intérieurs) et je viens de voir que tu avais traité le sujet. Cool !
    Un chaleureux merci par avance. Cordialement. Gérald

    3 septembre 2014
    • Bonjour Gérald,

      1) L’exposition de ta photo est un choix tout à fait personnel. Tu peux faire une photo globalement sombre, si ça correspond à l’ambiance que tu veux donner.
      Pour des photos « normales » (quel que soit ce que ça peut bien vouloir dire 😉 ), un bon indicateur et d’essayer d’avoir un histogramme qui ne soit pas trop calé vers la gauche. En post-traitement, tu peux commencer par régler le point blanc (avoir le point le plus clair de l’image qui soit quasi blanc à 100%) et un point noir (inversement). En général, c’est un bon indicateur d’une exposition correcte.
      Mais là encore, ça reste globalement subjectif.

      Cela dit, ton écran calibré ne te fait pas avoir un défaut hein (à moins que tu l’aies calibré en plein jour, et que tu l’utilises dans le noir) : il ne faut surtout pas arrêter cette bonne pratique 🙂

      Garde aussi en tête qu’on a jamais exactement le même rendu à l’impression que sur écran : ce dernier émet de la lumière, le papier la réfléchit. Mets ton tirage proche d’une source de lumière blanche, tu verras que la différence s’amenuise 😉

      2) Malheureusement je ne peux pas critiquer les photos de tout le monde, vous êtes bien trop nombreux à me suivre pour ça ! 🙂

      3) Je t’avoue que je connais assez mal les objectifs pour NEX. Le meilleur site pour les tests reste DxoMark, mais c’est en anglais et un peu technique. Regarde sur Focus Numérique, ils décryptent assez bien les graphiques prise de tête.

      3 septembre 2014
      • Salut!
        J’ai aussi vu la même chose avec mon écran (l’étalonnage sert à mon sens surtout pour la colorimétrie, la luminosité dépend plus du confort de chacun), comme mon écran est dans un endroit sombre j’ai baissé la luminosité et ça correspond déjà beaucoup plus au résultat sur tirage.
        Sur DxO tu as un classement d’objectifs assez compréhensible, même sans parler anglais ;), mais pour l’alpha 7 (enfin le A7R, il n’y a pas le A7) il n’y a pas beaucoup de tests http://www.dxomark.com/Lenses/Ratings. Le 55mm f/1.8 est dedans, pas le sigma macro 105, et en 24-70 il n’y a que le sony de présenté. Autrement j’ai vu que tu as les tamron et les simga 24-70 existants avec monture sony, qui sont les meilleurs en Nikon et Canon, donc ils devraient être bons en sony aussi :). Après, même si ces zooms sont très bons, une focale fixe reste le top, mais c’est vrai qu’en focale courte c’est pas évident à trouver.
        Le logiciel de DxO , si tu en as l’usage, est très bon pour corriger le vignetage et les aberrations chromatiques puisqu’il applique les corrections en fonction du boitier et de l’objectif (s’il les a dans la base de données, auquel cas tu as juste à télécharger le module depuis l’application).

        4 septembre 2014
        • Pour ce qui est des sondes, celles avec la mesure de la luminosité ambiante comme la Spyder 4 Pro ou supérieur font bien le boulot en suggérant des paramètres de luminosité qui correspondent aux conditions.
          Il faut simplement faire attention à toujours développer ses images dans des conditions de lumière similaire (mais si ce n’est pas le cas, l’utilitaire de la sonde affiche une icône rouge, donc impossible de s’y tromper 😉 )

          8 septembre 2014
  • Bonjour Laurent
    J’ai un Nikon D5200 et je me suis aperçu qu’on ne pouvait pas mettre les iso en automatique ; si d’autres personnes ont le même appareil merci de me dire ce qu’ils font dans ce cas

    3 septembre 2014
    • J’ai le même problème!

      Du coup j’ai arrêté de prendre des photos avec mon nikon.
      (j’avais la flemme de lire le manuel).

      Bon courage !

      3 septembre 2014
    • C’est étrange car sur mon D5100, c’est possible de bloquer la hauteur des ISO auto…

      3 septembre 2014
    • Salut!
      Dans le menu prise de vue, réglage de la sensibilité ISO, suffit de mettre contrôle sensiblité auto en on et et choisir la sensibilité maximale, et éventuellement la vitesse d’obturation minimale.

      4 septembre 2014
  • Bonjour Laurent,

    Merci pour cet article de très bonne facture, comme d’habitude.
    Pour ma part, je travaille comme tu le conseille en ISO automatique avec limitation imposée.
    Avec mon Fuji X-M1, j’ai la chance de pouvoir monter à 3200, voire 6400 ISO, et d’obtenir une image très propre même à 100% sur écran.

    Michel

    3 septembre 2014
  • Bonjour Laurent,

    Bonne question, et surtout bon conseil… comme d’habitude.
    Sur le manuel de mon boitier (eos 500D),
    il est indiqué :
    ISO 100-200 = extérieur ensoleillé.
    ISO 400-800 = ciel couvert, soir.
    1600 – 6400 = intérieur sombre ou nuit.
    Ces valeurs sont plutôt de bon conseil… Mais 1600 ISO, on est déjà limite… au post-traitement, certe on pourra supprimer le bruit mais on perd en détail…

    La ou je me fait souvent piégé, c’est que je prend souvent des photos en ISO100. Photos extérieur avec bcp de lumière ou sur trépied…
    Maintenant, en intérieur, je veux faire une photos « vite fait » j’oublie de changer cette valeur et je me fait avoir… tant pis, on recommence 😉

    J’ai essayé un EOS 1100D, je n’ai pas trouvé ou fixé une valeur ISO, on ne peut que mettre un ISO Max. je trouve ça dommage… d’ailleur, il n’y a pas de mesure Spot non plus !
    on est vraiment dans de l’entrée de gamme…

    3 septembre 2014
    • Bonjour Nicolas,
      Je possède un canon EOS 1100D et la fonction pour limiter les ISO se trouve dans le menu de l’appareil et la mesure Spot est présente également 😉
      Cordialement.

      3 septembre 2014
  • Bonjour Laurent.

    Un article condensé qui résume bien cette problématique, avec comme très souvent une belle dynamique d’écriture.

    Sur mon D5200 et D5300, Je peux aller facilement jusqu’à 3200 Iso.

    J’utilise très régulièrement les Iso automatique.
    Je dispose d’une option pour dire les Iso minimum par défaut, souvent à 200, suite à un article qui indiquait que c’était le meilleur piqué par rapport à l’intensité électrique du capteur.

    Pour la vitesse d’obturation minimum, je suis à 1/30s. Je peux encore un peu descendre vu que la plupart de mes objectifs sont stabilisés, mais je préfère garder « une réserve ».

    Mon réflexe habituel reste quand même de regarder régulièrement mon histogramme pour me rendre compte de l’exposition, car le rendu du JPEG fait par l’électronique et visible sur mon écran n’est pas toujours très fiable.

    Attention toutefois à penser à débrayer la fonction lorsque nous souhaitons clairement sur ou sous exposer une photo. J’ai toujours un indicateur sur les écrans qui précise que les Iso automatiques sont enclenchés.

    En ce qui concerne le bruit, et cela dépendra bien sûr des appareils, il y a aussi des dispositfs intégrés de réduction du bruit (en anglais NOISE REDUCTION). Ils offrent une gamme de OFF à élevé. Sur les NIKON, ils sont très efficaces.

    En cas de nécessité (nuit profonde, grottes, cavernes, spectacle), où on aurait épuisé toutes les autres possibilités techniques, cela permet de monter aisément à 6400 Iso avec une vitesse de 1/15s et une réduction du bruit élevé de l’appareil. La photo reste correcte et permet encore d’être travaillée correctement dans le post-traitement.

    En matière de réduction du bruit, LR se débrouille déjà aussi très bien. J’emploie aussi souvent le module Dfine 2.0 de ma collection NIK, qui est d’une efficacité remarquable.

    Il ne faut donc pas avoir peur ou honte des règlages automatiques. Comme sur une voiture, si vous avez des options, utilisez-les, à bon escient … et de préférence en toute connaissance de cause, et pas par hasard.

    Comme le dit Laurent, cela vaut la peine de faire des essais avec des variations d’Iso, et dans des circonstances différentes.

    A bientôt
    by Didier at http://www.facebook.com/didierhannotphotography

    3 septembre 2014
    • Désactiver les iso-auto ne permet pas de sur ou sous exposer selon ses besoins, puisque l’appareil ajustera les autres réglages (à savoir le vitesse ou l’ouverture, selon le mode sélectionné).
      L’exposition optimale calculée par l’appareil restera la même.
      C’est simplement qu’au lieu d’avoir f8 + 1/100e + 200 iso, on aura par ex F8 + 1/200e + 400 iso.

      Le seul moyen de sur/sous exposer est de le faire manuellement (donc passer ne M sans iso auto) ou bien d’utiliser le compensateur d’expo (le +/-) pour dire au boitier qu’on veut exposer + ou -.

      3 septembre 2014
  • Bonjour Laurent,

    Je suis équipée du Nikon D7000 qui permet de mettre les ISO en automatique et de les limiter à la SIMA. Je préfère jusqu’à ce jour, contrôler moi-même la valeur iso de l’appareil.
    Bien évidemment, en basse lumière, j’ai des photos qui ne sont pas toujours à la hauteur de mes intentions.

    C’est en essayant que j’apprends et la route est longue….Mais je suis tenace !

    Bonne journée.

    3 septembre 2014
  • En auto oui avec les modes priorité à l’ouverture ou à la vitesse, tout ça en surveillant la valeur des ISO et en repassant en manuel dans les cas spécifiques. De toute façon j’ai limité à 1000 ISO maxi. Sur un 7D avec le dernier firmware ça marche.

    3 septembre 2014
  • Super article, des plus utiles. Que du bons sens et de bons conseils.

    Je possède un EOS 6D et j’ai souvent été confronté à cette problématique (beaucoup de photos en basse lumière, sans trépied possible). Je ne fais donc que de la photo en Raw, pour pouvoir utiliser la quintessence de l’appareil et travailler proche de ses limites acceptables.

    Par contre, petit problème : en ISO, sa valeur max. est spécifiée à 25 600, extensible à 102 400 (une idiotie, il faudrait quand même un sujet exceptionnel à ne rater sous aucun prétexte pour l’utiliser, le bruit pouvant presque être qualifié « d’artistique » 🙂 ). Comme l’appareil permet de fixer une valeur ISO maximale en automatique, cette valeur (max. ISO divisé par 4) est-elle 102 400 / 4 = 25 600 (tiens-tiens, comme par hasard…) ou bien 25 600 / 4 = 6 400 ? Le 6D est réputé pour son très bon score au niveau du bruit.

    J’ai donc réalisé les essais préconisés dans l’article, il y a déjà quelque temps et je suis arrivé à la limite acceptable de 6 400 ISO (à condition de travailler le bruit dans Lightroom, après). Ce serait donc le maximum de 25 600 ISO à prendre en compte, divisé par 4 (plage utile de 100 à 6 400 ISO en auto).

    Donc je prends mes photos en ISO automatique, avec priorité vitesse ou ouverture, selon la situation. Et, en cas de besoin impératif, je peux pousser les ISO même au-delà de 25 600 (H1 avec 51 200 ISO et H2 avec 102 400 ISO, sans oublier L avec 50 ISO !).
    Il m’arrive aussi parfois, quand la luminosité est bonne, de travailler en manuel, en fixant les valeurs d’ouverture et de vitesse avec l’ISO automatique, afin de fixer la profondeur de champ et le flou (exemple : oiseaux en vol avec ouverture f/8, vitesse 1/2500 et ISO auto, plus le suivi et la prise en rafale).

    J’ai également annulé toutes les corrections au niveau de l’appareil, que je pense plutôt utiles en JPEG uniquement.
    Ensuite, sur Lightroom je pratique des réglages personnels et je traite le niveau du bruit en luminance (avec des réglages appropriés dans « Détail », pour récupérer de la netteté), sans oublier l’importance du masquage (avec la touche [Alt]). Avec une image zoomée à ½, pas à 1.
    Les résultats sont très bons et si par hasard il subsiste une zone où le bruit reste encore un peu apparent, je le traite localement à l’aide de l’outil Filtre radial en poussant le curseur Bruit au maximum (optionnellement aussi avec les curseurs abaissés de Clarté et Netteté). Efficace.

    Par contre je suis revenu sur ma prise de position concernant le filtre UV de protection de la lentille frontale de l’objectif : je l’ai enlevée, pour obtenir le maximum de qualité photo (mais je la conserve dans mon sac, en cas de prises de vue en conditions « dangereuses », comme avec le sable, le vent ou l’eau).

    3 septembre 2014
    • Bonjour Jean-Jacques,

      J’ai répondu l’inverse plus haut, mais en l’occurrence 6400 ISO paraît réaliste aussi : j’ai un 5D3, de technologie similaire au 6D, et je me limite à 6400 ISO aussi. Comme quoi, ça dépend vraiment des modèles 😉

      3 septembre 2014
  • Déjà beaucoup de questions à propos de cet article très intéressant.
    Ma question: si on choisit un mode « priorité vitesse » ou « priorité ouverture », et qu’on règle sur ISO automatiques, finalement l’appareil gère tout seul TOUS les paramètres, alors pourquoi ne pas se mettre en mode tout Automatique ? Juste parce qu’on a plus du tout accès aux réglages ?
    Des photographes plus expérimentés m’avaient dit qu’il valait mieux se mettre sur ISO 200 en général, et régler avec la correction d’exposition, et en dernier recours modifier les ISO.
    Qu’en penses-tu ?
    Merci.

    3 septembre 2014
    • En priorité vitesse on est pas en tout auto puisqu’on règle la vitesse.
      Et en prio, on règle l’ouverture. Donc c’est pas du tout auto.

      La correction d’expo n’a rien à voir avec les ISO.
      Elle sert à forcer l’appareil à exposer plus ou moins que ce que la cellule a déterminer.
      Donc si les iso sont fixes, l’ajustement se fera sur la vitesse (en prio ouverture) ou sur l’ouverture (en prio vitesse, i.e. quand la vitesse est fixe).

      3 septembre 2014
    • Bonjour,
      En mode priorité vitesse ou priorité ouverture, justement, l’appareil ne gère pas TOUS les paramètres. On fixe l’ouverture ou la vitesse en fonction du sujet et ensuite l’appareil choisit l’autre paramètre (vitesse ou ouverture), avec un dernier ressort l’ISO s’il est en mode Auto.
      En mode tout automatique, c’est l’appareil qui gère TOUS les paramètres. Et dans ce cas les résultats sont rarement ceux attendus.

      3 septembre 2014
    • Voilà, Mr B et Jean-Jacques ont tout dit 🙂

      3 septembre 2014
    • Comme dit plus haut, j’ai lu aussi un article qui conseillait (et c’était dans le contexte des Nikon APS-C) de mettre par défaut Iso 200, ce qui selon l’article garantissait le meilleur piqué du rendu du capteur.

      Je pratique souvent dans ce sens depuis la lecture de cet article, et il est vrai que les résultats sont très bons.

      by Didier at http://www.facebook.com/didierhannotphotography

      4 septembre 2014
      • Oui enfin, je doute qu’entre 100 et 200 iso, sur un capteur aussi récent que le D5300 (ou au dessus), on puisse vraiment voir la différence hein…

        Entre du F8 + 1/500e + 100 ISO et du du F8 + 1/1000e + 200 ISO, à mon avis on ne verra aucune différence de piqué.

        (d’autant que le piqué est en réalité dépendant du l’objectif et de l’ouverture. Le réglage ISO influençant uniquement sur le bruit. Et sur un D5200/5300, il n’y a clairement aucune différence perceptible entre du 100 iso et du 640 iso, à moins de zoomer à 200% ou d’imprimer en 2m x 3m)

        5 septembre 2014
  • Bonjour Laurent
    C’esr vrai qu’on pose souvent cette question . En concert, dans petite ( le restau théâtre à Angers) je me cale le plus souvent à 8000 iso, quelquefois 10000, et après avec LR5 je n’ai pas de problème .
    Mon matos en concert : Canon 5D mark 3 70/200,2,8
    Les photos sont principalement utilisées pour le site du restau-théâtre et pour les artistes.
    Tu peux les voir en suivant le lien suivant :
    http://www.aurestau-theatre.com
    Ce matin j’ai fait des photos au zoo de Doué la Fontaine et après avoir lu ton article je me suis dit que se mettre en Isos automatique cela aurait été bien.

    Encore merci pour tout ce que tu fais, c.est tout simplement génial
    Je fais partie du Club Photo d’Angers.

    Bien cordialement

    Alain

    3 septembre 2014
  • Bonjour Laurent
    Merci pour cet article.
    Dans ta méthode de calcul rapide pour fixer un maximum en mode iso automatique, tu parles de la capacité théorique annoncée par le constructeur.
    Sur mon appareil (NIKON 5200) il y a deux valeurs annoncées : les iso max (6400) et les iso étendus (25600)
    Quelle valeur dois-je prendre entre les deux ?
    A lire l’article et les exemples que tu donnes, il me semble que c’est la valeur étendue. Est-ce que je me trompe ? dans ce cas, le résultat correspond à la limite la plus basse (6400) et ça me semble énorme !
    En limite basse, je trouve que 1600 iso (6400/4) ce n’est déjà pas si mal !

    Merci pour ta réponse, et de manière plus générale, pour tout ce que tu partages.

    Je viens de consulter le mode d’emploi de mon appareil, et j’ai vu qu’il est possible de lui indiquer ce maximum. J’ai bien l’intention d’appliquer dès que possible.

    Bonne journée

    3 septembre 2014
    • Bonjour Jocelyne,

      Deux autres personnes avaient la même question, et la réponse semblait différer selon les appareils. Donc je te conseille de tester pour voir 🙂

      3 septembre 2014
    • Bonsoir Joclyne.

      Comme je le disais plus haut, je travaille avec un Nikon D5200 et un Nikon D5300.

      Je n’ai aucun souci à être à 3200 Iso.

      De même, les appareils ont aussi une option de correction du bruit qui peut se régler sur trois niveaux, léger, normal, fort. En utilisant cette option sur léger, cela apporte un réel confort par rapport au bruit potentiel.

      Tu peux alors monter aussi à 6400 Iso sans souci, avec une correction du bruit sur Elevé, et cela donne ecore de très bon résultat, tout en te permettant de récupérer ton Raw et d’en faire encore un post-traitement plus qu’honorable.

      Voir au besoin mon intervention plus haut.

      Au plaisir
      by Didier at http://www.facebook.com/didierhannotphotography

      5 septembre 2014
  • Bonjour Laurent , je suis toujours avec passion tes articles mais celui est particulièrement intéressant,car je n’ose jamais mettre les iso en automatique de peur de me soumettre à mon appareil , maintenant je sais grace à tes conseils qu’il peut me rendre un grand service dans certaines scènes.
    Je te remercie pour cet article et bien sur pour tous les autres qui m-aide à être meilleur derrière mon appareil.
    Philippe ;-).

    3 septembre 2014
  • Bonjour

    Comment calcule-t-on le temps pose en mode pose pour des photos de nuit par exemple ?
    Merci
    Michel

    3 septembre 2014
    • Au pif, avec des essais. Avec le numérique, c’est facile. Ou alors utiliser un pose-mètre. Mais comme en général le sujet est lumineux sur un fond sombre, difficile à mesurer.
      Le mode de mesure spot peut être utile.

      3 septembre 2014
  • Belle approche sur la sensibilité des iso.
    merci pour le partage Marc

    3 septembre 2014
  • Encore un article qui apprend ou rafraîchit les connaissances, comme toujours intéressant et bienvenu!

    3 septembre 2014
  • La sensibilité ISO sur automatique : jamais.
    Quand on fait de l’argentique la sensibilité est fixée par la pellicule, alors quand on a fait 30 ans d’argentique, les automatismes on s’en passe…
    Pour ma part, c’est toujours fixé dans les valeurs basses : entre 100 et 400 ISO.
    Et exceptionnellement, quand les conditions le nécessitent, je monte à 1600 avec un D70 (bruit à peine supportable) et 3200 avec un D7000 (acceptable).
    Si ça suffit pas (en macro notamment) retour à 400, mode manuel f:32 pour la profondeur de champ, 1/125 s + flash ; c’est top.

    3 septembre 2014
  • merci pour votre article,vous m’avez enfin donné la definition du « bruit ».Moi qui ai toujours fait du noir et blanc pour pouvoir travailer dans le labo que je m’etais fabrique dans ma sale de bain.Maintenant je suis passé au numerique et c’est pas tout a fait pareil. Merci pour tous vos articles.

    3 septembre 2014
  • bonjour, utilisant un d800 de maniere professionnelle, j utilise les iso auto mais je dois prevenir les nikonistes : lorsque vous etes en iso au flash la sensibilite de base (indique par le boitier) ne pas augmenter de plus de 2diaph au flash. Par exemple vous etes en iso auto a 200 iso si vous faites une photo au flash le boitier pourra monte que jusqu a 800iso maxi quelque soit les autres reglages…
    Cordialement.

    3 septembre 2014
  • Super article, c’était exactement la question que je me posais…

    3 septembre 2014
  • Bonjour à tous !

    TRES IMPORTANT

    Je l’ai vu plusieurs fois dans les commentaires, donc je le mets une fois pour tout le monde.
    Certains limitent leurs ISOs à des valeurs très basses, genre 200 ou 400 ISO. Sur les appareils modernes, vous pouvez aller franchement au-dessus sans crainte, vraiment. A 800 ISO on a une image propre même sur des appareils qui ont 4 ans, donc vous imaginez…

    Je vous invite donc à lire absolument cet article, et à vous décomplexer des ISOs 😉

    3 septembre 2014
  • j’ai découvert le limiteur de sensibilité sur mon EOS 70D que je n’avais pas sur le 50D et j’avoue que cette fonction est bien pratique. J’ai fixé mon SIMA a 3200 ISO et moi qui aime la photo de nuit, j’ose les montées en ISO alors qu’a mes début je me limitait uniquement à 100 ISO. comme quoi, avec le temps, on se bonifie 😉

    3 septembre 2014
    • Mais en général, je préfère quand même le gérer moi même, les ISOs auto, c’est vraiment au cas ou…

      3 septembre 2014
      • Très bon article! Pour ma part j’estime que sur le 70D les photos sont quasi excellentes jusqu’à 1600 ISO puis ça se dégrade progressivement. A 3200 ISO c’est encore rattrapable dans Lightroom, à 6400 ISO on a vraiment beaucoup perdu en qualité. Pour de la publication sur internet, réseaux sociaux ça reste correct.
        En général je fixe ma SIMA à 1600 ISO et dans mes futurs équipements en objectifs je préfère investir dans des optiques stabilisés.

        16 décembre 2014
  • Très bon article. Pour ma part priorité ouverture puis je règle les iso en fonction de la vitesse que je veux selon le cas: paysage, sujet mobile,en faisant attention à ne pas monter les iso au delà de 800 si possible, mais sinon jamais plus de 1600. Du temps de l’argentique c’était plus simple, les asa étaient fixes, pas de flou de bougé même à vitesse lente la pellicule était plus nette que les pixels. On avance en practicité mais on recule en qualité. En musique pareil 33 tours, puis cd, et maintenant mp3 ou similaire!

    3 septembre 2014
    • Bonjour Pierre,
      Je suis bien d’accord avec toi pour la musique (ô magie du son analogique), mais un peu moins pour la photo 😉
      Les lois physiques qui régissent la photo sont restées les mêmes, et je doute qu’à 1/10ème de seconde avec un 50mm on puisse éviter le flou de bougé, en argentique ou non.

      4 septembre 2014
      • Bonjour
        Les lois physiques sont peut-être les mêmes mais une pellicule est quelque chose de « entier » et non pas des « carrés mis un à coté de l’autre » d’où la différence d’aspect. Je regarde les photos,diapositives, que je faisais il y a 30 ans avec un reflex courant Yashica, je ne parle pas du mamiya 645,et je vois la différence, comme qui dirait « y a pas photo »!

        4 septembre 2014
    • Salut!
      Pas d’accord sur la musique, on a le choix, si on aime pas le rendu des mp3 on peut la convertir en format plus ou moins compressé (genre FLAC, wav ou aiff), à condition bien sûr de partir d’un format brut ou réversible. Et le format de fichier importe peu si on reste sur le matériel fournit de base, comme pour les zooms en kit d’un appareil photo à bas prix (sur un ipod de la génération précédente par exemple, les écouteur étaient juste dégueulasses lol, ils se sont améliorés sur les derniers), pareil pour les enceintes de home-cinéma à petits prix on a ce qu’on achète, des enceintes réglées entre 40Hz et 18KHz avec des variations importantes dans les fréquences. Comme pour tout, la qualité se paye, avec quelques « escroqueries » lol (les casque beats by dre par exemple qui coûtent 4 fois plus chers que certains casques avec les mêmes caractéristiques, ils ont juste réglé les basses plus hautes pour le hip hop, résultat que tu peux avoir donc avec un casque beaucoup moins cher en ajustant seulement l’égaliseur).

      4 septembre 2014
      • Bonjour Alex
        En musique avant les gens recherchaient le meilleurs son possible, maintenant le plus pratique, d’où dégradation des performances. Le sacd n’a pas fonctionné pour cette raison. Pour moi importent les « timbres » des instruments, plus on retouche le signal plus on a de dégradation, surtout compressé quelque soit le format et on peut mettre les meilleures enceintes du monde si le signal d’entrée est compressé adieux fidélité de la musique. J’arrète parce qu’on est sur un forum photo et non son

        4 septembre 2014
        • Je ne conteste pas la dégradation sur les formats compressés (faudrait être bête), et je stipule bien qu’il faut partir de formats non compressés ou réversibles, mais déjà à la base si on n’est pas à côté des musiciens au moment de l’enregistrement, l’enregistrement écouté est en lui-même déjà une compression. Seulement, la popularité du mp3 et le fait que les logiciels convertissent la musique dans ce format automatiquement empêchent l’utilisateur non averti de choisir une autre option (combien de gens lancent la conversion de leurs cd en mp3 par défaut sans savoir qu’ils peuvent changer de format ou comment le faire par exemple), ou se laissent influencer par l’argument des vendeurs de lecteurs mp3 sur le nombre de chansons qu’on peut y mettre (comme si on allait avoir un jour le temps d’écouter à la suite les 10 000 chansons qu’on y a mis :p). Sans compter le matériel d’écoutes, ayant branché successivement des enceintes à 100€ (autant dire des bouses lol) sur une carte-mère d’un pc puis sur le même pc mais équipé d’une carte audio dédiée, la différence était déjà flagrante avec du mp3, et en format non compressé c’est même pas comparable, et enfin sur des bonnes enceintes là on est déjà à 100 lieues du mp3, donc bien sûr que si les meilleures enceintes du monde permettront déjà une meilleure qualité d’écoute même avec du mp3. Pour rester dans la photo 😉 c’est la même chose, avant il fallait investir beaucoup mais tu avais du bon matos, aujourd’hui tu peux investir peu et bien évidemment tu as du moins bon matos qu’à l’époque, mais à investissement égal la qualité a progressé.

          5 septembre 2014
          • Evidemment, la qualité du son dépend du matos en sortie. Il n’y a aucun sens à écouter du FLAC sur un iPod avec les écouteurs de base (ou même un Beats, le casque au pire rapport qualité/prix de tous les temps :P).

            Mais avec du bon matériel (une hi-fi vintage au hasard, qui rend mieux que n’importe quel matos moderne à prix équivalent), il y a une différence audible entre du mp3 et du flac/CD, et un fossé entre un vinyle bien masterisé (tout analogique, directement depuis les bandes, donc aucune compression), et un mp3 128 (pour caricaturer 😉 ).

            Parenthèse musique fermée 😉 (mais ça me passionne aussi, je ne pouvais pas ne pas répondre)

            8 septembre 2014
          • Comme pour la photo ou la vidéo, une fois qu’on passe à autre chose que les premiers prix, on découvre pleins de possibilités ^^.
            J’ai la télé et le vidéoprojecteur branchés sur une hi-hi Pioneer qui a + de 25 ans, pas question d’y mettre un home-cinéma à la place lol à moins d’investir autant que son prix de l’époque.

            8 septembre 2014
  • Sur mon D90 de Nikon, une fonction existe aussi situé dans le menu pour limiter la sensibilité. Ç´a aide mais je ne l’utilise pas souvent, je le préfère manuellement !

    3 septembre 2014
  • Bonjour et merci pour cet article.

    Laurent, vous ne parlez pas de la possibilité de shooter en manuel (vitesse et ouverture pré-définies) tout en laissant les ISO en Auto ? (avec une valeur max bien sûr)

    Je trouve que cette option présente de nombreux avantages : Si je suis en randonnée par exemple (photos de paysage)j’affiche une vitess de 1/125 et une ouverture de f10,(exemple), les ISO Auto assurent une bonne exposition… Je n’ai plus à me soucier du réglage…

    Y a-t-il une faille dans mon raisonnement ?

    Merci pour les réponses des connaisseurs.

    Sergio

    4 septembre 2014
  • Article très bien fait comme d’habitude. Perso, je n’utilise pas la SIMA mais il est vrai qu’elle peut être utile dans certains cas. Je vais peut être m’y mettre mais quid de la vitesse d’obturation minimale avec un objectif 18/200 APS-C?

    4 septembre 2014
    • Salut!
      Ca dépend de la focale utilisée, la vitesse doit être plus grande pour une longue focale (sur plein format c’est la longueur focale en dénominateur donc pour 50mm c’est 1/50e, sur APS-C si je ne me trompe pas il faut multiplier par 2 le dénominateur, et un peu moins si l’objectif est stabilisé). Tu pourrais donc changer la vitesse min selon la focale que tu utilises.

      4 septembre 2014
  • J’ai souvent laissé mon appareil en mode Iso Auto lorsque je faisais de la photo en très basse lumière, même avec trépied.
    Quasi systématiquement mon 7D se calait sur 3200 Isos ce qui m’obligeait à « débruiter » sur LR (qu’il fait très bien pour une photo souvenir, beaucoup moins si on veut préserver des détails
    Et puis, j’ai testé des niveaux moins élevés et je peux dire qu’à 800 Isos, à paramètres Ouverture/Vitesse identiques, j’ai une photo d’aussi bonne qualité,le bruit en moins. Alors pour peu qu’on soigne ces 2 critères (les incréments du temps de pose laissent tout de même pas mal de possibilités) sans oublier la correction d’expo (ce qui revient au même puisqu’agissant sur la vitesse en mode Ouverture et sur l’Ouverture en mode Vitesse)on sort son épingle du jeu dans pas mal de situations. Ceci dit tout à fait d’accord avec le fait qu’il vaut mieux une image (raisonnablement) bruitée que floue; raisonnablement, car corriger le bruit en PT lisse terriblement l’image et fait perdre un gros paquet d’infos ce qui n’en fait pas le chef d’oeuvre du siècle.

    4 septembre 2014
  • Article clair synthétique allant à l’essentiel, avec toujours un rappel des bases à ne jamais perdre de vue. Merci Laurent

    4 septembre 2014
  • excellent
    tu as vraiment fait une analyse parfaite en tenant compte
    de toutes les situations et de la diversité des matériels
    ça paraissait évident mais il fallait quand même le faire
    bravo et merci
    bien amicalement
    Bernard

    4 septembre 2014
  • Bonsoir Laurent et merci pour cette remise à plat de ce sujet pas simple à aborder.

    J’ignore si la question à déjà été posée plus haut Je me demande qu’elle est la différence entre bruit et grain, les 2 étant reglales sur lightroom.

    Personnellement, je cherche à réduire le bruit sur de la photo type concert et à ajouter du grain sur un paysage bien net converti en N&B.
    Si tu peu m’éclairer et pourquoi pas les autres membres ?

    Encore merci pour tout ton travail,

    Thierry

    4 septembre 2014
  • Bravo Laurent,
    Ton article comme tout les autres d’ailleurs est limpides simple et vas chercher droit au but.
    C’est un plaisir de te lire
    Gilles

    5 septembre 2014
  • Merci pour votre article qui m’a permis « d’y voir clair » sur ce problème pour lequel j’étais franchement dans l’ombre.
    Sincèrement à vous

    5 septembre 2014
  • Bonjour Laurent, article encore et toujours intéressant et complet, étant tout jeune novice dans le domaine de la photo, ces conseils sont une vraie source d’informations, d’astuces et d’éclairement pour moi. Merci pour cet article.

    5 septembre 2014
  • Merci beaucoup d’avoir « éclairer ma lanterne »!
    Car j’aime utiliser l’automatisme avec l’ISO, jamais déçue alors…je dormirai tranquille!!

    7 septembre 2014
  • Laurent merci de votre effort et de votre sensibilite a notre comprehension.

    7 septembre 2014
  • Perso depuis le passage à la gamme X de Fujifilm j’adore les iso auto. Qualité tout à fait utilisable jusqu’à 6400 iso et petit bonus on peut l’utiliser en mode manuel (comprendre on règle l’ouverture ET la vitesse et l’appareil adapte les iso en fonction des conditions, très très pratique par ex pour faire des portraits d’enfants dans des conditions changeantes). En mode priorité ouverture le seul reproche que je ferai au mode auto iso, sur les appareils X en tout cas, c’est que la vitesse mini pour le changement d’iso n’est pas proportionnelle à la focale utilisée (j’aimerai avoir une vitesse mini différente quand j’utilise un 14mm ou un 60mm par ex).

    7 septembre 2014
  • Bonjour
    Je vous écrit de Québec (Canada). Je trouve vos articles très intéressantes cependant à cause du type d’appareil que j’ai, elles ne sont pas toujours pertinentes pour moi. Je possède une caméra de type « Bridge » de marque Canon (SX50HS). C’est un appareil de très bonne qualité cependant si c’était à refaire, j’opterais pour le « Reflex ». J’aime bien les trucs en photographie que vous me donnez.

    9 septembre 2014
  • Très bon article,
    Merci Laurent

    10 septembre 2014
  • Article très intéressant comme toujours, par contre moi qui suis passé du tout automatique au manuel, je n’arrive plus a passer en auto l’ISO. C’est ce que je choisis en premier sur mon APN (Canon 60D) suivant que je suis en intérieur, ext, lumineux ou pas. Puis une fois l’ISO choisis je regles ma vitesse et l’ouverture tout ca en mode M. Je comprends que l’on choisisse l’ISO auto, mais une fois que l’on se prete au manuel, mettre l’ISO en auto ca serait un peu comme faire un dérapage non contrôle 🙂

    SInon j’oscille sans soucis avec le 60D entre 100 et 1600 voir 2000 Iso sans ‘taches’…

    JC

    18 septembre 2014
  • Perso je monte rarement au dessus de 400 isos, question de gout car mon boitier peu monter très haut. j’ai je fait peu de photos en basse lumière.

    20 septembre 2014
  • pour moi je règle les Iso en auto verrouillage à 300 Iso max. Sinon en manuel à 100 voir 200 Iso.

    Merci pour tes conseils, toujours tres utiles et Bonne continuation à tous !

    22 septembre 2014
  • Si votre appareil permet de fixer des valeurs plafond quant à la montée ISO, utilisait cette fonction. Si non, éviter les modes automatiques quitte à replonger dans le manuel d’utilisation de votre appareil ou de revoir la théorie des ISO afin d’en comprendre les principes.

    cordialement Aziz

    24 septembre 2014
  • J’utilise toujours la sensibilité iso au plus bas de sorte à gagner toujours en qualité quand c’est possible. Le fait de laisser l’appareil photo gérer la sensibilité iso automatiquement ne m’autorise aucun contrôle.
    Mais je reconnais que ça peut être pratique dans certaines situations.

    25 septembre 2014
  • Un sujet intéressant la sensibilité ISO automatique!
    – Passer en auto ou pas dépend du contexte.
    Par exemple, si on se balade dans un endroit dégagé, et que le ciel est gris, on sait qu’on aura très peu de variations de lumières au cours de notre séance. dans ce cas là, le mode manuel est préférable. Au moins, pas de risque de mauvaise surprise.
    Si par contre le soleil est très fort, et qu’au cours d’une balade on passe tantôt en plein soleil, tantôt dans une foret très épaisse et sombre, le mode auto sera beaucoup plus efficace, et évitera des oublis (tout le monde sait de quoi je parle, ça arrive à tout le monde 😉 ).
    – Passer en auto ou pas dépend du type de photos prises
    En photo de rue, préférer les ISO auto, pour avoir ça de moins à gérer. En studio par contre, on passe en manuel, pour mieux contrôler le résultat.
    – Passer en auto ou pas dépend du niveau
    Pour un débutant, il sera plus facile de passer en ISO auto, pour se concentrer sur le couple ouverture/vitesse. Ça laisse un peu plus de droit à l’erreur. Une fois ce couple bien maitrisé, passer en ISO manuel, pour apprendre à contrôler totalement l’exposition, et rester en manuel jusqu’à bien maitriser le triangle Ouverture / vitesse / Sensibilité. Une fois que tout ça est bien maitrisé, vous êtes libre de faire vos choix, en connaissance de cause.

    27 septembre 2014
  • Bonsoir,
    Merci pour toutes ces infos.
    J ai un Nikon D90. Que je sois en P , S et A
    Je ne sais pourquoi je n’arrive pas à régler la sensibilité iso en automatique ‘( l option automatique reste grisée ) quelque soit le mode.
    Pourriez-vous maider ?

    14 décembre 2014
  • Bonjour,
    J’ai un Sony Alpha 37 dont je suis très content. Il s’auto-limite à 3200 isos mais je trouve que le bruit est trop important et je ne sais pas trop bien le corriger.
    Alors, du coup, je pose la question à tout le monde, au cas où quelqu’un possède aussi cet appareil : y a-t-il moyen de fixer soi-même la sensibilité iso maximale en automatique ?
    En fait, du coup, j’ai tendance à ne pas laisser la sensibilité iso en automatique et à la régler manuellement en montant peu à peu mais sans aller trop haut… mais je préférerais la fixer à 1600.
    Merci.

    30 août 2015
  • « Montée la sensibilité iso en dernier recours »? pas d’accord : cela permet de volontairement réduite le temps d’ouverture, ce qui peut être un vrai choix dans certaines situations…

    18 février 2016
    • « Ça peut se passer dans deux cas :

      Vous ne pouvez pas faire mieux techniquement: par exemple si vous avez atteint l’ouverture maximale, et/ou si une vitesse plus lente provoquerait du flou de bougé.
      Vous êtes limité par votre intention photographique : par exemple si vous souhaitez une grande profondeur de champ, et/ou figer un sujet rapide. »
      Faut lire jusqu’au bout ^^.

      18 février 2016
  • Toujours très intéressants vos articles! Une question pourtant qui n’a jamais été évoquée: la course aux pixels étant une aberration est-ce la peine de choisir une résolution de 16 millions de pixels quand on veut simplement visionner ses photos sur un écran HD qui donne une image de 2 millions de pixels? Quelle est la résolution la plus recommandable quand on ne souhaite pas faire de grands agrandissements?

    28 février 2016
    • Bonsoir Francis,
      les appareils actuels proposent de toute façon rarement moins de 12MP (si je ne me trompe pas, le dernier dans ce cas date de 2013). Après, l’exemple de l’écran te donne raison…pour l’instant. Sachant que les télés voient leurs résolution multipliée par 4 à chaque bond (2 MP en FullHD->8MP en 4K qui se répandent de plus en plus, des télés 8K ont même déjà été conçues, soit 32MP), ce n’est pas la même situation avec des impressions type 10×15 ou A4, où 16MP seront largement suffisants aujourd’hui comme demain. Dans le fond, la résolution la plus recommandable sera celle du boitier qui te correspond dans la mesure où tu ne peux pas demander au constructeur de te fournir une résolution sur mesure 😉 . En bref, si l’appareil qui te plait fournit des images de 16MP, fais des images de 16MP ^^.

      28 février 2016
    • Bonjour Francis,
      Alex t’a très bien répondu – merci Alex 😉
      Les tailles d’écran évoluant très vite aussi, il n’est peut-être pas très judicieux de bouder les pixels – regarde les photos qu’on prenait avec les 1ers téléphones, sur un écran de PC, c’est bien décevant aujourd’hui!!
      Pour compléter, je dirais que ce n’est pas seulement la résolution en pixels qui compte mais la densité de photosites suivant la taille du capteur. Si je parle chinois, je te conseille cet article. Personnellement je préfère les densités moins fortes car les photos en sortent bien souvent de meilleure qualité, et le boîtier en tire une meilleure réactivité.

  • Merci !
    Ce site est une pure merveille pour les débutants !
    Je comprends enfin tous ces termes barbares, à moi les jolies photos ! 🙂

    25 février 2017