Comprendre l’indice de lumination et la correction d’exposition
« L’indice de quoi ? »
L’indice de lumination (IL), aussi appelé Exposure Value (EV) en anglais, ou plus simplement « stop« , est la manière qu’utilise votre appareil pour mesurer la luminosité. Voyons comment comprendre ce concept va vous permettre de maîtriser la fonction de correction d’exposition de votre appareil.
(Dans la suite de l’article, j’utiliserai indifféremment le terme stop, IL ou EV.)
Qu’est-ce qu’un « stop » ?
Si vous avez pas mal lu sur la photo, notamment en anglais, vous avez peut-être déjà rencontré ce terme employé à toutes les sauces, avec des formulations compliquées. Dédramatisons le concept : les stops/EV/IL sont juste une manière de mesurer la lumière.
Pour faire simple, à chaque fois que vous doublez la quantité de lumière, vous augmentez d’1 EV, et à chaque fois que vous divisez la quantité de lumière par deux, vous diminuez d’1 EV. Exemple simple : admettons que 2 ampoules soient équivalentes à 0 EV. Si vous éclairez avec 1 ampoule, vous serez à -1 EV (vous diminuerez la luminosité d’1 stop), et si vous éclairez avec 4 ampoules, vous serez à + 1 EV (vous augmenterez la luminosité d’1 stop). Un stop n’est donc pas une quantité de lumière absolue, mais une différence entre deux quantités de lumière.
Vous voyez ? C’est tout simple en fait !
La relation avec l’ouverture, la vitesse d’obturation et la sensibilité ISO
Mettons donc ce concept en relation avec ce que vous devez mieux connaître, à savoir les 3 piliers du triangle de l’exposition. Vous allez voir, c’est assez simple
La sensibilité ISO
Commençons par le plus simple : quand on double la sensibilité ISO, on augmente d’1 stop (si les autres paramètres restent identiques bien sûr). C’est logique, puisque doubler la sensibilité double la quantité de lumière perçue par l’appareil. Ce qui est la définition même d’augmenter l’exposition d’1 stop.
Sur les appareils d’entrée de gamme, vous ne pouvez modifier la sensibilité ISO que par palier d’1 stop, ce qui est donc plus simple. Mais nous allons voir que pour les deux autres paramètres, vous avez la possibilité de réaliser des réglages plus précis.
La vitesse d’obturation
C’est assez intuitif également : si vous doublez le temps d’exposition, vous augmentez l’exposition d’1 stop. Exemple, si on considère que 1 seconde correspond à 0 IL, 2 secondes correspond à +1 IL, et 0,5 seconde à -1 IL.
Il faut simplement prendre garde, car le plus souvent vous réglez la vitesse d’obturation par paliers de 1/3 stop ou 1/2 stop (selon es préférences que vous avez définies).
L’ouverture
L’application du principe est un peu moins intuitive pour l’ouverture : en effet, les f/nombre qui définissent l’ouverture sur votre appareil ne sont pas linéaires. C’est-à-dire que f/8 ne correspond pas à une quantité de lumière double par rapport à f/16 par exemple. Il est inutile d’expliquer pourquoi, mais je vais donc vous donner les ouvertures qui correspondent à des paliers de +/-1 EV : f/1, f/1.4, f/2, f/2.8, f/4, f/5.6, f/8, f/11, f/16, f/22, f/32. Entre chacune de ces ouvertures, il y a donc une différence de 1 stop.
Là aussi, vous pouvez régler par cran d’1/3 ou 1/2 EV. Et donc, si vous augmentez l’ouverture d’un cran, vous pouvez augmenter la vitesse d’obturation (la rendre plus rapide) d’un cran également. Mais comme c’est différent des ISO qui fonctionnent par stops entiers, il faut faire attention.
Le flash
Je ne m’étendrai pas sur le sujet car je ne le maîtrise pas encore, mais de la même façon que doubler le nombre d’ampoule augmente l’exposition d’un IL, doubler la puissance d’un flash augmente également l’exposition d’1 IL, puisqu’on double la quantité de lumière. Ça paraît assez intuitif
Et concrètement ?
Concrètement, connaître ceci vous aidera beaucoup en mode manuel. En effet, pour maintenir votre exposition tout en changeant votre ouverture par exemple, vous serez obligés de jouer sur les autres paramètres pour compenser.
Exemple concret : votre exposition est correcte à ISO 400, 1/100ème et f/4. Vous souhaitez ouvrir jusqu’à f/2.5, soit +1,3 EV. Vous allez donc devoir compenser de -1,3 EV les autres paramètres pour que votre image ne soit par sur-exposée. Vous pouvez par exemple diminuer la sensibilité à ISO 200 (-1 EV), et augmenter la vitesse d’obturation à 1/130 (-1/3 EV).
Vous allez me dire que vous n’utilisez pas souvent le mode manuel (et vous n’avez pas forcément tort), mais voyons ensemble en quoi avoir lu l’article jusqu’ici peut vous aider à utiliser à bon escient une fonction de votre appareil : la correction d’exposition.
Comment et quand utiliser la correction d’exposition ?
Comment ça marche et dans quels modes ?
Petit rappel tout d’abord : dans les modes semi-automatiques (programme, priorité à l’ouverture et priorité à la vitesse), votre appareil détermine tout seul un ou plusieurs paramètres de l’exposition pour obtenir une exposition correcte. Cette exposition est déterminée par les dispositifs de l’appareil selon le mode de mesure de la luminosité que vous avez défini.
La fonction de correction d’exposition permet de forcer l’appareil à sur-exposer ou sous-exposer par rapport à l’exposition qu’il a calculée. Sur les appareils d’entrée de gamme, votre marge de manœuvre par rapport à cette exposition calculée automatiquement est en général de +/- 2 EV. Pour modifier cette correction, il suffit en général de maintenir enfoncé le bouton consacré (voir votre manuel si vous ne trouvez pas le bouton), et de bouger la molette.
En mode manuel (M), cette fonction est inutilisable, puisque vous contrôlez tous les paramètres de l’exposition et pouvez donc sous-exposer ou sur-exposer vous-même. En revanche, vous pouvez l’utilisez dans les 3 autres modes créatifs :
- en mode P, l’appareil va modifier le couple ouverture/vitesse
- en mode Av ou A, l’appareil va conserver votre choix d’ouverture et donc jouer sur la vitesse d’obturation
- en mode Tv ou S, l’appareil va conserver votre choix de vitesse et donc jouer sur l’ouverture
Pourquoi et quand utiliser cette fonction ?
D’abord, l’exposition « correcte » que détermine votre appareil n’a de correcte que le nom : en effet, l’appareil cherche à ce que toutes les zones de l’image soient « correctement » exposées, c’est-à-dire qu’on les voie bien et en détails. Or, ce n’est pas toujours votre souhait photographique : vous pouvez souhaiter sur-exposer ou sous-exposer votre image volontairement pour créer un effet ou une ambiance. (A ce sujet, voir mon article « l’exposition parfaite n’existe pas« .)
Sur l’exemple de la photo de concert que je connais assez bien, je n’ai pas besoin de voir le fond de scène, qui de toute façon est noir
De plus, le fait qu’il soit sombre contribue à isoler mon sujet. Le premier réflexe est de changer le mode de mesure de la luminosité bien sûr, mais il arrive que ça ne suffise pas. On y reviendra
Dans quelles situations utiliser la correction d’exposition donc ?
Votre appareil à une tendance à sur-exposer ou sous-exposer
Ça ne m’est pas arrivé personnellement, mais il arrive que certains modèles aient une tendance à sous-exposer ou sur-exposer. Il suffit de déterminer de combien d’IL, et de corriger l’exposition en conséquence.
Les zones de l’image ne sont pas toutes aussi lumineuses
Que ce soit un sujet plus sombre que l’arrière-plan ou un ciel trop lumineux, ce problème arrive souvent. On peut utiliser cette fonction pour régler le problème, mais je vous conseille tout de même de jouer de préférence sur le mode de mesure de la luminosité, qui est justement conçu pour répondre à ce genre de situations.
Vous avez besoin d’une vitesse d’obturation plus élevée
Je reprends ici l’exemple de la photo de concert : il n’y a pas de lumière donc j’ouvre au maximum et je pousse ma sensibilité ISO au maximum. Je me place en mode de mesure spot pour signaler à l’appareil que je souhaite exposer correctement uniquement le musicien ou le chanteur, et pas le fond. Malgré tout, la vitesse d’obturation est toujours insuffisante pour figer le mouvement. Je décide que je préfère une photo un peu sombre et nette à une photo mieux exposée mais floue. Je règle donc la correction d’exposition sur un chiffre négatif (qui dépend de la situation bien évidemment). Ainsi, l’appareil sélectionne une vitesse d’obturation plus rapide, ce qui me permet de figer le mouvement. Un autre choix serait d’utiliser le mode manuel.
Autre exemple : la photo animalière. Vous shootez à main levée un oiseau en vol au 400 mm (c’est une mauvaise idée mais passons ;D). Vous avez donc besoin d’une bonne vitesse à la fois pour figer le mouvement et pour éviter tout flou de bougé. Mais il fait un peu sombre, et réglez l’ouverture et la sensibilité au maximum ne suffisent pas. Là aussi vous préférez une image un peu sombre et nette, et donc vous réglez la correction sur un chiffre négatif afin d’augmenter la vitesse d’obturation.
Voilà, j’espère que cet article vous aura permis de bien comprendre la notion de « stop »/exposure value/indice de lumination, et de percer le mystère du bouton de correction d’exposition. N’hésitez pas à poster un commentaire si vous voyez d’autres utilisations de ce bouton ou si vous avez des questions
Sur le même sujet
Article du 14 octobre 2010.
- Les tweets qui mentionnent Comprendre l’indice de lumination et la correction d’exposition | Apprendre la photo — Topsy.com
- La vitesse d’obturation
- Les abréviations des objectifs photo
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il y a environ 1 an
>> Votre appareil à une tendance à sur-exposer ou sous-exposer => c’est aussi une affaire de goût. Personnellement, je trouve que mes appareils canon sur-exposent un peu trop pour à goût et je corrige systématiquement avec un -1/3 d’IL.
il y a environ 1 an
d’ailleurs du temps de l’argentique et lorsque le marché n’était pas mondialisé les boîters étaient calé différemment selon les pays. Avec le numérique il est possible d’avoir une correction permanente sur le boitier (en tout cas sur les Nikon) indépendamment de l’utilisation de la correction d’expo
il y a environ 1 an
merci beaucoup pour cet article.. je vais justement le mettre en pratique dans peu de temps, j’ai fait une série de photos hier et mes photos étaient surexposées et sur le coup pas pensé à corriger l’exposition.. n’y ais pensé qu’une fois repartie… c’est balot mdr…
il y a environ 1 an
D’ailleurs pour utiliser la technique d’exposition à droite, on utilise la correction d’expo.
D’après ce que j’ai lu vaut mieux une image un peu sur-exposée qu’on rattrape ensuite en post-traitement qu’une image sous-exposée qui produira du bruit si on au augmente l’expo ensuite, on garde aussi plus de détails dans les hautes lumières que dans les basses.
Bon bien sûr tous dépend des situations.
il y a environ 1 an
c’est ce qui se dit mais ça risque d’être de moins en moins nécessaire vu les progrès des capteurs et des logiciels de dématriçage (ça se dit ?)
il y a environ 1 an
Salut
« l’appareil cherche à ce que toutes les zones de l’image soient « correctement » exposées, c’est-à-dire qu’on les voie bien et en détails. »
Pas vraiment ça la mesure de lumière fonctionne même si la mise au point est floue
en fait l’appareil considère que le monde entier a un pouvoir de réflexion de la lumière de 18% (alors qu’en réalité ça varie selon les matières, les objets etc mais c’est une moyenne) et il essaye de faire en sorte que la luminosité de la scène se rapproche de ce fameux 18% ce qui explique par ex que la mesure ne fonctionne pas correctement devant un sujet tout blanc (sous-expo) ou tout noir (sur-expo).
Sinon j’avoue que je n’aurai pas penser utiliser la correction d’exposition pour compenser un manque de lumière et augmenter ainsi la vitesse. Je note l’idée pour tester.
Dans un cas pareil moi je passe en mode priorité vitesse justement pour fixer ma vitesse de sécurité, augmentation des iso au max admissible et comme de tout façon on manque de lumière l’objectif est ouvert au max. Bon le résultat est le même mais ça me semble plus logique
il y a environ 1 an
Effectivement, c’est l’explication plus précise, d’où la sous-exposition systématique des paysages neigeux par exemple
J’ai tenu à faire plus simple au moins au sein de l’article, sinon ça aurait franchement été prise de tête
Passer en mode priorité vitesse est une option, mais dans le cas où la lumière est changeante, quand elle augmente tu vas gagner sur l’ouverture, et non pas la vitesse. Tout dépend sur quel point on veut gagner en priorité effectivement, mais en ce qui me concerne en situation de concert je préfère gagner sur la vitesse.
Mais il est vrai que c’est un choix qui dépend de la situation.
En effet, l’ouverture restera de toute façon faible, donc impossible de gagner de façon réellement visible en profondeur de champ. Je préfère donc gagner 1/30 ou 1/50ème afin de mieux figer le mouvement
il y a environ 1 an
Merci, je suis régulièrement tes publications.
Vas-tu aborder la digiscopie dans la suite. Je n ‘y connais rien et j ‘aimerais savoir comment coupler a un longue vue un reflex ou compact ou utiliser des bagues.J ‘ai le temps .
MERCI . LOUIS
il y a environ 1 an
Ce n’est pas prévu, je ne connais pas du tout le domaine. Cela dit, de ce que j’en sais il est assez aisé d’adapter un compact sur une longue vue. Mais avec une qualité d’image de compact, l’impossibilité de réaliser une mise au point précise, des problèmes à avoir une exposition correcte si la lumière est insuffisante, etc…
Utiliser un reflex en digiscopie est possible mais plus complexe, et on perd l’autofocus si mes renseignements sont exacts.
Mais une recherche Google devrait t’aider, les sites d’amateurs de digiscopie ont l’air assez nombreux
il y a environ 1 an
Je te remercie pour ta réponse rapide. Cela n ‘empêche que j ‘apprends encore dans tes publications que je continue a suivre.
il y a environ 1 an
Je me posais justement la question de l’utilité de cette correction d’exposition. Spontanément je serai passé en mode manuel pour faire ce que cette correction fait. Mais c’est effectivement peut-être plus rapide par ce biais là…
Encore merci pour cet article !
il y a environ 1 an
Mon Pentax K20d a une tendance à sous-exposer légèrement par défaut. Je lui apporte donc une correction permanente de + 0,7 EL.
il y a environ 1 an
Merci encore une fois de plus pour cet article et cet apprentissage.
J’avoue que je me sers de la sur ou sous expo, j’en ai compris l’utilité, mais je ne savais pas trop ce que je faisais jusque là!
il y a environ 1 an
Bonjour
merci pour cet article qui fixe bien les notions de base de l’exposition.
Une question: y a t’il une similitude entre la notion de « stop » et de « diaphragme »?
On lit souvent dans des articles la notion de +/- 1 IL = +/- 1 diaphragme.
merci
Daniel
il y a environ 1 an
Oui, voilà, c’est la même chose ! J’ai préféré ne pas utiliser le mot « diaphragme » car je trouve qu’il porte à confusion. En effet, on pourrait facilement penser que ça ne concerne que l’ouverture du dit diaphragme, alors que ça concerne également la vitesse et la sensibilité. Je trouve le terme anglo-saxon « stop » meilleur, même si j’aimerais en trouver une traduction française idéale (j’ai pensé à « cran » par exemple, mais ce n’est pas couramment employé, et don aurait pu vous perturber si vous lisez des articles sur le sujet ailleurs
).
il y a environ 1 an
Il y a l’acronyme IL qui est lui bien français (Indice de Lumination)
le terme cran est assez utilisé tout de même.
il y a environ 1 an
en me documentant sur les conseils de photo pour la neige, j’avais trouvé un article sur le sujet, ou il est dit qu’une cellule ne peut savoir si ce qu’elle voit est de l’herbe verte ou de la neige, qu’elle considère tout comme gris moyen avec une reflectance de 18%. Elle fera donc en sorte que la neige sorte grise. En sur-exposant, on lui rend sa luminosité. Ton article arrive à point pour compléter mon information.
il y a environ 1 an
Bonsoir !
Tout d’abord, je voulais te féliciter pour ton site et tes explications très précises.
C’est un bonheur de te lire à chaque lettre que tu nous envoies.
J’aurai voulu savoir la correspondance entre la mesure de lumière et la correction de l’exposition à apporter en fonction du rendu de couleur recherché.
Comment savoir sur quelle couleur ou quelle source lumineuse effectuer la mesure de lumière ou obtenir une exposition correcte qui va bien refléter la réalité ?
Si on fait la mesure sur un objet blanc, celui-ci va être exposé correctement mais le noir va être sous-exposé.
Inversement, si on fait la mesure sur un objet noir, celui-ci va être exposé correctement mais le blanc va être sur-exposé, voir « cramé ».
Pourtant, les deux couleurs vont tendre vers le gris.
Pour rétablir les bonnes valeurs de couleurs et éviter les zones sur et sous-exposées, il va falloir jouer sur la
molette de correction d’exposition.
La question que je me pose est de savoir de combien faut-il corriger pour obtenir des blancs et des noirs corrects et fidèles à la réalité ?
Doit-on se dire que le noir absolu sans détails se situe à -2 IL et le blanc absolu à +2IL, le 0 représentant le gris à 18% ?
En conséquence, pour obtenir une neige blanche avec ses détails, on devra opter, pour une mesure donnée par l’appareil, pour une correction de +1 1/3 ou +1 2/3 IL suivant les appareils ?
le but est de trouver de suite la meilleure exposition (et sa correction), sans pour autant passer par la visualisation sur l’histogramme et ainsi recommencer plusieurs fois la même photo.
Le mode manuel permet de visualiser l’exposition correcte grâce à la règle indicatrice de l’exposition, on reste sur le 0 pour une exposition correcte et on adapte vitesse et ouverture en fonction de ce que l’on veut obtenir.
On a donc un indicateur visuel qui nous renseigne en direct sur l’exposition que l’on va obtenir.
Mais en mode Av ou Tv, qu’est-ce-qui nous renseigne sur cette exposition si ce n’est le fait d’avoir réglé la barre sur le 0 qui correspondrait à une exposition correcte ?
Comment sait-on si l’exposition sera correcte ou si il va falloir sur ou sous-exposer et de combien d’IL ?
En espérant avoir été assez clair car c’est difficile d’expliquer ce que l’on veut par écrit.
Merci de bien vouloir me répondre car je bute sur ces éléments et je n’arrive pas à trouver de réponses satisfaisantes à ces questions.
Cordialement,
JCM
il y a environ 1 an
==> La question que je me pose est de savoir de combien faut-il corriger pour obtenir des blancs et des noirs corrects et fidèles à la réalité ?
La réponse est : ça dépend !
Il n’y a pas de valeur fixe !
Les paramètres à prendre en compte, sont l’illumination de la scène (beaucoup de lumière ou pas, directe / indirecte…), la couleur des objets (entre un blanc pur et un gris très pâle, ce n’est pas exactement la même chose).
Sans parler des goûts, certains sous-exposeront une scène pour avoir des images plus denses, alors que d’autres non…
De plus, si la plupart des appareils ne tiennent pas en compte de la couleur pour calculer l’exposition, certains Nikon la prennent en compte…
Pour ce qui est des modes Av/Tv ou manuel, la mesure d’exposition est la même, c’est juste la façon de décaler l’exposition qui change.
Donc, à part l’expérience et l’expérimentation, il n’y a pas de méthode sûre et fiable.
Ah si, il y a le posemètre manuel pour ça, mais ce n’est pas pour débuter.
il y a environ 1 an
j a très bien résumé le problème. Tu ne peux pas savoir exactement où faire la mesure de l’exposition, mais une chose qui peut t’aider est le mode de mesure de la luminosité.
Par exemple, en mode de mesure évaluative, l’appareil prend en compte la luminosité de toute l’image, et fera en sorte (dans la mesure du possible) que les blancs et les noirs soient bien exposés.
En mode de mesure spot (pour prendre l’autre extrême), l’appareil ne va mesurer l’exposition que sur la zone que tu souhaites, et ne s’occupera pas du reste.
Cas typique : un portrait avec le soleil derrière. Si tu veux que le visage soit correctement exposé, une mesure spot exposera le visage correctement mais cramera le ciel. Une mesure évaluative risque de sous-exposer le visage pour avoir des détails dans le ciel.
Je te laisse lire le cours sur le mode de mesure de la luminosité pour plus d’infos
il y a environ 1 an
Excellente explication !!! Merci pour tes efforts et ton travail sur notre passion !!!
il y a environ 11 mois
Bonjour,
Sans rentrer dans les détails techniques, et pour ceux que ça pourrait intéresser, l’évolution de la quantité de lumière qui entre dans l’appareil en fonction de l’ouverture n’est effectivement pas linéaire, mais est une fonction carrée.
Cette quantité de lumière est en effet liée à l’aire du disque laissé « ouvert » par le diaphragme, qui évolue en fonction du rayon au carré, et donc de f^2
il y a environ 8 mois
« Il est inutile d’expliquer pourquoi, mais je vais donc vous donner les ouvertures qui correspondent à des paliers de +/-1 EV : f/1, f/1.4, f/2, f/2.8, f/4, f/5.6, f/8, f/11, f/16, f/22, f/32. Entre chacune de ces ouvertures, il y a donc une différence de 1 stop. »
En fait c’est assez simple là aussi, le rapport est de « racine carrée de 2″ ! Pour diviser une surface (exemple d’un carré) par 2, il suffit de diviser ses côtés par « racine carrée de 2 ~1.414…
donc on a f/1.4 x racine (2) = f/2.8, etc …
Ça n’a pas grand intérêt, mais j’aime quand c’est clair …
Encore mille mercis Laurent pour cet excellent blog. Je suis fan …
il y a environ 6 mois
bonsoir Laurent , j’aimerai que tu nous explique la règle de
f 16 ! très utilisée en argentique , elle doit aussi s’appliquer en numérique ? merci de ta réponse .
il y a environ 6 mois
Je ne vois pas trop l’intérêt.
Ce genre de « règle » était utile lorsque les appareils n’avaient pas de posemètres, ce qui est l’exception de nos jours.
Pour les détails, cf wikipedia : http://fr.wikipedia.org/wiki/R%C3%A8gle_de_f/16
De plus, la diffraction en numérique est plus visible qu’en argentique, donc fermer à f:16 ou davantage n’est pas vraiment une bonne idée.
De plus, en numérique, on peut modifier la sensibilité, du coup, cette « règle » prend un méchant coup de plomb dans l’aile…
il y a environ 6 mois
je ne vois pas pourquoi, tu es « réfractaire » à la règle f:16 pas plus qu’à l’utilisation du mode manuel ? cela rend pourtant bien service dans certaines conditions !!!! Explique moi !
Le tout auto ou semi-auto , n’est pas faire de la photo !
il y a environ 6 mois
Avec ce genre d’argument saugrenu, on ne va pas aller bien loin…
Pour ce qui est du mode manuel, je ne suis pas réfractaire, je ne sais pas où tu as trouvé ça. À ce que je sache, le mode manuel ne désactive pas pour autant le posemètre, ni le jugement du photographe ? Si tu vas voir mes dernières images de concerts, la plupart des expositions sont en manuel
Comme je le site plus haut, la règle des f:16 est une indication d’exposition d’un autre âge, vraisemblablement moins fiable que le posemètre d’un appareil alors, ok, tu peux t’en servir, c’est plus compliqué et c’est moins bien.
N’oublie pas aussi de prendre des objectifs sans autofocus pour faire de la « vraie » photo.
Dernier article de J : Whitehorse : Luke Doucet & Melissa McClelland
il y a environ 6 mois
laurent .
je suis équipé d’un D100-D2x_D2Xs- D3S et d’objectifs AIs , et de plusieurs boitiers argentique qui ont près d’I/2 siècle , Alors , ne prends pas ce ton pour répondre à ma question ,qui peut intéresser certains du site . j’apprécie ce que tu fais , mais un peu de modestie toutefois . Au plaisir de te lire ,et de te suivre .
jean louis . (d’un autre âge ,en effet )
il y a environ 6 mois
On se calme, tous les deux
Le semi-auto n’est sûrement pas de la non-photographie (voir à ce sujet le tout manuel, ça craint
), et le fait d’utiliser du matériel photo qui a 50 ans et/ou de faire de la photo depuis 50 ans ne donne pas forcément raison.
Cela dit, la règle des f/16 n’est pas inintéressante en théorie, mais il est vrai peu utilisable en pratique aujourd’hui, à moins effectivement de travailler avec des appareils sans posemètre.
il y a environ 3 mois
merci pour toutes ces informations qui franchement sont d’une immense utilité et d’un grand soutien pour les novices en photo comme moi.
Je ne me lasse pas de parcourir et de revenir sur des threads pour comprendre d’avantage de jour en jour. merci à tous et particulièrement à Laurent pour le temps consacré à son blog.
il y a environ 3 mois
La vitesse d’obturation
C’est assez intuitif également : si vous doublez le temps d’exposition, vous augmentez l’exposition d’1 stop. Exemple, si on considère que 1 seconde correspond à 0 IL, 2 secondes correspond à +1 IL, et 0,5 seconde à -1 IL.
=> Je ne comprends pas pourquoi 0,5s équivaut à -1 IL ?
multiplier par 2 le temps c’est augmenter d’1 IL ou de même diviser le temps par 2 c’est diminuer d’1 IL aussi, c’est pourquoi 0,5s=>-1 IL me semble…
il y a environ 2 mois
Bonjour et merci pour cet article,
J’ai essayé de faire des photos en utilisant le correcteur d’exposition, mais le résultat est plutôt mitigé.
Je voulais faire des photos de ma fille en intérieur (lumière halogène) en utilisant mon canon 550D + objectif 50 mm 1.8.
J’ouvrais à 2.5 – .3 (afin de laisser la lumière entrer, mais que le visage soit net et pas juste le bout du nez) et malgré cela, la vitesse n’était pas suffisante, j’ai donc utiliser le correcteur d’exposition (mais en mettant des valeurs positive) et le résultat n’est vraiment pas terrible, les couleurs sont jaunies (je peux régler ça facilement avec la balance des blancs) et l’image est toute floue (la mise au point sur le canon 1.8 est souvent limite en faible luminosité), mais niveau lumière, c’est sur que c’est nettement amélioré.
Après avoir lu ton article, je m’aperçois que tu donnes le conseil de donner des valeurs négatives, mais quelles sont les conséquences? La photo ne sera pas dès lors, encore plus sombre et donc carrément noire??
J’essaierai sans doute ce soir car je suis autant curieux que septique quant au résultat.
il y a environ 2 mois
Ton resultat est tout a fait normal Bruno. Tu fais une correction d’exposition positive, donc tu demandes a ton appareil de rendre l’image plus lumineuse. Comme tu es en priorite ouverture, il va changer la vitesse en la ralentissant, ce qui va sans doute creer du flou de bouge. La solution serait sans doute d’augmenter les ISO ici.
(ca fait partie des problemes classiques dont je parle dans mon guide « Faites vous plaisir en photographiant » d’ailleurs
)
Le jaune de l’image n’a aucun rapport avec la correction d’exposition, tu auras toujours ca en interieur si tu ne fixes pas une balance des blancs adaptee
Donner des valeurs negaytives assombrit l’image oui, mais je ne donne pas ce conseil dans toutes les situations evidemment, je n’ai jamaisdit ca.
il y a environ 1 mois
merci pour vos precieux conseils , il est vrai que l’on ne pense pas toujours a la correction d’ exposition , as tord je le reconnais .