Exposer à droite : pourquoi, comment ?

Vous avez peut-être déjà entendu ou lu ce terme ici ou là, y compris sur ce blog, mais ce n’est pas forcément une notion si évidente que ça à comprendre. Elle est pourtant essentielle pour améliorer le rendu de vos images dans des situations difficiles, notamment en lumière contrastée. Alors faisons le point !

En écoutant les différents conférenciers qui m’ont fait le plaisir de venir sur mon stand au Salon de la Photo en 2014, je me suis rendu compte que la notion d’exposition à droite était souvent évoquée, et pourtant je ne suis pas sûr à 100 % que tout le monde la comprenne à fond. Je vais donc vous expliquer de quoi il retourne. Pas de panique, ce n’est pas extrêmement compliqué.

Pourquoi exposer à droite ?

musée tableau jeunes adolescents
Rien à voir avec un musée, donc 😉

L’idée de cette technique est de tirer le meilleur du capteur de votre appareil photo. En effet, celui-ci voit moins bien que votre œil, et il va parfois falloir ruser pour rendre en photo la scène que vous avez sous les yeux.

Cela vaut en particulier dans les situations à forte dynamique, c’est-à-dire quand la scène est contrastée. Si vous avez besoin d’un rappel sur la notion de dynamique, vous pouvez regarder ma vidéo sur le sujet, ou mieux, lire l’article sur les photos contrastées.

La technique de l’exposition à droite va donc vous servir en particulier dans les situations où vous avez une forte dynamique, et c’est le cas que je supposerai aujourd’hui. Elle fonctionne particulièrement bien si la dynamique de la scène est un peu plus importante que celle de votre capteur. En pratique, elle sera moins performante si la dynamique est vraiment énorme (même si c’est mieux que rien) : dans ce cas, la meilleure option est de réduire la dynamique à la prise de vue, par exemple en utilisant un filtre gradué gris neutre (GND) en paysage, ou encore en éclairant les ombres (avec un flash ou un réflecteur).

Exposer à droite va donc vous permettre de garder un maximum de détails dans les ombres, et ça sans utiliser de technique de prise de vue un peu complexe (filtres, flash, etc.), ni de post-traitement trop chronophage, comme les techniques impliquant de prendre plusieurs expositions (exposure blending, HDR, etc.).

Cela dit, et j’insiste là-dessus, l’exposition à droite rend obligatoire le post-traitement et l’utilisation du format RAW. Si vous le faites en JPEG, vous allez souvent avoir une image d’apparence trop claire, et vous ne pourrez (presque) pas rattraper le coup.

Rappels utiles

L’histogramme

Dans cet article, nous allons beaucoup utiliser la notion d’histogramme. J’ai écrit un article complet sur le sujet, mais pour rappel, voici comment se présente un histogramme et ce qu’il signifie :

histogramme photo ombres tons moyens hautes lumières

En substance, à gauche vous avez les pixels noirs, à droite les pixels blancs, et tous les intermédiaires en niveaux de gris. Plus le pic est grand, plus il y a de pixels dans ce niveau de gris. Autrement dit, une « grosse montagne » à droite signifie beaucoup de pixels clairs, et une « plaine » à gauche signifie peu de pixels sombres (par exemple).

histogramme pixels sombres moyens clairs
La géographie de l’histogramme 😉

L’exposition

En photo, ce qu’on appelle une image exposée « normalement », c’est une photo dont les tons moyens se situent aux alentours de ce qu’on appelle le « gris moyen ». C’est d’ailleurs sur ce principe qu’est basée la mesure d’exposition de l’appareil. Par défaut, c’est comme ça qu’on va exposer une image : rendre les tons moyens… gris moyen ! (c’est ce que fait l’appareil automatiquement)

Il existe un autre principe, qu’on appelle « exposer pour une zone ». Ça signifie concrètement « faire en sorte que cette zone corresponde à un gris moyen, sans se préoccuper du reste de l’image ».

En pratique, « exposer pour le ciel » va donc vouloir dire qu’on va rendre le ciel gris moyen sans se préoccuper du reste de l’image. On utilise traditionnellement soit la mesure spot, soit la correction d’exposition.

Avec l’exposition à droite, on ne va faire ni l’un ni l’autre. J’ai simplement tenu à repréciser ces 2 méthodes « traditionnelles » que vous avez sans doute déjà utilisées, consciemment ou non.

Comment faire en pratique ?

Un (tout petit) peu de théorie

bureau imac macbook pro
N’ayez pas peur, il ne mord pas 😉 (CC BY-NC-ND Simon Collison)

Pour que vous compreniez bien, j’ai besoin de parler un tout petit peu d’une notion théorique chiante. C’est même un peu de l’informatique. Ne partez pas en hurlant et en secouant les bras, ça ne va durer qu’une minute et ça ne fait même pas mal 😉

Le fichier RAW de votre image est un fichier numérique, comme une chanson en mp3, un document en pdf, ou autre. Comme c’est de l’informatique, un fichier est en fait un ensemble de 0 et de 1. Chaque 0 ou 1 est un petit bout d’information.

Or dans le fichier RAW de votre photo, qui représente toutes les informations captées par votre appareil, il y a 4096 niveaux d’information (des blocs si vous préférez). On pourrait s’attendre à ce que la moitié gauche de l’histogramme soit dans les 2048 premiers niveaux (donc 50%), et que l’autre moitié occupe également 50 % de ces niveaux.

Mais il n’en est rien. En réalité, les hautes lumières de l’image occupent la moitié de ces 4096 niveaux. Autrement dit, il y autant d’informations (de détails, si vous préférez) dans les plus hautes lumières de l’image (les 10 % de droite), que dans tout le reste de l’histogramme.

Et ça va en diminuant : les plus basses lumières (environ 10 % de gauche) n’occupent que 16 niveaux !

Qu’est-ce que ça veut dire pour vous concrètement ? Et bien, il y a tout simplement beaucoup plus d’informations dans les hautes lumières que dans les basses lumières : il sera beaucoup plus facile d’y voir du détail. À l’inverse, il y a beaucoup moins d’informations dans les basses lumières, et donc il y aura beaucoup plus facilement du bruit. Si vous avez déjà fait des photos en basse lumière et à haute sensibilité ISO, vous avez sans doute dû le constater : la majorité du bruit se trouve dans les ombres, les hautes lumières étant en général assez propres.

Bref, il est plus aisé (= il y aura moins de bruit) de diminuer la luminosité des hautes lumières de l’image, que d’augmenter celle des ombres.

Exception importante : si vous « cramez » les hautes lumières (c’est-à-dire qu’elles sont devenues toutes blanches), vous ne pourrez en général presque pas retrouver l’information : elle est perdue à jamais.

Si vous ne comprenez pas encore pourquoi je vous dis ça, pas de panique, c’est normal. Ca va prendre sens dans 2 minutes. Prenez un plaid, un chat et une boisson chaude, ça va bien se passer 🙂

chat pull couverture
(CC BY-NC-SA Peter Nederlof)

A la prise de vue

Voyons donc comment faire à la prise de vue pour utiliser cette technique. Tout d’abord, il va falloir regarder l’histogramme sur l’appareil photo pour évaluer l’exposition. Regarder simplement l’image ne permettrait pas d’être sûr.

Pour exposer à droite, il faut juste réussir à obtenir 2 choses de l’histogramme (oui tout ça pour ça!) :

  1. Il faut que l’histogramme ne dépasse pas à droite. Un histogramme qui dépasse se présente sous la forme d’une « montagne coupée en deux ». Si vous avez ça, ce n’est pas bon : ça signifie que les hautes lumières sont cramées, et que vous allez perdre de l’information.
    mauvais histogramme exposition à droite
    Ce que vous ne voulez PAS avoir : une montagne coupée.
  2. Il faut que l’histogramme soit le plus à droite possible, tout en respectant le point précédent : c’est-à-dire que les hautes lumières ne doivent pas être coupées. Ça correspond le plus souvent à une « montagne » à droite, mais pas coupée en deux. La base de la montagne doit avoir un tout petit espace avec la limite de droite. (En paysage, vous pouvez être vraiment limite. Prenez un peu plus de marge en portrait, sinon vous pourriez avoir un rendu bizarre sur les peaux.)
    photo exposition à droite histogramme hautes lumières à droite
    Exactement ce que vous cherchez : les plus hautes lumières à droite (la montagne) ne coupent pas le bord.

Donc si vous vous souvenez du paragraphe juste avant (j’espère ! :P), en faisant ça, on obtient 2 effets positifs :

  1. On évite de perdre de l’information irrémédiablement en cramant les hautes lumières (puisqu’on évite la « montagne coupée »).
  2. On met le maximum d’informations dans les hautes lumières, là où le capteur enregistre le plus d’informations (puisqu’on décale au maximum à droite, vers les hautes lumières). C’est ça tout le principe de l’exposition à droite.

Attention : il est NORMAL que la photo puisse apparaître trop claire sur votre écran (ou parfois trop sombre). L’idée est juste d’avoir le maximum d’informations possibles, pour ensuite optimiser le résultat en post-traitement. Vous allez voir que tout va se révéler à ce moment-là.

Astuce plus avancée : pensez à regarder non seulement l’histogramme du mélange des couches (l’histogramme « blanc »), mais aussi ceux des trois couches Rouge, Vert, et Bleu : parfois, il y aura une « montagne coupée » dans une des couches. Dans ce cas, essayez de sous-exposer encore un peu (ça pourrait notamment donner un effet bizarre sur les peaux, ou si vous avez des spots très colorés dans l’image, comme en photo de concert avec les fameux Spots Rouges De La Mort).

 

Quel outil utiliser ?

Dans certains cas, vous allez avoir un histogramme qui correspond déjà à ces 2 critères. Si ce n’est pas le cas, il vous faut utiliser la correction d’exposition. C’est le meilleur outil pour ça, car il est très simple et intuitif :

  • Si votre histogramme est trop à droite (trop clair, avec une « montagne coupée »), il suffit d’assombrir l’image en utilisant une correction d’exposition négative (- 2/3 ou -1 par exemple).
  • Si votre histogramme est trop à gauche (trop sombre, trop à gauche), il suffit d’éclaircir l’image en utilisant une correction d’exposition positive.

correction d'exposition curseurs exposition à droite histogramme

De plus, il y a un outil très intéressant sur pas mal d’appareils, notamment les appareils photo hybrides : la mise en évidence des hautes lumières cramées. Le plus souvent, quand vous activez l’option, l’appareil fait clignoter les blancs cramés. Ça permet de détecter les toutes petites zones cramées qui ne sont pas évidentes sur l’image, ni sur l’histogramme.

Si vous en détectez, vous pouvez soit sous-exposer encore un peu pour y récupérer du détail, soit décider de les ignorer (par exemple si ce sont des sources de lumière qui sont de toute façon censées être blanches, comme des lampadaires).

Quelques exemples

La même scène avec et sans l’exposition à droite

Pour l’exemple de l’article, j’ai pris une photo le soir chez moi, d’un objet contrasté (un ampli de couleur noire avec des VUmètres illuminés), et à haute sensibilité ISO (6400 ISO sur Canon 5D MkIII), pour que vous voyiez bien l’effet. J’ai d’abord pris la photo avec l’exposition automatique de l’appareil, puis avec une correction d’exposition de +1 : avec cette valeur, aucune haute lumière n’est cramée (excepté le VUmètre lui-même, qu’on ignorera pour l’exemple).

VUmètre f/1.4, 1/10s, 6400 ISO (directement dans Lightroom, sans correction de la luminosité) exposition à droite
f/1.4, 1/10s, 6400 ISO (directement dans Lightroom, sans correction de la luminosité)
VUmètre f/1.4, 1/5s, 6400 ISO (directement dans Lightroom, sans correction de la luminosité) L'image est plus lumineuse, logiquement. exposition à droite
f/1.4, 1/5s, 6400 ISO (directement dans Lightroom, sans correction de la luminosité) L’image est plus lumineuse, logiquement.

Ensuite, j’utilise Lightroom pour corriger l’exposition de la prise de vue où j’ai utilisé l’exposition à droite. Pour récupérer le même rendu, je baisse de -1. Comme vous pouvez le voir, on voit difficilement la différence avec la version « normale » :

 

Vumètre f/1.4, 1/5s, 6400 ISO : avec -1 en Exposition dans Lightroom, le rendu est le même. exposition à droite
f/1.4, 1/5s, 6400 ISO : avec -1 en Exposition dans Lightroom, le rendu est le même.

 

Reste à vous montrer la différence : zoomons à 100% sur les deux images pour voir le bruit (sans correction du bruit dans Lightroom, pour mieux voir).

Voici le bruit sans utilisation de l'exposition à droite (cliquez sur l'image pour voir en grand). exemple exposition à droite
Voici le bruit SANS utilisation de l’exposition à droite (cliquez sur l’image pour voir en grand).
Et voici le bruit AVEC utilisation de l'exposition à droite (cliquez sur l'image pour voir en grand). exemple exposition à droite
Et voici le bruit AVEC utilisation de l’exposition à droite (cliquez sur l’image pour voir en grand).

Comme prévu, on voit bien que l’image est beaucoup plus propre avec l’utilisation de cette technique 😉

Exemples pratiques avant/après

J’ai décidé de vous montrer également quelques photos « de la vraie vie », prises avec l’exposition à droite. L’idée est de vous montrer que la photo de base à l’importation dans Lightroom est souvent fade et/ou trop claire, et qu’une fois bien post-traitée, elle révèle toute sa qualité.

photo montagne avec et sans exposition à droite différence
Déjà utilisé dans un précédent article, mais vous voyez la différence !

 

Sur l'image d'origine, l'histogramme est presque calé à droite. On voit qu'au post-traitement, je l'ai redécalé à gauche, notamment en diminuant les hautes lumières du ciel avec un filtre gradué. photo montagne avec et sans exposition à droite différence photo paysage mouton plaine
Sur l’image d’origine, l’histogramme est presque calé à droite. On voit qu’au post-traitement, je l’ai redécalé à gauche, notamment en diminuant les hautes lumières du ciel avec un filtre gradué. (Cliquez sur la photo pour agrandir)

 

Cas moins classique ici : sur la photo d'origine, les hautes lumières sont bien calées à droite (on voit qu'il y a peu d'espace), même si ça ne forme pas de pic. L'essentiel est que rien ne soit cramé, ce qui me permet de récupérer des détails dans le ciel. photo montagne avec et sans exposition à droite différence bateaux
Cas moins classique ici : sur la photo d’origine, les hautes lumières sont bien calées à droite (on voit qu’il y a peu d’espace), même si ça ne forme pas de pic. L’essentiel est que rien ne soit cramé, ce qui me permet de récupérer des détails dans le ciel.

Le post-traitement

Une fois que vous avez bien géré la prise de vue, il est temps de faire le post-traitement de l’image. Il n’y a rien de bien compliqué à ça, mais ça peut surprendre au début, car l’image aura sans doute une allure pas géniale, comme vous avez pu le voir dans les exemples du dessus.

Si la photo est globalement trop lumineuse, vous allez pouvoir descendre l’exposition globale de l’image, ou seulement les hautes lumières. L’intérêt est que les ombres garderont du détail, contrairement à une photo prise sans cette technique. Alors certes, parfois ce n’est pas important, et on veut éliminer le détail dans les ombres. Mais il est plus facile de détruire que de créer : cette technique permet d’avoir la possibilité de retrouver du détail. A vous de voir si vous l’utilisez ou pas 🙂

 

Si au contraire la photo est plutôt sombre, vous allez pouvoir récupérer du détail dans les ombres en remontant leur luminosité. Ça va créer du bruit, mais vous n’aurez perdu d’information nulle part, puisque les hautes lumières ne seront pas cramées.

 

Enfin, si vous êtes un peu perdu au post-traitement, rassurez-vous : ça reste une interprétation personnelle. Fiez-vous à votre œil, il s’améliorera avec le temps. Si vous n’êtes pas sûr de votre traitement, une technique qui fonctionne bien est de revenir dessus quelques jours plus tard, pour avoir un œil neuf, et détecter ce que vous auriez pu faire mieux.

En plus, j’avais fait une vidéo pour vous montrer un post-traitement sur une photo de ce type, donc n’hésitez pas à la regarder si vous hésitez sur la démarche à adopter :


 

J’espère avoir fait le point sur ce concept important pour les photographes un petit peu avancés (ce n’est pas la priorité quand on débute). Postez un commentaire si vous avez des questions, et pensez à partager l’article avec vos amis, ça pourrait leur servir ! 🙂

Et n’oubliez pas de partager l’article ! 🙂

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142 commentaires
  1. J’ai bien compris l’intérêt de l’exposition à droite, mais plusieurs choses me chiffonnent : comment peut-on visualiser l’histogramme en RAW AVANT la prise de vue sur un boitier reflex ? Dès lors, comment savoir si je dois sous exposer ou sur exposer et de combien ? Enfin, en supposant que mon boitier (Nikon D750) puisse visualiser l’histogramme à la prise de vue, il ne me semble pas possible d’étudier cet histogramme dans le feu de l’action photographique. Merci de m’éclaircir sur ces points.

    1. Il faut d’abord prendre la photo, regarder l’histogramme sur l’appareil photo et éventuellement refaire la photo si l’exposition ne convient pas.

      1. Merci pour votre commentaire. C’est bien ce que je craignais. Donc cette technique n’est utilisable qu’en photo de paysage où on a le temps de peaufiner sa photo. En photo d’action, de sport ou animalière, je me vois mal regarder l’histogramme après chaque photo prise.

        1. Si c’est possible, il suffit de faire des photos tests avant… C’est de toutes façons ce qu’il faut faire avant n’importe quelle photo: On shoot vite fait sans cadrer précisément, on regarde l’histo et on règle l’appareil en fonction. Ensuite si la lumière ne change pas tu peux faire 1000 photos sans regarder ton histogramme. Après évidemment, si tu changes d’angle et que tu as plus de ciel (ou moins), ou que tu passes d’une photo en clairière alors que tu étais en sous-bois, la lumière change, donc tu repasses forcément par la case histogramme. Un gros nuage arrive ou s’en va, ça change les conditions de luminosité et il faut re-régler ton exposition. Ou en concert, en intérieur, pareil, si la lumière change, ben faut s’adapter…

          1. Merci pour ces précisions. J’ai gardé les habitudes de la photo argentique que j’ai longtemps pratiquée et cette utilisation de l’histogramme à la prise de vue ne m’est pas encore habituelle. J’en vois mieux l’intérêt et je vais m’appliquer à l’utiliser.

  2. Si j’ai bien compris, une partie du travail de post-traitement va consister à « ramener l’histogramme sur la gauche » pour avoir une exposition correcte, mais avec les détails récupérés dans les hautes lumières. Y’a de ça ou je suis à côté de la plaque ?

  3. Je comprends que cela signifie qu’une fois la photo sous exposée sur LR (par rapport à la sur exposition de départ) on retrouve des détails sur tous les tons de l’image (ombres, tons moyens et hautes lumières également) grâce aux informations qu’on a dans les hautes lumières ?

    1. Bonjour Mathilde,
      Oui c’est exactement ça!
      Comme le dit Laurent « il y a beaucoup plus d’informations dans les hautes lumières que dans les basses lumières ». Et on peut modifier la luminosité des informations concernées avec une grande souplesse en post-traitement sur un fichier RAW 🙂

  4. Bonjour,
    Je ne suis pas sûre d’avoir compris exactement le sens de cette phrase « Exposer à droite va donc vous permettre de garder un maximum de détails dans les ombres » pourtant je pense avoir compris le concept… haha

    1. Salut Mathilde.
      Si j’ai bien compris la technique, l’exposition a droite va avoir comme répercution de poussé la partie gauche de ton histogramme (des ombres) vers la droite.
      1: les « ombres légertes » (ceux dans les demi tons) peuvent se retrouvé dans la partie droite de l’histo et donc avoir plus de détails.
      2: tes « ombres » vont se rapproché des tons moyens
      3: les « super sombres » vont être simplement dans la partie gauche de l’histo.
      Alors que, si tu avais exposé normalement
      1, tu auras moins de détails comme l’explique Laurent
      2 les « ombres » vont êtres tout a gauche
      3 les « super sombres » vont être imperspectible pour la caméra.

      Conclusion: Du fait d’exposer a droite affecte également tes ombres (des plus sombres au plus légerte) car elle permet de raméné des endroits normalement imperspectible par une exposition normal et d’avoir des ombres plus riche (+ de détails) .

      ps: désolé du tutoiment et de l’orthographe
      Bonne journée 🙂

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