Dans la jungle des modèles d’appareils photo reflex, hybrides, bridges et compacts disponibles sur le marché en 2026, il n’est pas facile de s’y retrouver.
Le meilleur appareil photo est celui qui est le plus adapté aux types de photos que vous faites, et qui correspond à vos préférences personnelles. ll est donc important de bien cerner cerner votre besoin pour trouver plus facilement le meilleur appareil photo numérique pour vous.
Par exemple, le photographe de rue privilégiera souvent les appareils discrets pour ne pas être remarqué, alors que le photographe sportif ou animalier recherchera avant tout un autofocus rapide. Le photographe voyageur, quant à lui, se tournera volontiers vers un boîtier léger et compact pour épargner son dos.
Et je n’ai pas peur de le dire, l’appareil photo d’un smartphone est parfois un excellent choix, comme détaillé dans l’article appareil photo ou smartphone.
Il n’y a donc pas un meilleur appareil photo numérique unique mais des meilleurs appareils photo, en fonction du cahier des charges de la prise de vue, du type de photographie que vous pratiquez.
Après l’article notre comparatif pour choisir votre appareil photo, et celui spécialement dédié aux les meilleurs hybrides, j’ai pensé qu’un article court best-of des appareils de toutes les marques serait utile, et plus digeste. Vous pouvez le lire avant ou après les deux autres articles, c’est comme vous voulez 🙂
Bien sûr, comme ça n’a aucun sens de dire “le meilleur appareil photo du monde est le Canon Machin, vient ensuite le Sony Truc en seconde position“, j’ai préféré un classement plus conçu par catégories de besoins, plus utile pour vous. Commençons donc sans attendre ce best-of des meilleurs appareils photo en 2026.
1 – Sony A7 V : l’hybride plein format polyvalent
Le Sony A7 V succède au très populaire Sony A7 IV et s’impose fin 2025 comme la référence des boîtiers full frame polyvalents. Son atout principal : un capteur partiellement empilé (Exmor RS) de 33 Mpx, associé au tout nouveau processeur BIONZ XR2 intégrant une puce IA dédiée.
Concrètement, ça veut dire un autofocus plus intelligent que jamais, une lecture capteur beaucoup plus rapide (environ 15 ms contre 30 ms sur le A7 IV), et des rafales à 30 images par seconde sans blackout en obturateur électronique. Ajoutez la pré-capture (jusqu’à 1 seconde d’images avant le déclenchement), et vous avez un boîtier capable de couvrir de l’action sportive ou animalière sans rougir face à des modèles bien plus onéreux.
Côté qualité d’image, Sony a poussé la plage dynamique à environ 16 IL ; les fichiers RAW encaissent des corrections massives sans broncher. La stabilisation IBIS gagne aussi en efficacité : jusqu’à 7,5 IL au centre (6,5 en périphérie), ce qui rend le boîtier très à l’aise en basse lumière à main levée. L’écran arrière reprend le design articulé 4 axes du A7R V (enfin !), et Sony a remplacé le port micro-USB par un double USB-C. Bref, le A7 V hérite d’une bonne partie des technologies des flagships Sony A1 II et Sony A9 III, pour un tarif nettement plus accessible.
Quelques limites tout de même : le viseur reste à 3,69 Mpx (pas de montée en gamme sur ce point, contrairement au Nikon Z6 III et ses 5,76 Mpx). Le buffer de 50 images en RAW lossless compressed peut aussi sembler juste pour les photographes d’action intensive. Et les menus Sony, bien qu’améliorés au fil des générations, restent plus denses que chez Canon. Mais pour 90 % des usages courants, le A7 V est tout simplement le boîtier plein format le plus complet de sa gamme de prix en 2026.
Petit rappel : le Sony A7 IV reste un excellent choix, d’autant que son prix a sensiblement baissé depuis la sortie du A7 V. Si votre budget est plus serré ou que vous n’avez pas besoin de la rafale à 30 i/s et de la pré-capture, il fera encore des merveilles pendant de longues années.

Caractéristiques techniques du Sony A7 IV
- Date de sortie : 2025
- Capteur : Plein Format – 33 Mpx BSI partiellement empilé (Exmor RS) – stabilisé
- Stabilisation : oui (5 axes, 7,5 IL centre / 6,5 IL périphérie)
- Sensibilité ISO : 100-51200 (50–204800)
- Rafale : 30 i/s (électronique), 10 i/s (mécanique)
- Tropicalisation : oui
- Vidéo : 4K 60p plein capteur, 4K 120p crop, S-Log3, S-Cinetone
- Poids : 695 g (boîtier nu avec batterie)
2 – Canon EOS R6 Mark III : l’hybride plein format photo/vidéo qui ne fait (presque) aucun compromis
Avec le Canon EOS R6 Mark III, sorti en novembre 2025, Canon franchit un cap très net par rapport au Canon EOS R6 Mark II. Le changement le plus visible : le capteur passe de 24 à 32,5 Mpx, ce qui élimine d’un coup l’un des rares reproches faits à la génération précédente. Ce nouveau capteur (le même que celui de la caméra cinéma Canon C50) offre une lecture plus rapide, une meilleure gestion du rolling shutter, et une définition qui permet désormais de recadrer confortablement sans sacrifier la qualité. La rafale reste à 12 i/s en obturateur mécanique et 40 i/s en électronique, mais la pré-capture fait son apparition (20 images avant le déclenchement), et le buffer double en RAW grâce au nouveau slot CFexpress Type B.
En vidéo, le bond est spectaculaire. Le R6 III enregistre en 7K RAW Light à 60p en interne, et propose un mode Open Gate en 7K 30p pour le recadrage en post-production. Le 4K 120p est aussi de la partie (contre 60p maximum sur le R6 II), et le Canon Log 2 grimpe à plus de 15 IL de plage dynamique. Canon a enfin remplacé le micro-HDMI par un HDMI plein format (Type A) ; un petit détail qui change la vie des vidéastes. L’autofocus Dual Pixel CMOS AF II hérite des algorithmes du R1 et du R5 II, avec une fonction « Register People Priority » qui permet d’entraîner l’appareil à reconnaître et suivre en priorité un visage spécifique parmi d’autres : idéal pour les mariages, le sport ou le reportage. La stabilisation IBIS progresse aussi, atteignant 8,5 IL au centre avec les optiques stabilisées.
L’ergonomie est quasi identique au R6 II (grip profond, écran tactile sur rotule, double molette), ce qui plaira à ceux qui passent de l’un à l’autre. Le viseur reste toutefois à 3,69 Mpx et l’écran arrière à la même résolution, là où la concurrence a parfois fait mieux. Le boîtier n’intègre pas non plus de ventilateur actif, ce qui peut provoquer des coupures en enregistrement 7K prolongé par forte chaleur. Et le prix, à 3 200 € boîtier nu, est en hausse sensible. Mais DPReview lui a décerné un Gold Award, saluant un appareil qui « maîtrise presque tout ».
Petit rappel : le Canon EOS R6 II, dont le prix a baissé depuis l’annonce du Mark III, reste un boîtier remarquable. Si la vidéo 7K et les 32,5 Mpx ne sont pas indispensables pour vous, il continue d’offrir un excellent rapport prestations/prix dans l’écosystème Canon RF.

Caractéristiques techniques du Canon EOS R6 Mark III
- Date de sortie : 2025
- Capteur : Plein Format – 32,5 Mpx CMOS – stabilisé
- Stabilisation : oui (5 axes, jusqu’à 8,5 IL avec optique IS)
- Sensibilité ISO : 100–102400 (50–204800)
- Rafale : 12 i/s (mécanique), 40 i/s (électronique, avec pré-capture)
- Tropicalisation : oui
- Vidéo : 7K 60p RAW Light, 4K 120p, Canon Log 2
- Poids : 699 g (boîtier nu avec batterie)
3 – OM System OM-1 : Le meilleur appareil photo numérique hybride pour l’animalier et le sport sans casser la banque
L’OM System OM-1 est un appareil photo hybride avec un capteur micro 4/3. Si vous faites de la photo sportive ou animalière, vous allez tôt ou tard regarder du côté des très longues focales : 200 mm, 300 mm, 400 mm ! Et c’est là que le bât blesse, puisqu’elles sont généralement très onéreuses et très lourdes, surtout si vous êtes sur Full Frame.
Cela dit, le poids n’est pas forcément un problème si vous êtes posté dans un affût ou en Safari dans une jeep. En micro 4/3, c’est simple, vous pouvez avoir un objectif photo équivalent 80-300mm à ouverture constante f/4 à moins de 1000€ et pensant 400g !
Couplez ça à un OM System OM-1 qui possède une stabilisation du capteur, un autofocus avec détection et suivi des visages ou des yeux, une rafale stratosphérique, une bonne montée en ISO, et vous serez à coup sûr le roi de la jungle (ou du stade) sans avoir cassé la banque 🙂

Caractéristiques techniques du OM System OM-1
- Date de sortie : 2022
- Capteur : Micro 4/3 – 20 Mpx
- Stabilisation : oui
- Sensibilité ISO : 80 – 25600
- Visée : électronique – 5,76 Mpx
- Écran : 3” – 1,62 Mpx – tactile – sur rotule
- Rafale : 10 images par seconde
- Carte mémoire : 2 SD
- Dimensions de l’appareil photo : 135 x 92 x 73 mm
- Poids appareil photo avec batterie : 599 g
- Tropicalisation : oui
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4 – Sony RX10 IV : le meilleur appareil photo numérique bridge expert
Le Sony RX10 IV est un appareil photo numérique bridge avec un capteur 1” de 20 Mpx. Son point fort est son méga-zoom assez lumineux 24-600 mm f/2,4-4, stabilisé. Il est aussi doté d’un viseur électronique, d’un écran arrière inclinable et d’une rafale dépassant les 20 i/s.
Cet appareil n’est pas donné, à plus de 1600€, mais c’est beaucoup moins que tout appareil hybride ou reflex couplé à un objectif 600 mm
Étonnamment, la qualité optique de l’objectif est très bonne sur tout la gamme de focale. Grâce à la stabilisation du capteur, vous pourrez avoir des images exploitables même à 600mm.
Le compromis à accepter par rapport à un hybride ou reflex est de renoncer à la polyvalence des objectifs interchangeables, et de rester sur un capteur photo relativement petit.

Caractéristiques techniques du Sony RX10 IV
- Date de sortie : 2017
- Capteur : 1” – 20,1 Mpx
- Stabilisation : oui
- Sensibilité ISO : 125 – 12800
- Visée : électronique – 2,36 Mpx
- Écran : 3” – 1,44 Mpx – tactile – inclinable
- Objectif : 24-600 mm f/2,4-4
- Rafale : 24 images par seconde
- Carte mémoire : 1 SD – 1 Memory Stick
- Dimensions appareil photo : 133 x 94 x 145 mm
- Poids appareil photo avec batterie : 1095 g
- Tropicalisation : oui
Meilleures offres :
5 – Ricoh GR IV : le meilleur rapport qualité d’image/compacité
Le Ricoh GR IV, lancé en septembre 2025, reprend la philosophie qui a fait le succès de la série GR depuis bientôt trente ans : un appareil de poche capable de produire des images dignes d’un hybride. Mais cette fois, Ricoh a tout renouvelé sous le capot. Nouveau capteur BSI APS-C de 25,7 Mpx (on parle du même type de capteur que celui du Sony A6700), nouvel objectif 28 mm f/2,8 redessiné pour plus de piqué en bord de champ, nouveau processeur GR ENGINE 7, et surtout, une stabilisation 5 axes intégrée au boîtier. C’est une première pour la série GR, et ça change beaucoup de choses en basse lumière à main levée : jusqu’à 6 IL de compensation, ce qui permet de descendre à des vitesses d’obturation impensables sur un GR III.

L’autre nouveauté marquante, c’est la mémoire interne de 53 Go. Oui, vous avez bien lu. Vous pouvez sortir sans carte SD et avoir de quoi stocker des centaines de RAW. Le démarrage a aussi été accéléré : 0,6 seconde du bouton power à la première photo, record de la gamme. L’AF a été revu, avec une phase de détection sur le capteur plus étendue et plus précise en basse lumière. Le mode Snap, marque de fabrique des GR, est toujours présent pour les adeptes de la mise au point préréglée.
Côté design, le GR IV reste minuscule (à peine 262 g) et se glisse toujours dans une poche. Ricoh a affiné le boîtier (légèrement plus fin que le GR III), repositionné certaines commandes, et ramené le basculeur de compensation d’exposition qui avait disparu sur le GR III. Toujours pas de viseur ni d’écran orientable, et la vidéo reste cantonnée au Full HD 1080p 60p (pas de 4K). La rafale plafonne à 4 i/s : on est clairement sur un appareil pensé pour la photo de rue et le voyage, pas pour l’action. Le prix a sensiblement augmenté (~1 500 €, contre 900 € pour le GR III à sa sortie), ce qui fait grincer quelques dents. Mais la qualité d’image dans un format aussi compact reste sans équivalent.
Petit rappel : le Ricoh GR III n’est plus en production (arrêt en juillet 2025 faute de pièces), mais il se trouve encore en occasion à des prix très attractifs. C’est un excellent point d’entrée dans l’univers GR, surtout si la stabilisation intégrée et les 53 Go de mémoire ne sont pas essentiels pour vous. Le Ricoh GR IIIx (avec son 40 mm) reste quant à lui en production.
Caractéristiques techniques du Ricoh GR IV
- Date de sortie : 2025
- Capteur : APS-C BSI – 25,7 Mpx – stabilisé
- Stabilisation : oui (5 axes, 6 IL)
- Sensibilité ISO : 100–204800
- Visée : écran arrière (pas de viseur)
- Écran : 3″ – 1,04 Mpx – tactile – fixe
- Objectif : 28 mm f/2,8
- Rafale : 4 images par seconde Carte mémoire : 1 SD + 53 Go de mémoire interne
- Dimensions : 109 × 61 × 33 mm Poids avec batterie : 262 g
- Tropicalisation : non
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6 – Fujifilm X100VI : le compact expert pour la street photo et le voyage (qualité d’image maximale)
Son concurrent direct, le Fujifilm X100VI, s’adresse à la même catégorie d’utilisateurs mais fait des choix très différents. Moins compact que le GR III (qui se glisse dans une poche de chemise, tandis que le X100VI nécessite une grosse poche de veste), le Fuji affiche un design rétro beaucoup plus travaillé qui en fait un véritable objet de désir – au détriment de la discrétion que privilégie le Ricoh. Cette esthétique soignée et la finition premium se reflètent aussi dans son prix plus élevé (plus de 1500€). Je dois avouer que je ne recommande pas forcément cet appareil qui fait l’objet d’une hype faisant parfois oublier qu’il s’agit d’un compact extrêmement onéreux, mais je tenais à mentionner ce modèle car vous avez le droit de ne pas partager mon opinion. Le X100VI reste néanmoins un appareil d’exception, comme vous allez le découvrir…
Le Fujifilm X100VI est la 6ᵉ itération de la célèbre série X100 de Fuji, et il succède au Fujifilm X100V (lancé en 2020) en apportant des améliorations majeures tout en conservant l’esprit vintage de la gamme. Au programme : un nouveau capteur APS-C X-Trans 5 HR de 40 Mpx (le même que dans le Fuji X-T5), couplé à un processeur X-Processor 5. Le X100VI gagne ainsi en résolution, en plage dynamique et en performances ISO, se hissant au niveau des meilleurs hybrides APS-C. Surtout, Fujifilm a enfin ajouté la stabilisation IBIS dans ce boîtier compact, une première très appréciée qui aide à garder des images nettes à main levée en basse lumière.

Caractéristiques techniques du Fujifilm X100VI :
- Date de sortie : 2024
- Capteur : APS-C X-Trans 5 HR 40,2 Mpx
- Stabilisation : oui (IBIS 5 axes ~5 IL)
- Sensibilité ISO : 125–12800 (ext. 64–51200)
- Objectif : 23 mm f/2 fixe (équiv. 35 mm)
- Rafale : 15 i/s (jusqu’à 20 i/s avec obtu élec.)
- Tropicalisation : partielle (oui avec adaptateur filtre)
- Vidéo : 4K 60p, FHD 240p
- Poids : 507 g
7 – Fujifilm X-T5 : le meilleur hybride APS-C pour les passionnés de photo (et vidéo occasionnelle)
Le Fujifilm X-T5 est le digne héritier du très apprécié Fujifilm X-T4, apportant un vrai bond en avant en photographie tout en conservant l’ergonomie vintage chère à Fuji. Sorti fin 2022, le X-T5 embarque le capteur APS-C X-Trans 5 HR de 40 Mpx inauguré par le X-H2, ce qui lui permet de délivrer une qualité d’image de premier plan en APS-C – certains tests parlent même de la meilleure du marché dans ce format. Les images sont riches en détails, avec une excellente dynamique à bas ISO (le X-T5 encaisse 1 IL de plus dans les hautes lumières que le X-T4) et un rendu des couleurs toujours aussi flatteur (merci Fuji !). Pour la photo, c’est un régal : le niveau de détail rapproche l’APS-C du plein format, et on peut recadrer généreusement ou imprimer en très grand format sans souci. Fujifilm a d’ailleurs conservé le X-Processor 5, qui autorise un mode rafale rapide (15 i/s en obturateur mécanique, 20 i/s en électronique avec crop 1,29×) et un autofocus bien plus performant que sur la génération précédente. Le X-T5 détecte désormais les visages/yeux, mais aussi les animaux, oiseaux, voitures, trains… Son suivi AF-C n’atteint pas tout à fait la vélocité d’un Sony, mais il fait un bond appréciable et suffit pour du sport modéré ou de la faune.
Niveau design, on retrouve le format compact et léger de la série X-T (le X-T5 est même plus petit de 100 g que le X-T4). La construction reste haut de gamme, tropicalisée, avec les trois molettes rétro (vitesse, ISO, compensation) sur le dessus qui font le bonheur des puristes. L’écran arrière revient à une charnière inclinable 3 axes (et non plus entièrement articulé latéralement comme le X-T4), ce qui plaira aux photographes (prise de vue dans l’axe) mais un peu moins aux vidéastes selfie/vlog. Car en effet, Fuji a clairement positionné le X-T5 comme un boîtier orienté photo avant tout, laissant le rôle « hybride photo/vidéo » au X-H2(S) ou à son prédécesseur X-T4. Cela ne veut pas dire que le X-T5 est mauvais en vidéo : il filme en 6.2K oversamplé (donc une 4K 60p d’excellente qualité), propose le F-Log2 à 13+ IL de dynamique, l’AF sujet en vidéo, etc. Simplement, il n’atteint pas les 120 i/s ou le mode RAW ProRes de certains rivaux, et son écran inclinable limitera son attrait pour les youtubeurs. En revanche, pour un photographe passionné, le X-T5 offre l’une des expériences les plus gratifiantes : qualité d’image époustouflante (on se répète, mais Fuji a frappé fort), choix pléthorique d’objectifs XF créatifs (du pancake 18 mm f/2 aux téléobjectifs 150–600 mm), viseur OLED 3,69 Mpts confortable, stabilisation IBIS 5 axes efficace (6,5 IL), modes simulation de film inspirants… Le tout dans un boîtier au look rétro qui donne envie de faire de la photo.
Comparé au X-T4, on perd certes l’écran entièrement pivotant et la vidéo 4K 120p, mais on gagne sur presque tous les autres tableaux. Le X-T5 n’a pas de concurrence directe en 40 Mpx APS-C hormis son cousin X-H2 (même capteur dans un boîtier plus orienté pro), les autres marques plafonnant à ~33 Mpx en APS-C. On notera tout de même que son mode rafale à 15 i/s est excellent mais le buffer se remplit vite en RAW (40 Mpx oblige), et qu’en obturation électronique la lecture capteur n’est pas assez rapide pour éviter le rolling shutter sur les sujets ultra-rapides. Aussi, son autofocus bien que très fiable peut rater quelques sujets en mouvement complexe là où un Sony A6700 (nouvel APS-C 26 Mpx stacked) fera mieux. Mais ces réserves n’entament pas la superbe polyvalence du X-T5 qui représente en 2026 l’un des meilleurs choix pour un photographe expert souhaitant un boîtier style reflex 35 mm, léger, sans compromis sur l’image. Pour la vidéo, si c’est un usage secondaire, il fera très bien l’affaire, sinon on pourra se tourner vers un X-H2S ou un hybride full frame dédié.

Caractéristiques techniques du Fujifilm X-T5 :
- Date de sortie : 2022
- Capteur : APS-C X-Trans 5 HR 40,2 Mpx BSI
- Stabilisation : oui (5 axes, 6,5 IL)
- Sensibilité ISO : 125–12800 (ext. 64–51200)
- Rafale : 15 i/s (méc.), 20 i/s (élec. avec crop 1,29×)
- Tropicalisation : oui
- Vidéo : 6.2K/30p (4K 60p subéchantillonné), 1080p 240p
- Poids appareil photo avec batterie : 557 g
8 – Le Fujifilm X-T3 : La même qualité d’image qu’un X-T4 pour 400€ de moins
Le Fujifilm X-T3 est le petit frère du Fujifilm X-T4 et du X-T5. Il partage plusieurs points de ressemblance, dont le capteur CMOS de 26 Mpx (pour le X-T4), l’ergonomie argentique (avec les molettes d’ouverture, ISO, vitesse). Il est néanmoins un peu plus léger, a un écran inclinable et non monté sur rotule, et ne possède pas de stabilisation du capteur. Sa batterie est également moins performante que celle du X-T4 et du X-T5.
Mais alors pourquoi l’inclure dans ce best-of ?
Tout simplement car c’est un excellent rapport qualité prix suite à la sortie de X-T4 et X-T5. Pour à peine 900€ d’occasion, vous avez accès à la même qualité d’image qu’un X-T4.
La stabilisation est certes utile pour éviter le flou de bougé, mais ce manque est à relativiser car plusieurs objectifs de la gamme Fujifilm X en sont équipés (notamment les téléobjectifs). Et si vous activez la fonction ISO-auto, l’appareil empêchera que la vitesse d’obturation descende au dessous du seuil 1/(focale équivalente) en compensant avec les ISO jusqu’à une valeur maximale à définir : très pratique à l’usage !
Ce n’est peut-être pas évident sur les photos, mais le X-T3 est presque identique au X-T4, juste un petit peu plus mince 🙂

Caractéristiques techniques du Fujifilm X-T3
- Date de sortie : 2018
- Capteur : APS-C – 26 Mpx
- Stabilisation : non
- Sensibilité ISO : 160 – 12800
- Visée : électronique – 3,69 Mpx
- Écran : 3” – 1,04 Mpx – tactile – inclinable
- Rafale : 11 images par seconde
- Carte mémoire : 2 SD
- Dimensions appareil photo : 133 x 93 x 59 mm
- Poids appareil photo avec batterie : 539 g
- Tropicalisation : oui
Meilleures offres :
9 – Sony RX100 VII : le meilleur compact à zoom pour le voyage (24-200 mm dans la poche)
Si vous cherchez un appareil de poche capable de tout photographier en voyage, le Sony RX100 VII demeure l’option reine en 2026. Ce petit compact expert, sorti en 2019, embarque un zoom 24–200 mm f/2.8–4.5 dans un boîtier à peine plus grand qu’un smartphone – une prouesse technique unique sur le marché. Il reprend le concept du RX100 VI en y ajoutant quelques raffinements bienvenus, notamment une prise micro 3,5 mm (pratique pour le vlog) et un autofocus encore amélioré aligné sur les hybrides Sony. Doté d’un capteur 1” empilé de 20 Mpx, le RX100 VII offre une qualité d’image remarquable pour sa taille : les photos sont nettes et détaillées en bonne lumière, et l’optique stabilisée assure des clichés piqués même à 200 mm. Son autofocus ultra-rapide avec suivi en temps réel et Eye-AF facilite grandement la capture de sujets mobiles, tandis que la rafale peut monter jusqu’à 20 i/s avec suivi AF/AE (et même 90 i/s en mode rafale ultra-rapide sur 7 images). En vidéo, il n’est pas en reste avec la 4K UHD à 30p, le profil plat S-Log3, et la stabilisation active. Le tout dans un véritable compact de poche de 300 g, avec un astucieux viseur électronique escamotable pour cadrer précisément en plein soleil.
Sur le terrain, le RX100 VII se révèle un compagnon de voyage incroyablement polyvalent : architecture, paysages, portraits serrés, scènes de rue, animaux de safari… il sait tout faire, du grand-angle au téléobjectif. C’est l’appareil idéal pour qui ne veut pas s’encombrer d’un gros boîtier. D’ailleurs, « le RX100 VII est un excellent appareil de voyage, avec un objectif adapté à quasiment toutes les situations » selon DPReview. Les améliorations de cette version VII sont appréciables pour les créateurs de contenu : autofocus vidéo plus fiable, stabilisation numérique Active SteadyShot, et entrée micro pour un son de qualité.
Bien entendu, un tel concentré de technologie a ses limites : l’ouverture glissante f/2.8–4.5, notamment, impose de monter en ISO en intérieur ou en fin de journée, et le petit capteur 1” montre du bruit au-delà de 1600–3200 ISO. En conditions de faible lumière ou de forte dynamique, on restera en-deçà d’un APS-C en termes de qualité d’image. De plus, le RX100 VII est cher pour un compact (autour de 1300 € à sa sortie, souvent ~1000 € en 2026) – on paie l’extrême miniaturisation de ce « zoom de voyage ultime ». Son ergonomie n’est pas idéale (pas de vraie poignée, petite batterie ~250 photos, menus Sony touffus sur un écran de 3”). Enfin, attention à sa fragilité : c’est un bijou qu’il faut manipuler avec soin, l’objectif télescopique ne supportant ni choc ni poussière. Malgré cela, aucun autre compact ne rivalise vraiment avec le RX100 VII sur son créneau (les Canon G5X II ou G7X III s’arrêtent à 120 mm, les Panasonic TZ200/100 ont un AF très lent). Il reste donc le choix numéro 1 du voyageur exigeant qui veut tenir dans sa poche un 200 mm stabilisé.

Caractéristiques techniques du Sony RX100 VII
- Date de sortie : 2019
- Capteur : 1″ Stacked CMOS 20,1 Mpx
- Stabilisation : oui (optique + active en vidéo)
- Sensibilité ISO : 125–12800
- Objectif : 24–200 mm f/2.8–4.5
- Rafale : 20 i/s (AF-C)
- Tropicalisation : non
- Vidéo : 4K 30p, FHD 120p (jusqu’à 1000 fps en mode HFR)
- Poids : 302 g
10 – Canon EOS R50 : le meilleur appareil pour débuter la photo en 2026 (hybride simple et abordable)
Pour les photographes débutants ou amateurs au budget serré, le Canon EOS R50 s’impose comme un choix de premier plan en 2026. Lancé en début d’année 2023, ce petit hybride à capteur APS-C de 24 Mpx vise à remplacer les reflex d’entrée de gamme type EOS 250D/850D dans l’écosystème Canon. Mission accomplie : le R50 offre une excellente qualité d’image dans un boîtier beaucoup plus compact et léger (seulement 375 g). Son capteur de 24,2 Mpx est éprouvé (même base que les Canon EOS M50 Mark II ou EOS R10), délivrant des photos détaillées et colorées, avec une bonne performance jusqu’à 3200 ISO. Mais là où le R50 étonne, c’est par son autofocus hérité des modèles experts : le Dual Pixel CMOS AF II, identique à celui du R6 II, avec détection de l’œil et des sujets (humains, animaux, véhicules) très efficace. Pour un boîtier de ce prix, disposer d’un AF intelligent est un atout énorme pour réussir ses photos sans effort : portraits nets, enfants ou animaux en mouvement capturés sans flou, etc. Autre point fort, la rafale 15 i/s mécanique (et jusqu’à 12 i/s en électronique avec suivi AF) qui surclasse bon nombre de reflex amateurs. Vous ne raterez pas l’instant décisif lors d’une scène d’action modérée.
Le Canon R50 se veut aussi très facile à utiliser : son interface guidée et son écran tactile orientable facilitent l’apprentissage pour les novices. Canon a intégré des modes scènes automatiques, mais aussi des fonctions créatives (HDR, panorama, bracketing focus, etc.) pour progresser. En vidéo, il assure avec la 4K 30p sans recadrage (issue d’un suréchantillonnage 6K) et même un mode Full HD 120p pour les ralentis. La connectivité est complète (Wi-Fi, Bluetooth) pour transférer ses images sur smartphone en un clic. Niveau construction, le R50 est tout en polycarbonate mais bien fini, avec un petit grip et même un viseur électronique OLED de 2,36 Mpts – rarissime à ce niveau de prix. Son obturateur électronique est totalement silencieux si besoin de discrétion. Le rapport qualité-prix de ce boîtier est salué par la presse, Phototrend le qualifiant de « très bon choix pour débuter ou approfondir sa pratique photo ». Proposé en kit autour de 950 € avec un zoom RF-S 18-45 mm, il offre un ensemble prêt à l’emploi pour s’initier.
En contrepartie, quelques concessions ont été faites pour tenir le budget. Le R50 n’a pas de stabilisation mécanique du capteur (il se repose sur les optiques IS ou la stabilisation numérique en vidéo). Sa rafale à 15 i/s a une mémoire tampon assez réduite en RAW (il vaut mieux utiliser les JPEG ou le mode rafale RAW burst 30 i/s sur 0.5 s). Le boîtier n’est pas tropicalisé et la construction reste « grand public ». Enfin, la monture RF-S est naissante : Canon a encore peu d’objectifs APS-C natifs (18-45 et 18-150 mm de base), il faudra souvent investir dans des optiques plein format RF plus coûteuses ou utiliser la bague d’adaptation EF (heureusement les anciens objectifs EF/EF-S fonctionnent très bien avec). Malgré cela, le Canon EOS R50 se positionne clairement comme le meilleur choix en hybride d’entrée de gamme en 2026, surpassant ses concurrents Sony, Nikon ou Panasonic en facilité d’utilisation et en performances d’autofocus pour le prix. De quoi permettre aux débutants d’évoluer sereinement et de garder ce boîtier plusieurs années avant d’atteindre ses limites.
Dans la même gamme de prix, le Sony A6400 reste un choix solide grâce à son autofocus très performant.

Caractéristiques techniques du Canon EOS R50
- Date de sortie : 2023
- Capteur : APS-C CMOS 24,2 Mpx
- Stabilisation : non (numérique en vidéo)
- Sensibilité ISO : 100–32000 (ext. 51200)
- Rafale : 15 i/s (12 i/s en obturateur électronique)
- Tropicalisation : non
- Vidéo : 4K 30p (no crop), FHD 120p
- Poids : 375 g
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11 – Fujifilm GFX 50S II : La magie du moyen-format en numérique
Envie d’aller au-delà du plein format en termes de qualité d’image pure ? Le Fujifilm GFX 50S II représente le ticket d’entrée le plus accessible pour le moyen format numérique en 2026. Cet appareil hybride hors-norme embarque un grand capteur de 44 x 33 mm de 51,4 Mpx, soit 1,7× la surface d’un capteur 24×36 mm. Cette taille de capteur apporte un rendu d’image unique, avec une richesse dans les tons et une douceur des flous difficile à décrire – il faut le voir pour le croire. Le GFX 50S II reprend le capteur du premier GFX 50S (2017) mais dans le corps raffiné du GFX 100S : un boîtier étonnamment compact et maniable (900 g seulement) pour du moyen format. Il bénéficie en plus d’un système de stabilisation IBIS 5 axes très efficace, une aubaine pour utiliser cette haute résolution sans trépied.
En termes de qualité d’image, difficile de faire mieux : le GFX 50S II offre l’une des meilleures images qui soient en photo numérique, tout simplement. La combinaison du capteur géant de 51 Mpx et des excellents objectifs Fujinon GF produit des fichiers d’une netteté incroyable, avec une profondeur tonale exceptionnelle. La plage dynamique est immense (on récupère énormément de détails dans les ombres/hautes lumières), et le bruit numérique est très contenu jusqu’à 6400 ISO. Beaucoup comparent les images du GFX 50S II à celles obtenues en format argentique 120, avec ce rendu « organique » et ces flous d’arrière-plan progressifs. Et grâce à Fujifilm, on retrouve aussi les simulations de films (Velvia, Astia, Provia, Acros etc.) pour sublimer directement les JPEG. En bref, le GFX 50S II fait partie des appareils auxquels on reproche peu de choses en terme de résultat final : « des images éblouissantes, et un prix qui rend enfin le moyen format plus accessible que jamais » selon un test terrain.
Bien sûr, le moyen format n’est pas pour tous les usages. Le GFX 50S II n’est pas un monstre de vitesse : rafale modeste de 3 i/s, autofocus à corrélation de contraste seulement (il est précis mais un peu lent). Il n’est clairement pas taillé pour la photo de sport ou d’action rapide. C’est un boîtier qui invite à prendre son temps, à composer soigneusement ses images – un outil de photographe paysagiste, de portraitiste, de studio ou d’architecture. D’ailleurs, Fujifilm l’a positionné comme tel : pas de vidéo 4K (juste de la Full HD anecdotique), un obturateur doux pour minimiser les vibrations, un écran 3 axes pratique sur trépied. L’absence de viseur amovible (par rapport au 50S original) peut gêner certains, mais on gagne en compacité. La monture GF propose désormais une gamme très complète d’objectifs, du 20 mm ultra grand-angle au 250 mm, en passant par des focales fixes de référence (le 110 mm f/2 notamment, redoutable en portrait). Le prix du GFX 50S II a de plus beaucoup baissé : on le trouve aux alentours de 3500 € nu, voire moins en occasion, ce qui pour du moyen format est presque « donné ». Cela reste un budget élevé, et il faut ajouter les optiques GF (compter 1000–2500 € chacune). Mais pour un passionné qui recherche la quintessence de la qualité d’image sans monter à 5 chiffres, le GFX 50S II est un rêve devenu atteignable. En 2026 il n’a pas été remplacé (Fujifilm a sorti entre-temps un GFX 100 II à 102 Mpx plus cher). Il garde donc toute sa pertinence pour ceux qui veulent s’initier au moyen format moderne.

Caractéristiques techniques du Fujifilm GFX 50S II
- Date de sortie : 2021
- Capteur : Moyen format – 51 Mpx
- Stabilisation : oui
- Sensibilité ISO : 100 – 12800
- Visée : électronique – 3,69 Mpx
- Écran : 3,2” – 2,36 Mpx – tactile – inclinable
- Rafale : 3 images par seconde
- Carte mémoire : 2 SD
- Dimensions appareil photo : 150 x 104 x 87 mm
- Poids appareil photo avec batterie : 900 g
- Tropicalisation : oui
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12 – Nikon Z7 II : La haute définition à prix abordable
Le Nikon Z7 II, lancé fin 2020, continue en 2026 de représenter l’une des meilleures options pour qui veut un capteur plein format haute définition sans se ruiner. Avec ses 45,7 Mpx, le Z7 II délivre des images d’une incroyable finesse, convenant parfaitement aux usages exigeants comme la photographie de portrait, de paysage ou d’architecture. Nikon est réputé pour la qualité de ses capteurs, et celui-ci ne fait pas exception : les fichiers NEF offrent une plage dynamique impressionnante, permettant de récupérer un maximum de détail dans les hautes lumières et les ombres – certains affirment même que le rendu se rapproche du moyen format. Par rapport au premier Z7, cette version Mark II apporte des améliorations bienvenues : double processeur EXPEED pour booster la réactivité, double slot de cartes (SD + XQD/CFexpress), rafale 10 i/s plus exploitable grâce à un buffer agrandi, et autofocus un peu affiné (détection œil/animal). Résultat, le Z7 II est plus polyvalent qu’on ne pourrait le penser pour un boîtier haute résolution : il peut suivre un sujet en mouvement modéré, et sa rafale de 10 i/s permet même de s’essayer à la photo d’action occasionnelle.
En pratique toutefois, c’est dans les domaines posés que le Z7 II excelle. Studio, mode, produit : ses 45 Mpx capturent le moindre détail, et les optiques Nikon S-Line (comme le fabuleux 85 mm f/1.8 S) offrent un piqué chirurgical pour en profiter à fond. En paysage, la dynamique du capteur (ISO 64 natif) permet de restituer toutes les nuances d’un ciel contrasté ou les textures d’un sous-bois. Le système Z a désormais une panoplie complète d’objectifs, souvent salués comme les meilleurs sur monture 24×36 du marché – un avantage indéniable. La stabilisation capteur 5 axes du Z7II est efficace, et l’appareil est bien construit, tropicalisé, avec une ergonomie Nikon aux petits oignons (grande poignée, viseur 3,69 Mpts clair, menus simples). Par ailleurs, en vidéo, il offre la 4K jusqu’à 60p et une sortie HDMI 10 bits N-Log, de quoi dépanner pour du pro occasionnel. Mais il est sûr que le Nikon Z7II s’adresse avant tout aux photographes cherchant la qualité d’image maximale en plein format, sans nécessiter la cadence d’un sport ou les fonctions d’une caméra cinéma. Sur ce point, son rapport qualité-prix est imbattable en 2026 – bien moins cher qu’un Sony A7R V (61 Mpx) ou qu’un Canon EOS R5, tout en offrant une qualité d’image au top et un système optique de premier ordre.
Ses limites ? On retrouve celles de la première génération Nikon Z : l’autofocus, bien que très bon, n’est pas au niveau des champions Sony pour le suivi 3D ultra-rapide – le suivi des yeux peut décrocher parfois, surtout en basse lumière. En sport intensif, le buffer finira par saturer plus vite qu’un Z8/A1, et la cadence 10 i/s peut sembler juste pour les sujets extrêmement rapides. Par ailleurs, les 45 Mpx génèrent de gros fichiers (stockage et post-traitement plus lourds). Mais rien de tout cela ne gâche l’expérience d’un boîtier qui offre encore en 2026 l’une des meilleures qualités d’image en plein format, pour un tarif avoisinant les 2500 € neuf et souvent ~2000 € d’occasion – un choix malin pour les experts.

Caractéristiques techniques du Nikon Z7 II
- Date de sortie : 2021
- Capteur : Plein Format – 47,5 Mpx
- Stabilisation : oui
- Sensibilité ISO : 64 – 25600
- Visée : électronique – 3,69 Mpx
- Écran : 3,2” – 2,10 Mpx – tactile – inclinable
- Rafale : 10 images par seconde
- Carte mémoire : 2 SD
- Dimensions appareil photo : 134 x 101 x 70 mm
- Poids appareil photo avec batterie : 705 g
- Tropicalisation : oui
Meilleures offres :
13 – Nikon Z8 : l’hybride professionnel ultime (vitesse + haute définition sans compromis)
Le Nikon Z8 est un appareil photo hybride de 45,7 Mpx sorti en 2024, qui reprend le même capteur de son aîné le Nikon Z9, un boîtier monobloc beaucoup plus imposant.
Cet appareil est de la même gamme que les Canon R5, Sony A1, et Sony A7R V : il combine à la fois la vitesse de rafale et la réactivité d’autofocus nécessaires à la photo d’action (sport, animalière) et la haute définition avec son capteur 45,7 Mpx. C’est un boîtier polyvalent, voire le boîtier ultime, même s’il est assez lourd et imposant par rapport au Nikon Z7 II. Le gabarit est similaire au Nikon D850.
Et ce n’est pas fini ! Le Nikon Z8 n’a pas d’obturateur mécanique et permet de shooter à 20 images/secondes avec un buffer très confortable (il faudra pour cela utiliser une carte XQD/CFexpress Type-B pour écrire assez vite tout ce flux de données).
La vidéo n’est pas en reste puisque le Nikon Z8 permet de filmer en 8K. Vous l’aurez compris, ce boîtier est pour les professionnels du sport ou de l’animalier qui ont besoin d’un outil polyvalent et fiable.

Caractéristiques techniques du Nikon Z8
- Date de sortie : 2023
- Capteur : Plein Format – 47,5 Mpx
- Stabilisation : oui
- Sensibilité ISO : 64 – 25600
- Visée : électronique – 3,69 Mpx
- Écran : 3,2” – 2,10 Mpx – tactile – inclinable
- Rafale : 20 images par seconde
- Carte mémoire : 1 SD, 1 XQD
- Dimensions appareil photo : 144 x 119 x 83 mm
- Poids appareil photo avec batterie : 910 g
- Tropicalisation : oui
Meilleures offres :
Quel est l’appareil photo qui fait les plus belles photos ?
L’appareil photo qui fait les plus belles photos est celui que vous n’hésitez pas à emporter avec vous, avec lequel vous êtes à l’aise et rapide (vous pouvez faire vos réglages sans sortir l’oeil du viseur), dont la qualité d’image est suffisante pour récupérer des détails au post-traitement et faire des tirages de belle taille.
Et n’oubliez pas que c’est surtout en entraînant votre oeil que vous ferez de meilleures photos, pas en comptant sur les technologies embarquées par un appareil !
Et d’ailleurs, pour finir cet article, je ne voudrais pas que vous pensiez que je me contredis. Je pense toujours que le matériel a un rôle secondaire dans votre progression photographique, en tout cas bien moindre que le développement de votre vision créative (c’est l’objet de la formation Révélez votre âme de photographe avec David duChemin), et votre sens de la composition.
Je vais vous faire une confidence : j’ai plus progressé en regardant une seule des Masterclass de Steve Mc Curry, Joël Meyerovitz, Albert Watson ou David Yarrow, qu’en changeant d’appareil pour passer au plein format. Et je vous assure que je ne dis pas ça parce que le blog propose ces Masterclass en français sur Maitres.photo ^^ Dites-moi en commentaire si vous avez déjà ressenti la même chose, ça propagera la bonne parole 😉
L’objet de ce best-of était de vous présenter des exemples de choix d’appareil en fonction d’un besoin principal donné, mais en aucun cas de dire “tout les autres appareils sont pourris“. Amateurs de Nikon Z6 II, Canon R7 et compagnie, il n’est donc pas nécessaire de m’insulter en commentaires
Et si la pellicule vous tente, consultez notre guide pour choisir un appareil photo argentique.
Au lieu de ça, dites-moi en commentaires quel est votre appareil préféré et surtout pourquoi ! En quoi répond-il à votre besoin ? Est-ce sa polyvalence, le son du déclencheur, sa légèreté ou le fait qu’il fasse le café qui vous a fait succomber ?




























Merci.
Très intéressant et vraiment pointu comme analyses
Merci beaucoup Daniel ! On essaie toujours d’aller au fond des sujets, donc ton retour fait plaisir à lire 🙂
Bonjour,
Tout d’abord un immense merci pour tous vos articles. C’est un très gros travail, partagé gracieusement, ce serait vraiment bien que personne ne l’oublie…
Je cherche pour et avec ma fille l’appareil photo “parfait” mais plus je lis, moins j’arrive à me décider ! Alors le profil de ma chérie : randonneuse/voyageuse/montagnarde. Tient un blog nature. Pour l’heure utilise uniquement les photos/vidéos de son smartphone. Cherche appareil photo pas trop lourd/encombrant, abordable au niveau technique, tropicalisé, stabilisateur ?, bonne qualité de vidéo. Ai-je oublié qq chose ?!
Pas de Leica dans le classement ? Le Q3 est juste stratosphérique…
Bonjour Seb, oui tu as raison pour le Q3, il ne figure pas ici car c’est un appareil photo compact (pas un hybride car son objectif est non-interchangeable).
Du coup il est dans notre article sur les meilleurs compacts ! https://apprendre-la-photo.fr/meilleur-appareil-photo-compact/ 🙂
Comme d’habitude Panasonic est mis de coté par l'”élite” qui considère que cette marque n’est pas digne de figurer aux cotés de “vraies” marques photographiques. Ce snobisme est à la fois triste et pitoyable car les G9ii, GH7 ou même GH6 de ce fabricant sont au même niveau que l’OM-1 et le dépassent sur certains points.
Occulter de fabricant qui fait partie du consortium des micro 4/3 et sans qui ce format n’aurait tout simplement pas vu le jour, revient à cacher des vérités aux consommateurs.
Mais par chance d’autres sites, plus ouverts d’esprit, savent mettre cette marque à son juste niveau dans des comparatifs plus honnêtes.
Salut Jeff,
On comprend totalement ton ressenti, maisce n’est pas parce qu’un appareil n’est pas dans ce palmarès qu’il est mauvais, il fallait juste faire des choix en fonctions de besoins différents, donc il n’y a pas qu’une seule sélection possible. Depuis 2018 tous les appareils photo ont une qualité d’image quasi-similaire, donc il faut relativiser tout ça 🙂
Bonjour,
Mon profil est le suivant:
Utilisateur d’un D4S et aujourd’hui d’un Z7 2 + Sigma 60/600 sport.
Photos animalieres et specifiquement oiseaux en vol.
Je recherche le meilleur couple boitier hybride full frame et tele ayant le meilleur autofocus et un poids contenu.
Merci d’avance, cordialement,
Thierry
Cher Monsieur
Voici un comparatif très intéressant pout un non initié.
Mes seules photos consistent à étudier les chapiteaux historiés de nos églises qui sont souvent à grandes hauteurs.
Mon appareil actuel est un nikon P250.
Cependant l’etude des détails des chapiteaux nécessite un agrandissement sur le PC
Dés lors les détails deviennent beaucoup moins nets. A votre avis quel appareil permet une meilleur photo tout en conservant un zoom à 4,3 en entrée
Avec mes remerciements anticipés
Cordialement
Jean-Raymond
Merci vraiment
Un IMMENSE MERCI pour toutes ces explications.
Je suis 2 formations à la fois (“Devenez un photographe accompli” et “Sublimez vos photos”). Un bonheur !!
J’envisage de changer d’appareil photo alors que je suis TRES SATISFAITE du mien pour l’instant… Alors pourquoi??
Tout d’abord, pourquoi j’aime tant le mien actuel ? Il s’agit d’un bridge (Panasonic FZ1000).
– Sentimentalement : c’est l’appareil photo avec lequel j’ai vraiment commencé à prendre gout à la photo, et c’est avec celui-là que j’apprends et que je progresse.
– Il a toutes les fonctionnalités apprises en formation (modes PASM / réglages ISO, vitesse, ouverture / autofocus / …)
– Avec un seul et même appareil, je peux photographier un insecte en macro, un bouquetin qui court au loin, ou faire de jolis portraits (posés ou volés).
– J’ai réussi à faire des photos dont je suis assez fières.
Mais là où je suis limitée, c’est que je n’arrive à faire rentrer suffisamment de lumière ! En effet, son capteur n’est que de 1″. Donc je suis limitée dans les situations “extrêmes” (en concert notamment). Je souhaite donc m’orienter vers un hybride APS-C ou même un Full Frame (oui, je suis gourmande!!)
Je me dis que si j’ai pu réussir certaines photos dans des conditions difficiles avec mon bridge, je devrais me REGALER avec un plus grand capteur ! Je vais pouvoir encore mieux mettre en pratique tous les progrès que j’ai pu faire grâce à mes formations.
Là où j’ai peur d’être “déçue”, c’est de devoir avoir avec moi plusieurs objectifs, là où je n’avais jusqu’ici qu’un seul appareil. C’est, je crois, ce qui m’a freiné jusqu’ici pour envisager de changer.
Mais, là, ça y est, je suis décidée !
Ca me semble encore bien difficile de m’y retrouver dans toute cette offre, mais vous avez vraiment bien dégrossi. Merci pour ça.
Pouvez-vous me rassurer sur ce seul point qui me chagrine : l’encombrement lié à prévoir pour sortir avec plusieurs objectifs? Merciiiii
Autre petite question : les prix que vous mettez à titre indicatif, sont-ils pour le boitier nu ou avec l’objectif du “kit”?
En attendant votre retour, je vais continuer ma lecture sur votre site, et voir vos articles sur les objectifs. C’est parti!!
Bonjour Fabienne, merci pour les retours 🙂
Pour l’encombrement global avec plusieurs objectifs, peut-être qu’en se limitant aux capteurs APS-C max, ça peut permettre de rester sur un volume et poids raisonnables.
Je vous suggère aussi de lire l’article sur les sacs photo, pour ne pas se faire piéger sur le syndrome du sac “qui contient tout”. A bientôt et bonnes photos 🙂
Bonjour
Je recherche un appareil pour aller en pays chauds et humides ( surchauffe des Iphones qui les rendent inutilisables) et qui puisse transferer photos et videos sur mon Iphone facilement. Avez vous des suggestions ?
Bonjour ! Vous pouvez peut-être regarder du côté des modèles d’appareils tropicalisés, sans oublier de choisir un objectif tropicalisé lui aussi, sinon ça ne sert à rien 🙂 Et bien sûr, n’oubliez pas les bonnes pratiques pour changer d’objectifs (évitez les endroits poussiéreux et ventés).
Souhaitez-vous transférer vos photos de l’appareil directement sur iPhone ? Si oui, vous pouvez opter pour le RAW+JPG pour avoir les fichiers bruts à retoucher à la maison, et les JPG pour éventuellement en partager certains sur le vif.
Pour avoir le choix des styles colorimétriques des JPG, regardez les appareils Fujifilm et leurs simulations de films.
Pour faire une suggestion concrète (mais ce n’est pas la seule solution), je dirais donc un appareil Fujifilm et des objectifs tropicalisés. Bonnes photos !
Bonjour,
Je souhaite vous remercier pour tout votre travail et pour vos articles très complets et bien écrits !! C’est d’une grande aide.
Merci beaucoup 🙂
Merci beaucoup Federica pour les encouragements, ça fait plaisir de vous lire 😉
Bonjour,
Je suis interpellée par votre remarque concernant la progression photo… J’ai un compact expert avec un capteur 1 pouce et un autofocus pas très rapide et j’ai l’impression de ne pas réussir mes photos (portraits d’enfants en intérieur) à cause de ça, est-ce que je me trompe ? Je voudrais investir avec sagesse et s’il vaut mieux regarder des Master class je préfère le savoir dans mon cas il faut peut-être changer le matériel en plus de me former, non ?
PS j’ai suivi la formation de apprendrephoto sur les lumières difficiles
Bonjour Aurélie, il se peut que ça dépende de votre appareil (quel est votre modèle pour que je puisse vous répondre sur la réactivité de l’autofocus ?), et aussi du bon paramétrage des modes autofocus. Clairement, en photo d’enfant en intérieur il y a peu de lumière ET ça bouge dans tous les sens, donc ce n’est pas le plus facile ! Un grand capteur (à partir de micro 4/3 et au delà), et une focale fixe lumineuse va vous permettre de shooter à des vitesses plus rapides 🙂
Bonjour Clément, désolée je ne vois votre réponse que maintenant. C’est un Canon G7X. Je suis maintenant la formation sur la photographie d’enfants et il semble effectivement qu’un plus grand capteur soit plus approprié… Mais peut-être qu’en plus je n’exploite pas mon appareil actuel au mieux
Et chez canon ils puent ???
Vraiment pas réaliste et objectif cet article…
Bonjour Mathilde ! Non, chez Canon ils ne puent aucunement, j’avais d’ailleurs écrit un paragraphe exprès en fin d’article pour dissiper le doute, mais visiblement j’aurais dû en remettre une couche 🙂
Mathilde, Clément est gentil, mais moi un peu moins, donc remettons les choses au point :
1) On parle mieux que ça.
2) On lit tout avant de commenter 😉
Et surtout, il n’y a pas que Canon qui ne figure pas dans la liste, pourtant c’est la seule chose qui a fait tiquer…qui n’est pas objectif? 🙂
Ouais…….rien sur le canon eos R7 ,dommage……
Franchement, il aurait pu y figurer, mais il faut faire des choix 🙂 Heureusement il y a un article dédié sur le R7 !